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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 08:50

 

 

 

gould fils

 

 Amusant petit clown né chez un collègue éleveur (élevage Coffin),ce bélier blanc marqué de roux de manière plus insolite qu'à l'ordinaire est né du mâle ancien Lutin ci-dessous et de la brebis ci-dessus.

 

gould

 

Gould des L. (élevage Coffin) que je découvre après sa première tonte, belle solidité. Merci à Steve pour les nouvelles et les photos.

 

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 08:18

 

 

Pas la mienne, celle de Kapouille des L. et fruit de sa passion avec Grichka des L.

Cachée non par honte, mais parce que l'incertitude quant à son avenir plana très longtemps sur cette naissance.

 

 

avril 11 181

 

 Tout avait commencé de manière classique le 28 avril dernier vers 20h.

 

avril 11 182

 

 Mon seul regret était que la journée avait été splendide et que l'évènement se produisait peu avant la nuit, dommage pour le jeune...

 

avril 11 183

 

 Enfin! Le petit (blanc) apparaissait.

 

avril 11 184

 

 C'est à cette seconde précise que je compris que les choses n'étaient pas normales. Un "chiffon blanc" pesant et inerte venait de toucher le sol.

 

avril 11 186

 

 En m'approchant, je considère l'agneau mort. Aucun mouvement, aucun cri. Que faire? Le balancer tête en bas, le secouer, le frictionner? Voyant qu'il respire, je laisse la mère oeuvrer. Mais toujours aucun mouvement après plusieurs minutes.

 

avril 11 187

 

 Je décide d'intervenir, place l'agnelle (c'est une fille , chic tout de même...) en position pour qu'elle se lève. Mais totale impossibilité. Cela fait déjà longtemps qu'elle devrait être en train de téter. Je ne mesure pas le temps qui passe et qui semble long, trop long.

Une "loque ovine" est devant moi. Aucun tonus. Elle pèse de tout son poids sur l'herbe...Et toujours aucun cri...J'analyse la situation et conclus que comme de toute façon elle ne sèchera pas correctement au sol, qu'elle ne pourra pas se nourrir, elle est perdue. Il ne reste qu'une solution, lui tendre la main puisque le hasard l'a placée sur mon chemin.

Je l'enlève à Kapouille qui devra vivre sa nuit de désespoir, seule. 

 

avril 11 188

 

 Essuyée, sèchée au sèche-cheveux, gavée de colostrum (pas pris sur la mère pour ne pas lancer sa production de lait et qu'au contraire elle tarisse ensuite). Ma nuit fut bousculée bien des fois pour assurer le service et vérifier la situation. Mais au matin, après quelques heures de sommeil tout de même, je découvre la pauvre chose informe de la veille dans un meilleur aspect. C'est pourtant toujours cette petite masse blanche inerte (baptisée Fantômette) qui ne fait que respirer...et digérer.

Carence? Prématurée? Handicapée? Une visite chez le véto ne m'en dira pas plus mais m'équipe en antibiotique de circonstance, produit énergisant et vitamines. Je tente de la faire boire du lait reconstitué pour qu'elle s'hydrate tout de même, mais ses difficultés à déglutir me font me tourner vers des injections régulières de sérum glucosé.

Une journée d'incertitudes et de questionnements passe. S'en sortira-t-elle? Ne me suis-je pas engagé dans une voie sans issue? De toute manière, il serait stupide de faire marche manière et il ne reste qu'à espèrer.

Une nouvelle nuit en pointillés passe en ayant fait le maximum. Je m'octrois quelques heures de sommeil, me surprenant à penser, trop exténué, que de toute façon vivante ou morte je verrai le lendemain.  

 

avril 11 189

 

 Et le lendemain, Fantômette est toujours vivante. J'essaie de la mettre debout comme je l'avais fait sans succès la veille. Et là, miracle, elle réussit à garder la position en tremblant, sans pouvoir soutenir sa tête. C'est déjà un énorme progrès.

