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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 22:01

 

La naissance de Tintin des Lutins du M. fut sans doute une naissance un peu difficile. Je n'y ai pas assisté; elle a eu lieu peu de temps avant mon lever. L'oreille cassée prouve une mauvaise position pendant un certain moment avant l'expulsion . Heureusement tout s'est bien terminé et un mois après ce jeune bélier porte certains de mes espoirs dans sa personne.
 J'étais intervenu, par le passé, sur une naissance chez cette même brebis. Etrange vision que cet oeil du petit Cain qui me regardait et apparaissait au lieu du museau et des pointes des antérieurs. Il me fallut remettre la tête en place pour que tout rentre ensuite dans l'ordre.
Pour revenir à Tintin, cette oreille cassée a repris une position normale au bout de 48 h.

Une autre fois, lors d'une  naissance de mère différente, ce fut un des membres antérieurs resté le long du corps qui se trouva engourdi toute la journée avec des difficultés pour l'agneau à trouver la position debout stable.
..

 

 

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 22:02

 

Une fois l'agneau venu au monde, il restera à la brebis à évacuer le placenta. La nature fait bien les choses et dans l'heure ou les heures qui suivent , elle perdra cette matrice qui reliait son jeune en son ventre et permettait les échanges vitaux par le biais du cordon ombilical.
Les choses se feront seules et le tout sera expulsé. Inutile donc de vouloir tirer pour débarrasser la brebis, au risque de créer une hémorragie.

 

Alors qu'il cherche la mamelle, ce nouveau-né sous sa mère se doit d'ignorer ce qui reste de la poche des eaux qui s'est remplie partiellement après la naissance, ainsi que du cordon ombilical rompu.

 

On ne retrouve pas toujours le placenta; ce qui ne veut pas dire que la brebis n'en a pas été libérée. Une mise bas sur litière peut , avec le piétinement, bien le dissimuler dans la paille ou le foin. Perdu à l'extérieur, un chat, une fouine, une corneille,....peuvent l'emporter et plus rarement la mère peut l'avoir consommé.





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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 22:01

Aider ou pas la brebis lors de la mise-bas?

D'abord, on découvre plus souvent les naissances qu'on y assiste, si on est dans la vie active. Cependant plus on passe de temps avec son troupeau plus on multiplie les chances d'assister à l'évènement.

Si c'est le cas, personnellement, je ne fais rien et laisse les choses se construire.

Pourtant dans de rares cas, il est indispensable d'intervenir si manifestement quelque chose semble ne pas aller.
 Par exemple, si plus d'une heure après la perte du liquide amniotique la situation paraît bloquée. Voir alors si l'agneau se présente bien par le bout du museau reposant sur les pointes de sabots antérieurs. Si c'est le cas et que la brebis semble épuisée (mauvaise santé, maigre, faible, complication  ...), il convient alors de tirer tête et pattes ensemble lors d'une contraction et ce légèrement vers les talons de la mère comme si le petit chutait naturellement. Ensuite, brebis et agneau reprenant leur esprit tout se passe normalement sans aide. Mais si le jeune semble inerte, le prendre par les pattes arrières, dégager les narines et la bouche des glaires, rompre le cordon si ce n'est pas fait, le balancer un peu tête en bas, le frictionner avec la paille....S'il bêle et se remet de cette naissance trop longue, la mère réagit aux pleurs et le mieux et de laisser tout le monde se reposer un peu. Ensuite, l'instinct maternel et celui de téter devraient faire le reste.
Rarement, l'agneau se présente mal. Il m'est arrivé de replacer correctement une seconde patte avant qui n'apparaissait pas ou une tête au cou tordu. Une autre fois, la situation étant bloquée car la brebis épuisée, malgré une position correcte de l'agneau qui demeurait cependant inaccessible, la seule solution fut la césarienne et dans ce cas direction vétérinaire.
 De par sa petite taille, l'anatomie de la brebis Ouessant ne permet pas de glisser la main par la voie naturelle afin d'y saisir le jeune ou encore le replacer dans une position correcte pour lui permettre de sortir. Heureusement, la nature fait le plus souvent bien les choses et les naissances à problème demeurent vraiment fort rares chez le Ouessant.
 Gwenn avait subi une césarienne, afin de sauver sa vie et celle de César, son jeune bélier.

