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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 06:13

Toujours en attendant d'autres naissances des Ouessant Lutins.

Premières contractions.

Premières contractions.

Cela fait son chemin.

Cela fait son chemin.

"Qu'est-ce qui t'arrive?". "Fiche-moi la paix!".

"Qu'est-ce qui t'arrive?". "Fiche-moi la paix!".

"Ah p... ! Qu'est-ce que j'en bave!"

"Ah p... ! Qu'est-ce que j'en bave!"

"Moi aussi!"

"Moi aussi!"

Le plus difficile est passé. La tête, mais un seul pied était correctement positionné.

Le plus difficile est passé. La tête, mais un seul pied était correctement positionné.

Une dernière contraction et hop.

Une dernière contraction et hop.

"Où suis-je?"

"Où suis-je?"

"Qu'est-ce qui m'attend?"

"Qu'est-ce qui m'attend?"

"Va falloir te faire propre et être présentable pour entrer dans la vie!"

"Va falloir te faire propre et être présentable pour entrer dans la vie!"

"Bouge pas qu'j'te dis!"

"Bouge pas qu'j'te dis!"

"ça creuse tout ça!"

"ça creuse tout ça!"

"Ou qu'ça se trouve?"

"Ou qu'ça se trouve?"

"Peut-être par là!"

"Peut-être par là!"

"Donne ton pied!"

"Donne ton pied!"

"Te voilà comme un sou neuf. T'es tout beau mon fils!"

"Te voilà comme un sou neuf. T'es tout beau mon fils!"

Trognon, mini bouc (600/700g estimés) entre dans la vie, un nouveau caprin miniature des Lutins.

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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 07:15

Des journées sans naissances de Ouessant Lutins se succèdent.

Mais côté caprins Lutins, ça bouge un peu.

Chamois le chevreau.

Une mère Agouti badgerface (pie) a donné un chevreau de même patron de coloration, mais uni (non pie).

Chamois le chevreau.

Ce patron Agouti badgerface ("masque de blaireau" de par les barrettes frontales noires en particulier) est dans son cas, de dessin noir (pigment eumélanique noir) très limité pour l'ensemble du corps, à ce stade.

Chamois le chevreau.

Dit communément "chamoisé" cet allèle s'exprime chez ce jeune par une surface importante en pigment phéomélanique dans un ton assez léger. Mais la coloration d'un jeune peut évoluer ensuite en cours de croissance jusqu'à l'âge adulte.

Chamois le chevreau.

Cette coloration dans un costume de petit animal sauvage est bien jolie. Par ce fauve, une sorte de "petit chevreuil" ce solide petit gars!

"Oui, c'est bien par là" semble-t-il indiquer par ses oreilles.

"Oui, c'est bien par là" semble-t-il indiquer par ses oreilles.

Quelques jours après ...

Quelques jours après ...

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 05:06
Non sponsorisé

Un dessin sur la joue de Pirouette!

Le logo d'une célèbre marque ou une autre?

Non!

Le blog des Lutins, tout comme le troupeau, n'est pas sponsorisé, ni ne bénéficie d'aucune aide quelconque.

L'élevage passion, conservatoire et d'étude, est totalement aux frais du berger à tous les niveaux.

Aucun bénéfice, que des dépenses! (dont je me refuse de faire le bilan astronomique à présent sur 25 ans, faisant tout simplement ce qu'il faut. Quand on aime, on ne compte pas....)

Une pure perte financièrement parlant ... mais un grand enrichissement intérieur!

Non sponsorisé

Non, Pirouette présente tout simplement deux mèches privées de toute pigmentation, depuis sa naissance.

Phénomène de leucisme qui peut toucher tout mammifère ou oiseau, dans le pelage ou le plumage.

Ici limitée, cette absence de pigmentation peut être d'étendue variable ou dispersée en de multiples endroits du corps.

En 25 ans, sur des centaines d'animaux nés chez les Lutins, j'ai noté ce phénomène quatre ou cinq fois (six peut-être en comptant un animal acquis).

Il ne faut pas confondre cet aspect avec le gène "pie" chez les ovins, ni d'autres aspects génétiques rencontrés chez le Ouessant, comme ici le museau qui blanchit (canitie localisée à un âge variable) ou encore les marques frontales blanches chez certains agneaux (parfois conservées).

