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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 14:08

Le type ovin dit Mouton d'Ouessant (de type ancien) se caractérise, entre autres choses, par la présence de cornes chez le bélier, alors que les brebis sont mottes (absence de cornes).

Dernièrement une visiteuse exprimait son intérêt pour un article passé dans lequel je présentais les éléments de lecture de la construction d'un cornage grâce à différents schémas de ma création (que l'on retrouvera en lien en fin de cet article).

Les caractéristiques du cornage d'un bélier est une chose que tout un chacun est en mesure de comprendre avec un minimum d'observation.

Un nouveau bélier arrivé chez les Lutins et au cornage un peu particulier (bien que pas rare pour autant en sa forme) me donne l'occasion de revenir sur le sujet.

Cornu

Premier constat, ce bélier de trois ans passés, âge auquel la construction est quasi définitive, possède d'abord des cornes, de pousse assez conséquente. C'est déjà cela. En effet dans de rares cas, certains mâles s'avèrent mottes.

On peut noter une belle symétrie de cornes, chose qui n'est pas forcément au rendez-vous dans bien des cas.

On remarquera que l'épaisseur des cornes est moyenne, présentant une section à tendance triangulaire et que la corne présente un aspect annelé en surface de par des anneaux de croissance en relief bien nets (Certains cornages étant au contraire plutôt lisses en surface et de section plus ovale)

On voit nettement sur ce cliché que l'envergure du cornage est faible, ce dernier passant plus vers la base des oreilles que par leurs pointes.

Cornu

De profil on peut continuer à comprendre ce cornage.

On se rend compte que le rayon d'enroulement est très faible, amenant la corne à passer pratiquement contre l'arrière de l'oreille.

Aucune projection arrière de la pousse donc et pas de projection "verticale" non plus au-dessus du crâne, ce qui amène à une construction globale du cornage sous le sommet du crâne, le tout comme nous l'avons vu déjà s'enroulant très vite à proximité des joues.

La vitalité de pousse étant cependant correcte, la corne, dans ces schémas de construction décrits précédemment, n'a pas d'autre issue que de donner cette allure tire bouchonnée dans un profil dit "mérinisant" (proche de l'allure du mouton Mérinos). 

Ce type de cornage n'est pas particulièrement séduisant ni très recherché puisqu'il exprime les lourdes influences mutantes de siècles de domestication qui ont éloigné assez souvent les ovins d'un cornage plus naturel, plus primitif, à l'image de celui du mouflon, qui lorsqu'il n'est pas déficient là encore, présente épaisseur, envergure, projection verticale, grand rayon d'enroulement avec projection arrière… et ce qu'on occulte souvent, une certaine convergence des pointes.

Mais bon, une fois encore, un bélier ne se limite pas uniquement à un cornage et tout le reste peut s'avérer bien plus important.

Cependant si avec le "reste" se trouve associé un cornage bien primitif correct, cela n'en est que mieux …. mais cela ne court pas les prés, tant il y a d'éléments à prendre en considération dans le "reste" même quand le cornage est au rendez-vous.

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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 19:28

RAS

Rien à signaler de particulier chez les Lutins.

La vie suit son cours.

Avec la douceur et l'humidité (175 mm de pluie depuis fin octobre), l'herbe est au rendez-vous, bien que pas très haute ni bien nourrissante en cette forme de regain de fin d'automne. Mais c'est tout de même une verdure fort appréciée en parallèle au foin à volonté et à la ration de céréales quotidienne. 

Rencontre au grillage entre deux lots de Lutins, le temps d'échanger les dernières nouvelles et d'exprimer l'impatience à se retrouver véritablement pour de bon.

Rencontre au grillage entre deux lots de Lutins, le temps d'échanger les dernières nouvelles et d'exprimer l'impatience à se retrouver véritablement pour de bon.

Déjà six semaines de vie des animaux dans leurs lots de reproduction respectifs.  Seize accouplements observés et notés jusqu'alors, mais beaucoup passent inaperçus le plus souvent dès lors qu'on n'est pas là à tenir la chandelle en permanence.

