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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 11:51

Heureusement, pas à un croisement avec stop ... !

C'est donc sans gravité.

Au mauvais endroit au mauvais moment

Depuis quelques jours, Mélodie se voit décorée d'un large collier blanc.

La raison? Elle s'est apparemment trouvée juste sous la trajectoire d'une vidange aérienne de cloaque de la part d'une buse en journée ou d'une chouette durant la nuit.

Stationner sous les arbres, dans une vie de Lutin, peut présenter des risques auxquels on ne songe pas forcément.

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 10:48

?

Probablement, du moins on peut l'espérer car mars arrive et dans le même temps les possibles premières naissances au milieu du mois chez les Lutins.

Moins dix degrés tout de même cette nuit. Depuis une semaine c'est le retour du froid.

Par ce temps, les Ouessant mangent plus. Plus de besoin en énergie pour lutter contre le froid, donc plus de besoin en "carburant" à trouver par l'intermédiaire de la nourriture, en quantité ou/et en qualité.

Pourtant chez les Lutins, le régime ne varie pas depuis décembre, herbe d'hiver à volonté, foin à volonté comme toujours (pour ainsi dire délaissé cependant), complémentation en ration quotidienne de céréales (100 g par animal), seau habituel de minéraux à lécher ... et même encore malgré l'époque, beaucoup de glands et aussi de châtaignes consommables au sol. Le tout sans oublier l'eau évidemment.

Malgré une importante consommation des glands par les Lutins, la densité encore importante au sol en cette fin février montre à quel point la fructification fut importante l'an passé.

Malgré une importante consommation des glands par les Lutins, la densité encore importante au sol en cette fin février montre à quel point la fructification fut importante l'an passé.

J'avais hésité devant cette denrée naturelle à profusion encore présente en hiver, à complémenter en céréales, mais je me suis dit que ces dernières apporteraient tout de même éléments non disponibles par ailleurs, pour l'entretien de tous en une bonne forme. Les vieux animaux ayant besoin d'un coup de pouce, les jeunes devant se construire, les femelles gestantes devant ne pas manquer, surtout dans les derniers mois quand l'agneau grandit beaucoup et que dans le même temps il limite le volume de la panse de la mère s'alimentant moins.

Cela s'avère bien ainsi, tout le monde est en pleine forme.

Au 1er mars, ce jour devant coïncider d'ailleurs avec le retour du redoux, comme chaque année, je débute la diminution de la quantité de céréales. Diminution qui s'étalera graduellement sur tout le mois pour finir par ne plus complémenter en céréales en avril.

S'il est bien connu qu'il faut éviter les chocs alimentaires lors d'un apport nouveau, je me suis aperçu qu'il était judicieux d'éviter également à l'inverse des ruptures brutales dans cette alimentation. Tout cela pour des questions d'équilibre du système digestif mais aussi ménager le métabolisme. En effet, si ces chocs sur l'organisme peuvent passer inaperçus, ils sont pourtant réels et vérifiables sur les mâles en particulier. Leur conséquence par exemple sur la pousse des cornes des jeunes béliers est décelable et trahit l'épreuve vécue par l'animal. Un simple changement de pâture, chacune ayant son identité végétale et nutritive, peut laisser des traces importantes de perturbations, lisibles sur la croissance de la corne, tout comme on peut lire, par ses anneaux de croissance en une coupe de tronc d'arbre, les bonnes et mauvaises périodes vécues par cet arbre.

Derniers frimas

L' apport de céréales n'empêche pas les Lutins de consommer les glands toujours au sol. Régulièrement en journée, ils vont sous les chênes choisir les meilleures graines. Ce ne sera qu'en fin de saison et par nécessité qu'ils dédaigneront croquer celles de qualité moindre. Le mouton est capable de choix et sait, en reniflant et triturant la graine du bout des lèvres, si elle mérite d'être engloutie. De plus c'est un gourmet et il évite d'ingurgiter les salissures.

Derniers frimas

Par ce temps froid mais sec, donc ensoleillé, ce sont les pâtures situées à l'adret qui ont la faveur des Lutins, d'autant que le vent du nord s'avère désagréable.

Derniers frimas

La proximité des bois offre protection par rapport au vent, chaleur par insolation des lisières et glands sous les chênes.