Non pas de sponsor!

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3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 11:27

Finalement, les Lutines auront attendu la fin de ce 1er avril pour lancer l'agnelage 2021.

La saison commence par trois naissances de forme Non agouti noir homozygote pour le gène faded (qui décolorera la toison).

Ces dernières années, les naissances de ce type de toison étaient plutôt rares, mais cette année, ayant utilisé en reproduction deux béliers porteurs de faded et un autre faded exprimé (homozygote), cette coloration a de fortes probabilités d'être au rendez-vous, selon le génotype des femelles. 

On verra car les probabilités sont une chose, mais les résultats une tout autre.

Lot de "faded"

C'est d'abord Pirouette qui donnait un agneau en début de nuit.

Lot de "faded"

Bernard, dont les pivots m'avaient indiqué le sexe dans la nuit à tâtons. 

Lot de "faded"

Hier matin, Mirlaine (elle-même Non agouti noir homozygote faded) donnait un gars de plus en même coloration (mais au stade juvénile).

Lot de "faded"

Faded, pourquoi chercher loin l'inspiration, laissé tranquille, même pour une photo.

Lot de "faded"

Puis hier après-midi, Nitro donnait tout de même une agnelle, toujours dans la coloration précédente.

Lot de "faded"

Collète, une vingtaine d'heures, suit maman, bien déterminée.

Malheureusement, le froid arrive. Déjà l'herbe gelée cette nuit et cela va continuer à descendre de plus en plus sous zéro, au moins sur la semaine.

Pas de chance, les rondes nocturnes s'imposent alors pour détecter les éventuelles naissances et parer au mieux aux problèmes d'hypothermie qui vont planer au-dessus des petits Lutins nouveaux qui auraient malchance de pointer museau et sabots durant les nuits.

Du souci en perspective alors qu'il faisait un temps idéal hier encore...

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 09:32

Toujours pas de naissances chez les brebis des Lutins.

Dans le même temps, rien d'alarmant puisque les lots de reproduction furent constitués le 27 octobre, sauf un le 24. Certaines brebis sont bien rondes, c'est rassurant et les dernières naissances peuvent être pour fin mai.

Cependant, les brebis introduites cet hiver continuent d'offrir des surprises...

C'est l'attente.

D'abord Bouclette qui donna un jeune mâle.

C'est l'attente.

Kenzo, agneau Agouti grey sur base noire.

C'est l'attente.

Puis Paprika qui donna également un mâle.

C'est l'attente.

Pépito, agneau Agouti grey sur base brune.

Une belle période pour naître. J'espère que mes brebis vont en profiter et ne pas attendre un épisode météo froid ou/et humide apportant toujours plus de soucis...

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25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 18:34

Tout d'abord, je voulais préciser que l'ensemble des photos de cet article sont de Fabrice Frobénius.

Je voulais remercier une fois encore Fabrice pour le prêt de ses clichés.

Ci-dessous un lien pour admirer l'ensemble de ses galeries sur le vivant qui nous entoure. Qualité d'image, esthétisme, belles rencontres, de superbes témoignages de la beauté des espèces. Une belle démarche ...

Nul besoin d'être un fin observateur de l'avifaune pour avoir déjà remarqué à quel point les individus des quelques espèces qui se sont installées en milieu urbanisé sont bien moins farouches que leurs frères et soeurs des campagnes, à l'exemple du merle noir ou encore du pigeon ramier entre autres.

Il y a deux raisons essentielles à cela.

D'abord ces oiseaux ont appris à mesurer le degré de dangerosité des humains selon les lieux et les situations. Ils nous observent et analysent nos comportements et intentions bien plus que nous ne leur prêtons attention, composant en conséquence avec notre omniprésence.

Ensuite, aussi étonnant que cela puisse paraître, ils trouvent sur nos bâtiments, dans nos parcs et jardins, une quiétude plus grande face aux humains qu'en certaines zones rurales (malgré nos matous ou encore le malade à la carabine qui peut toujours malheureusement exister en ville).

Le nouveau domaine des Lutins, implanté à présent depuis onze ans en pleine campagne, offre sur quelques hectares un havre de paix pour la faune qui ne subit sur cet espace aucune agression humaine.

