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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 18:27

... et la belette ...

Morte!

Morte!

Second cadavre que j'ai trouvé abandonné sur les prairies en fin d'été. Possible œuvre du carnage des chats domestiques (les miens?) sur la petite faune.

Petite faune, oui.

Contrairement à ce qu'imaginent bien des personnes, la belette, le plus petit de nos carnivores est bien minuscule (une vingtaine de centimètres pour 60 à 100 g) comparée aux fouines, martres, putois ... avec qui on a tendance à la confondre.

Minuscule au point d'être capable de chasser les campagnols dans leurs galeries. Cette spécialiste de la capture des petits rongeurs est elle-même une proie pour les carnivores plus grands qu'elle, mammifères et certains rapaces (nocturnes en particulier). L'animal trouve même ennemis en certains humains qui s'amusent à la piéger.

On observe rarement la belette, si ce n'est à l'occasion quand elle traverse à découvert comme une flèche devant votre voiture. Ses mœurs essentiellement nocturnes, sa petite taille parmi la végétation, son hyperactivité, font qu'au mieux on l'entrevoit si on a la chance de croiser son chemin et qu'on connaît cet animal.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 18:18

J'ai pris de plus en plus l'habitude de donner et penser l'âge de mes moutons durant leurs trois premières années de construction à la façon des ornithologues pour les oiseaux, en particulier pour ceux nécessitant quelques années pour être adultes et présentant souvent des plumages différents selon les stades d'évolution vers cet âge adulte (cas fréquents chez certains rapaces, goélands, ...).

Ainsi j'ai en tête que tel Ouessant est de premier hiver, deuxième été.... ou encore quatrième printemps. Je trouve cela plus explicite et plus facile que de compter dans sa tête le nombre de mois que cela représente. Ce donc, durant les trois premières années de croissance et de construction nécessaires à un mouton. Ensuite que le Ouessant ait cinq ou six ans, dans le langage et pour la représentation de la réalité de l'animal, cela n'a plus grande importance.

Une brebis de premier automne. C'est à dire logiquement née au printemps .... et ayant passé de plus un été forcément...

Une brebis de premier automne. C'est à dire logiquement née au printemps .... et ayant passé de plus un été forcément...

Maintenant, il est vrai que certaines naissances peuvent avoir eu lieu en fin d'hiver ou même en été.

Cependant je m'y retrouve mieux ainsi, en exprimant le rang de la saison, d'autant que je n'ai pas toutes les dates de naissance en tête pour pouvoir exprimer l'âge précisément en mois (à moins de reprendre mes dossiers de suivis des animaux).

Chacun ses trucs!

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:58
Education sentimentale

Dix jours que la saison de reproduction est commencée pour les Lutins.

Premiers émois amoureux d'un jeune bélier aux côtés d'une des brebis inscrites sur son site.

A leur regard, je suis de trop. "C'est bon je pars"

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 06:44

Que sont-ils devenus? C'est un peu le titre de certaines émissions télévisées proposant de remettre en lumière un instant telle ou telle star d'un temps, un peu, beaucoup oubliée depuis.

Star d'un temps, le(s) Mouton(s) d'Ouessant présentés au public au Jardin des Plantes de Paris (pour leur originalité déjà sans doute) ne figurent plus en les lieux depuis plusieurs décennies.

Stars ces Ouessant du Jardin des Plantes? Oui, parce que ce sont ces animaux qui un jour avaient surpris et interrogé Paul Abbé, au point que ce dernier se lança dans des recherches de cet ovin oublié et fonda ensuite le Groupement des Eleveurs du Mouton d'Ouessant afin de sauvegarder cette espèce domestique en cette forme particulière.

Moutons d'Ouessant présentés il y a un siècle (cliché collection Dominique Leplant)

Moutons d'Ouessant présentés il y a un siècle (cliché collection Dominique Leplant)

Si l'origine exacte des animaux (outre leur présentation comme moutons d'Ouessant) demeurera sans doute inconnue pour toujours, depuis peu j'ai découvert renseignements sur la "disparition" de la troupe en l'enceinte du Jardin des Plantes.

Dans le DEA (1990) de Gilles Tronson (merci à lui !), on peut lire que cette souche du Jardin des Plantes fut acquise en 1972 par le Parc d'Armorique (Finistère).