Plusieurs fois dans la matinée, je l'exerce à cette position...Dans l'après-midi, elle réussit à déplacer les pattes, marcher serait un grand mot.

Durant ce second jour, elle bénéficie de son traitement mais cette fois je tente de la faire boire au biberon. Impossible, je continue avec la seringue glissée à la commissure des lèvres.

En soirée, chancelante, elle se déplace pattes tendues à la verticale et cou à l'horizontale.

Je considère cette raideur comme étant du retard dans ses facultés locomotrices quand tout à coup, je la vois tomber dans des convulsions à l'issue desquelles je pense la retrouver morte d'autant que le coeur en subit les conséquences. Que faire? L'achever? Dans les moments où les choses redeviennent normales, je cherche à comprendre. En fait, elle est hypersensible à toute stimulation de l'extérieur, bruit, petit heurt,... qui la font réagir au-delà de la normale dans ces paniques convulsives. Je m'aperçois que ce sont des crampes, tétanie musculaire qui ne cesse que lorsque je plie les pattes. C'est bien cela car les crises sont nombreuses et je fais le même constat à chaque fois.

Je comprends mieux alors cette grande difficulté à déglutir qui correspond à la crispation de la mâchoire. Carence en magnésium? Il faut tenter. Impossibilité de faire une injection intra-veineuse sur un si petit corps. Je choisis la solution orale "en mettant le paquet" après avoir réduit en poudre un cachet de magnésium (heureusement présent dans un placard).

Nouvelle nuit difficile, car à présent Fantômette ne peut pas se coucher à cause de ses membres et corps raidis. Il faut que j'intervienne régulièrement pour opérer un pliage d'agnelle(!).

 

mai 11 009

 

Le lendemain, la vie est toujous là. Les prises régulières de magnésium semblent être à l'origine de la disparition lente mais progressive des crises de tétanie même si la raideur demeure perceptible. Je passe au biberon non sans devoir nettoyer les dégâts. Je n' en veux pas à Fantômette, c'est elle la plus à plaindre. Je l'oblige malgré ses handicaps à passer ses journées dehors, ne l'autorisant à retrouver son carton près du lit que pour la nuit.

Queques jours passent et elle arrive de mieux en mieux à se coucher.

 

mai 11 011

 

 Une semaine déjà. L'allure n'est pas très habituelle mais la forme est là. Et puis, elle découvre le monde et les autres habitants des lieux, ce qui est bon pour elle se construire intérieurement.

 

mai 11 042

 

 Maintenant, Fantômette a plus de deux semaines. Elle m'accompagne plusieurs fois par jour parmi les autres Lutins pour s'habituer à une vie future que je lui souhaite la plus normale possible. Elle ne prend plus de magnésium. Elle boit bien ses biberons mais très salement; elle manque encore un peu de coordination.

Elle fait le "cou de girafe" sur la photo parce qu'elle me cherche. Cette allure de sous-marin qui a sorti le périscope tient au problème que le cliché suivant dévoile.

 

mai 11 043

 

 Fantômette est  mal voyante. On remarque que la pupille est dilatée à l'extrême; l'iris jaune n'est pas perceptible. Le règlage ouverture-fermeture ne se faisant pas, elle est éblouie par la lumière du jour et se montre plus à l'aise en soirée et début de nuit. Elle me perçoit à environ six mètres maximum et sans doute mal. Tout comme elle semble avoir de la difficulté à discerner la tétine de son biberon.

"Alain A... si tu me lis et que c'est dans tes possibilités, je suis intéressé par une paire de lunettes pour agnelle d'Ouessant avec la seconde paire en solaire gratuite bien sûr."

Handicapée à vie la Fantômette, certainement. Je lui fais tout de même confiance pour compenser ses difficultés par le tactile et l'olfactif, c'est ce que je mets en oeuvre dans son éducation actuelle.

De plus sur cette photo, on la voit qui m'appelle. Je ne risque pas de l'entendre car elle n'a toujours pas de voix, ou si peu que c'est inaudible.