Naturaliste dans l'âme, dans les motivations et les faits depuis ma naissance, au fil des ans, depuis mon installation, j'ai pu être attentif et noter ainsi l'évolution de la faune autour des Lutins et de ses comportements. A l'image de ce qui se passe en parc urbain mais de façon moindre, je constate, chez moi, les changements dans le comportement de certains oiseaux en l'absence de malveillance à leur encontre.

La corneille noire, un oiseau particulièrement intéressant. Chez les Lutins, pour son nid, elle ramasse actuellement de la laine des Ouessant, n'hésitant pas à choper quelques mèches sur leur dos si besoin est.

La corneille noire, un oiseau particulièrement intéressant. Chez les Lutins, pour son nid, elle ramasse actuellement de la laine des Ouessant, n'hésitant pas à choper quelques mèches sur leur dos si besoin est.

Parmi la faune, ce sont les oiseaux que nous remarquons le plus de par leurs moeurs, pour la plupart, diurnes comme nous.

Et bien évidemment, les plus gros passent moins inaperçus. 

 

Une paire de couples de corneilles se partage le domaine des Lutins. Le couple le plus proche a appris à me tolérer, acceptant à présent ma présence jusqu'à une vingtaine de mètres... à moins que ce ne soient ces corneilles qui n'hésitent plus à se rapprocher également un peu plus de moi... Cette situation est nouvelle pour le lieu, l'effet du partage de territoires en bonne intelligence qui aura mis tout de même pas mal d'années à se dessiner. 

Comme tous les corvidés, ces oiseaux sont de véritables "cerveaux sur pattes". Ces corneilles ont bien appris à me reconnaître quelle que soit ma façon de me vêtir ou me couvrir la tête. Elles nichent chaque année dans l'un ou l'autre des grands arbres, mais malheureusement leur taux de réussite de reproduction est très faible, pour des raisons tout à fait naturelles (chutes de nid sous le vent, chutes de jeunes, compétitions interspécifiques...). Dommage car cela m'aurait intéressé d'analyser le phénomène de transmission culturelle aux jeunes concernant la tolérance à mon égard. Peut-être pour cette année?  

Cependant, à longueur d'année je croise les doigts, car tout peut être anéanti. En effet, ici comme partout ailleurs, l'intelligence humaine n'est pas ce que l'on rencontre le plus et passées les frontières des Lutins, la vie de tout corvidé devient particulièrement dangereuse, le risque des plombs étant bien supérieur aux serres de l'autour ( ce qui dans ce dernier cas, la prédation, serait tout à fait acceptable car normal, naturel et dans l'ordre des choses).

Le geai, un magnifique clown des arbres.

Le geai, un magnifique clown des arbres.

Le geai a réduit également sa distance de fuite sur le domaine des Lutins, n'alarmant pas ici contrairement à son attitude ailleurs. Visuellement plus discret que d'autres corvidés car passant beaucoup de temps dans les arbres, le geai se fait surtout remarquer par ses imitations qui pourraient tromper bien des oreilles, allant des cris de la buse variable ou du héron cendré à ceux du vol de grues cendrées. Un phénomène! (tu parles d'un geai!) Actuellement il se montre avec ses congénères dans de joyeuses farandoles mélodieuses pouvant réunir une douzaine d'oiseaux, prémices des parades nuptiales. 

Dans l'intimité d'un couple de pies.

Dans l'intimité d'un couple de pies.

Bavarde oui, voleuse non, la pie semble toujours tirée à quatre épingles dans son bel habit noir et blanc (pie). Les quelques oiseaux qui fréquentent le domaine des Lutins demeurent très craintifs. On le serait pour moins. En effet, ...

Cette espèce a pour habitude, le soir venu, de rejoindre un point dortoir où se réunissent toutes les pies d'un même canton (de vie et non administratif), le lieu s'inscrivant au fil des générations dans la culture de la population locale de cet oiseau comme gîte nocturne incontournable. Le dortoir est un système de sécurité basé sur le principe qu'à beaucoup il y a toujours un oeil ou une oreille pour détecter un danger durant la nuit et alerter. Sur la commune, bien que pas le plus important rencontré dans ma vie, je connaissais un joli dortoir de cette espèce depuis dix huit ans, mais sans aucun doute bien plus ancien encore. Connaissais, car malheureusement depuis deux ans, sans changement aucun sur le site en question, le dortoir fut réduit à une poignée d'oiseaux, divisé par dix!!!