Sans cette rencontre de Paul Abbé avec ces Ouessant "parisiens", les Lutins n'existeraient pas. Je, nous n'aurions pas le plaisir d'élever ce type ovin ancien.

Merci à eux! Le destin de cette population ovine et celui de cet homme découvreur tenaient en cette rencontre, y entraînant le nôtre.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 11:28

Pourquoi un intérêt particulier pour Hobbit (bélier de deuxième automne) utilisé pour la première fois en reproduction?

Pourquoi lui?

Parce que outre sa petite taille intéressante, c'est un bélier bien typé sur un certain nombre de points attendus dans le standard et surtout un animal correspondant à mes attentes et à ma représentation de ce type ovin ancien dans ce qu'il peut avoir de plus séduisant.

Attentes fondées sur une des rares représentations photographiques de début 1900 prises sur Ouessant que je connaisse.

Pourquoi lui?

Trop rare donnée en image, cette vue prise apparemment en fin d'été avant la période de vaine pâture ne montre que deux sujets femelles, une mère et sa grande agnelle de l'année (si ce n'est un bélier sans cornes).

Cela pourrait être mieux pour l'analyse, mais cela pourrait être pire. Quand on connaît déjà cet ovin, on remarque bien ses caractéristiques morphologiques diverses (dont la petite taille, d'autant que l'homme qui pose ne semble pas bien grand non plus).

C'est là qu'on constate également le judicieux travail de sélection et d'orientation de Paul Abbé et ses amis pionniers dans la sauvegarde de cet ovin entamée dès 1976, à partir des Ouessant (continentaux) de type ancien retrouvés et ayant permis la relance de ce mouton alors en péril.

D'ailleurs ce Hobbit a vu la part de l'élevage Abbé (pour qui a souvenir de ses caractéristiques) réapparaître en lui de façon notable (génétique quand tu nous tiens...!).

D'où, une fois encore donc, mon intérêt particulier pour ce bélier reproducteur.

Depuis la parution de cet article il est plus qu'important de lire les commentaires ci-dessous qui montrent à quel point un journaliste (G. Toudouze) peut biaiser la lecture de son cliché d'il y a 100 ans par l'utilisation qu'il en a fait.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 11:29

La vie est répétitive, cyclique.

Celle des humains.

Celle des moutons.

Celle des Lutins.

Aussi depuis le 15 octobre, date habituelle, certains Ouessant de chez les Lutins sont autorisés à se reproduire comme chaque année.

Cyclique

Six lots de ce type sont constitués et quelques accouplements se faisant pressants furent observés dans les quelques secondes suivant l'arrivée du (des) bélier (s)...

La nouvelle saison de reproduction est entamée et peut-être que quelques embryons d'agneaux à naître mi-mars (voire dès le 10) sont en cours de construction en certaines brebis.

Cyclique

Partie du groupe de femelles laissées au repos, mises en retraite ou en attente de croître pour les agnelles 2014.

Cyclique

Dans l'enclos des mâles, les adultes recalés pour cette nouvelle saison de reproduction font bonne figure...

Cyclique

...tout comme la brochette d'agneaux du printemps qui mène sa vie en parallèle comme à l'habitude.

Mais les heureux de cette année seront en une prochaine les malheureux, privés de rapports charnels. Les rôles s'inverseront bien des fois durant leur vie, tout comme pour les femelles.

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 15:45

...y songer. Le vermifuge d'automne.

Rustique, mais mouton avant tout, le Ouessant de type ancien peut être infesté par de multiples parasites externes et internes qui, si on ne fait rien, risquent d'amoindrir l'animal voire l'amener à la mort selon les cas, mais également de transmettre les problèmes au reste du troupeau et aux descendances futures par contamination directe de contact (pour les externes) ou indirecte par infestation des prairies (pour les internes et certains externes).

Il y a quelques années, en m'installant sur ma nouvelle région, j'ai voulu savoir quels problèmes parasitaires y existaient. En effet, les quatre coins de la France ne sont pas confrontés forcément aux mêmes soucis parasitaires. Question de climat, de sols, de densité d'élevage .... Aussi j'interrogeai un exploitant local pour en savoir plus, lui demandant quels étaient les parasites que l'on rencontrait sur le secteur.

