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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 11:37
Situation boucles 18

L'heure était arrivée d'enlaidir les agnelles et les agneaux 2018 qui approchent de  leurs six mois et dont la physionomie permettait alors d'envisager la pose de leur identification.

Situation boucles 18

Malheureusement, il n'y a pas eu besoin d'attendre bien longtemps pour que Souprousse s'arrache une oreille et son pendentif dans les jours suivants.

Dans un grillage apparemment, puisque j'ai retrouvé côté cour la boucle mâchouillée par un de mes chiens.

Avec ce nouveau système, sur deux ans et près de 130 poses, ce n'est heureusement que le second arrachage.

Par contre sur l'année écoulée, une fois encore, j'ai pu noter trois nécroses d'oreille (un bélier et deux brebis) auxquelles il m'a fallu remédier en sectionnant la boucle et en désinfectant bien évidemment.

Des complications s'avérèrent pour l'une d'elle. Je voyais depuis un certain temps une brebis au comportement étrange, comme un peu saoule. Plus je l'observais, plus elle m'intriguait et plus je m'inquiétais quant à une maladie nerveuse, jusqu'à ce que devant vermifuger la troupe, je découvris, rien qu'en la tenant, que cette femelle avait la fièvre… d'où son attitude chancelante. La laine du crâne cachant en partie sa boucle, je n'avais pas pu déceler jusque là cette nécrose et l'infection qui en découlait.

Tout est rentré heureusement dans l'ordre suite aux soins.

Donc, depuis le dernier bilan, rien de totalement parfait question identification externe auriculaire chez les Lutins.

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 11:18
L'erreur est humaine

Un pardon pour avoir annoncé à sa naissance que Sépia, ma seule agnelle brune du printemps, devait être homozygote pour le gène "faded" (qui décolore la toison des moutons).

L'erreur est humaine

En effet, durant sa croissance, je me suis aperçu de mon erreur. En particulier de par une face et des pattes de coloration demeurant soutenue.

Comme le montre à présent cet animal vers ses six mois, c'est une "simple" brune.

Si elle est bien par contre hétérozygote obligatoirement de par son père pour le gène faded, elle ne l'est donc pas de façon homozygote (c'est à dire également par héritage maternel) comme je voulais le rectifier.

On pourra d'ailleurs deviner la couleur réelle de sa toison par la brèche qui s'entrouvre en encolure, la décoloration de surface des fibres étant, elle, due à l'effet classique des UV qui touche très souvent toutes les colorations.

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 18:33

Entendre vouloir comparer les espèces animales pour tenter définir celle qui serait "préférée" pour ne pas dire "préférable" à exister m'exaspère souvent.

Faut-il préférer le chien au chat ou l'inverse? le cheval à l'âne?... le mouton à la chèvre?

 

Chaque espèce présente des particularités que l'on jugera appréciables ou incommodantes, selon notre personnalité ou nos attentes à vivre en leur compagnie ou à les élever.

Aussi, pas question pour moi d'affirmer que le Ouessant prévaudrait sur la chèvre miniature ou inversement, en tant qu'animal domestique.

L'effet chèvre

Par contre, oui ces deux ruminants sont bien différents; c'est certain.

Autant le mouton est d'un tempérament le plus souvent effacé, timide et émotif, autant la chèvre est un animal plutôt espiègle, alerte et déterminé. Sociabilisée cette dernière peut être un véritable "pot de colle" cherchant à la manière d'un chien la proximité humaine.

Ce n'est pas une découverte.

Voilà déjà ce que l'on peut dire pour répondre à celles et ceux qui m'interrogent sur le bilan d'introduction de chèvres miniatures parmi mes Ouessant.

Pour aller plus loin, l'introduction de cet animal bizarre qu'est la chèvre aux yeux de mes Ouessant, a créé chez eux panique et émotions au départ. Les moutons s'interrogeaient sur cette présence pouvant s'avérer être un danger (prédateur quelconque), prenant la fuite et réagissant à chaque mouvement des caprins.

Il a fallu des semaines, des mois, pour que mes chèvres soient considérées par les Ouessant comme faisant partie du décor, devenant simples éléments des prairies, et ne provoquent plus une grosse inquiétude à chaque mouvement.