Trois semaines encore, avant que  toutes et tous retrouvent leurs groupes de mâles ou femelles selon leur sexe.

Danette dans son attitude jupiterienne. Une chèvre qui règne sur tous au sein du troupeau

Danette dans son attitude jupiterienne. Une chèvre qui règne sur tous au sein du troupeau

Côté biquettes,  les deux blousons noires doivent être gestantes. Pas de nouvelles chaleurs exprimées depuis leurs dernières où elles se sont vues offrir en cette circonstance la compagnie d'un jeune bouc, juste le temps de les satisfaire.

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1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 17:07
Autour et parfois parmi

Comme j'ai déjà pu l'écrire maintes fois, au plaisir du Ouessant s'associe celui de la prairie, espace artificiel créé par les activités humaines pour l'élevage.

L'élevage, la prairie, ne créent pas de biodiversité comme on le lit ou l'entend parfois. La biodiversité, personne n'est en mesure de la créer; elle est le résultat de millions (milliards) d'années d'évolution du vivant.

Le milieu prairial artificiel ne fait qu'accueillir, selon la façon dont il est mené, des espèces en nombre variable qui y trouvent là leur compte, s'en trouvent favorisées…. mais au détriment d'ailleurs d'autres qui étaient liées, elles, au milieu naturel précédent sur lequel la prairie (artificielle le plus souvent, il faut le garder à l'esprit) a été installée,  suite au déboisement au cours des siècles.

Le plaisir de la prairie c'est une certaine diversité de plantes qu'on y trouve, sous condition que la pression des ruminants sur ce milieu soit assez faible et que la végétation herbacée ne résulte pas uniquement de l'ensemencement en variétés végétales de culture dans un objectif de rente. C'est également l'ensemble des insectes et autres invertébrés qui y vivent, les batraciens et reptiles à qui la prairie peut profiter, les oiseaux qui la fréquentent, les petits et plus grands mammifères qui l'exploitent.

 

Bref, c'est tout un monde qui mène une vie parallèle à celle des moutons, des Ouessant. Un monde que parfois on ne soupçonne même pas si on ne se donne pas la peine de s'y pencher.

Autour et parfois parmi

La prairie, et encore moins l'humain qui l'a implantée, ne crée donc de biodiversité, mais plus justement favorise certaines espèces.

C'est le cas des campagnols de diverses espèces qui y trouvent là gîte et nourriture.

Loin de moi l'idée de vouloir la peau des petits rongeurs et taupes qui malmènent parfois le couvert végétal. Ils font partie de la prairie et si parfois de façon cyclique leur population peut sembler plus importante que d'ordinaire, il faut convenir laisser œuvrer en premier lieu leurs prédateurs naturels et ne pas les persécuter, une évidence qui malheureusement n'en est pas forcément une pour tout le monde.

Renard roux. (Photo de Fabrice Frobenius, merci à lui)

Renard roux. (Photo de Fabrice Frobenius, merci à lui)

Parmi les spécialistes du campagnol, mulot, taupe … se trouve le renard. Il est toujours fascinant de l'observer chasser ces petites proies, à la vue mais aussi à l'ouïe, dans son bond caractéristique. En nombre et en biomasse, ces petites bestioles représentent l'essentiel de son régime alimentaire, bien qu'il sache être opportuniste pour profiter d'autres ressources carnées qu'il rencontre sur son chemin.

Malheureusement, l'animal demeure largement persécuté par certains humains et il risque de falloir encore beaucoup de temps pour que la raison gagne tous les esprits. 

Chat forestier mâle surpris chez les Lutins avec une femelle. Contrarié le pèpère comme on le voit à la naissance de la troisième paupière. Les rares fois où j'avais l'occasion de surprendre involontairement ce sujet ici ou là, ce dernier se réfigiait dans le grand chêne ou le grand châtaignier le plus proche.

Chat forestier mâle surpris chez les Lutins avec une femelle. Contrarié le pèpère comme on le voit à la naissance de la troisième paupière. Les rares fois où j'avais l'occasion de surprendre involontairement ce sujet ici ou là, ce dernier se réfigiait dans le grand chêne ou le grand châtaignier le plus proche.

