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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 10:31
Equinoxe

Gigi, brebis introduite en décembre chez les Lutins, s'était assez vite avérée gestante alors.

Grâce à elle, ma prévision de naissances possibles à partir du 20 mars se trouve vérifiée, bien que je n'y sois pour rien dans son cas.

En effet, hier soir, je la remarquais plutôt contrariée.

Equinoxe

Vers minuit, je découvrais que Gigi avait bien mis bas depuis au moins une paire d'heures, d'après le placenta au sol et son petit fièrement dressé près d'elle, au séchage bien avancé malgré les moins deux degrés ambiants.

Je pris tout de même la précaution de déplacer la petite Equinoxe, au sec dans un abri, la mère nous suivant.

D'après la vitalité de l'agnelle et une bonne entrée apparente dans la vie, malgré une nuit encore longue et froide qui s'annonçait, j'étais confiant sur l'issue de cette naissance ayant la malchance d'avoir lieu en cette période météo encore hivernale.

Au matin, tout allait parfaitement comme en témoignent les photos, la petite n'ayant pourtant pas depuis choisi l'endroit de la cabane le plus abrité.

Equinoxe est de coloration Agouti grey sur base brune (la probabilité qu'il en soit ainsi était seulement de 1 sur 8).

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 17:59

Dans l'attente des naissances Ouessant prochaines, je savais que côté caprins miniatures une surprise arriverait cette semaine.

Beghine

Fécondée le 15 ou 16 octobre, Danette a donné naissance ce 11 mars. Tout à fait dans les temps.

Pour  la dernière reproduction que j'autorisais à cette chèvre, cette dernière n'a fait qu'un petit. Surprenant alors que pour la première fois chez moi ce furent des triplés il y a deux ans. Deux jeunes l'an dernier et donc un cette année.

La carrière de cette mère chez les Lutins aura donc été de 3, 2, 1, 0...

Beghine

J'avais profité des chaleurs de Danette à l'automne pour lui offrir un de mes boucs dont je voulais connaître le génotype des colorations qu'il renfermait.

C'est fait, je sais. Cette naissance me prouve que derrière la coloration Agouti badgerface du père se cache chez ce mâle le Non agouti noir. Il y avait une chance sur deux, c'est vérifié. Plus de mystère!

Beghine

Beghine, puisque c'est une chevrette, a dix neuf heures sur les photos.

De par ses parents, cette fille est de fait homozygote pour l'allèle Non agouti noir (et pie).

Lutino, le père, Non agouti badgerface ("chamoisé") et pie. Encore diminué, venant d'être malade.

Lutino, le père, Non agouti badgerface ("chamoisé") et pie. Encore diminué, venant d'être malade.

Beghine

Un peu hésitante pour gagner le "plancher des chèvres", impressionnée par l'herbe où sa mère veut l'entraîner, elle n'ose franchir le seuil de l'abri.

Beghine

Déjà l'air sévère de maman et pourtant bien innocente encore.

Beghine va devoir attendre encore un mois pour découvrir brochette de copains et copines de son espèce.

Mais peut-être s'intéressera-t-elle avant cela aux agneaux Ouessant Lutins qui pourraient arriver d'ici une semaine....?

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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 11:36

En certains élevages, de rares naissances peuvent avoir lieu dès janvier, quand les béliers sont laissés avec les brebis durant l'été.

Néanmoins, c'est de mi-mars à à mi-mai que se déroule essentiellement l'agnelage chez le Ouessant.

Qui est fécondée, qui ne l'est pas?

Qui est fécondée, qui ne l'est pas?

Chez les Lutins, ces naissances calculées sont programmées justement sur avril et mai, ce qui correspond à la saison naturelle de mise-bas chez les ongulés sauvages, ce n'est pas pour rien. Il n'y a que des avantages à ce qu'il en soit ainsi. Chaque chose en son temps.

Certains éleveurs utilisent des tables de calcul pour définir l'arrivée de leurs naissances.