 

mai 11 039

 

 Je l'habitue à vivre une vie de future brebis, à découvrir l'herbe qu'elle va bientôt pouvoir mâchouiller et avaler ainsi que les boulettes d'argile qu'elle a déjà découvertes d'elle-même. Le copain Titi (l'autre biberon) est là pour la rassurer par sa présence. Il sait ce qu'est une vie d'orphelin et semble lui jeter un regard bienveillant. 

 

mai 11 052

 

Elle a trouvé dans la minuscule Lutine, douceur, complicité et une compagnie qui lui correspond en âge. Depuis hier, elle passe des heures avec tout le monde non sans angoisse dans cette épreuve de séparation d'avec moi. Mais c'est pour son avenir. Cette nuit fut la dernière à la maison près de moi. Ce soir sera donc une nouvelle grande épreuve pour elle.

Mais je ne l'abandonne pas totalement puisque dans la journée je lui rendrai des visites...et puis il y aura encore plus deux mois de distribution de biberons.

Quel sera l'avenir réel de Fantômette? Nous verrons.

Face à la question intervenir ou pas, j'ai la certitude à présent d'avoir fait ce qu'il y avait à faire; c'est déjà bien fantastique ainsi sous certains angles. Je ne regrette rien si ce n'est pour elle ce handicap...

 

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 20:00

 

Si Boudu fut sauvé "des eaux" hier-midi Hic du jour , je le retrouve en bien petite forme aujourd'hui en fin d'après-midi. Il y a un truc! Quelque chose ne va pas. Agneau triste, manque de vie et de tonus, pas d'énergie... ne joue ni ne cherche à découvrir le monde comme le ferait un jeune de plus de 24 heures. Pleure faiblement sans raison apparente et va chancelant vers un peu tout mouton.

Ce que je crains se vérifie après avoir attrapé Framboise la mère. Elle n'a pour ainsi dire pas de lait et les tétons semblent ne pas avoir été vraiment sollicités.

Boudu crève de faim et se trouve proche d'un déclin alarmant, d'où ce manque d'énergie associé à une forte déshydratation. De plus cette forte chaleur estivale n'arrange pas son état, bien que dans un sens ce soit mieux pour lui que de se refroidir.

 

Hier, après l'avoir sauvé dans sa naissance à issue sans doute fatale, mon enthousiasme qui suivit à le voir pouvoir marcher et aller sous la mère me détourna du réflexe de regarder les mamelles de Framboise. Aux différents moments de la journée, je trouvais pourtant étrange de ne jamais le surpendre à téter comme le fait fréquemment un tout jeune agneau. Je pensais simplement au hasard n'imaginant pas qu'en plus du problème de la veille un autre se déroulait à mon insu.

 

Réaction immédiate. Une première absorbtion forcée de colostrum à la seringue pour l'énergie. Un peu de lait tiède pour agneau pour réhydrater. Moins d'une heure après deux autres seringues de 2,5 ml de colostrum et encore un peu de lait. Quand je vois que tout cela commence à faire son effet en reconstruisant un agneau vivant, cette fois c'est le biberon de lait à volonté pour qu'il se réhydrate selon ce que son corps lui dicte, d'autant que le réflexe et la force de téter sont correctement retrouvés. D'autres biberons suivront dans la soirée et je le quitte en pleine forme comme si de rien n'avait été. (Farfadet le Titi Premier grain de sable  me colle aux talons ne comprenant pas que la bouteille magique soit pour un autre que lui...).

 

 Les nuits étant de plus en plus douces et le lien avec la mère demeurant étroit malgré tout, je décide  laisser ensemble Framboise et Boudu. Ce qui n'empêche pas que cet agneau aura ses biberons pour tout le reste de sa croissance. 

 

 

avril 11 094

 

Un Boudu sauvé pour une seconde fois et qui a retrouvé bonne allure. D'ailleurs après le clic de l'appareil, il viendra à moi, ayant bien reconnu la machine distributrice que je représente dorénavant.

Framboise, une seconde primipare sans lait suffisant. Pourquoi? Toutes les mères ont pourtant bénéficié du même régime. Il faut chercher du côté du "Cela arrive..."