Plus discret et moins connu, le chat forestier (dit chat "sauvage") utilise largement les prairies comme terrain de chasse. Forestier, il ne l'est pas systématiquement. Les couverts plus modestes lui suffisent du moment qu'il pourra s'y réfugier et trouver à proximité clairières et prairies pour prendre ses repas. Alors qu'il n'avait plus trouvé refuge que dans les forêts de l'est de l'hexagone essentiellement, suite aux persécutions passées qu'il subissait, depuis sa protection, il a reconquis une bonne partie de la France en progressant vers l'ouest et le sud.

Malheureusement, malgré une protection au niveau de la loi, le chat forestier demeure toujours, à l'occasion, la victime du haineux... 

Pas seulement un souci pour la petite faune, la masse de chats domestiques errants et qui divaguent est un danger pour son cousin "sauvage" non domestique qu'est le chat forestier. Il existe des cas d'hybridation entre ces cousins; ce qui pollue génétiquement la population de Felis sylvestris. Seule solution, une fois encore, être responsable de ses chats domestiques en ne les laissant pas se reproduire et pour cela en les stérilisant.

Pas seulement un souci pour la petite faune, la masse de chats domestiques errants et qui divaguent est un danger pour son cousin "sauvage" non domestique qu'est le chat forestier. Il existe des cas d'hybridation entre ces cousins; ce qui pollue génétiquement la population de Felis sylvestris. Seule solution, une fois encore, être responsable de ses chats domestiques en ne les laissant pas se reproduire et pour cela en les stérilisant.

Travail nocturne du blaireau sur les galeries de campagnol.

Travail nocturne du blaireau sur les galeries de campagnol.

Bien que moins spécialisé sur les petits rongeurs que les deux précédents carnivores, le blaireau en consomme. Comme ici en cette période sur mes prairies. Largement omnivore, fruits, glands, insectes étant rares en période plus hivernale, le blaireau trouve là une ressource intéressante.

Cet animal (dont je ne possède le portrait qu'en diapo, du temps lointain où je l'observais en séances d'affût) bien qu'inoffensif, subit la hargne là encore d'une certaine catégorie de personnes qui pour l'éliminer utilise des méthodes qui dépassent l'entendement, leur finalité justifiant leurs moyens.

Un sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire et raconter,  là encore. Sur ce point comme sur bien d'autres, il y a un sacré boulot pour éduquer et instruire, d'autant que l'humain est un être de mimétisme plus que de raison. 

Parmi les alliés de l'éleveur (et du cultivateur), il ne faudrait pas oublier les plus petits carnivores, plus ou moins spécialisés sur les petits rongeurs du pré,  que sont la martre, la fouine, l'hermine et la belette … ou encore le putois, la genette ou le très rare vison d'Europe là où on les trouve encore….

Pot de déjection de blaireau. L'animal creuse pour ses besoins. Grosse part d'insectes consommés dans ce pot d'été.

Pot de déjection de blaireau. L'animal creuse pour ses besoins. Grosse part d'insectes consommés dans ce pot d'été.

Faucon crécerelle, en "saint esprit" (Photo de Fabrice)

Faucon crécerelle, en "saint esprit" (Photo de Fabrice)

Du côté des airs, deux autres alliés des éleveurs, chasseurs spécialisés sur les petits rongeurs (et taupes), exploitent les prairies.

Ce sont le faucon crécerelle et la buse variable. Le premier pique sur le campagnol après un vol stationnaire en "saint esprit" caractéristique. La seconde chasse depuis une branche basse ou un piquet, et non lorsqu'elle cercle dans les airs, en se laissant tomber sur le rongeur.

Buse variable (forme sombre, le plumage pouvant être à dominance de blanc ou encore tous les intermédiaires). Photo de Fabrice Frobenius

Buse variable (forme sombre, le plumage pouvant être à dominance de blanc ou encore tous les intermédiaires). Photo de Fabrice Frobenius

Héron cendré aux taupes et campagnols (photo Fabrice Frobenius).

