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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 22:18

Dans l'ordre d'apparition, Kafféine et Kobay entraient dans le cercle des caprins miniatures ce week-end... à dix minutes d'intervalle. Ils sont issus de deux mères différentes.

Kafféine et Kobay

D'abord la petite Kafféine, la chevrette.

Kafféine et Kobay

Sa robe est de patron Agouti black and tan (forme ventre tan).

Kafféine et Kobay

Voici mon ventre!

Kafféine et Kobay

J'espérais bien cet allèle exprimé... et sans aspect pie. C'est fait!

Un jeune mâle m'aurait ravi encore plus, mais je demeure tout à fait satisfait.

Kafféine et Kobay

Kobay est quant à lui, un chevreau mâle.

Kafféine et Kobay

Cette miniature de bouc sera sans doute à poils longs une fois adulte.

Plus qu'une naissance caprine attendue ...

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 15:02
Freya

Il y a une paire de jours, naissait Freya par une nuit froide.

Cette petite femelle est de coloration Agouti grey sur base noire.

Freya

Freya est issue de Chatouille, brebis introduite cet hiver chez les Lutins.

Freya

Malgré une entrée dans la vie  sous une météo à nouveau glaciale avec nuits de gel, cette agnelle est en pleine forme.

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 09:29
Livraison de la veille

Un agneau mâle offert par Pérelle.

Livraison de la veille

Zygotto, Non agouti en base noire.

Livraison de la veille

De belle vitalité, âgé de seulement douze heures, il ira déjà à 700 m avec sa mère dans les prés.

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 05:59

Un nouveau Ouessant hier soir mais pas encore mis en boîte.

Alors toujours en attendant, les événements caprins.

A défaut de Ouessant

Avec une nouvelle chevrette miniature.

A défaut de Ouessant

Boréale, âgée de quinze heures et déjà bien active au sein du troupeau, sauf en l'instant, un peu de repos.

A défaut de Ouessant

Mais la vie mérite d'être découverte...

A défaut de Ouessant

Pour son plus grand étonnement ...

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9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 06:13

Toujours en attendant d'autres naissances des Ouessant Lutins.

Premières contractions.

Premières contractions.

Cela fait son chemin.

Cela fait son chemin.

"Qu'est-ce qui t'arrive?". "Fiche-moi la paix!".

"Qu'est-ce qui t'arrive?". "Fiche-moi la paix!".

"Ah p... ! Qu'est-ce que j'en bave!"

"Ah p... ! Qu'est-ce que j'en bave!"

"Moi aussi!"

"Moi aussi!"

Le plus difficile est passé. La tête, mais un seul pied était correctement positionné.

Le plus difficile est passé. La tête, mais un seul pied était correctement positionné.

Une dernière contraction et hop.

Une dernière contraction et hop.

"Où suis-je?"

"Où suis-je?"

"Qu'est-ce qui m'attend?"

"Qu'est-ce qui m'attend?"

"Va falloir te faire propre et être présentable pour entrer dans la vie!"

"Va falloir te faire propre et être présentable pour entrer dans la vie!"

"Bouge pas qu'j'te dis!"

"Bouge pas qu'j'te dis!"

"ça creuse tout ça!"

"ça creuse tout ça!"

"Ou qu'ça se trouve?"

"Ou qu'ça se trouve?"

"Peut-être par là!"

"Peut-être par là!"

"Donne ton pied!"

"Donne ton pied!"

"Te voilà comme un sou neuf. T'es tout beau mon fils!"

"Te voilà comme un sou neuf. T'es tout beau mon fils!"

Trognon, mini bouc (600/700g estimés) entre dans la vie, un nouveau caprin miniature des Lutins.

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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 07:15

Des journées sans naissances de Ouessant Lutins se succèdent.

Mais côté caprins Lutins, ça bouge un peu.

Chamois le chevreau.

Une mère Agouti badgerface (pie) a donné un chevreau de même patron de coloration, mais uni (non pie).

