Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
  • Contact

Recherche

1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 20:32

Fin d'été.

Les jeunes de l'année ont presque deux saisons à présent.

Des moutons miniatures qui n'ont plus rien à voir avec l'agnelle, l'agneau qu'ils furent.

Quelques unes des filles 2015 rencontrées par le photographe...

Eole

Eole

Etoile

Etoile

Hermeline

Hermeline

Grilletine

Grilletine

Ellebore

Ellebore

Jasmine

Jasmine

Parcimonie

Parcimonie

Les deux seuls garçons...

Gléglé

Gléglé

Otto

Otto

Le soleil du soir a mis le feu aux toisons pourtant bien plus sombres dans la réalité, mais c'est du plus bel effet trompeur.

Partager cet article
Repost0
29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 14:37

Toute dépression se comble avec le temps. Apports suite à l'érosion, accumulations des débris végétaux.

C'est particulièrement vrai en milieu aquatique quand les eaux sont stagnantes, et d'autant plus rapide sur de petites surfaces.

Sur ces principes tout à fait naturels qui dessinent et redessinent les milieux et les paysages depuis "toujours", la mare du jardin vivait ses dernières heures.

Nouveau départ

C'était sans compter la sécheresse de cet été qui déclencha le courage du berger.

L'occasion de cet assec naturel était trop belle pour ne pas en profiter pour redonner une nouvelle jeunesse à la mare.

Des années de chutes de feuilles mortes, la décomposition des plantes aquatiques....et surtout la colonisation du site par la prêle malgré de réguliers curages automnaux légers, tout cela avait fini par réduire de façon catastrophique la profondeur en eau.

Nouveau départ

Après quelques journées de travail, le milieu reprend forme, quelques averses ayant même donné un coup de pouce pour que le lieu retrouve doucement son ancien visage.

Si ce n'est les plantes bien évidemment et quelques insectes dont les magnifiques insolites courtilières, je ne dérange pas grande vie. Les têtards d'été des crapauds accoucheurs et les dernières larves du triton palmé survivant dans l'ultime flaque qui restait, trouvent moyen de fuir devant mes interventions. Ce qui me rassure.

Nouveau départ

Ce sont des mètres cubes qui sont à extraire, patiemment, à l'aide des deux bras et quelques outils. Le genre de travail qui chaque matin au lever vous rappelle vos muscles et vous fait prendre conscience de chacun d'eux...

Cette intervention contre nature, douce mais pas moins radicale pour autant, entre dans la politique des "maisons nichoirs" ou "jardins nichoirs" menée par les humains aimant être entourés de toutes sortes de petites bestioles. J'avoue que mon crime de destruction du milieu évoluant doucement vers une mini tourbière a pour but premier de satisfaire mon plaisir à accueillir et observer les batraciens qui vont retrouver là de quoi pouvoir continuer à prospérer.

Déjà plusieurs espèces de libellules reviennent déposer leurs pontes de fin d'été. De nombreux insectes aquatiques en quête d'un plan d'eau ont chuté vers la mare. Les oiseaux reviennent y boire et s'y baigner..... Un nouvel élan de vie pour la mare, une cure de rajeunissement. Les plantes ne tarderont pas à reprendre leurs droits elles aussi; je reconnais espérer l'absence de la prêle.

La Nature va s'organiser à sa guise après ce cataclysme, pour le plaisir d'une foule de petites créatures.... et celui de mes yeux.

Partager cet article
Repost0
26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 13:05

J'entends parfois parler d'animal potentiellement prématuré pour expliquer la taille particulièrement petite et inhabituelle d'un agneau à la naissance.

Oui, le prématuré chez l'ovin est possible bien évidemment, toute femelle mammifère pouvant expulser avant terme, pour des raisons diverses, le jeune qu'elle portait.

Pourtant, il faut différencier deux cas bien précis, la naissance d'un agneau de petite taille non viable et celle d'un petit agneau viable.

Dans la première situation, le fait que l'agneau particulièrement petit soit non viable bien qu'apparemment d'une physionomie "aboutie" peut évidemment faire songer à une naissance prématurée.

Maintenant, qu'on explique la très petite taille du fait d'une naissance prématurée lorsque l'agneau est viable me semble une erreur....

Pourquoi?

A mon avis, la forme évolutive des étapes de la reproduction chez le mouflon (donc le mouton et forcément le Ouessant) n'autorise pas la survie d'agneaux prématurés dans des conditions naturelles (c'est à dire sans l'intervention de l'éleveur).