Héron cendré aux taupes et campagnols (photo Fabrice Frobenius).

Plus surprenant mais bien réel, le héron cendré ou encore la grande aigrette, ne dédaignent pas exploiter la prairie à l'affût du campagnol, en automne et hiver surtout.

Grande aigrette (Photo Fabrice encore)

Grande aigrette (Photo Fabrice encore)

Malheureusement, bien que protégés par loi, les rapaces (comme les hérons et cie d'ailleurs) ne sont pas à l'abri de la bêtise humaine et il s'en ramasse encore régulièrement criblés de plombs ou empoisonnés.

Querelle aérienne de buses en corps à corps. Dans leur chute, elles finirent sous les roues d'une voiture.

Querelle aérienne de buses en corps à corps. Dans leur chute, elles finirent sous les roues d'une voiture.

A cela s'ajoute pour nos carnivores à poils ou à plumes, les causes indirectes de destruction dues à l'homme, comme la circulation routière …. mais aussi la destruction et l'évolution des milieux.

Aussi sachons profiter de la présence et du spectacle de la faune sur la prairie autour des Ouessant, y compris carnivore et apprenons à lire et comprendre ce livre ouvert sur le vivant.

Pour ceux qui souhaitent s'émerveiller sur le vivant, en lien ci-dessous, en images, le travail de Fabrice et d'autres passionnés.

Merci encore à Fabrice Frobenius pour le prêt de certains clichés.

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24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 13:01

Petit, cornu et bien foutu.

Mon rêve!

Pas pour moi-même, ma personne...

mais pour tout bélier de ma troupe qui présente un intérêt pour l'avenir de cette dernière, de par son génotype et ses ascendants. 

Jeune bélier de 18 mois tout à fait correct. (non adulte, ce qu'il sera à trois ans)

Jeune bélier de 18 mois tout à fait correct. (non adulte, ce qu'il sera à trois ans)

"Petit" c'est vague.

Aussi si on se réfère au standard qui prévoit une taille au garrot de 42 à 49 cm pour les béliers adultes, standard mis en place dans le milieu amateur de ce type ovin à l'initiative du Gemo (Groupement des éleveurs du mouton d'Ouessant), comme j'ai déjà eu l'occasion de l'exprimer, dans ma démarche, je ne m'autorise pas l'utilisation de mâles de plus de 45/46 cm en reproduction (sauf programme de sauvegarde qui exigerait ponctuellement de déroger à ce principe).

Ce principe résulte tout autant d'une préférence personnelle que d'une prise de précaution pour éviter ainsi la production d'animaux trop grands qui certes devraient toujours bien être considérés malgré tout Mouton d'Ouessant (les chiens ne faisant pas des chats), mais par contre hors standard (comme c'est le cas pour la majorité des moutons de ce type ovin).

De même m'orientant pour une tendance en troupeau de 44 cm pour les brebis les plus hautes (en place des 46 cm "autorisés"), s'impose ce choix de mâles de 45/46 cm maxi.

Jeune bélier de six mois (Non agouti, brun et faded) et antenais (Agouti blanc bronzé)

Jeune bélier de six mois (Non agouti, brun et faded) et antenais (Agouti blanc bronzé)

D'abord, à noter qu'un bélier, peu avantagé par la nature pour ce caractère sexuel secondaire qu'est le cornage, n'est pas condamné pour autant à devoir passer régulièrement du temps sur le divan du psy durant toute sa vie.

Ensuite, s'il serait judicieux de n'utiliser en reproduction que les "meilleurs" animaux, sous l'angle de la sélection et du devoir de ne pas transmettre de caractère indésirable comme le souci de cornes, s'impose parfois la nécessité de passer outre pour permettre la conservation d'autres qualités ou caractères à ne pas perdre que possèderait un animal moins avantagé sur un certain point.

Aussi je ne me laisse jamais aveuglé par les cornages des plus séduisants béliers si par ailleurs, taille et autres qualités ne sont pas au rendez-vous, sans oublier la toute première importance des aptitudes.