 

 

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 09:55

 

Hier soir, comme à l'habitude, j'ai ramené le troupeau de ses pâtures de jour pour lui faire retrouver le parc de nuit. Sachant qu'une de mes brebis devait agneler, je jetai le coup d'oeil instinctif pour la déceler dans le groupe et m'aperçus qu'elle n'était pas revenue. Je compris que l'évènement attendu devait avoir eu lieu.

Retourné sur place, je découvris ma belle Iroise en contractions. Je restai sur place pensant assister au moment magique toujours intéressant. Mais avec l'expérience, je vis que quelque chose n'allait pas. Le travail devait déjà durer depuis longtemps et la vulve n'était pas normalement dilatée. Je décidai qu'il fallait intervenir. En jugeant de la situation avec les doigts, il s'avèrait que les pattes arrières se présentaient mais l'agneau étant sur le dos; de plus en allant un peu plus loin je décelai le museau, signe que ce jeune était plié. La vie semblait l'avoir quitté.

Mes mains, pourtant pas très grandes, l'étaient pourtant encore trop malgré une brebis Ouessant pas des plus petites. Une jeune fille avec un peu de connaissances sur la chose aurait pu remettre le petit en place pour ensuite le tirer, mais je ne suis pas une jeune fille...Donc, direction le vétérinaire.

 

C'est ainsi que je passai la première moitié de nuit de ce dimanche sur la route et surtout au-dessus du "billard". Seconde expérience de ce genre en 14 ans d'élevage. Heureusement peu.

Le petit était bien mort (trop souffert?) mais la mère fut sauvée. C'est l'essentiel.

 

Que serait-il arrivé si je n'avais pas remarqué le problème? Iroise serait morte dans son coin.

 

En discutant un peu avec le vétérinaire de garde, il m'expliqua que ce fut une première pour lui. Il est vrai que dans le cas du mouton-bétail, d'une part il est possible d'intervenir à l'intérieur de la brebis; d'une autre, on ne s'embarrasse pas autant de la chose, l'animal étant souvent sacrifié s'il n'est pas mort avant.

 

 

juillet 10

 

La belle Iroise, en convalescence pour quelques jours, se remet de tout cela dans son coin infirmerie. Il n'aurait pas été moins judicieux de la sauver si elle avait été moins belle.

 

Iroise est un phénomène à sa façon. Agée de deux ans et ayant passé deux hivers avec un bélier, elle ne fut donc fécondée pour la première fois que fin février ...et la dernière. Son embonpoint naturel, remarqué d'ailleurs durant l'opération, est-il à mettre en relation avec cette difficulté à être fécondée?

 

A présent, j'espère qu'elle se remettra vite sur pattes et qu'elle aura de beaux agneaux dans les années futures.

 

Iroise, rare brebis gris modifié porteuse du gène noisette.

 

 

 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 20:42

     

L'agneau se présente normalement en position du "plongeur", pattes avant en extension, le museau placé au-dessus. Si on élève en diverses variétés colorées de toison, l'observation des sabots qui pointent permet d'avoir parfois une petite idée du résultat qui s'annonce.

 

Le dessous est toujours d'un blanc souple et cartilagineux qui permet de ne pas blesser la mère. Malgré tout, le fait de percevoir des sabots entièrement clairs annonce la naissance d'un jeune qui sera blanc de toison. 

 

 

mai 10 007

 

C'est le cas. Bientôt la confirmation...

 

 

mai 10 008

 

C'est gagné.

 

Mais certains sujets blancs ayant les sabots sombres, ce principe n'est valable que pour le type présenté en images, mouton blanc à sabots blancs.

Pour les sabots sombres, il faut attendre un peu plus de voir au moins le museau (sans se laisser tromper par le voile pâle de la membrane de la poche des eaux  qui peut encore le recouvrir).

Après cinq mois d'attente pour l'éleveur, les dernières minutes semblent bien trop longues quand on a la chance de surprendre une naissance.