Je m'explique. Tout comme chez les oiseaux on parle d'espèces nidifuges ou nidicoles, bien que ces termes soient moins employés pour les mammifères, ces derniers peuvent être également selon les espèces, nidicoles ou nidifuges.

Une espèce nidicole donne naissance à des jeunes qui devront être nourris au nid de par leur manque de développement à la naissance (par exemple, la mésange ou la souris).

Alors qu'une espèce nidifuge donne naissance à des jeunes à développement plus avancé et pouvant se déplacer peu après la naissance (par exemple, la poule ou la chèvre).

Notre mouton dans tout cela, comme son ancêtre le mouflon et comme les autres ongulés, est un nidifuge. Il nait totalement formé et est capable de se déplacer. L'agneau est même très rapidement un nidifuge suiveur, contrairement au jeune chevreuil qui demeure quelques jours en une placette pour y être régulièrement nourri ou encore contrairement au marcassin qui demeure plusieurs jours au chaudron ("nid").

Même très petit en taille, pour moi, un agneau viable pouvant tenir sur ses pattes, se déplacer, téter.... suivre sa mère, ne peut être un agneau prématuré et très certainement chez les ovins comme chez tous les nidifuges suiveurs, la nature n'autorise pas le prématuré (toujours possible de par un incident quelconque.) à entrer dans la vie tant les exigences fonctionnelles sont importantes pour se faire

Prématuré?

Même de taille minuscule lorsqu'il voit le jour, tout agneau viable sous la mère à la naissance ne peut sans doute pas être né avant terme... Il existe bien d'autres causes possibles, génétiques, héréditaires, évolutives intra-utérine... pour donner ce type de naissance atypique.

Voilà, du fait d'un développement un peu long, ce que je n'ose dire parfois aux collègues qui m'évoquent la prématurité pour expliquer une naissance particulièrement petite en leur troupeau.

Si je me trompe, je suis preneur de tout témoignage documenté et étayé pour réflexion et connaissance sur ce sujet.

Partager cet article
Repost0
22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 09:32
Crac

Crac!

Une faiblesse en son bois, une masse de fruits devenue bien pesante... voilà le bras secondaire du vieux poirier au sol.

L'événement s'est vite ébruité sur les prairies et une bonne partie des Lutins en vagabondage rapplique immédiatement.

Crac

Certains se sont précipités sur les boules de gui.

Crac

D'autres sur le feuillage et les poires.

Crac

Bientôt les feuilles du gui ont disparu. Les rameaux fins seront consommés plus tard.

Crac

De même le vide a été fait parmi les feuilles de l'arbre. La quantité de fruits au sol va assurer gourmandise sur une semaine au moins.

Crac

Les premières panses distendues trouvent place pour le repos et la digestion sous un bras de saule tombé lui au printemps sous le poids des pluies.

Si l'herbe a un peu reverdi après quelques averses sur la première quinzaine d'août et grâce à des températures moins caniculaires mais aussi un soleil sachant se faire discret certains jours, cette masse de verdure du poirier comme tombée du ciel est un véritable régal pour les Ouessant.

J'assiste serein à la curée. Les Lutins étant vaccinés contre les soucis d'entérotoxémies, je ne crains qu'une paire de diarrhées pour le lendemain. (une seule brebis sera d'ailleurs passagèrement dérangée finalement).

Sinon, il est toujours bon de garder à l'esprit que ce genre d'événement, grosse chute de fruits ou apport conséquent de verdure, peut être mortel si les animaux en font trop grande consommation subite, surtout en période de sécheresse et/ou quand les moutons sont en état de dénutrition.

Partager cet article
Repost0
13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 17:32

Sous l'impulsion du GEMO (Groupement des Eleveurs du Mouton d'Ouessant), c'est fait.... ou presque.

Que l'on connaisse déjà cet ovin, qu'on souhaite en savoir plus, qu'on veuille le faire découvrir, l'ouvrage à paraître est en souscription sur le site de l'association.

Je vous invite à cliquer sur le lien suivant:

Partager cet article
Repost0
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 13:53

Les Ouessant blancs peuvent être à la naissance partiellement ou totalement bronzés, faisant souvent croire dans ce dernier cas à leur éleveur qu'il vient d'obtenir une naissance brune.

Généralement, la toison d'un tel animal (totalement bronzé) s'éclaircissant durant la croissance pour devenir blanche, l'éleveur finit par s'apercevoir de sa confusion.