Enfin, il faut garder à l'esprit que cela ne fait que guère plus de 20 ans, qu'il se rencontre béliers  Mouton d'Ouessant en ces caractères en trois points "petit, cornu et bien foutu", fruits du travail de sélection des éleveurs. Ce phénomène (petite taille vers le bas du standard) s'amplifie aujourd'hui suite à cette orientation en quelques élevages.

Vers 1996, Paul Abbé, président du Gemo alors, présentait image d'un bélier de 46 cm au garrot et de belle construction, comme sorte d'aboutissement, tout en mentionnant que de tels animaux commençaient à se rencontrer. Anecdote qui elle-même montre tout le travail de sélection mené par les éleveurs durant les vingt autres années précédentes, à partir des "grands" moutons de type Ouessant retrouvés sur le continent.   

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21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 12:38

Il y a quelques années, je lisais l'ouvrage d'une personne ayant exercé le métier de berger, cet homme étant présenté comme un des spécialistes des chiens de protection.

Ces sujets m'intéressant pour cerner un peu plus à l'occasion l'univers du mouton, je m'étais donc engagé dans cette lecture, sans y trouver grand intérêt au fil des pages et  pour finir, refermer ce livre sur la même impression. Bref déçu.

La pirouette

Mais le comble, dans tout cela, fut quand je suis tombé sur les propos suivants de l'auteur, auxquels je pense encore régulièrement, affligé. J'y pensais encore ce matin devant ma troupe, d'où cet article.

Pour lui, il y a un contrat passé entre le berger et le mouton. Que dans ce contrat, l'éleveur protège, nourrit, soigne, abrite le mouton et qu'en retour ce dernier lui donne sa vie.

!!!!!!

?????

Comment peut-on écrire chose pareille, à moins d'être naïf, ou plutôt niais, ou d'avoir au fond de soi une forme de culpabilité inconsciente et de là besoin de se justifier par une formule, malheureusement bancale?

La pirouette

Non, il n'y a aucun contrat entre l'homme et le mouton. Les mots ont leur importance. On ne peut parler de contrat que lorsqu'il y a accord conscient et volontaire entre les deux parties considérées. Or dans tout cela, le mouton n'est informé de rien et jamais on ne lui demande son avis.

Non le mouton n'a jamais demandé protection à l'homme et n'a jamais décidé en échange de mourir pour lui pour le remercier.

Le mouton n'existe que par l'homme pour l'homme.

Le mouton est une création domestique, détenue et exploitée par l'homme, depuis des millénaires certes, mais sans jamais qu'il y ait eu contrat.

Je n'ai encore jamais vu un mouton venir à son geôlier après avoir bien mangé, bien grandi, bien grossi, pour lui demander d'être égorgé l'heure venue.

 

Le but de cet article n'est pas d'aborder le vaste et complexe sujet, tout autant pratique qu'éthique, disons de simple réflexion, sur le phénomène de l'exploitation animale par l'humanité, mais simplement de remettre les pendules à l'heure en rapport à cette "formule pirouette" de "contrat" qui peut être avancée à l'occasion dans le milieu de l'élevage.

Au-delà de cela, il y en aurait bien d'autres à rectifier, comme les fameux "l'élevage (dont celui du mouton) crée de la biodiversité" ou encore "sans élevage (dont celui du mouton) plus de paysages", etc …, slogans régulièrement lancés par certains éleveurs hostiles à la faune et en particulier aux grands prédateurs...

Mais ce sont là d'autres sujets...

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 07:29

Le Kamasutra semble très limité en pratiques chez le mouton d'Ouessant. 

Kamasutra

Toujours et encore, on va à l'essentiel en empruntant le chemin le plus court, tout en restant bien campé au plancher des ovins. C'est l'aspect pratique qui l'emporte.

Kamasutra

Il semble que ce soit là et maintenant que les choses doivent se faire, de par des désirs communs et des intentions réciproques, suite tout de même à une période d'hésitation à se convaincre réciproquement en préambule. Au final, après plus ou moins quarante-huit heures de proximité, de lien et de passion, c'est Madame qui prendra ses distances tout en créant désintérêt chez Monsieur. 