Nul besoin de supposer sélection naturelle, les prédateurs de la pie ne pouvant réduire du jour au lendemain la population de cette proie en telle proportion.

Il faut bien plus imaginer le triste résultat d'une campagne de destruction de cette espèce par quelques haineux, sur ses divers lieux de gagnage.

 

Je comprends donc bien "mes" pies qui continuent de me percevoir comme un danger, ces survivantes demeurant convaincues, à juste titre, que derrière tout humain peut se cacher personne peu fréquentable.

Ce triste exemple montre bien pourquoi la faune des campagnes demeure viscéralement farouche et distante face aux humains.

Deux autres anecdotes pour alimenter ce sujet.

Artistique querelle de choucas.

Artistique querelle de choucas.

Sur la région, les choucas se rencontrent sur les bourgs déjà conséquents. Dans mon coin, ce petit corvidé ne fait que passer, créant chaque fois mon enchantement. Une jolie petite cheminée peut accueillir leur nid chez moi... Si des choucas me lisent qu'ils se le disent...!

En hiver, l'hexagone accueille une partie des oiseaux de cette espèce venant d'Europe du nord et de l'est. Ainsi l'an passé, une peupleraie voisine s'est vue choisie comme dortoir par quelques dizaines de choucas en hivernage près des Lutins. Chaque soir, entre chien et loup, c'était fascinant d'observer ces oiseaux accompagnés de quelques corneilles, venir chuter dans les cimes après maintes hésitations sur le principe du ni vu ni connu. Mais cela ne dura que quelques semaines...

...jusqu'au coup de fusil, un soir au crépuscule, administré au dernier faisan mâle du quartier qui poussa ses derniers cris, juste la veille de la fermeture du tir de cette espèce. Ce tir administré à un des survivants des cocottes d'élevage ahuries lachées régulièrement pour satisfaire l'amusement de certains (sans autre commentaire...) ne fut pas sans autre conséquence...

Bref, le lieu devenu jugé dangereux, fut abandonné par la bande de choucas.  

Corbeau freux (adulte, deux ans et plus, d'après l'absence de plumes à la base du bec de ce fouisseur).

Corbeau freux (adulte, deux ans et plus, d'après l'absence de plumes à la base du bec de ce fouisseur).

Préférant les plaines, le corbeau freux est plutôt rare sur les hauteurs du Limousin. Notre pays accueille en hiver les migrateurs hivernants venus du nord et de l'est voire de Russie. Pour la seconde fois seulement, un petit hivernage se dessina cet hiver sur les prairies voisines des Lutins. Ils étaient environ quatre vingts, durant plusieurs semaines, à revenir chaque jour sur ces mêmes prairies, allant dormir au soir je ne sais où. Un réel plaisir de les voir et de les entendre chaque jour, d'autant que j'ai un lien particulier avec cette espèce que j'ai beaucoup étudiée, dénombrée, sur ma région d'origine, ayant même élevé dans ma jeunesse un freux, apprivoisé au point qu'il me considérait comme sa femelle et volait à mes côtés où que j'aille (Mais cet oiseau ami finit comme je l'imaginais... flingué par un valeureux chasseur ...).

Bref ce petit hivernage sur la commune était invisible pour d'autres yeux que les miens et ne pouvait d'autre part intéresser personne d'autre que moi...

Ce stationnement prit fin un dimanche avec l'arrivée d'une bande d'énergumènes vociférants, excités, puis les hurlements des chiens, la pétarade et l'écho de colline en colline.... la mort du renard qui égayait mes prairies et faisait son travail auprès des taupes et campagnols qu'elles accueillent, et qui maintenant font la fête.

Insécurité une fois encore, c'est ce que les freux migrateurs ont compris, désertant dès lors les lieux pour d'autres vagabondages.