Pour moi, cela est certes joli, mais totalement inutile. En effet, il est impossible d'abord de connaître le jour et l'heure de la fécondation réelle d'une brebis. Ensuite, il existe une certaine variabilité de la durée de gestation, d'une brebis à l'autre, d'une gestation à une autre.

Chez les Lutins, je pratique le principe suivant bien plus proche de la réalité.

Si j'ai la chance d'observer un accouplement, ce qui n'est pas si fréquent, je note la brebis concernée et le jour de l'événement.

Ensuite, il n'y a plus qu'à considérer qu'il me faut être attentif à cette femelle dans la semaine qui précède la date anniversaire des cinq mois de durée de gestation (148j théoriques).

Dernière ligne droite pour l'agnelage fin mars chez les Lutins.

Dernière ligne droite pour l'agnelage fin mars chez les Lutins.

Ainsi, cette année, mon premier lot de reproduction fut constitué le 24 octobre. J'en conclus donc qu'au mieux, à l'approche du 20 mars, je risque de voir pointer un petit museau.

Autre exemple, j'ai surpris Sucrette, Hermeline et Farine, en festivités le 6 novembre. Je sais ainsi que pour ces brebis, il me faudra être attentif autour du 1er avril. Si rien n'est au rendez-vous en cette période pour ces brebis, je conclurai que 18 jours plus tard il me faudra être attentif à nouveau... En effet les cycles entre deux périodes de chaleurs sont de 18 jours. (Cela risque d'être le cas pour Farine dont j'ai noté autre accouplement le 25 novembre, indiquant, sauf farce, que celui du 6 fut stérile).

En attendant l'agnelage, il convient de bien y préparer les brebis, et plus encore pour leur allaitement qui va suivre.

Déjà jusque là, on peut poursuivre la distribution hivernale des céréales, puis durant l'allaitement si on n'a pas de prairie qui mérite véritablement ce nom.

Dans les semaines avant l'agnelage, on prend soin de vermifuger les futures mères (et le reste de la troupe d'ailleurs) qui doivent être en pleine forme pour ce qui les attend ensuite.

Il est bon également que les onglons soient parés (si besoin, car cette opération se fait également juste avant gestation pour assurer une marche confortable de la brebis lourde). Pas besoin de  retourner les femelles gestantes pour opérer. Le parage du Ouessant sur pattes se fait très bien et bien mieux que sur le cul. Il suffit de le maintenir le cou coincé entre nos mollets (ou cuisses, selon la taille des moutons et celle de l'opérateur). 

Rondes de laine mais aussi de par leur gestation. Du moins pour la moitié des femelles autorisées à reproduire cette saison.

Rondes de laine mais aussi de par leur gestation. Du moins pour la moitié des femelles autorisées à reproduire cette saison.

Ensuite, quelques jours après la naissance, quand la mère s'est bien vidée, il est bon de tailler la laine salie des cuisses et autour de la vulve, ainsi que la queue. C'est mieux pour elle, mais cela permet également de réduire les risques de myiase par la suite.

(Dans un autre domaine, chose à faire également pour un animal qui sortirait d'une période de diarrhées.)

Bon agnelage!

Ici encore trois semaines d'attente au moins.

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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 14:26

Il y avait un bout de temps que j'avais publié en catégorie "Autour des Lutins", pour parler de la faune qui m'intéresse d'ailleurs plus encore que le Ouessant, qui n'est qu'un artifice du domestique, il faut bien le reconnaître.

Pour s'émerveiller, nul besoin de tomber sur un oiseau d'Amérique du Nord ou d'Asie venu s'égarer dans l'hexagone ou encore de faire des kilomètres pour observer l'eider à tête grise qui stationne sur Fouras ces dernières semaines. Les oiseaux plus communs sont à même de fournir bien des surprises d'un autre ordre, tout en restant chez soi.