Kamasutra

Il semble qu'il ne faut pas imaginer de fantasmes ovins particuliers, pas même, comme ici?, celui de la différence d'âge ou encore de la coloration.

Il semble,... mais dans tout cela qui sait? ...

Qui sait ce qui se passe réellement dans la tête de l'autre, y compris en circonstances sans rapport avec ce sujet? Déjà quand l'autre est humain ce n'est pas simple et parfois (souvent?) mieux vaut sans doute ne pas savoir. Alors quand l'autre est d'une autre espèce animale, le mystère nous interroge d'autant plus ... 

Kamasutra

On peut tout de même noter régulièrement une petite variante de pratiques.

La position dite de:

"Chérie t'as pas mis le frein à main!".

Même sur terrain plat.

Faut-il pour autant imaginer étourderie en l'occasion chez la brebis qui, on la comprend, aurait la tête ailleurs dans ces moments passionnels?

(En vérité simple petit désaccord passager de Madame, le plus souvent en début puis en fin de ses chaleurs, le désir étant alors trop faible pour qu'elle puisse accepter l' "agression" du contact physique.)

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 18:10
Le jeu "était de définir la coloration de chaque Ouessant de type ancien

Le jeu "était de définir la coloration de chaque Ouessant de type ancien

Si donc on considère les trois brebis les plus proches, en partant de la gauche, on trouve un animal Non agouti sur couleur de base noire dont la toison présente des reflets/zonages argentés de par une canitie (grisonnement avec l'âge) avancée.

Puis il s'agit d'une brebis Non agouti sur base noire dont la toison présente une forte décoloration globale assez uniforme du fait qu'elle est homozygote (c'est à dire héritage maternel mais aussi paternel) pour le gène "faded" qui provoque ce phénomène de décoloration (et uniquement quand l'animal est homozygote pour ce gène et non chez les sujets hétérozygotes pour ce gène).

Enfin à droite, se trouve une brebis Non agouti sur couleur de base noire dont la toison apparaît brunissante à cause de sa sensibilité aux UV. Si elle est plutôt épargnée par la canitie en toison, l'âge a chez elle un effet de blanchiment du museau assez important.

Il est important de comprendre que dans cette brochette de trois animaux, aucun n'est de type Agouti, certaines personnes voyant parfois de l'Agouti grey partout dès qu'un Ouessant ne présente pas une toison d'un noir soutenu et uniforme.

Si maintenant on considère le second plan avec la brebis à l'extrême gauche en diagonale, c'est encore un animal Non agouti en couleur de base noire, chez qui la canitie en toison est bien présente mais assez légère.

Ensuite on aperçoit seulement une agnelle de sept mois, Non agouti en base noire dont la toison brunit en surface (et seulement en surface comme toujours, sous les UV).

A côté voilà cette fois une brebis concernée par le locus Agouti. Il s'agit d'un animal Agouti blanc bronzé (Agouti white tan)…. dit communément "blanc", tout comme les deux consoeurs qui arrivent derrière elle.

Se cache ensuite une agnelle de sept mois Non agouti sur base noire et homozygote pour le gène "faded". Ce dernier point est décelable du fait que dans la toison roussissant en surface, on devine des plages d'aspect jaunâtre de par la décoloration. Et si on regarde bien (même si c'est assez loin j'admets), on percevra cette nuance de noir moins soutenu en face comparativement à la précédente agnelle déjà décrite. Pour information, avec la croissance et l'âge, cette agnelle présentera une toison décolorée ("faded") comme sa mère juste devant elle

Voilà donc ce qu'il en est des Lutines présentes sur cette photo.

Bravo à celles et ceux qui ont trouvé partie ou l'ensemble de ces réponses, et merci pour leur tempérament joueur.