Néanmoins, mes moutons voient toujours en elles des blousons noirs, des voyous devant lesquels il faut s'effacer, s'écarter, laisser sa place. Sur ce point, la chèvre est dominante et sait d'ailleurs le rappeler, quand besoin est, à l'ovin qui s'autoriserait trop de proximité. C'est sans doute le seul point qui me chagrine un peu, car mes Ouessant ne sont plus véritablement totalement chez eux à présent, devant composer avec les "intruses" faisant la loi.

Si mes chèvres suivent désormais le troupeau des Ouessant dans ses activités, elles conservent malgré tout une certaine liberté de mouvement par rapport à eux, sachant s'isoler et vivre leur vie sans s'en inquiéter.

Quant à se sentir concernées par le travail de ma chienne souhaitant regrouper le troupeau, aucunement, pas le moindre du monde! Elles regardent d'un air étonné les boules de laine qui marchent au pas, ne se détournant pas de leurs propres activités du moment.

Un nouveau jeu pour caprins, mais aussi ovins.

Un nouveau jeu pour caprins, mais aussi ovins.

Sinon, en vrac ...

La morphologie de la chèvre en fait une exhibitionniste permanente, alors que celle du mouton en fait un pudique.

La chèvre offre l'avantage sur le mouton de ne pas devoir être tondue. Mais par contre sans manteau, elle doit s'avérer moins rustique pour une vie en plein air permanente.

Il faut considérer l'odeur très forte de certains boucs en période de reproduction en particulier.

Acrobate née, la chèvre nécessite d'avoir des clôtures parfaites, d'autant qu'elle cherche plus que le Ouessant à croquer ce qui se trouve au-delà, s'y appuyant allègrement et s'y frottant beaucoup, autre habitude.

Les feuillages, les ligneux, l'intéressent en priorité. Son impact sur les ronces ne se limite cependant qu'à leurs feuilles, comme les moutons… mais la chèvre ne risque pas de se piéger dans les épines.

Quant aux chardons, pas plus que mes ânes ou mes Ouessant, la chèvre n'en fait une priorité comme on le prétend. Peut-être en est-il autrement sur des surfaces de prairie réduites et où la nourriture manque, ce qui n'est pas le cas chez les Lutins. (Cette année la sécheresse a plus malmené les chardons que mes animaux tous confondus ne l'ont fait.)

J'ai l'impression que la chèvre mange moins et surtout passe moins de temps à se consacrer à cette activité (simple impression?). C'est plus une glaneuse que je vois rarement paître à la façon des moutons.

Bref voilà un peu ce qui me vient à l'esprit quand on me demande de faire un petit bilan sur la présence de chèvres parmi les Lutins, depuis six mois à présent.

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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 12:43
Inquiétant

Pas d'eau depuis trois mois à présent. Inquiétant d'autant que les températures dépassaient encore trente degrés dans les tout derniers jours d'été.

Inquiétant

Des travaux de terrassement chez les Lutins, il y a une semaine, permettaient de découvrir la situation en sous-sol, puisqu' à deux mètres de profondeur, aucun signe de la moindre humidité n'était décelable.

Inquiétant

Dans ces conditions, malgré le foin disponible, il est devenu inévitable de complémenter les Lutins en céréales, d'autant que cette année il n'y a pas de glands. Cela a commencé hier.

A voir les trainardes chercher les moindres grains, on comprend que certains animaux plus que d'autres ont besoin de se reconstruire, les plus âgés étant d'ailleurs les premiers touchés de par une dentition devenue défectueuse.

Plus de pluie!

C'est un peu mentir puisque qu'hier midi sont tombés 9 mm. Si cela apporte un peu d'humidité pour un jour ou deux en surface, c'est insuffisant pour le sol et de là les herbacées indispensables aux Ouessant. De plus le vent et le soleil revenu vont très vite faire évaporer ce peu d'eau.

A quand des prairies à nouveau verdoyantes chez les Lutins pour qu'ils puissent s'y nourrir véritablement?

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20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 18:09
Beaucoup de Ouessant auront marqué les aventures des Lutins durant cette décennie en images et en bafouilles. Sans compter ceux des 12 années précédentes.

Beaucoup de Ouessant auront marqué les aventures des Lutins durant cette décennie en images et en bafouilles. Sans compter ceux des 12 années précédentes.

10 ans aujourd'hui pour le blog des Lutins.

Déjà!!!!

Encore 10 ou plus j'espère....