Chamois le chevreau.

Ce patron Agouti badgerface ("masque de blaireau" de par les barrettes frontales noires en particulier) est dans son cas, de dessin noir (pigment eumélanique noir) très limité pour l'ensemble du corps, à ce stade.

Chamois le chevreau.

Dit communément "chamoisé" cet allèle s'exprime chez ce jeune par une surface importante en pigment phéomélanique dans un ton assez léger. Mais la coloration d'un jeune peut évoluer ensuite en cours de croissance jusqu'à l'âge adulte.

Chamois le chevreau.

Cette coloration dans un costume de petit animal sauvage est bien jolie. Par ce fauve, une sorte de "petit chevreuil" ce solide petit gars!

"Oui, c'est bien par là" semble-t-il indiquer par ses oreilles.

"Oui, c'est bien par là" semble-t-il indiquer par ses oreilles.

Quelques jours après ...

Quelques jours après ...

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 05:06
Non sponsorisé

Un dessin sur la joue de Pirouette!

Le logo d'une célèbre marque ou une autre?

Non!

Le blog des Lutins, tout comme le troupeau, n'est pas sponsorisé, ni ne bénéficie d'aucune aide quelconque.

L'élevage passion, conservatoire et d'étude, est totalement aux frais du berger à tous les niveaux.

Aucun bénéfice, que des dépenses! (dont je me refuse de faire le bilan astronomique à présent sur 25 ans, faisant tout simplement ce qu'il faut. Quand on aime, on ne compte pas....)

Une pure perte financièrement parlant ... mais un grand enrichissement intérieur!

Non sponsorisé

Non, Pirouette présente tout simplement deux mèches privées de toute pigmentation, depuis sa naissance.

Phénomène de leucisme qui peut toucher tout mammifère ou oiseau, dans le pelage ou le plumage.

Ici limitée, cette absence de pigmentation peut être d'étendue variable ou dispersée en de multiples endroits du corps.

En 25 ans, sur des centaines d'animaux nés chez les Lutins, j'ai noté ce phénomène quatre ou cinq fois (six peut-être en comptant un animal acquis).

Il ne faut pas confondre cet aspect avec le gène "pie" chez les ovins, ni d'autres aspects génétiques rencontrés chez le Ouessant, comme ici le museau qui blanchit (canitie localisée à un âge variable) ou encore les marques frontales blanches chez certains agneaux (parfois conservées).

Non pas de sponsor!

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3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 11:27

Finalement, les Lutines auront attendu la fin de ce 1er avril pour lancer l'agnelage 2021.

La saison commence par trois naissances de forme Non agouti noir homozygote pour le gène faded (qui décolorera la toison).

Ces dernières années, les naissances de ce type de toison étaient plutôt rares, mais cette année, ayant utilisé en reproduction deux béliers porteurs de faded et un autre faded exprimé (homozygote), cette coloration a de fortes probabilités d'être au rendez-vous, selon le génotype des femelles. 

On verra car les probabilités sont une chose, mais les résultats une tout autre.

Lot de "faded"

C'est d'abord Pirouette qui donnait un agneau en début de nuit.

Lot de "faded"

Bernard, dont les pivots m'avaient indiqué le sexe dans la nuit à tâtons. 

Lot de "faded"

Hier matin, Mirlaine (elle-même Non agouti noir homozygote faded) donnait un gars de plus en même coloration (mais au stade juvénile).

Lot de "faded"

Faded, pourquoi chercher loin l'inspiration, laissé tranquille, même pour une photo.

Lot de "faded"

Puis hier après-midi, Nitro donnait tout de même une agnelle, toujours dans la coloration précédente.

Lot de "faded"

Collète, une vingtaine d'heures, suit maman, bien déterminée.

Malheureusement, le froid arrive. Déjà l'herbe gelée cette nuit et cela va continuer à descendre de plus en plus sous zéro, au moins sur la semaine.

