Pour ces petites "bêtes"-là, il en a coûté en 2013 chez les Lutins environ 400 euros, rien qu'en obligations administratives.
Devant toutes ces tracasseries, on comprend aisément que, malgré cette obligation (parfois méconnue), bien rares sont les éleveurs (ou simples détenteurs) de moutons ou de chèvres d'agrément qui déclarent leurs animaux. Les complications, les contraintes et le coût découragent souvent, les propriétaires espérant simplement qu'aucun de leurs voisins ne les dénoncera un jour sur le fait qu'ils détiennent des petits ruminants au fond de leur jardin.
Alors quand on vient me demander (administration y compris) si je touche des primes sur mon troupeau, cela agace. Non, aucune prime, que des dépenses, y compris celles ci-dessus qui nous sont imposées. Non, aucune prime pour les hectares que je préserve en prairies. Non, aucune prime pour l'entretien de plusieurs kilomètres de haies. Contrairement au milieu agricole qui vit de l'élevage.
Je ne mène qu'un élevage de loisir en orientations conservatoire et scientifique,mais soumis aux mêmes contraintes que les professionnels ovins sur ces points administratifs.... mais pas à certains avantages!
Maintenant, il faut ajouter les coûts de tout élevage (mais pour les amateurs sans récupération de TVA): installations, aménagement, matériel, produits et soins vétérinaires, nourriture, achat et imposition des terres...
L'élevage des Lutins une pure passion... et il en faut.
Epilogue concernant les tracasseries administratives:
L'exemple d'une identification électronique inadaptée et non respectueuse des Ouessant est l'exemple type de l'absurdité administrative qui touche les éleveurs amateurs et contre laquelle il faut se débattre là-aussi. On voudrait faire disparaître tout élevage amateur qu'on ne s'y prendrait pas mieux. J'ose espérer qu'il s'agit plus, comme d'habitude, d'un manque de considération des minorités (parfois pas même connues, d'où la nécessité de nous faire connaître) dans la machine administrative et politique non encore munie de "conduite assistée", rigide sans aucune part d'humanité ni réflexion.
Mais nous ne plierons pas face à l'absurdité et le manque de respect de cette législation à l' égard de notre type ovin, en continuant à nous battre pour améliorer son sort. C'est aussi aux services de l'élevage d'être à l'écoute des éleveurs (du moins c'est ce qu'ils écrivent dans les documents démagogiques), de leurs besoins et ceux de leurs animaux, et de remédier (ou faire remédier) en conséquence aux soucis rencontrés, ne serait-ce que par bon sens, pour ne pas dire intelligence.