Actuellement ce sont exactement cent abonnés, inscrits pour recevoir mail pour toute nouvelle publication, et plusieurs centaines de visiteurs au quotidien (record de 335 visiteurs différents ce 1er mai), qui suivent ou découvrent la vie du troupeau des Lutins quotidiennement. Merci à eux! Merci à vous tous!

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 11:14

De temps à autre, quelques animaux de l'extérieur viennent enrichir le patrimoine du troupeau des Lutins. C'est le cas cette année en un événement un peu particulier.

Les espèces animales m'intéressent pour ce qu'elles sont et non pour ce qu'on en fait. Concernant le Ouessant de type ancien qui chez moi n'échappe pas à ce principe, me restait à accueillir quelques petits nouveaux pour assurer la sauvegarde de ce type ovin.

Nouvelles Lutins (élevage naisseur Falck)

Nouvelles Lutins (élevage naisseur Falck)

Ainsi cette période de rentrée correspond pour moi à l'entrée de quatre brebis, il y a quelques jours, et du même coup de deux nouveaux gènes de coloration chez les Lutins, pour compléter mon travail de conservation.

Du neuf pour la rentrée

L'allèle Rusty midsides du locus Agouti, exprimé en forme hétérozygote, sur base noire (brebis qui plus est sans doute ici homozygote pour le "faded").

Du neuf pour la rentrée

L'allèle Swiss marking du locus Agouti, exprimé également de façon hétérozygote pour les sujets que je possède. Ici sur base noire.

Du neuf pour la rentrée

Mais là sur base brune, toujours pour cet allèle Swiss marking du locus Agouti.

(A noter qu'il existe comme pour beaucoup d'autres allèles, une grande variabilité d'expression de la coloration pour chacun de ces gènes selon les animaux, en intensité mais également pour le patron, le dessin final des zones décolorées dans le phénomène Agouti. En effet un gène s'exprime, lorsqu'il s'exprime, au sein de l'ensemble du paysage génétique spécifique du sujet.)

Ces deux allèles de coloration chez le Ouessant sont particulièrement rares, puisqu'ils ont été trouvés (retrouvés?) en l'élevage d' Hervé Vaillant il y a seulement quelques années.

(Remarque: l'élevage d'Edmond et Hervé Vaillant fut l'élevage souche initial de construction de mon troupeau, pour la qualité, le travail remarquable que j'y avais décelé, qui plus est dans un souci de diversité sans course à l'animal spectaculaire.)

Un certain mystère demeure encore autour des mécanismes ayant permis à ces gènes d'apparaître (réapparaître?) puisqu'ils sont issus d'un bélier Agouti white tan de l'élevage en question (hétérozygote pour ce gène et Non agouti par ailleurs) ayant donné naissance à une agnelle puis un agneau "atypiques" deux années consécutives (parmi bien d'autres naissances de colorations "classiques" et logiques selon les schémas de paternité et maternité).

Toujours est-il qu'il y a eu là événement, véritable bouleversement génétique, chez ce mâle à l'origine de ces animaux atypiques. Mâle utilisé en reproduction calculée permettant d'affirmer sa paternité… et lui-même né, comme ses "épouses", dans ce troupeau de renom suivi méticuleusement depuis plus de quarante ans (ce qui a son importance pour exclure toute introduction parasite ou métissage comme voudraient le penser, voire le colporter, certaines personnes mal intentionnées). 

Diane Falck, collègue éleveuse ayant pu contribuer en premier à la sauvegarde et l'étude des gènes en question, avait présenté ces allèles lors du dernier congrès mondial sur la coloration des toisons chez les ovins (congrès qui se tenait d'ailleurs en France).

Un petit groupe de travail et d'étude, mais aussi de sauvegarde bien évidemment, s'était formé autour de ces deux allèles et du collègue éleveur naisseur propriétaire de ces formes chez le Ouessantin, tout en étant encadré par des spécialistes reconnus dans le domaine de l'étude de la génétique des colorations chez l'ovin, dont en particulier Roger Lundie .

En tant que membre du groupe de travail, la faisabilité numérique étant en ces formes atypiques, mon tour était venu de contribuer à la multiplication de ces animaux, mais aussi toujours à l'étude de leurs colorations et de leurs expressions au sein des nombreuses lignées et souches autres que renferment mon élevage.