Derniers frimas

Au plus près des Ouessant, on peut entendre le bruit caractéristique des glands qui éclatent et craquent sous les molaires.

C'est par cette météo hivernale que l'on réalise que les mutations des toisons primitives des moutons leur ont permis de faire souche, au cours des millénaires, en des régions nordiques pas forcément accueillantes pour tout mouton.

Derniers frimas

Départ du troupeau pour aller, sur sa propre initiative, visiter une autre prairie ...

Derniers frimas

Les Lutins ont une parfaite connaissance de leur domaine vital. Une fois encore, ce mouvement avait pour but d'aller visiter la zone sous un très vieux chêne pour y choisir quelques glands.

Derniers frimas

Puis retour sur une prairie proche du dortoir pour y pâturer. Secteur "jardiné" par les Ouessant de par une pression plus importante sur la prairie, provoquant pousse de regain limitée en hiver mais tout de même appréciée

Tout au long de la journée, si on prend le temps d'observer et comprendre ses animaux, on réalise qu'ils savent profiter au mieux des ressources et équilibrer leur consommation selon leurs besoins ... sous condition de disposer d'un choix alimentaire le plus large possible et aux intérêts divers.

Parmi les nombreux messages que je reçois, revient souvent la question de l'alimentation du mouton. Si dans ma réponse je donne les grandes lignes, je n'oublie pas de préciser que cette alimentation est forcément à adapter selon les conditions de vie des animaux et que sur ce point, seul l'éleveur est amené à trouver le meilleur compromis puisque connaissant précisément sa situation ... et qu'il ne faut jamais oublier qu'un animal dénutri peut s'engager vers l'excès face à un apport nouveau pour lui, excès répondant à un manque ressenti par son organisme ou simplement ses papilles (Le "trop" n'étant pas forcément mieux que le "pas assez" et parfois pire) .

Ainsi plus l'espace de vie sera réduit, plus les ressources limitées, plus il revient à l'éleveur d'apporter alimentation suffisante et équilibrée ... et qu'à l'inverse, plus les surfaces seront grandes et diversifiées, plus les animaux seront à même de s'autogérer d'un point de vue alimentaire. 

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 07:18

" Les chiens à oreilles droites et surtout le chien de berger, qui de tous est celui qui a le moins dégénéré, est aussi celui qui donne le moins de voix: comme il passe sa vie solitairement dans la campagne et qu'il n'a de commerce qu'avec les moutons et quelques hommes simples, il est comme eux sérieux et silencieux, quoique en même temps il soit très vif et fort intelligent; c'est de tous les chiens celui qui a le moins de qualités acquises et le plus de talents naturels, c'est le plus utile pour le bon ordre et pour la garde des troupeaux, et il serait plus avantageux d'en multiplier, d'en étendre la race que celle des autres chiens, qui ne servent qu'à nos amusements, et dont le nombre est si grand qu'il n'y a point de ville où l'on ne pût nourrir un nombre de familles des seuls aliments que les chiens consomment."

                                                                                             Buffon

                                                                             (Histoire naturelle)

Ouf! Trois, presque quatre oreilles droites sur six chez la meute des Lutins actuelle ...

Ouf! Trois, presque quatre oreilles droites sur six chez la meute des Lutins actuelle ...

Si, dans le discours de Buffon, tout n'est pas complètement vrai, tout n'est pas complétement faux non plus. 

Il y aurait à nuancer...et sur certains points replacer l'argumentation dans le contexte de l'époque.

"Le chien à oreilles droites ... qui de tous a le moins dégénéré...."

Voilà au moins un point de vue sur lequel je rejoins Buffon. Comme j'ai déjà pu l'écrire et l'exprimer par ailleurs, ce caractère physique lorsqu'il est conservé dans la gente canine me ravit toujours le regard. Les races ou les individus présentant toujours ce caractère originel ont ma préférence, bien qu'évidemment cela ne fasse pas tout chez un chien et que cela ne saurait suffire en soi pour définir que voilà beau et bon chien, ni dans son apparence ni dans son tempérament.

Mais il faut bien avouer que j'éprouve souvent une grande pitié devant les chiens en général, tant la perversité des humains est grande à avoir multiplié, favorisé voire orienté bien des tares/monstruosités chez nos toutous, par volonté ou par négligence dans la quête parfois de certaines aptitudes jugées utiles pour l'humanité dans son utilisation de l'animal loup mutant.