Ces divers exemples montrent bien à quel point il est aisé de comprendre que certaines espèces se sentent bien plus dans une relative sécurité en milieu urbanisé comparativement à la campagne.

C'est pourquoi la proximité qui s'installe avec un couple de corneilles chez les Lutins n'est pas aussi anodine qu'il n'y paraît dans l'histoire du quartier, le "Autour des Lutins" de cette catégorie d'articles n'étant un paradis que si on ne s'éloigne pas trop du "autour".

J'ai choisi les espèces présentées ici, facilement observables, pour bien faire comprendre que c'est dans les villes et parcs urbains, zones de "paix" que l'on a le plus de chance de pouvoir les côtoyer au plus près et non à la campagne, aussi étrange que cela puisse paraître, la campagne n'étant pas forcément le havre de "paix" fantasmé.

Le bonheur est dans le pré... mais pas n'importe quel pré!

Deux liens ci-dessous, pour les curieux de nature et les personnes soucieuses de réparer les malheurs dont sont trop souvent victimes les oiseaux de la famille des corvidés.

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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 10:31
Equinoxe

Gigi, brebis introduite en décembre chez les Lutins, s'était assez vite avérée gestante alors.

Grâce à elle, ma prévision de naissances possibles à partir du 20 mars se trouve vérifiée, bien que je n'y sois pour rien dans son cas.

En effet, hier soir, je la remarquais plutôt contrariée.

Equinoxe

Vers minuit, je découvrais que Gigi avait bien mis bas depuis au moins une paire d'heures, d'après le placenta au sol et son petit fièrement dressé près d'elle, au séchage bien avancé malgré les moins deux degrés ambiants.

Je pris tout de même la précaution de déplacer la petite Equinoxe, au sec dans un abri, la mère nous suivant.

D'après la vitalité de l'agnelle et une bonne entrée apparente dans la vie, malgré une nuit encore longue et froide qui s'annonçait, j'étais confiant sur l'issue de cette naissance ayant la malchance d'avoir lieu en cette période météo encore hivernale.

Au matin, tout allait parfaitement comme en témoignent les photos, la petite n'ayant pourtant pas depuis choisi l'endroit de la cabane le plus abrité.

Equinoxe est de coloration Agouti grey sur base brune (la probabilité qu'il en soit ainsi était seulement de 1 sur 8).

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 17:59

Dans l'attente des naissances Ouessant prochaines, je savais que côté caprins miniatures une surprise arriverait cette semaine.

Beghine

Fécondée le 15 ou 16 octobre, Danette a donné naissance ce 11 mars. Tout à fait dans les temps.

Pour  la dernière reproduction que j'autorisais à cette chèvre, cette dernière n'a fait qu'un petit. Surprenant alors que pour la première fois chez moi ce furent des triplés il y a deux ans. Deux jeunes l'an dernier et donc un cette année.

La carrière de cette mère chez les Lutins aura donc été de 3, 2, 1, 0...

Beghine

J'avais profité des chaleurs de Danette à l'automne pour lui offrir un de mes boucs dont je voulais connaître le génotype des colorations qu'il renfermait.

C'est fait, je sais. Cette naissance me prouve que derrière la coloration Agouti badgerface du père se cache chez ce mâle le Non agouti noir. Il y avait une chance sur deux, c'est vérifié. Plus de mystère!

Beghine

Beghine, puisque c'est une chevrette, a dix neuf heures sur les photos.

De par ses parents, cette fille est de fait homozygote pour l'allèle Non agouti noir (et pie).

Lutino, le père, Non agouti badgerface ("chamoisé") et pie. Encore diminué, venant d'être malade.

Lutino, le père, Non agouti badgerface ("chamoisé") et pie. Encore diminué, venant d'être malade.

Beghine

Un peu hésitante pour gagner le "plancher des chèvres", impressionnée par l'herbe où sa mère veut l'entraîner, elle n'ose franchir le seuil de l'abri.

Beghine

Déjà l'air sévère de maman et pourtant bien innocente encore.

Beghine va devoir attendre encore un mois pour découvrir brochette de copains et copines de son espèce.

Mais peut-être s'intéressera-t-elle avant cela aux agneaux Ouessant Lutins qui pourraient arriver d'ici une semaine....?