Fascinant

Depuis quelques semaines, les grues cendrées quittent l'Espagne (et la France) pour rejoindre leurs quartiers de nidification en Europe du nord.

Malheureusement pour moi, comme souvent en ce qui concerne la migration prénuptiale, le couloir de passage se trouve un peu décalé vers l'Ouest et jusqu'à aujourd'hui, je n'ai contacté que trois vols passant au-dessus des Lutins.

C'est peu mais cela m'a permis de faire une observation intéressante, une première après plus de soixante ans de suivis de la migration de cette espèce et des centaines et centaines de milliers d'oiseaux contactés.

Le 13 février dernier, il gelait encore bien même si la petite vague de froid allait se terminer. Les coups de froid ont pour effet de faire descendre des contrées plus nordiques, l'avifaune qui tentait d'y hiverner. Ainsi depuis janvier, les grives mauvis déferlaient par centaines sur mes houx (pour les baies). Bien d'autres passereaux suivaient le mouvement et il y a un mois, même une cigogne blanche ayant tenté hivernage au nord, filait vers le sud...

En ce 13/02, j'observais donc huit grues fuyant le froid. Je me surpris à imaginer, m'interroger si elles venaient d'Allemagne, du lac du Der dans la Marne ou simplement de la zone d'hivernage des départements voisins du mien plus au Nord.

Avant que ce petit groupe passe au-dessus de moi, dans le même temps, je perçus qu'un vol de 75 grues arrivait au loin du sud-ouest, pressé de remonter depuis les Landes ou l'Espagne. Deux vols aux intentions migratoires différentes allaient se rencontrer... et se rencontrèrent. Le plus gros vol se mit à cercler pour trouver ascendance d'air au-dessus de la colline des Lutins, le petit vol de huit oiseaux s'y joignant. Par ce froid, l'effet attendu fut limité et la troupe se décida assez vite de reprendre sa progression vers le nord-est.

Et là, magie ...! Scotché, je vis quelques oiseaux sortir de la troupe, sept exactement, et prendre la direction opposée. Les voyageuses pour le sud-ouest, sauf une, n'avaient pas été entraînées par le nombre et l'intention du gros groupe.

Ce fut là pour moi une observation des plus intéressantes du point de vue comportemental.

Qu'est-ce qui avait fait que l'effet de masse n'entraîne pas les huit (enfin sept!) grues?

Pourquoi l'une avait-elle suivi? Influençable ou simplement happée physiquement car mal placée dans la spirale?

Pourquoi les sept oiseaux étaient-ils demeurés aussi déterminés quant à leur direction de vol? D'autant quand on connait le côté grégaire marqué de cette espèce en période hivernale.

On peut également se demander si les sept oiseaux faisaient bien tous partie du groupe de huit initial.

Sur l'instant, je n'ai pas eu le réflexe d'essayer de déterminer si les sept oiseaux étaient des immatures ou/et jeunes de moins d'un an. Ce qui aurait pu expliquer que ces oiseaux n'étaient pas des plus pressés à remonter.

De toute façon, visibilité et distance ne m'auraient sans doute pas permis de trancher. 

Une belle observation pour moi. Insolite. Qui m'a bien fait vibrer ...

Comme quoi le merveilleux est bien présent dans ce qui pourrait sembler bien ordinaire!

Bien malheureux doit être celui qui n'est pas en mesure de s'émerveiller au quotidien!

Alors qu'il suffit de regarder autour de soi, le merveilleux du vivant (ce dernier bien amoindri c'est vrai) étant partout... Prendre le temps ne serait-ce qu'un instant, d'écouter, de regarder... Savoir tourner la tête vers la grive, le triton, la coccinelle... éléments du réel qui nous accompagnent dans le fleuve du vivant. Le bonheur est bien dans le pré ... et autour du pré, voire au-dessus comme ce 13/02.

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 17:17
Le renouveau

Sauf cas ponctuel et localisé, il n'y a plus vraiment d'hiver à présent. Mars voire avril arrivent même dès février de plus en plus souvent.