Pas de chance, les rondes nocturnes s'imposent alors pour détecter les éventuelles naissances et parer au mieux aux problèmes d'hypothermie qui vont planer au-dessus des petits Lutins nouveaux qui auraient malchance de pointer museau et sabots durant les nuits.

Du souci en perspective alors qu'il faisait un temps idéal hier encore...

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 09:32

Toujours pas de naissances chez les brebis des Lutins.

Dans le même temps, rien d'alarmant puisque les lots de reproduction furent constitués le 27 octobre, sauf un le 24. Certaines brebis sont bien rondes, c'est rassurant et les dernières naissances peuvent être pour fin mai.

Cependant, les brebis introduites cet hiver continuent d'offrir des surprises...

C'est l'attente.

D'abord Bouclette qui donna un jeune mâle.

C'est l'attente.

Kenzo, agneau Agouti grey sur base noire.

C'est l'attente.

Puis Paprika qui donna également un mâle.

C'est l'attente.

Pépito, agneau Agouti grey sur base brune.

Une belle période pour naître. J'espère que mes brebis vont en profiter et ne pas attendre un épisode météo froid ou/et humide apportant toujours plus de soucis...

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25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 18:34

Tout d'abord, je voulais préciser que l'ensemble des photos de cet article sont de Fabrice Frobénius.

Je voulais remercier une fois encore Fabrice pour le prêt de ses clichés.

Ci-dessous un lien pour admirer l'ensemble de ses galeries sur le vivant qui nous entoure. Qualité d'image, esthétisme, belles rencontres, de superbes témoignages de la beauté des espèces. Une belle démarche ...

Nul besoin d'être un fin observateur de l'avifaune pour avoir déjà remarqué à quel point les individus des quelques espèces qui se sont installées en milieu urbanisé sont bien moins farouches que leurs frères et soeurs des campagnes, à l'exemple du merle noir ou encore du pigeon ramier entre autres.

Il y a deux raisons essentielles à cela.

D'abord ces oiseaux ont appris à mesurer le degré de dangerosité des humains selon les lieux et les situations. Ils nous observent et analysent nos comportements et intentions bien plus que nous ne leur prêtons attention, composant en conséquence avec notre omniprésence.

Ensuite, aussi étonnant que cela puisse paraître, ils trouvent sur nos bâtiments, dans nos parcs et jardins, une quiétude plus grande face aux humains qu'en certaines zones rurales (malgré nos matous ou encore le malade à la carabine qui peut toujours malheureusement exister en ville).

Le nouveau domaine des Lutins, implanté à présent depuis onze ans en pleine campagne, offre sur quelques hectares un havre de paix pour la faune qui ne subit sur cet espace aucune agression humaine.

Naturaliste dans l'âme, dans les motivations et les faits depuis ma naissance, au fil des ans, depuis mon installation, j'ai pu être attentif et noter ainsi l'évolution de la faune autour des Lutins et de ses comportements. A l'image de ce qui se passe en parc urbain mais de façon moindre, je constate, chez moi, les changements dans le comportement de certains oiseaux en l'absence de malveillance à leur encontre.

La corneille noire, un oiseau particulièrement intéressant. Chez les Lutins, pour son nid, elle ramasse actuellement de la laine des Ouessant, n'hésitant pas à choper quelques mèches sur leur dos si besoin est.

La corneille noire, un oiseau particulièrement intéressant. Chez les Lutins, pour son nid, elle ramasse actuellement de la laine des Ouessant, n'hésitant pas à choper quelques mèches sur leur dos si besoin est.

Parmi la faune, ce sont les oiseaux que nous remarquons le plus de par leurs moeurs, pour la plupart, diurnes comme nous.

Et bien évidemment, les plus gros passent moins inaperçus. 

 

Une paire de couples de corneilles se partage le domaine des Lutins. Le couple le plus proche a appris à me tolérer, acceptant à présent ma présence jusqu'à une vingtaine de mètres... à moins que ce ne soient ces corneilles qui n'hésitent plus à se rapprocher également un peu plus de moi... Cette situation est nouvelle pour le lieu, l'effet du partage de territoires en bonne intelligence qui aura mis tout de même pas mal d'années à se dessiner. 