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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 11:36

En certains élevages, de rares naissances peuvent avoir lieu dès janvier, quand les béliers sont laissés avec les brebis durant l'été.

Néanmoins, c'est de mi-mars à à mi-mai que se déroule essentiellement l'agnelage chez le Ouessant.

Qui est fécondée, qui ne l'est pas?

Qui est fécondée, qui ne l'est pas?

Chez les Lutins, ces naissances calculées sont programmées justement sur avril et mai, ce qui correspond à la saison naturelle de mise-bas chez les ongulés sauvages, ce n'est pas pour rien. Il n'y a que des avantages à ce qu'il en soit ainsi. Chaque chose en son temps.

Certains éleveurs utilisent des tables de calcul pour définir l'arrivée de leurs naissances.

Pour moi, cela est certes joli, mais totalement inutile. En effet, il est impossible d'abord de connaître le jour et l'heure de la fécondation réelle d'une brebis. Ensuite, il existe une certaine variabilité de la durée de gestation, d'une brebis à l'autre, d'une gestation à une autre.

Chez les Lutins, je pratique le principe suivant bien plus proche de la réalité.

Si j'ai la chance d'observer un accouplement, ce qui n'est pas si fréquent, je note la brebis concernée et le jour de l'événement.

Ensuite, il n'y a plus qu'à considérer qu'il me faut être attentif à cette femelle dans la semaine qui précède la date anniversaire des cinq mois de durée de gestation (148j théoriques).

Dernière ligne droite pour l'agnelage fin mars chez les Lutins.

Dernière ligne droite pour l'agnelage fin mars chez les Lutins.

Ainsi, cette année, mon premier lot de reproduction fut constitué le 24 octobre. J'en conclus donc qu'au mieux, à l'approche du 20 mars, je risque de voir pointer un petit museau.

Autre exemple, j'ai surpris Sucrette, Hermeline et Farine, en festivités le 6 novembre. Je sais ainsi que pour ces brebis, il me faudra être attentif autour du 1er avril. Si rien n'est au rendez-vous en cette période pour ces brebis, je conclurai que 18 jours plus tard il me faudra être attentif à nouveau... En effet les cycles entre deux périodes de chaleurs sont de 18 jours. (Cela risque d'être le cas pour Farine dont j'ai noté autre accouplement le 25 novembre, indiquant, sauf farce, que celui du 6 fut stérile).

En attendant l'agnelage, il convient de bien y préparer les brebis, et plus encore pour leur allaitement qui va suivre.

Déjà jusque là, on peut poursuivre la distribution hivernale des céréales, puis durant l'allaitement si on n'a pas de prairie qui mérite véritablement ce nom.

Dans les semaines avant l'agnelage, on prend soin de vermifuger les futures mères (et le reste de la troupe d'ailleurs) qui doivent être en pleine forme pour ce qui les attend ensuite.

Il est bon également que les onglons soient parés (si besoin, car cette opération se fait également juste avant gestation pour assurer une marche confortable de la brebis lourde). Pas besoin de  retourner les femelles gestantes pour opérer. Le parage du Ouessant sur pattes se fait très bien et bien mieux que sur le cul. Il suffit de le maintenir le cou coincé entre nos mollets (ou cuisses, selon la taille des moutons et celle de l'opérateur). 

Rondes de laine mais aussi de par leur gestation. Du moins pour la moitié des femelles autorisées à reproduire cette saison.

Rondes de laine mais aussi de par leur gestation. Du moins pour la moitié des femelles autorisées à reproduire cette saison.

Ensuite, quelques jours après la naissance, quand la mère s'est bien vidée, il est bon de tailler la laine salie des cuisses et autour de la vulve, ainsi que la queue. C'est mieux pour elle, mais cela permet également de réduire les risques de myiase par la suite.

(Dans un autre domaine, chose à faire également pour un animal qui sortirait d'une période de diarrhées.)

Bon agnelage!

Ici encore trois semaines d'attente au moins.

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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 14:26

Il y avait un bout de temps que j'avais publié en catégorie "Autour des Lutins", pour parler de la faune qui m'intéresse d'ailleurs plus encore que le Ouessant, qui n'est qu'un artifice du domestique, il faut bien le reconnaître.