 

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 20:23

 

L'agnelage peut être particulièrement stressant pour un nouvel éleveur (ou une nouvelle éleveuse). La vue du sang pouvant inquiéter inutilement.

 

 

maidom 001

 

 Pas de panique, comme ici avec simplement la rupture du cordon ombilical qui a un peu éclaboussé autour de lui.

 

 

mai 10 010

 

Pas de panique non plus lors de la perte du placenta qu'il convient de laisser apparaître de lui-même et laisser chuter sans intervenir. Lors de cet agnelage, la brebis l'a perdu trois heures après la naissance du petit (cela peut être plus ou moins long).

 

C'est durant ces deux phases que la brebis peut se retrouver souillée par le sang. Si on ne détecte pas d'hémorragie significative, il n'y a donc pas lieu de s'inquiéter.

 

 

 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 22:01

 

Après l'épreuve de la naissance, puis celle pour tenir debout, arrive celle non moins éprouvante de la quête de la mamelle afin de prendre les premières goulées de lait (colostrum) très nourrissantes et immunisantes. Cette quête, qui doit de plus cibler le téton, peut prendre un temps plus ou moins long selon la débrouillardise et la vigueur de l'agneau, mais également le niveau de coopération de la mère (une primipare pouvant être un peu perturbée, ce qui complique les choses pour le petit, avant qu'elle ne retrouve le calme) .

 avril 10 082

 

 Lamarck, petit agouti comme maman Heidi (qui, elle, possède des mèches sombres de sa toison juvénile, mais plus pour très longtemps) reçoit encore les coups de langue nettoyeurs. 

 

avril 10 084

 

 Museau explorateur en avant, tout en titubant.

 

avril 10 083

 

 On hésite.

 

avril 10 085

 

 On tâtonne.

 

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 On y est. Attentionnée, la mère bascule le bassin pour faciliter la chose.

 

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 Très attentive, dans son cas, elle va jusqu'à soulever la patte.

 

avril 10 088

 

Et même carrément la lever.

 

C'est parfait, il est 20 h, le voilà armé pour passer une nuit pas trop fraîche, au sec sur la paille de l'abri. Il devrait donc sècher assez vite, autre étape non négligeable, d'où l'importance de la météo lors de la mise-bas.

 

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 19:44

avril 10 025

 

Trois journées (et nuits) humides, froides avec vent du nord ont compliqué l'agnelage de la première semaine d'avril.

Ayant réussi à sauver Résa , petite agnelle blanche trouvée en hypothermie au lever, je décide de lui faire passer la nuit suivante à l'abri et au sec. Deux naissances de la journée et une du soir la rejoignent avec leurs mères respectives pour les aider à entrer dans la vie.

Provisoirement, le fourgon devient alors hôtel trois étoiles pour nouveaux nés. 

 

 

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 18:49

 

Cela approche. L'éleveur qui a laissé ses Ouessant s'accoupler librement peut voir naître ses premiers agneaux en février, si ce n'est déjà débuté.(Mais chez les Lutins pas avant avril, par volonté)


Voici une naissance qui s'était bien passée en 2009, comme le plus souvent.

mai 09 106

 

Sonnaille des Lutins, alors antenaise (un an) s'apprête à donner son premier jeune.
Poche des eaux prête à percer.

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C'est percé. Les sabots blancs cartilagineux pointent.

mai 09 108
Contraction, les deux sabots antérieurs sont visibles.

mai 09 111
On reprend son souffle.

mai 09 112
Et re...Le museau apparaît au-dessus des antérieurs, une position normale de l'agneau

mai 09 113
Bienvenue à Prunelle dans le monde des Lutins.


mai 09 115
Chacun reprend ses esprits.

mai 09 116
Lèchage-nettoyage-sèchage partiel.

mai 09 118
Un petit museau, trompé par les enveloppes qui l'ont protégé durant 5 mois, cherche les mamelles.

mai 09 119
Le bon lait (et surtout colostrum pour bien démarrer dans la vie) a été trouvé...un bonheur partagé.