Mais plus rarement, certains Ouessant blancs peuvent conserver partie de leur bronzage juvénile, confortant alors leur éleveur dans son erreur d'appréciation sur la coloration réelle de son mouton.

Oui, je sais, j'ai souvent présenté ce phénomène, mais chaque année, je constate de nombreuses erreurs d'identification de colorations sur ce point, y compris en certains élevages où on ne s'y attendrait pas.

Il ne me paraît donc pas inutile du tout de me répéter une fois encore, dans le souci de construire des éleveurs avertis.

Un mouton blanc est génétiquement Awt (Agouti white tan, c'est à dire Agouti blanc bronzé).

Beaucoup de populations ovines ont perdu l'expression possible de bronzage dans la forme de toison blanche.

Heureusement, bien que certains ont pu voir chez lui un défaut, chez le Ouessant blanc de type ancien, le bronzage partiel ou total est encore de rigueur à l'occasion.

Bronzé n'est pas brun.

Agneau Ouessant blanc à bronzage total à la naissance.

Bronzé n'est pas brun.

Bronzage qui peut parfois persister chez l'animal devenu adulte, dans les zones de poils, comme ici le chignon.

Bronzé n'est pas brun.

Mais aussi en croupe et queue.

Bronzé n'est pas brun.

Fréquemment sur les membres.

Bronzé n'est pas brun.

Assez rarement en toison.

Bronzé n'est pas brun.

Ou encore sur la face... et même globalement l'ensemble du corps, comme ce Lutin de deux ans qui vient de présenter les divers points précités.

Bélier donc blanc (Awt, agouti white tan, agouti blanc bronzé) à bronzage persistant, et non bélier brun génétiquement. Simplement un Ouessant blanc "brunissant" du fait de son génotype à bronzage à la naissance.... bronzage qui de par son intensité a globalement persisté à l'âge adulte.

On notera cependant le ventre blanc (la marque claire en cuisse étant elle souvent présente et visible sur toison de couleur noire comme brune).

Bronzé n'est pas brun.

Un véritable Ouessant brun génétiquement (fraîchement tondu). La couleur brune, le brun, est due à un gène récessif, totalement à l'opposé de la coloration blanche qui, elle, correspond à un gène dominant et est même chez le Ouessant le gène à dominance suprême selon les règles de la génétique.

Bronzé n'est pas brun.

Un exemple d'agneau brun génétiquement à la naissance (donc pas un animal blanc)

Bronzé n'est pas brun.

Une autre naissance brune (animal non blanc donc). Le ton, l'intensité du brun est effectivement variable

Bronzé n'est pas brun.

Une naissance d'agneau blanc, au bronzage moins intense que sur le tout premier cliché de début d'article.

Bronzé n'est pas brun.

Exemple d'agneau blanc (Awt, agouti blanc bronzé) à bronzage très limité à la naissance.... bronzage qui dans ce cas disparaîtra totalement en quelques mois de croissance de l'animal.

Bronzé n'est pas brun.

Femelle Ouessant de type ancien blanche totalement, bien que Awt génétiquement (agouti blanc bronzé).

Si l'erreur est humaine et qu'il n'est donc pas grave, par ignorance, de voir et croire certaines naissances blanches comme étant brunes, cela le devient si on persiste dans l'erreur quand l'animal a grandi ou qu'il est même devenu adulte.

Ainsi chaque année, je vois nombre d'annonces vendant des Ouessant bruns qui sont en fait des Ouessant blancs. Il appartient au vendeur d'être averti tout comme à l'acheteur. Chose faite si on a eu la bonne idée de passer par le blog des Lutins pour connaître cet ovin...

Puisse cet article rapide apporter une fois encore quelques éclaircissements afin que chacun identifie correctement ses naissances 2016.

Comme d'habitude, il est possible de me joindre en "commentaire" ou en "contact" (alors non publié) pour tout renseignement ou discussion toujours bienvenue.

Partager cet article
Repost0
6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 11:35

Prophylaxie n'est pas encore le nom donné à une nouvelle femelle chez les Lutins (mais ce le sera certainement dès l'an prochain).

La prophylaxie, contrairement à ce que croient parfois de nouveaux éleveurs, n'est pas non plus une maladie qui touche les moutons. Inutile donc d'en rechercher les symptômes ou encore les remèdes.

Prophylaxie

Non, la prophylaxie n'est donc pas contagieuse....