Pauvres chiens aux oreilles pendantes,... et que dire de ceux "sans" museau, "sans" pattes, sans poils ou à l'inverse noyés sous les poils, à la queue sans port naturel .... et j'en passe.

Si leur allure est bien loin de celles plus primitives qui ont ma faveur, je ne les méprise pas pour autant.  Je plains tous ces animaux. Ils me font pitié. Ils ont cependant toute ma compassion et je leur porte le même respect que je peux avoir pour le "chien à oreilles droites" ou tout autre animal, mais je ne peux, dans mon silence face à eux, que penser: " Que vous ont fait les humains?" 

Si on est comme on est, on est encore moins responsable de ce que l'on a fait de nous, d'autant quand cela concerne l'orientation génétique dont l'animal, le chien, est victime... (et que dire de bien d'autres volatiles, "bétail" , diverses autres espèces dites de compagnie ...)

Dressées vers le ciel

Le Ouessant dans tout cela? Il a également ma faveur, du fait que ce type ovin, malgré les nombreuses mutations qui le touchent, a conservé une allure primitive lui donnant encore une vague allure de mouflon, dont il descend en forme mutante après 10 000 ans (?) de vie entre les mains des humains.

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 09:33
Côté cornillons

Début février, les jeunes mâles 2017 ont été sortis du groupe des béliers.

Côté cornillons

Non pas pour incompatibilité, mais simplement pour tenir compagnie au jeune bélier brun en prêt, le temps qu'il termine ses vacances d'hiver chez les Lutins avant de retourner chez son éleveur.

Côté cornillons

Dans le même temps, cela permet d'exploiter un petit enclos où l'herbe est nourrissante.

Et puis pour ces ados, ce regroupement passager n'est pas un souci tant ils ont préoccupations et centres d'intérêt communs. Ils s'apprécient beaucoup.

 

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 13:54

Côté mâles, changement de parc depuis début février, dans l'attente de retrouver les femelles dans quelques mois.

Côté cornes

Neige et pluie ont gorgé d'eau les sols qui ne savent plus comment l'évacuer. Seul un téméraire vient à ma rencontre à mon arrivée, osant se mouiller...les onglons.

Côté cornes

Les autres préfèrent demeurer plus au sec et savent attendre mon intrusion sur leur territoire hivernal.

Côté cornes

Les béliers apprécient mes quelques visites quotidiennes qui égayent leur routine et il m'est difficile de ne pas les avoir dans mes pas.

Côté cornes

D'ailleurs dès que je fais une pause, c'est à qui aura la priorité de venir se frotter à moi, déposant de leur front et leur larmier, leur odeur individuelle pour me marquer sans violence comme un vulgaire piquet, indiquant de fait que je leur appartiens, que je suis de leur environnement et qu'ils existent bien au nez de qui voudra humer leur parfum.

Une façon indirecte et finalement bien moderne (plus que le net?) de passer des billets doux olfactifs aux brebis qui lorsque je les rencontrerai ne manqueront pas de se frotter à moi, de heurter mes bottes de leur front...

Et le lendemain, involontairement, je me ferai messager de ces dames pour les naseaux de ces messieurs. La boucle est bouclée.

Côté cornes

Les gaillards aimeraient pouvoir me suivre. Ils savent qu'il est un ailleurs qu'ils connaissent bien, où la mixité aurait du bon.

Côté cornes

C'est toujours un peu triste que je me dois de les abandonner.

Résignés, ils me lancent un dernier regard dépité.

Je repars assuré par ces visites que tout va bien pour eux, hormis qu'ils se languissent, avec en moi ce sentiment d'impatience de pouvoir leur offrir des jours meilleurs dans deux mois.

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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 15:31
Il y a comme un froid

Toutes les brebis sont à nouveau réunies depuis début février.

C'est avec un mois de retard que les retrouvailles eurent lieu, par rapport à la plupart des années précédentes.

Elles furent chaleureuses. Elles étaient particulièrement attendues par les principales intéressées et ce dès l'éclatement d'automne du troupeau.

Après trois mois et demi de séparation, chacune a analysé chacune et certaines agnelles avaient manifestement un plaisir particulier à retrouver leurs mères, à en croire le fait qu' après les avoir longuement reniflées, elles les talonnaient durablement comme si elles craignaient de les perdre à nouveau.