Pour s'émerveiller, nul besoin de tomber sur un oiseau d'Amérique du Nord ou d'Asie venu s'égarer dans l'hexagone ou encore de faire des kilomètres pour observer l'eider à tête grise qui stationne sur Fouras ces dernières semaines. Les oiseaux plus communs sont à même de fournir bien des surprises d'un autre ordre, tout en restant chez soi.

Fascinant

Depuis quelques semaines, les grues cendrées quittent l'Espagne (et la France) pour rejoindre leurs quartiers de nidification en Europe du nord.

Malheureusement pour moi, comme souvent en ce qui concerne la migration prénuptiale, le couloir de passage se trouve un peu décalé vers l'Ouest et jusqu'à aujourd'hui, je n'ai contacté que trois vols passant au-dessus des Lutins.

C'est peu mais cela m'a permis de faire une observation intéressante, une première après plus de soixante ans de suivis de la migration de cette espèce et des centaines et centaines de milliers d'oiseaux contactés.

Le 13 février dernier, il gelait encore bien même si la petite vague de froid allait se terminer. Les coups de froid ont pour effet de faire descendre des contrées plus nordiques, l'avifaune qui tentait d'y hiverner. Ainsi depuis janvier, les grives mauvis déferlaient par centaines sur mes houx (pour les baies). Bien d'autres passereaux suivaient le mouvement et il y a un mois, même une cigogne blanche ayant tenté hivernage au nord, filait vers le sud...

En ce 13/02, j'observais donc huit grues fuyant le froid. Je me surpris à imaginer, m'interroger si elles venaient d'Allemagne, du lac du Der dans la Marne ou simplement de la zone d'hivernage des départements voisins du mien plus au Nord.

Avant que ce petit groupe passe au-dessus de moi, dans le même temps, je perçus qu'un vol de 75 grues arrivait au loin du sud-ouest, pressé de remonter depuis les Landes ou l'Espagne. Deux vols aux intentions migratoires différentes allaient se rencontrer... et se rencontrèrent. Le plus gros vol se mit à cercler pour trouver ascendance d'air au-dessus de la colline des Lutins, le petit vol de huit oiseaux s'y joignant. Par ce froid, l'effet attendu fut limité et la troupe se décida assez vite de reprendre sa progression vers le nord-est.

Et là, magie ...! Scotché, je vis quelques oiseaux sortir de la troupe, sept exactement, et prendre la direction opposée. Les voyageuses pour le sud-ouest, sauf une, n'avaient pas été entraînées par le nombre et l'intention du gros groupe.

Ce fut là pour moi une observation des plus intéressantes du point de vue comportemental.

Qu'est-ce qui avait fait que l'effet de masse n'entraîne pas les huit (enfin sept!) grues?

Pourquoi l'une avait-elle suivi? Influençable ou simplement happée physiquement car mal placée dans la spirale?

Pourquoi les sept oiseaux étaient-ils demeurés aussi déterminés quant à leur direction de vol? D'autant quand on connait le côté grégaire marqué de cette espèce en période hivernale.

On peut également se demander si les sept oiseaux faisaient bien tous partie du groupe de huit initial.

Sur l'instant, je n'ai pas eu le réflexe d'essayer de déterminer si les sept oiseaux étaient des immatures ou/et jeunes de moins d'un an. Ce qui aurait pu expliquer que ces oiseaux n'étaient pas des plus pressés à remonter.

De toute façon, visibilité et distance ne m'auraient sans doute pas permis de trancher. 

Une belle observation pour moi. Insolite. Qui m'a bien fait vibrer ...

Comme quoi le merveilleux est bien présent dans ce qui pourrait sembler bien ordinaire!

Bien malheureux doit être celui qui n'est pas en mesure de s'émerveiller au quotidien!

Alors qu'il suffit de regarder autour de soi, le merveilleux du vivant (ce dernier bien amoindri c'est vrai) étant partout... Prendre le temps ne serait-ce qu'un instant, d'écouter, de regarder... Savoir tourner la tête vers la grive, le triton, la coccinelle... éléments du réel qui nous accompagnent dans le fleuve du vivant. Le bonheur est bien dans le pré ... et autour du pré, voire au-dessus comme ce 13/02.

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