Si tout se passe généralement bien, quand j'ai la chance d'être présent lors d'une naissance j'aime y assister et veiller à ce que tout se déroule parfaitement.
Un petit pourcentage de problèmes existe toujours: mauvaise position du jeune, agneau trop faible pour téter, mise-bas trop longue ou impossible, agneau rejeté,...mais il ne faut pas être anxieux inutilement, seulement attentif, ça peut tomber à pic..

 

 

 

 

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 22:02

 

Cardine,  tout juste née, est ignorée par sa mère Kapouille des Lutins du M.

La naissance de Cardine ou plutôt son après naissance est un bon exemple de naissance à problème.
 Ce sont les bêlements de la mère qui m'ont d'abord attiré et intrigué. En effet Kapouille se trouvait isolée et couchée  et poussait des bêlements d'animal qui a perdu le troupeau. C'était bien cela en fait, puisque prise de contractions elle s'était retrouvée dans l'obligation de rester sur place alors que le reste de la bande était allé vivre sa vie ailleurs. A mon arrivée, le petit n'apparaissait pas. Toujours parmi les cris continus de la mère, l'agnelle finit par sortir normalement. Mais la brebis resta couchée et ne réagit absolument pas à la présence de son jeune. Dans son regard c'était l'affolement; elle finit par se lever mais n'avait toujours pas léché Cardine. Quand la petite se mit sur ses pattes et chercha à prendre sa première tétée, elle fut reçue à coups de tête. Kapouille le regard dirigé au loin et très inquiète s'égosillait toujours. Le manège durant, je finis par m'approcher pour placer l'agnelle sous sa mère, mais elle n'en voulait vraiment pas. En fait tout se passait comme si, psychologiquement, la brebis (une antenaise, donc un an) ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Le seul signe d' instinct maternel qui paraissait, était de rester à l'endroit de la naissance, mais son véritable souci était la séparation du troupeau que l'évènement lui avait imposé.
Je décidai donc de placer brebis et petit, isolés dans un compartiment d'un demi mètre carré pour que Kapouille ne puisse plus échapper à Cardine. Mais,...
Le manège durait maintenant depuis une heure et l'agnelle n'avait toujours pas pris une goutte du premier lait (colostrum). Voyant que l'avenir serait sans doute de devoir élever ce jeune au biberon, je décidai d'aller au bourg voisin pour acheter du lait en poudre pour agneau. Et puis comme je voulais que la mère tarisse normalement comme lors d'un mort-né, je ne récupèrai pas son colostrum et souhaitais en trouver chez le vétérinaire. Il était tard en soirée et il fallait que la petite soit correctement nourrie avant la nuit.
J'arrivai trop tard chez le véto qui était fermé, mais me procurai tout de même de la poudre de lait juste avant la fermeture du magasin pour élevage.
Après une heure d'absence , au retour, j'eus la surprise de voir la mère nettoyer un peu son agnelle. Mais il fallut encore une heure pour que les tétées soient acceptées. Plus tard, avant la nuit, je les plaçai dans un espace plus grand pour mettre eau et foin à la brebis. Avant de me coucher, je vérifiai la situation; Cardine était tranquillement couchée près de sa mère qui, en passant, bêlait (pour ne pas employer un autre mot) toujours. Pas de cris de la jeune qui donc était bien nourrie.

Le lendemain matin, tout montrait que les choses étaient rentrées dans l'ordre et elles retrouvèrent l'herbe verte. Il fallut tout de même quelques jours pour que la mère cesse de crier son anxiété, cette fois dès que la petite s'écartait un peu.

L'exemple de Kapouille montre que cette brebis primipare qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait, voyait son instinct maternel submergé par ses propres angoisses . Après plusieurs semaines maintenant, la vie s'écoule paisiblement  et les inquiétudes de mère sont disparues, Cardine pouvant aller jouer avec les autres agneaux sans tourmenter maman. ... D'ailleurs, les brebis qui ont leur premier petit, sont souvent plus soucieuses que les brebis expérimentées....Encore un point commun avec une autre espèce... 

 

 

 

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