Pour finir, en remarque, j'ajouterai qu'il s'agissait là de déterminer seulement la coloration affichée par ces Ouessant. En effet, derrière une coloration affichée peuvent se cacher en un mouton, d'autres gènes de coloration du fait qu'ils sont récessifs et donc dominés par la coloration dominante qui elle s'exprime. Le plus souvent (même si à l'occasion des signes de leur présence peuvent se deviner), seules les naissances obtenues, du point de vue coloration, permettent éventuellement de les découvrir, à moins de connaître déjà généalogie fine et très longue des animaux accouplés... d'où toute l'importance des suivis et de la connaissance des maternités et paternités certaines pour chaque animal.

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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 12:14

Après la pluie de la veille, le beau temps.

Douceur et lumière, c'est parfait pour faire reverdir doucement les prairies (trop doucement).

Lumière automnale

Cette lumière d'automne est un cadeau. Le plus qui rend plus agréable encore ces moments d'observation et de contemplation devant les Ouessant.

Lumière automnale

En effet, élever, ce n'est pas seulement alimenter et produire des animaux.

C'est aussi et pour moi d'abord s'enivrer de leur spectacle, lorsque tout simplement ils mènent leur vie.

Lumière automnale

Le spectacle qu'ils offrent,... mais aussi ce qui les entoure et qui semble être là pour magnifier l'ambiance du troupeau.

Lumière automnale

L'ambiance automnale a cette petite saveur particulière où se mêlent nostalgie et mélancolie sous le déclin progressif des jours.

Lumière automnale

Lumière, douceur, des instants qui devraient devenir de plus en plus rares l'automne avançant, ce qui incite à vouloir les savourer pleinement.

Lumière automnale

Savourer, comme si la vie qui va s'endormir ou être en suspens plusieurs mois, risquait d'être perdue à jamais.

Lumière automnale

S'approcher de la haie, ce monde qui à lui seul renferme des mondes.

Lumière automnale

Noël s'y joue avant l'heure, avant que les grives mauvis, visiteuses hivernales, se gavent de ses guirlandes.

Lumière automnale

Ambiance automnale, ambiance de fin du jour sur le troupeau.

Lumière automnale

Le bonheur est bien dans le pré!

Il suffit d'ouvrir les yeux, se taire et savoir encore s'émerveiller devant le non virtuel.

Lumière automnale

……….. (Chuuut!)

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 07:28

C'est le week-end, les pics de visites de la semaine sur le blog des Lutins risquent d'être atteints, d'autant par cette journée automnale maussade.

Aussi en voyant ma dernière photo de l'article précédent, je me demandais, qui, après des années de sensibilisation sur l'apparence des toisons, pourrait (et oserait) définir la coloration de chaque toison des animaux présents.

Soyons joueurs!

De gauche à droite au premier plan, puis pourquoi pas au second plan.

Il n'y a qu'en pratiquant que l'expérience peut s'acquérir.

C'est même l'occasion d'avoir réponse à sa propre curiosité sur ce sujet. 

L'erreur étant humaine, elle n'implique pas pour autant le ridicule... qui d'ailleurs ne tue pas.

Alors soyons joueurs! ... aux commentaires...

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 18:11

Zut

Le troupeau est éclaté en cette période de reproduction. Constitution des lots de lutte oblige.

Si le but pour les élus et élues est de s'y "éclater", le sens de la fête ne dure qu'un temps. Le désir le plus profond de chacun et chacune est en réalité de retrouver les autres, tous les autres, le troupeau et dans le même temps son territoire habituel dans son ensemble.

Zut

Même désir pour les non reproductrices de cette saison.

Aussi, régulièrement, tout au long de la journée, elles vont et viennent dans l'espoir que les issues libres d'ordinaire le sont de nouveau.

Zut

Mais non! Elles se heurtent chaque fois au grillage qui fait barrage sur leurs voies habituelles.

Sans vouloir faire de l'anthropomorphisme mais pas pour autant de l'anthropocentrisme, le berger lit toute leur déception de vertébrés mammifères, qu'elles sont en cela comme lui. Si leur face n'exprime rien en commun avec l'humain en telle situation, leur attitude générale de désapointement est tout aussi parlante...

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