Depuis, l'harmonie retrouvée, règne la sérénité dans ce groupe.

Sérénité et spectacle de cette troupe emplissent d'une grande bouffée de bonheur la poitrine du berger.

Heureux devant ces retrouvailles, heureux pour ses brebis.

Il y a comme un froid

Très vite, il y eut comme un froid avec l'arrivée de la neige.

Depuis quatre jours, depuis cette première et unique chute, la neige a du mal à fondre avec le gel nocturne et des températures à peine positives en journée.

Il y a comme un froid

Pour accéder à la verdure, les brebis doivent adopter la technique chasse-neige.

Il y a comme un froid

Les placettes libérées les jours précédents, favorisant le dégel de par leur couleur sombre, permettent un accès plus facile à l'herbe.

Il y a comme un froid

Les jeunettes expérimentent la technique face à cette situation nouvelle pour elles.

Il y a comme un froid

Avec pour conséquences, les inévitables boulettes givrées en collerette.

Il y a comme un froid

Les adultes, gestantes, ...

Il y a comme un froid

... au ventre lourd de la promesse tant attendue du printemps prochain, font avec, ayant de plus une certaine expérience face à ce genre d'épisode météo.

Il y a comme un froid

Tout comme la doyenne.

Il y a comme un froid

Heureusement, comme en tout temps, le foin garnit les râteliers si besoin était.

La distribution de céréales, attendue chaque matin, est un bon complément pour lutter contre le froid et d'abord se remplir pour démarrer sa journée.

Les glands, encore nombreux au sol, et quelques châtaignes satisfont également les panses, pour qui a patience de gratter la neige sous les arbres d'un antérieur énergique.

Mais bon, l'herbe étant une priorité et un plaisir dans l'alimentation du mouton, les Lutines s'adonnent de longues heures à pâturer.

Il y a comme un froid

On se remplit une fois encore un maximum avant la nuit.

Il y a comme un froid

Puis retour vers les abris en colonnes bien ordonnées, en empruntant les sentes qui rayonnent depuis leurs couches paillées et sèches où il fera bon ruminer et se reposer.

Plus que quelques jours de patience et ce désagrément hivernal ne sera plus qu'un mauvais souvenir figé en quelques images.

Le réel bonheur ne devrait plus tarder à revenir dans le pré.

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 12:54

Une bonne connaissance, collègue éleveur breton, est contraint de se séparer de ces deux béliers ci-dessous.

Le premier (Nazca, ex Lutin retrouvable sur ce blog) a 7 ans. Il est à donner contre bons soins.

Il est noir avec canitie (porteur certain également du gène "faded"...et porteur certain du gène "brun")

Le jeune second, un descendant du premier est à vendre (80 euros).

Tous deux sont en souches des éleveurs du GEMO.

Ils sont à prendre sur la Loire Atlantique, secteur Guérande.

Le premier est adopté depuis parution de cet article....

 

En m'écrivant dans "contact" (colonne en haut à gauche, en bleu au-dessus de recherche), je peux transmettre votre message à l'éleveur pour vous mettre en relation....

Le premier (ex Lutin)

Le premier (ex Lutin)

Le second, descendant du premier.

Le second, descendant du premier.

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 11:49

Toute détention d'ovin (ou de caprin) se doit d'être déclarée .... Ce qui permet ou oblige à suivis sanitaires et pratiques d'identification (et tous les frais que cela engendre).

Pourtant peu de détenteurs/éleveurs possédant une poignée d'animaux, en particulier lorsqu'ils sont élevés dans une démarche de loisir, se plient à cette obligation. 

A viande?

A viande?

L'élevage des Lutins est déclaré comme il se doit, bien que n'étant pas élevage de rente, mais élevage de pure perte financièrement si on doit voir les choses sous cet angle.

En chaque début d'année, ma Chambre d'Agriculture me demande déclaration de recensement de mon cheptel.

Chaque année, on me demande sur le document si je suis en production ovine "viande" ou "lait" (il n'y a pas "laine"?).

Chaque année, je me dois alors préciser que, ni l'un ni l'autre, je mène un élevage conservatoire et d'étude en race Ouessant ...