Je me souviendrai toute ma vie de la réponse... "Oh mais! On traite!"

Sans commentaire, ou plutôt si, alors que j'attendais une aide, pour mes connaissances, pour le nouveau que j'étais, j'obtins une réponse de défense comme si "moi l'étranger" je cherchais à insinuer que les troupeaux locaux étaient malades. Bref passons!

(Dans le même ordre d'idée je me suis rendu compte que signaler à son propriétaire que ses animaux s'étaient sauvés était mal perçu, l'information d'aide étant considérée comme remontrance... Depuis, je laisse courir, c'est le cas de le dire)

Donc pour revenir à nos parasites, si on ne peut avoir d'information à la source, le meilleur moyen est de questionner le vétérinaire rural local qui est confronté à la chose sur le terrain au quotidien.

Il saura proposer le vermifuge qui convient à titre préventif (et important, selon l'avancement de la gestation de la brebis si besoin est), généralement un produit à large spectre d'action sur le maximum d'espèces d'indésirables. Il faut penser à peser chaque animal précisément afin de définir et administrer le bon dosage.

De même à titre curatif, dans le cas d'un problème précis décelé, il peut exister des produits plus ciblés.

Pour ne pas vermifuger inutilement, on peut s'engager dans des analyses coproscopiques (des crottes) auprès d'un laboratoire. Selon les méthodes d'examens et le stade des parasites certains peuvent passer inaperçus, cependant c'est un bon moyen de cerner le monde souvent invisible des parasites internes.

Ainsi par ce type d'analyses, sans jamais avoir décelé aucun problème sur mes animaux, durant quinze ans j'ai pu avoir confirmation que tout était ok, jamais aucun parasite décelé à aucun stade. Cependant, j'ai toujours pris soin de vermifuger à titre préventif, au printemps et à l'automne, avec produit au plus large spectre possible, à la dose maximale pour toucher tous les types de parasites concernés... et en changeant de molécule et marque du produit d'une année sur l'autre afin d'éviter l'apparition de résistances.

Malheureusement, mon voisinage ayant évolué et les variations météorologiques aidant, ces dernières années, les uniques traditionnelles vermifugations de printemps et d'automne effectuées à titre préventif ne suffisent plus. En été le troupeau doit subir deux traitements d'été contre l'oestrose nasale et il me faut veiller au ténia de l'agneau face auquel le jeune Ouessant est démuni durant sa première année.

On oublie souvent que les agneaux peuvent avoir besoin d'être vermifugés parfois assez tôt dès qu'ils broutent, en particulier selon les années qui côté parasites ne se ressemblent pas selon qu'elles sont humides, sèches, chaudes, froides, à grosses variations météo ...

Dans mes propos, face à ma modeste expérience, j'ai essentiellement raisonné pour les parasites internes, mais bien évidemment on veillera sur l'animal aux mélophages, à la gale, la myiase en laine, ....

D'ailleurs, on ne devrait entrer un nouveau mouton dans son troupeau qu'après l'avoir traité contre les parasites internes et externes... et mieux en le gardant de plus à l'isolement en observation durant une semaine.

Si ce n'est fait...

L'après tonte, quand on y reviendra, le meilleur moment pour traiter contre les poux (les vrais) et mélophages (faux poux), si observés, à condition de traiter tous les Ouessant du groupe, y compris les agneaux... et d'évacuer alors les litières des abris à désinfecter, avant de pailler à neuf.

Un certain nombre de conseils déjà donnés. Mais une petite "piqûre de rappel" ne fait pas de mal de temps à autre afin d'éviter de se lamenter un peu tard devant un animal amoindri à cause de parasites.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 11:56

C'est fait.

Le berger ne supportait plus de voir ses Ouessant de type ancien slalomer entre les publicités indésirables et il a donc franchi le pas pour un accès au blog sans harcèlement.

Cela coûte financièrement. Mais bon! Des Ouessant heureux même en image, cela n'a pas de prix.

Merci qui?

Plus que des moutons, des chiens, de l'herbe, des arbres, le ciel, des oiseaux et autres bestioles, ... des observations, des informations, des conseils et des anecdotes....

sans plus de pub. On respire!

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 15:11

On a vite fait de perdre un Ouessant (de type ancien).