Comme tous les corvidés, ces oiseaux sont de véritables "cerveaux sur pattes". Ces corneilles ont bien appris à me reconnaître quelle que soit ma façon de me vêtir ou me couvrir la tête. Elles nichent chaque année dans l'un ou l'autre des grands arbres, mais malheureusement leur taux de réussite de reproduction est très faible, pour des raisons tout à fait naturelles (chutes de nid sous le vent, chutes de jeunes, compétitions interspécifiques...). Dommage car cela m'aurait intéressé d'analyser le phénomène de transmission culturelle aux jeunes concernant la tolérance à mon égard. Peut-être pour cette année?  

Cependant, à longueur d'année je croise les doigts, car tout peut être anéanti. En effet, ici comme partout ailleurs, l'intelligence humaine n'est pas ce que l'on rencontre le plus et passées les frontières des Lutins, la vie de tout corvidé devient particulièrement dangereuse, le risque des plombs étant bien supérieur aux serres de l'autour ( ce qui dans ce dernier cas, la prédation, serait tout à fait acceptable car normal, naturel et dans l'ordre des choses).

Le geai, un magnifique clown des arbres.

Le geai, un magnifique clown des arbres.

Le geai a réduit également sa distance de fuite sur le domaine des Lutins, n'alarmant pas ici contrairement à son attitude ailleurs. Visuellement plus discret que d'autres corvidés car passant beaucoup de temps dans les arbres, le geai se fait surtout remarquer par ses imitations qui pourraient tromper bien des oreilles, allant des cris de la buse variable ou du héron cendré à ceux du vol de grues cendrées. Un phénomène! (tu parles d'un geai!) Actuellement il se montre avec ses congénères dans de joyeuses farandoles mélodieuses pouvant réunir une douzaine d'oiseaux, prémices des parades nuptiales. 

Dans l'intimité d'un couple de pies.

Dans l'intimité d'un couple de pies.

Bavarde oui, voleuse non, la pie semble toujours tirée à quatre épingles dans son bel habit noir et blanc (pie). Les quelques oiseaux qui fréquentent le domaine des Lutins demeurent très craintifs. On le serait pour moins. En effet, ...

Cette espèce a pour habitude, le soir venu, de rejoindre un point dortoir où se réunissent toutes les pies d'un même canton (de vie et non administratif), le lieu s'inscrivant au fil des générations dans la culture de la population locale de cet oiseau comme gîte nocturne incontournable. Le dortoir est un système de sécurité basé sur le principe qu'à beaucoup il y a toujours un oeil ou une oreille pour détecter un danger durant la nuit et alerter. Sur la commune, bien que pas le plus important rencontré dans ma vie, je connaissais un joli dortoir de cette espèce depuis dix huit ans, mais sans aucun doute bien plus ancien encore. Connaissais, car malheureusement depuis deux ans, sans changement aucun sur le site en question, le dortoir fut réduit à une poignée d'oiseaux, divisé par dix!!!

Nul besoin de supposer sélection naturelle, les prédateurs de la pie ne pouvant réduire du jour au lendemain la population de cette proie en telle proportion.

Il faut bien plus imaginer le triste résultat d'une campagne de destruction de cette espèce par quelques haineux, sur ses divers lieux de gagnage.

 

Je comprends donc bien "mes" pies qui continuent de me percevoir comme un danger, ces survivantes demeurant convaincues, à juste titre, que derrière tout humain peut se cacher personne peu fréquentable.

Ce triste exemple montre bien pourquoi la faune des campagnes demeure viscéralement farouche et distante face aux humains.

Deux autres anecdotes pour alimenter ce sujet.

Artistique querelle de choucas.

Artistique querelle de choucas.