La prophylaxie est tout simplement le nom donné à l'ensemble des moyens mis en œuvre pour garantir le bon état de santé d'un cheptel.

Concernant les ovins, donc les Ouessant, on y trouve en particulier le dépistage de la possible brucellose (anciennement maladie de Malte) du fait de son danger également pour l'espèce humaine.

C'est pourquoi, contrairement aux possesseurs de lapins ou volailles, pour tout propriétaire de moutons (ou de chèvres d'ailleurs) il est obligatoire de déclarer son "élevage" afin que des dépistages (à ses frais) puissent être menés périodiquement.

Si donc un Ouessant est concerné par la prophylaxie mise en œuvre dans le département de son éleveur et l'élevage en question, un mouton d'Ouessant n'attrapera jamais la prophylaxie...!! (gag!)

Partager cet article
Repost0
2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 12:50

Gris n'est pas véritablement une couleur chez le mouton. C'est tout au plus une appréciation de coloration quand on cherche un mot pour définir une impression devant une toison disons d'aspect grisâtre.

Il m'est arrivé parfois, et parfois trop souvent, d'employer ce terme "gris" pour tenter de me faire comprendre face à des personnes peu averties du paysage ovin Ouessant de type ancien.

Pourtant, ici comme ailleurs, la rigueur de vocabulaire peut seule permettre, derrière un minimum de connaissances, de se comprendre et construire ensemble les mêmes représentations mentales.

Beaucoup de visiteurs me parlent de Ouessant gris et je retrouve le même flou de perception et de représentation de la réalité ovine, chez beaucoup de personnes, y compris là où on ne s'y attendrait pas.

Si la nuit tous les chats sont gris, de jour tous les Ouessant ne sont pas gris et de plus tous les Ouessant dits "gris" sont simplement d'un aspect grisâtre tout en pouvant être cependant bien différents génétiquement.

C'est pas clair? Cela va le devenir.

Démonstration au féminin avec quelques Lutins, dans le paysage Ouessant "gris" des groupements d'éleveurs.

Gris

Brebis noire présentant, par prédisposition génétique, une canitie (aspect gris-argenté en toison) importante les années passant.

Gris

Brebis noire présentant une toison "décolorée/délavée/fadie" du fait d'être en possession en homozygote (c'est à dire par héritage du père mais aussi de la mère) d'un gène dit "faded".

Gris

Brebis noire possédant un gène dominant dit Agouti grey (Agouti gris) qui donne à la toison un aspect grisâtre.

Démonstration au masculin avec quelques Lutins, dans le paysage Ouessant "gris" des groupements d'éleveurs.

Gris

Comme la brebis 1, bélier noir présentant de la canitie avec l'âge.

Gris

Comme la brebis 2, bélier noir homozygote pour le gène "faded".

Gris

Comme la brebis 3, bélier noir d'expression Agouti grey/gris.

Alors, "gris" oui, mais plutôt grisâtre ou grisonnant car derrière une impression de coloration, se cache une réalité génétique qu'il est utile d'exprimer, pour être compris ... à condition d'avoir soi-même déjà identifié correctement la coloration en question.

En effet, il faut considérer que, pour chaque type présenté ici, il y a des variantes d'intensité et d'aspect, et ensuite que ces animaux présentés sont tondus et que leur allure colorée pourra être différente en plus longue et plus vieille laine.

(Maintenant il faut bien considérer que cette galerie de démonstration construite sur des moutons de couleur de base noire pourrait être construite de la même façon avec les mêmes apports de gènes sur des animaux en couleur de base brune)

Tout cela peut paraître un peu compliqué, mais en fait, comme toujours, avec connaissances et expérience les choses vous deviendront plus simples.

Oui je sais, peu de possesseurs de Ouessant désirent se pencher de façon un peu plus pointue sur le paysage coloré du Ouessant.

Oui je sais, j'ai déjà abordé d'une façon ou d'une autre ces sujets, mais comme à l'école, il est bon de répéter encore et encore pour que tout cela devienne finalement banal.

Apporter connaissances sur le Ouessant sans y paraître est bien une des missions du blog des Lutins. C'est ce à quoi ce blog travaille à l'occasion depuis sept ans maintenant, alors qu'initialement rien n'existait pour aider les éleveurs en ce domaine comme en élevage.

Partager cet article
Repost0
1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 10:35

Il y a un mois disparaissait mystérieusement Nuxi une des deux brebis doyennes au troupeau.