Et de là, régulièrement, lors de la réception de mon récapitulatif élevage, je me découvre en "ovins viande"... !!!!

Ah système quand tu nous tiens!

A lait?

A lait?

Chaque année, de là, je reçois également information que ma productivité étant inférieure à 0,5 l'année précédente ( inférieure à 0,5 agneau vendu en rapport au nombre de brebis déclarées) et que de là je ne pourrai pas bénéficier de l'aide ovine.

N'ayant jamais touché aucune prime, n'étant pas en élevage de rente, ne faisant naître que le nombre d'agneaux nécessaire à mon élevage conservatoire et d'étude et de là ne sortant qu'exceptionnellement des animaux, tout cela me fait bien sourire.

Ah système quand tu nous tiens!

Des aides?

Des aides?

Dans le même temps, un collègue éleveur menant élevage de même type que le mien dans un autre département et une autre région d'élevage, m'informe que suite à un contrôle sur l'identification de son cheptel, certains manques ayant été constatés (forcément faute de matériel d'identification adéquat disponible et arrachages d'oreilles), la Préfecture lui signifie qu'il subira une pénalité de 3% sur ses aides à la PAC... (aides n'existant pas à la base chez lui!)

Ah système quand tu nous tiens!

Des pénalités?

Des pénalités?

Un autre éleveur de loisir, sur une autre région encore, m'avait raconté il y a quelques années, que lors d'un contrôle, la personne chargée de ce contrôle, le plus sérieusement du monde, avait mesuré les proportions et la taille des ouvertures de la cabane servant d'abri à ses moutons.

Ah système quand tu nous tiens!

Aux normes?

Aux normes?

On ne sait s'il faut rire ou pleurer face à un système qui se ridiculise lui-même en certaines circonstances du fait que ce système ne peut concevoir que, tout en étant élevage déclaré, l'on puisse élever des animaux, en l'occurrence des moutons, par simple plaisir ou souci d'étude sans but de rente pour autant. 

Oui, je sais, il faut dans le même temps avoir pitié de la brave dame ou du brave monsieur qui dans les rouages des administrations, à son bureau, ne fait que son métier.

Cependant, tout cela ne fait que me rappeler les cours de récréations, lorsque je surprenais un enfant fautif et que, comme seule explication à son comportement, il ne trouvait qu'à me répondre que ce n'était pas de sa faute, que c'était untel (forcément!) qui lui avait dit de le faire... (sic!)

C'est donc le système qui dit de le faire, certes. Mais par pitié, que les rouages de ce système fassent remonter les soucis récurrents des éleveurs atypiques que nous sommes et ceux de nos animaux tout autant atypiques.

Etrangement, alors que l'on sait trouver des éleveurs pour en faire des victimes voire des coupables, il ne se trouve au-dessus d'eux aucun responsable de ces situations aberrantes puisque de toute façon on se fera répondre que c'est le système qui veut cela. "C'est le système ma bonne dame! Faut faire avec!"

 

De quoi devenir chèvre?

De quoi devenir chèvre?

Je suis méchant? A peine...

L'avenir dira justement.

Je suis en réflexion d'introduire une chèvre parmi mon troupeau de moutons. Pour le plaisir, pour voir le comportement de cette espèce et étudier le comportement alimentaire caprin sur mes pâtures en comparaison à celui de mes Ouessant.

Mais même une seule chèvre, cela se déclare pour être en règles. De là cela implique nouvelle déclaration papier d'élevage ... et attribution d'un nouveau numéro de cheptel pour élevage en ovin/caprin.

Et oh surprise en consultant le document à remplir! Je lis possibilité de cocher, outre les fameux ovins viande et ovins lait, "ovins de compagnie" et "caprins de compagnie" (il n'y a par contre que caprins lait et pas viande... quant aux bovins, la notion de compagnie ne semble pas encore à l'ordre du jour en ce document alors que la situation peut se présenter)

L'introduction d'une chèvre serait-elle une solution à mes petits soucis récurrents de paperasse administrative pour être reconnu pour ce que je suis, du moins mon élevage, et ne plus recevoir que ce qui me concernerait.

Si biquette il y a un jour chez les Lutins, je ne manquerai pas de relater en ces colonnes toute évolution dans les domaines que je viens d'évoquer.

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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 09:03

Les exceptionnelles naissances tardives (non calculées) de septembre dernier se portent bien.