Sur la région, les choucas se rencontrent sur les bourgs déjà conséquents. Dans mon coin, ce petit corvidé ne fait que passer, créant chaque fois mon enchantement. Une jolie petite cheminée peut accueillir leur nid chez moi... Si des choucas me lisent qu'ils se le disent...!

En hiver, l'hexagone accueille une partie des oiseaux de cette espèce venant d'Europe du nord et de l'est. Ainsi l'an passé, une peupleraie voisine s'est vue choisie comme dortoir par quelques dizaines de choucas en hivernage près des Lutins. Chaque soir, entre chien et loup, c'était fascinant d'observer ces oiseaux accompagnés de quelques corneilles, venir chuter dans les cimes après maintes hésitations sur le principe du ni vu ni connu. Mais cela ne dura que quelques semaines...

...jusqu'au coup de fusil, un soir au crépuscule, administré au dernier faisan mâle du quartier qui poussa ses derniers cris, juste la veille de la fermeture du tir de cette espèce. Ce tir administré à un des survivants des cocottes d'élevage ahuries lachées régulièrement pour satisfaire l'amusement de certains (sans autre commentaire...) ne fut pas sans autre conséquence...

Bref, le lieu devenu jugé dangereux, fut abandonné par la bande de choucas.  

Corbeau freux (adulte, deux ans et plus, d'après l'absence de plumes à la base du bec de ce fouisseur).

Corbeau freux (adulte, deux ans et plus, d'après l'absence de plumes à la base du bec de ce fouisseur).

Préférant les plaines, le corbeau freux est plutôt rare sur les hauteurs du Limousin. Notre pays accueille en hiver les migrateurs hivernants venus du nord et de l'est voire de Russie. Pour la seconde fois seulement, un petit hivernage se dessina cet hiver sur les prairies voisines des Lutins. Ils étaient environ quatre vingts, durant plusieurs semaines, à revenir chaque jour sur ces mêmes prairies, allant dormir au soir je ne sais où. Un réel plaisir de les voir et de les entendre chaque jour, d'autant que j'ai un lien particulier avec cette espèce que j'ai beaucoup étudiée, dénombrée, sur ma région d'origine, ayant même élevé dans ma jeunesse un freux, apprivoisé au point qu'il me considérait comme sa femelle et volait à mes côtés où que j'aille (Mais cet oiseau ami finit comme je l'imaginais... flingué par un valeureux chasseur ...).

Bref ce petit hivernage sur la commune était invisible pour d'autres yeux que les miens et ne pouvait d'autre part intéresser personne d'autre que moi...

Ce stationnement prit fin un dimanche avec l'arrivée d'une bande d'énergumènes vociférants, excités, puis les hurlements des chiens, la pétarade et l'écho de colline en colline.... la mort du renard qui égayait mes prairies et faisait son travail auprès des taupes et campagnols qu'elles accueillent, et qui maintenant font la fête.

Insécurité une fois encore, c'est ce que les freux migrateurs ont compris, désertant dès lors les lieux pour d'autres vagabondages.

Ces divers exemples montrent bien à quel point il est aisé de comprendre que certaines espèces se sentent bien plus dans une relative sécurité en milieu urbanisé comparativement à la campagne.

C'est pourquoi la proximité qui s'installe avec un couple de corneilles chez les Lutins n'est pas aussi anodine qu'il n'y paraît dans l'histoire du quartier, le "Autour des Lutins" de cette catégorie d'articles n'étant un paradis que si on ne s'éloigne pas trop du "autour".

J'ai choisi les espèces présentées ici, facilement observables, pour bien faire comprendre que c'est dans les villes et parcs urbains, zones de "paix" que l'on a le plus de chance de pouvoir les côtoyer au plus près et non à la campagne, aussi étrange que cela puisse paraître, la campagne n'étant pas forcément le havre de "paix" fantasmé.

Le bonheur est dans le pré... mais pas n'importe quel pré!

Deux liens ci-dessous, pour les curieux de nature et les personnes soucieuses de réparer les malheurs dont sont trop souvent victimes les oiseaux de la famille des corvidés.

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