La douteuse formule choc de "tondeuse écologique" qui lui est souvent attribuée, largement reprise à toute occasion pour faire promotion de ce type ovin, en particulier lors de ventes, ou encore l'accent mis sur sa grande rusticité, ont tendance à faire croire qu'il suffit d'un peu d'herbe à ce mouton pour lui assurer longue et heureuse vie.

Malheureusement, si la nécessité d'une surface d'herbe est à la base de tout élevage ou de toute simple détention de l'animal, les choses sont plus complexes.

Le bonheur dans le pré risque de ne durer qu'un temps si on n'a pas à l'esprit l'ensemble des contraintes qui attendent l'éleveur pour garantir le bon état général de sa troupe.

Herbe à volonté n'est pas tout à fait la même chose que végétation à volonté. Il existe des plantes que l'ovin ne consomme pas et qui année après année n'en prospèrent que mieux, occupant une surface toujours plus grande et réduisant peu à peu les ressources alimentaires. De plus, toutes les variétés consommables n'ont pas le même intérêt en terme d'apport énergétique et autres besoins.

Pour remédier à cela, bien qu'il puisse sembler inutile, un bon foin en permanence à l'abri saura être trouvé par l'animal nécessiteux à tout moment de l'année pour une raison ou une autre: équilibrer le rapport matière sèche et matière humide pour le système digestif, compenser un appauvrissement de l'herbe en qualité et quantité, remédier à un problème de diarrhées, ...

J'ai dit abri. Oui. Rustique, le Ouessant de type ancien apprécie néanmoins de pouvoir s'abriter de la neige, la pluie et le vent, se coucher sur un sol sec et/ou isolant du froid. Certes les ancêtres de cet ovin prisonniers sur leur île durant des siècles n'avaient pas tout cela à leur disposition, mais il faut bien concevoir que seuls les plus résistants survivaient, des centaines mourant durant l'hiver malgré leur liberté de mouvement relative. Sélection naturelle au sein d'une population, ce qui n'est guère envisageable à présent dans nos petits élevages clos, autant d'un point de vue pratique qu'éthique puisqu'il nous est facile de faire qu'il en soit autrement.

Complémenter en hiver l'alimentation avec céréales ou granulés semble incontournable, au risque de perdre des animaux jusque tard en saison sans cette attention. Pratique à s'imposer également face à des jeunes animaux en difficulté même en été, tout comme pour des brebis allaitantes amaigries, des moutons âgés ou tout mouton en détresse physiologique.

Un oubli fréquent, le seau de minéraux et vitamines (pour ovins). Tout au long de l'année, chaque mouton doit pouvoir y puiser au quotidien selon ses besoins. L'absence de cette ressource crée carences, puis complications diverses ( agnelage, croissance, troubles, longévité, ...)

L'eau propre doit également être accessible en permanence. On pense en particulier

durant l'été ou l'hiver par temps de gel, mais elle est également indispensable en période de pluie avec herbe grasse, car le mouton en petite forme et déshydraté de par un souci qui nous a échappé est bien heureux de s'abreuver alors (ce qui doit d'ailleurs peut-être nous alerter).

Les parasites (on en reparlera), externes comme internes, ils sont légion à s'intéresser au mouton... et donc au Ouessant de type ancien (vous savez cette "tondeuse écologique", ce mouton rustique!).

Traiter, vermifuger, oui, mais encore savoir si c'est à titre préventif ou curatif, en l'effectuant au bon moment, à la bonne dose et avec le bon produit selon le type d'hôte indésirable.

Vous faîtes tout cela (tout comme la tonte et la coupe des onglons) et pourtant votre animal est maigre, dépérit, ou encore est mort subitement ou en quelques jours alors qu'il était bien gras.

Facultatifs, les vaccins effectués en amont peuvent limiter les pertes pour des problèmes spécifiques.

Songez que certains maux sont plus spécifiques aux agneaux, d'autres aux mères gestantes ou venant d'agneler, et enfin certains aux animaux plus âgés.

Songez au chocs alimentaires et aux intoxications.

Vous ne voyez aucune explication à votre souci?

Reste l'avis du vétérinaire, celui de campagne habitué au quotidien aux animaux de la ferme et en particulier aux ovins.