L'automne clément leur a permis de grandir et vivre normalement pour leurs premiers mois.

L'hiver actuel tout aussi généreux pour l'instant, sans gel ni neige, leur offre herbe à volonté. Les réserves de glands encore présentes au sol sont abondantes. De plus ces petits Lutins profitent de la complémentation en céréales distribuée à tout le troupeau depuis la petite vague de froid éphémère de début décembre.

Plus qu'un mois d'hiver météorologique indéterminé côté météo à passer, puis le renouveau de Dame Nature permettra à tous d'aller de l'avant.

Pastille, allant vers cinq mois, demeurera chez les Lutins car née d'une brebis de souche initialement extérieure au troupeau.

Pastille, allant vers cinq mois, demeurera chez les Lutins car née d'une brebis de souche initialement extérieure au troupeau.

Pour Anisette, née d'une brebis adoptée sans origines, il me faudra trouver une bonne maison pour l'accueillir, bien que de par sa coloration j'en connaisse le père.

Pour Anisette, née d'une brebis adoptée sans origines, il me faudra trouver une bonne maison pour l'accueillir, bien que de par sa coloration j'en connaisse le père.

Poulbot, né de père Lutins inconnu. Légère trace de leucisme qui devrait disparaître progressivement. Noir mais homozygote pour le gène faded (dilution du pigment noir).

Poulbot, né de père Lutins inconnu. Légère trace de leucisme qui devrait disparaître progressivement. Noir mais homozygote pour le gène faded (dilution du pigment noir).

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 12:41

Plus de vaccins pour les Lutins.

Mon premier vétérinaire m'avait conseillé la vaccination contre l'entérotoxémie, il y a bien longtemps.

Pendant toutes ces années (vingt), mes Ouessant étaient donc vaccinés contre ce danger potentiel en cas de choc alimentaire et je me pliais à un rappel annuel à la date anniversaire de première vaccination, d'autant que la vie passée du troupeau présentait des risques à ce niveau, de par des contraintes d'élevage nécessitant de fréquents et brutaux changements de pâtures.

Mais l'an passé, avec un bras cassé, je n'avais pas pu faire le rappel annuel. De là, la couverture vaccinale du troupeau fut cassée et il aurait fallu refaire tout le protocole en deux injections espacées d'un mois .... sur 95 animaux. Un gros boulot pour le berger!

Plus vaccinés et en belle forme. Mais il faut toujours demeurer vigilant avec les moutons.

Plus vaccinés et en belle forme. Mais il faut toujours demeurer vigilant avec les moutons.

Depuis un an que mes animaux ne sont plus vaccinés, je n'ai rencontré aucun problème particulier. Je reste attentif tout de même à leur éviter tout choc alimentaire, en cas de nouvelle nourriture mise volontairement ou pas à leur disposition.

 

Il est vrai que si on ne rencontre pas de souci particulier récurrent en sa troupe et qu'on n'a pas à sa connaissance un risque particulier nécessitant de vacciner pour un mal ou un autre, la vaccination quelle qu'elle soit ne s'impose pas obligatoirement.

Durant l'été 2016, j'avais fini par tout de même céder à la proposition du GDS local (Groupement de Défense Sanitaire) de vacciner contre la FCO implantée durablement sur la région. Le printemps suivant, j'ai pu constater une saison d'agnelage sans aucun souci. Je ne sais si rapport il y avait avec mon initiative. On ne peut tirer de conclusion, mais je m'étais tout de même posé la question.

Dans le même temps un de mes béliers (largement vermifugé régulièrement par ailleurs), encore jeune, devait décliner et finir par mourir sans raison évidente. Je me suis posé question à l'inverse concernant un effet notoire indésirable de cette vaccination, comme le présentait la notice du produit en certains cas.

Il semble que nous soyons condamnés à devoir vivre à présent avec la FCO (de différents types?) de façon récurrente. Si certaines pertes demeurent possibles, une certaine résistance devrait par contre se dessiner.

Bref il est toujours difficile de savoir si on fait le bon choix. Il faut jauger le pour et le contre, bénéfice et inconvénient, et, pour ce qui concerne la vaccination, adapter ses décisions au cas par cas, selon les risques réels divers encourus en chaque élevage.... et les obligations parfois imposées par la législation du moment. 

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