Durant ces dernières semaines, j'ai ratissé chaque mètre carré du domaine des Lutins à la recherche de son cadavre ou d'un quelconque indice, passant et repassant aux endroits déjà parcourus comme si un miracle allait finalement m'éclairer.

Mystère élucidé

J'ai bien fait de ne jamais abandonner car la réponse à cette disparition me fut donnée il y a quelques jours.

Sur le ruisselet traversant les prairies, par le passé, les agriculteurs des lieux avaient installé un système de busage permettant de franchir l'obstacle en tracteur. Le temps avait fait son œuvre. Sous le poids des engins et l'érosion lors des crues, un des éléments avait fini par se disloquer.

En cette période de sécheresse, l'eau coule toujours, mais faiblement et sur une profondeur de cinq centimètres tout au plus. J'avais donc exclu la possibilité de noyade d'une Nuxi doyenne affaiblie

J'ai ausculté les tuyaux bien des fois malgré tout, sans jamais rien déceler.

Et puis dans la semaine.... Trouvé! Enfin! Le cadavre de Nuxi!

Mystère élucidé

Grâce à la décomposition, l'apparition osseuse blanchâtre du crâne me permit de déceler dans la pénombre le cadavre qui devait se trouver là dès le début. Un corps sombre baignant dans une dizaine de centimètres d'eau tout aussi sombre ne pouvait m'apparaître jusque là dans l'obscurité, tout comme toute odeur de putréfaction était bloquée.

Ce cliché sous flash confirma ma trouvaille.

Maintenant comment Nuxi a-t-elle put finir là?

La piste de l'animal qui s'y est glissé par lui-même est peu probable. L'espace est réduit et le mouton n'est pas du genre à se faufiler en telle structure, de plus sans raison.

L'hypothèse de la chute ne tient guère car il n'y a pas de pente importante véritable et la brebis est tournée vers la sortie. Il m'a d'ailleurs fallu écarter et écraser les joncs de l'entrée pour pouvoir y jeter mes regards.

J'imagine plus un renard ayant tiré le cadavre jusque là pour s'assurer provisions, ce carnivore aimant enterrer ou cacher ses restes de proies. Nuxi est sans doute morte à proximité, les abords du ru offrant un peu de verdure attirant les Ouessant.

Au cas où le goupil aurait tué cette brebis doyenne, je ne lui en veux pas. Il n'aurait fait que son travail, et du bon travail, évitant au berger de prendre la difficile décision d'envoyer au paradis une vieille amie pour qui la vie était devenue trop difficile.

Si le renard n'a fait que profiter de cette doyenne déjà morte, merci à lui pour le recyclage d'un cadavre impossible à enterrer en cette période de sécheresse ou impossible à conserver plusieurs jours en l'attente d'un départ pour l'équarrissage en période de canicule...

La fiche Nuxi peut donc rejoindre le classeur des anciens Lutins avec ces annotations sur cette fin particulière.

Partager cet article
Repost0
31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 12:15

Avec l'âge, l'aspect coloré de la toison évolue.

Ainsi les Ouessant noirs n'apparaissent ou ne demeurent extérieurement vraiment noirs (noir intense) que très rarement.

Exemples, chez des animaux différents, tous habillés d'une toison de fin juillet.

Vieux os et vieux poils

Agneau de l'année noir dont les extrémités de mèches de la toison brunissent sous l'effet des UV du soleil.

Vieux os et vieux poils

Animal de deuxième été, à toison tondue en fin de printemps d'aspect noir encore bien net. (Dans le même temps les poils du museau s'éclaircissent)

Vieux os et vieux poils

Animal de troisième été dont la toison tondue en fin de printemps repousse en présentant de nets signes de canitie (blanchiment des fibres).

Vieux os et vieux poils

Animal de quatrième été tondu en fin de printemps, à qui la canitie donne un aspect argenté.

Les Ouessant noirs conservant une toison vraiment noire toute leur vie sont plutôt peu courants.

Ils peuvent plus souvent présenter une allure noire brunissante comme chez le jeune animal en photo 1.

Ils peuvent également présenter une allure noire argentée de par une canitie se déclarant vers deux trois ans ou plus tard.

Toutes ces formes d'expressions de toisons noires sont normales. Elles sont toutes importantes à conserver dans leur diversité, au nom de la sauvegarde au sein du type ovin Ouessant de forme ancienne.

Partager cet article
Repost0