Ces arrivées font dorénavant de l'élevage des Lutins, le tout premier élevage conservatoire du Ouessant de type ancien, possédant l'ensemble des variétés de coloration répertoriées dans les diverses souches de ce type ovin, j'entends souches avec suivi et origines sur plus de 40 ans …. (En excluant, comme je le souhaite, les formes Ouessant "tout venant" sans origines, régulièrement et de plus en plus métissées, volontairement ou par ignorance, avec une multitude d'autres races ovines, dans leur aventure continentale actuelle d'animaux d'agrément ou d'animaux outils pour tondre les gazons.) 

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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 17:20

Plus de deux mois qu'il n'a pas plu.

Et la pluie?

Pas même un orage!

Et la pluie?

Avec la canicule, un soleil permanent et des 37 à l'ombre fréquemment, l'herbe n'a pas résisté. Surtout sur les points hauts.

Pourtant les Ouessant trouvent toujours de quoi se nourrir, comme l'indiquent leur comportement ainsi que les râteliers débordant de foin de l'année qui ne sont pas visités pour autant.

Certains trouvent encore des glands enterrés en grattant de la patte énergiquement sous les chênes. Dans le même temps, les nouvelles graines ont commencé à tomber, mais elles ne seront pas légion cette année. L'absence de ce complément alimentaire naturel pour l'automne et l'hiver fait penser que la distribution en céréales risque devoir commencer tôt. 

Les premiers animaux commencent d'ailleurs à pleurer lorsqu'ils me voient (ce qu'ils ne font jamais), signe qu'ils apprécieraient un petit plus.

Et la pluie?

Il n'y a plus qu'en quelques zones ombragées ou comme ici sur une maigre frange en bordure de ru qui coule toujours doucement, que les moutons peuvent trouver encore un semblant de verdure.

La vermifugation de tout le troupeau cette semaine m'a permis cependant de constater lors de la manipulation des animaux, que leur poids est correct à ce stade.

Et la pluie?

Qu'en sera-t-il côté météo pour ce dernier mois d'été…. puis à l'automne?

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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 13:07

Si du côté agnelles 2018 Souprousse a ma préférence (voir article "je serai la plus belle"), côté agneaux du printemps, Michoco s'avère mon préféré.

Je serai le plus beau

Ce petit bélier blanc 2018 qui m'attirait déjà le regard à la naissance est finalement bien le plus intéressant pour mon troupeau.

Pas seulement pour sa taille, mais aussi pour sa conformation dans son ensemble y compris le cornage, sans oublier son patrimoine génétique ni son utilité qui en découle pour mes futurs programmes d'élevage au sein du troupeau des Lutins.

Un jeune bélier qui aidera tout autant au travail de conservation du Ouessant de type ancien, qu'à l'avancée dans celui de restauration de la présence du gène brun dans cette population (gène qu'il possède).

Seul petit regret s'il devait y en avoir un, l'expression blanche par héritage maternel du gène Agouti blanc bronzé, au lieu de l'expression du Non agouti noir, que ce jeune possède heureusement par ailleurs mais de façon cachée (coloration récessive masquée par l'expression blanche dominante).

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14 août 2018 2 14 /08 /août /2018 18:41

A l'heure à laquelle la nichée de printemps du couple d'effraies de la grange a pris son envol, j'ai eu la mauvaise surprise de découvrir le cadavre d'un oiseau de cette espèce à cinquante mètres du site de reproduction.

Pas chouette, dommage.

Je n'ai noté aucun signe extérieur expliquant la mort. Je n'ai pas conclu non plus à un jeune oiseau de l'année en analysant le plumage.

J'espère qu'il ne s'agit pas d'un des adultes du couple. J'aurais bien aimé une seconde nichée d'automne comme cela arrive régulièrement chez cette espèce.

Par la chaleur des semaines passées, le corps s'est comme momifié, déshydraté rapidement,  avant que les petites bestioles le digèrent ou encore qu'une fouine le ramasse sur son passage.

Pas chouette, dommage.

Si l'un des partenaires a donc bien disparu, il devrait être remplacé cet hiver, si tout va bien. Il est vrai que l'espérance de vie est assez faible chez l'effraie et que le renouvellement d'un partenaire au sein du couple est assez fréquent.

Mais peut-être le couple est-il toujours au complet. L'automne me le confirmerait si seconde nichée il y avait.

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13 août 2018 1 13 /08 /août /2018 16:16
Tatoué

En cornage, les jolis "tatouages" naturels de Michoco à ce jour.

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