Il aura la réponse si les symptômes correspondent à ceux qu'il a déjà rencontrés , sinon des analyses peuvent être nécessaires sur le malade ou le cadavre qui peut même être autopsié si vous observez un problème récurrent dans votre élevage ou si vous êtes curieux. Dans l'incertitude, parfois inavouée, le praticien peut envisager des traitements multiples et onéreux à titre d'essai, tout autant que pour tenter de ne pas se montrer impuissant. S'il est honnête, il exprimera le problème pour votre porte-monnaie avant d'envisager la chose. Maintenant, certains soucis dépassent le cadre ordinaire; ils sont de ceux pour lesquels on ne s'attarde pas forcément habituellement pour un ovin.

Face à l'inexpliqué dans la maladie, il faut donc avec son vétérinaire considérer tous les paramètres pour prendre la décision qui nous semblera la meilleure.

Ne pas oublier de considérer l'âge de l'animal. Après six ans, le déclin est perceptible et l'usure des dents est un souci auquel on ne pense pas forcément. Il peut alors rester seulement quelques années à vivre à votre mouton, tout comme le double pour les plus chanceux.

Tous semble aller. Mais attention, ce n'est peut-être qu'une apparence.

Tous semble aller. Mais attention, ce n'est peut-être qu'une apparence.

Nous sommes tous confrontés un jour ou l'autre au dépérissement d'un Ouessant.

La laine cache la misère. Il faut y penser et régulièrement (chaque mois) capturer chacun afin de les examiner, en particulier pour vérifier leur masse musculaire au niveau du rein et en les portant. Sans connaître son poids, l'animal léger, sans masse ni tonus musculaire se repère vite.

Plus on possède de moutons, plus les soucis sont nombreux; c'est mathématique. Et plus la troupe vieillit plus il faut s'y attendre. Je parle des Ouessant de type ancien qui ont le temps de vieillir car ne passant pas à la casserole.

Avec une petite centaine de moutons au plus fort du troupeau, rares sont les semaines où il n'y a pas un petit ou gros "bobo" à gérer.

Il y a les classiques vite résolus. Les insolites mais pas graves. Les importants réparables. Ceux qu'on voit venir assez tôt. Ceux qu'on découvre trop tard.

Et puis de temps, celui qui demeurera inexpliqué.

Tout cela malgré tous ces bons conseils que j'applique évidemment à ma troupe.

"Tondeuse écologique"? Rustique! Le Ouessant de type ancien, c'est déjà du vivant et il y a d'abord tout un tas de contraintes à considérer pour qu'il le reste... vivant.

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 08:59

..., de la salade dans les tuyaux!

Non mais allo quoi ...

C'est ce que j'ai cru un soir en remplissant la gamelle d'eau des chiens.

Du moins je ne comprenais pas. J' hallucinais, réellement perdu un instant qui me sembla bien long, devant le spectacle de ces feuilles sorties des canalisations.

Non mais allo quoi ...

En voyant une petite abeille solitaire s'agiter en surface, je compris enfin ...

L'insecte avait profité de la journée pour aménager son nid dans la sortie du robinet extérieur.

Tirant de l'eau, j'avais expulsé la sans-abri qui avait utilisé des morceaux de feuilles de prunier (ou prunelier) découpés par ses soins. Merveilleux travail détruit en une fraction de seconde.

La pauvre bestiole fut évidemment sauvée et placée dans l'herbe la plus proche.

L'histoire aurait pu s'arrêter là si le lendemain soir, au moment de remplir à nouveau la gamelle de la meute, je n'avais pas vécu la même surprise.

L' insecte séché et remis de ses émotions avait profité de la nouvelle journée pour se confectionner un nid tout neuf. Une fois encore, il avait dû passer des heures à cisailler, transporter,...

Une chose est sûre, c'est là que cette abeille voulait être, dans cet orifice de robinet, et pas ailleurs.

Mais cette fois, le nid de verdure ne s'était pas disloqué. Flottant avec sa locataire à l'intérieur, je le récupérai et le plaçai dans un petit recoin de fenêtre, comme font d'autres abeilles solitaires avec leur nid de boue.

Pendant plusieurs jours, j'ai pu constater que l'ermite ailé se sentait au mieux dans son cocon végétal, ne le quittant semble-t-il plus.

Il me faudra lui rendre visite pour prendre de ses nouvelles...

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