Ainsi le printemps météorologique est bien là chez les Lutins depuis une semaine. Papillons actifs, hérissons en vadrouille, batraciens en nombre aux points d'eau, concert des oiseaux au lever, violettes sur les lisières, ... Il n'y a pas, l'ambiance printanière succède au dernier coup de froid. 

Les Lutins sont ravis. D'autant qu'avec les températures l'herbe redémarre. Elle n'avait jamais vraiment disparu cependant.

D'ailleurs, cette année encore, les Ouessant n'ont absolument pas consommé de foin, contrairement aux biquettes toujours avides de matière ligneuse et il est vrai, peu hardies pour s'aventurer en extérieur les jours de pluie. Et de la pluie il y en a eu pas mal, 640 mm ces cinq derniers mois depuis son retour après la sécheresse estivale.

Cinq mois, c'est également l'âge des naissances d'automne à présent. Toutes ont bien vécu cette phase de croissance à contre saison. Le plus dur est assurément passé pour elles.

Les petits mâles sont partis chez d'autres éleveurs. Les agnelles demeurent chez les Lutins. Ces quatre femelles non attendues sont finalement une chance. Une belle occasion de retrempe en une souche des plus anciennes, grâce à ce farceur de Hubot (bélier de "château" comme je l'appelle). En effet, je pense que deux voire trois des quatre filles sont de ce mâle. Une belle bouffée d'oxygène pour la masse des Ouessant en sélection.

Bella actuellement.

Bella actuellement.

Savane actuellement.

Savane actuellement.

Téna actuellement.

Téna actuellement.

Peluche actuellement.

Peluche actuellement.

Cette météo du moment est agréable également pour moi qui avait délaissé l'appareil photo ces derniers mois.

Toute la beauté animale magnifiée par la lumière. Le Ouessant est vraiment un beau mouton! (Brebise des Lutins)

Toute la beauté animale magnifiée par la lumière. Le Ouessant est vraiment un beau mouton! (Brebise des Lutins)

L'occasion d'un peu de bon temps parmi le troupeau, en piégeant quelques instants magiques en images.

Lutins du soir, espoir... dans les ventres. Encore un mois d'attente...

Lutins du soir, espoir... dans les ventres. Encore un mois d'attente...

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 17:17

Depuis fort longtemps, j'apprends ou je découvre à l'occasion que tel ou telle Ouessant des Lutins parti(e) fouler l'herbe d'autres prairies en d'autres élevages a été rebaptisé(e).

Les Lutins ne sont d'ailleurs pas les seuls à subir ce sort.

Si l'animal est appelé à vivre pour toujours sur une pelouse, comme animal de compagnie, sans espoir d'avoir un jour descendance, pourquoi pas... si cela satisfait un rêve du nouveau propriétaire ou amuse les enfants de la maison lorsqu'ils l'appellent au moment de la distribution de biscottes. Cela n'engendre aucun problème particulier.

Combien de Lutins rebaptisés sous d'autres cieux?

Combien de Lutins rebaptisés sous d'autres cieux?

Quand par contre le nouvel éleveur souhaite faire de la reproduction et même entrer dans les rangs des éleveurs attentifs qui constituent généalogies pour leurs animaux, je suis bien plus hostile à ce genre de pratique.

Certes un nom peut déplaire pour une raison ou une autre, mais cela n'a en aucun cas incidence quelconque.

Un nom n'est qu'une musique sur laquelle on va calquer image ou paysage émotionnel selon imaginaire, culture ou névrose de chacun. Qu'une personne décide de changer de prénom de façon usuelle ou auprès de l'état civil, c'est une démarche tout à fait acceptable, compréhensible si tel est son désir, et en cela aucun jugement extérieur ne serait le bienvenu.

Concernant nos Ouessant par contre, je n'ai jusqu'alors aucun témoignage de mouton qui aurait fini sur le divan du psy à cause du nom qu'il aurait reçu à la naissance, avant même d'ailleurs son matricule d'identification par la suite. Qu' il s'appelle Couscous ou encore Navarin, certes ce n'est pas forcément sympa et plutôt déplacé ... mais l'important pour un Ouessant, c'est d'abord de se retrouver entre les mains d'une personne qui sera attentive à la vie qu'elle lui offre et qui prodiguera tous les soins divers nécessaires.

"Bon comment je vais l'appeler?"

"Bon comment je vais l'appeler?"

Je n'ai jamais changé le nom d'un Ouessant acquis chez un collègue éleveur.

Aucune utilité et simple marque de respect pour la personne qui me l'a confié. 

Entourloupe des Burons pour la vie! même chez les Lutins.

Entourloupe des Burons pour la vie! même chez les Lutins.

Enfin pour l'aspect pratique et le sérieux des choses, changer le nom d'un animal n'aide en rien au suivi des Ouessant au sein de la population et pour la sélection tout autant que la sauvegarde à mener. 

Bref, changer le nom d'un Ouessant, c'est contribuer à semer le trouble et les erreurs dans les généalogies et l' histoire de cette population ovine, c'est alimenter la pagaille qui existe déjà ne serait-ce que par les étourderies de retranscriptions. Ces dernières ne sont pas rares comme je le constate régulièrement: fausses paternités ou maternités, fausses origines, faux génotypes de coloration ...

des branches entières de généalogie s'avérant fausses et amenant à construire sur du faux, l'intérêt d'une généalogie n'étant plus au rendez-vous.

Tout cela est bien dommage alors que les choses pourraient être si simples. Pourquoi les complexifier?

"Pardon Madame ou Mademoiselle, il me semble qu'on se connait. Rappelez-moi votre nom!"

"Pardon Madame ou Mademoiselle, il me semble qu'on se connait. Rappelez-moi votre nom!"

A nous de faire en sorte qu'une brebis y retrouve son agneau, qu'un bélier y retrouve une relation féconde d'un automne, l'éleveur-naisseur son animal, le nouvel éleveur un historique fiable de l'animal nouvellement acquis ... 

Le vrai nom et l'affixe de l'élevage naisseur, l'identité première d'un Ouessant, avant le numéro de boucle électronique qui ne permet en rien de mettre une image sur un animal dont on parle.

Le vrai nom et l'affixe de l'élevage naisseur, l'identité première d'un Ouessant, avant le numéro de boucle électronique qui ne permet en rien de mettre une image sur un animal dont on parle.

Qu'ensuite chez cerains éleveurs, il puisse y avoir volonté de malveillance ou falsification, là c'est absolument condamnable... et bien plus encore regrettable ...

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 10:51

Qui eut cru ...

Seule la photo assure la véritable mémoire.

... que ça ...

Blou

Blou

... deviendrait ça ...

Seule la photo assure la véritable mémoire.

... à partir de ça ...

photo Pépin

photo Pépin

... et ça?

Ou encore ...

Seule la photo assure la véritable mémoire.

... que ça ...

Hobbit

Hobbit

... deviendrait ça ...

Clarice

Clarice

... à partir de ça ...

Grichka

Grichka

...et de ça.

Tout cela pour dire qu'il est passionnant de voir le vivant se construire et qu'heureusement que la photo existe, car notre mémoire, aussi bonne soit-elle, demeure bien modeste en fait. La photographie permet de partager cette mémoire et de l'assurer pour les générations futures.

Alors photographions encore et encore, avant d'oublier. Cela est particulièrement vrai en élevage conservatoire, pour comprendre et construire.

Quel regret de ne pas avoir à disposition de véritable banque d'images des vingt ans de travail autour du Ouessant qui ont précédé le mien! 

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 13:15

Ces allèles de coloration de la toison chez le Ouessant sont encore rares dans cette population ovine.

Ces deux patrons du locus Agouti apparus, réapparus dans un troupeau on ne peut plus "originel" (sous forme de boutade en rapport à certains qui utilisent ce qualificatif, pour sans doute indiquer une souche continentale des plus anciennes(?)), sont travaillés dans la bande des Lutins depuis quelques années.

Brebis Ouessant de type ancien, de patron Agouti swiss, sur couleur de base brune.

Brebis Ouessant de type ancien, de patron Agouti swiss, sur couleur de base brune.

En possédant cette richesse génétique du Ouessantin de type ancien, mon but n'est pas de me faire plaisir ou en tirer une certaine gloriole.

Non, une fois de plus, tout le travail chez les Lutins s'oriente vers la sauvegarde du patrimoine de ce type ovin.

Les résultats sont pour l'instant lents faute d'un nombre important d'animaux porteurs de ces allèles, d'autant que de simple forme hétérozygote.

Swiss et rusty

Mais il n'y a pas, pour moi, on ne sauvegarde bien qu'en multipliant et ... en diffusant . Cette évidence doit en être véritablement une, d'évidence.

Aussi, dès que possible, selon les possibilités, il m'importe que ces patrons de coloration rejoignent les troupeaux d'autres éleveurs motivés, là encore dans l'optique de vouloir multiplier et diffuser, sauvegarder, et non s'approprier exclusivité.

Le vivant est fragile. Le vivant peut être vite perdu. La seule solution pour le sauvegarder donc, le multiplier et le diffuser largement, tout nouvel élevage possédant alors telle ou telle richesse devenant à son tour une banque génétique pour l'avenir de ce type ovin (et les générations futures si elles le méritent(?)). La dispersion géographique d'allèles précieux permet d'en garantir la protection, face aux vols, épizooties, attaques de chiens.... Le principe de "ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier" 

C'est ainsi qu'une démarche conservatoire se construit. Malheureusement, rares sont les éleveurs dans un souci de conservation, mais aussi de partage, pour construire un bien commun, celui du Ouessant de type ancien. Heureusement, comme en d'autres domaines, ce sont les initiatives privées qui permettent qu'il en soit autrement. Les Lutins y travaillent...

Alors, je croise les doigts, pour que le prochain printemps d'agnelage soit riche de ces merveilles chez les Lutins. 

Brebis Ouessant de type ancien, de patron Agouti rusty midsides, sur couleur de base noire.

Brebis Ouessant de type ancien, de patron Agouti rusty midsides, sur couleur de base noire.

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28 janvier 2021 4 28 /01 /janvier /2021 10:52

Bravo à ce député pour son discours! Justesse et cohérence.

Ce qui est rassurant c'est que la parole de l'intelligence se fasse de plus en plus entendre.

Ce qui est inquiétant, c'est que l'intelligence ne soit toujours pas contagieuse, elle... les méandres des intérêts divers et les esprits rabougris devant être perpétuellement malmenés à défaut d'être réveillés, éveillés, quels que soient les partis qui les rassemblent.

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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 08:01

Nouvelle (longue, plus d'1h30) vidéo des Lutins ... donc choisir un bon fauteuil.

Loin d'être une conférence ou un cours sur le Ouessant (il y aurait encore beaucoup à raconter et parfois précisions à apporter), un moment de rencontre, de partage avec le réalisateur, éleveur ami également passionné, qui me "tire les vers du nez" pour que je dessine le Ouessant, mais aussi mes Ouessant et mon intérêt pour ce type ovin. 

Un immense merci, une fois de plus, à Dominique Leplant et son fils Gwendal, pour leur démarche, leur talentueux travail et le superbe résultat qui, c'est certain, prendra (prend déjà) une place privilégiée dans mes souvenirs quand je regarderai en arrière, ne pouvant plus alors mener cette passion.

Translation of the vidéo possible!!!

Comme toujours, les commentaires sont bienvenus ... au moins pour parler Ouessant et échanger à ce sujet. 

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