 

 

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 23:01

 

Crottes de lait.

Dans les premiers jours après la naissance, les crottes de l'ageau peuvent être assez collantes et former un agglomérat, une sorte de bouchon, à cause de la laine à laquelle elles s'accrochent. Dans les cas importants, cela ne partira pas tout seul car cela colle très bien et sèche dans la toison.
Il faut donc intervenir en enlevant le maximum avec un essuie-tout, mais également  ensuite prendre de bons ciseaux et avec précaution (la peau est très fine) couper la laine souillée pour que l'agneau soit propre, mais aussi limiter les jours suivants ce genre de mésaventure.
On voit bien sur ce cliché que les mèches de la laine sont déjà longues et denses.

Désolé Diane (qui me comprendra) d'en vouloir autant à cette fichue laine...  

 

 

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 23:01

 

Désinfecter ou pas le cordon ombilical après la naissance?

Cet acte se justifie surtout dans les élevages professionnels avec forte concentration d'animaux se retrouvant sur un sol ou une litère humides et salis proches du fumier.
Si le sol ou la paille sont secs et propres, le cordon sèchera assez rapidement  et d'autant plus vite s'il fait chaud.
Dans certains cas, les pulvérisations sur le cordon peuvent y faire pénétrer les microbes; ce qui conduirait alors à l'inverse du but recherché.
Sur une terre sèche ou l'herbe propre, on se rapproche des conditions naturelles et les choses se font normalement sans problèmes. Le système immunitaire de l'agneau se construit et fait son oeuvre.

Personnellement, je n'interviens pas et ce, sans soucis rencontrés jusqu'à ce jour. Ensuite, mes brebis étant vaccinées quelques semaines avant les naissances, les agneaux profitent de la vaccine également dans leur premier mois contre les maladies pour lesquelles les mères ont été piquées. Je suppose également  contre le tétanos qui y est compris ...

Enfin, chacun fera selon son degré d'inquiétude personnelle ou son expérience suite aux accidents qu'il a rencontrés dans ce domaine.

 

Le même cordon ombilical le lendemain après une bonne nuit au chaud et au sec.

 

 

 

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 21:55

 

 

...pendant ce temps Nuxi se prépare à mettre bas (voir article précédent).

 

Je la retrouve en effet en pleines contractions. Il est 16h, deux heures après les prémices entrevues.

 

La libération se fait assez vite après mon arrivée.

 

Draille (Faux espoir. ) ,en mal d'agneau, qui erre un peu partout, passe par là et sent les pertes de Nuxi sans y reconnaître les odeurs de son petit. Nuxi, sur la défensive, avec son jeune qui pend à l'arrière-train, l'accueille à  bons coups de tête et l'oblige à partir.

 

Qui est ce curieux qui pointe son nez à l'entrée, pour voir ce qui se passe là-dedans?

 

C'est bien Grichka qui ne réalise pas qu'il est père pour la première fois ....

 

...et que c'est bien lui qui a participé à la construction de ce minuscule mouton.
Une brebis -mère heureuse avec déjà tous les soucis que cela engendre.

 

Toi qui comme l'étoile du même nom est la première, bienvenue, Vénus, dans l'Univers des Lutins.

En soirée, malgré la chance que j'ai à ce que la mise bas se soit passée à l'intérieur car il a encore fait moins 6 sous abri cette nuit, j'installe la lampe infra rouge pour tempérer son repos nocturne, car Vénus n'est pas sèche et risque d'être retrouvée au petit matin en hypothermie. Je ne veux pas perdre à nouveau un agneau comme l'an dernier pour cette raison. J'espère également qu'une autre naissance n'aura pas lieu pour cette nuit qui s'annonce encore bien froide...le berger dort mal et se lève souvent ces dernières semaines...

Quand je sors de la grange, le soleil est couché mais rougit encore le ciel. Dans ce bandeau flamboyant qui cerne l'horizon, Vénus est déjà là ...qui veille j'espère.

 

 

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 20:17

 

Cet après-midi même, peu avant 14 h, alors que je me prépare à partir avec mes louves pour leur promenade quotidienne, je m'aperçois que Nuxi  (Et que ça saute! ) gratte le sol et se couche nerveusement pour se relever et recommencer encore. C'est parti, elle va enfin mettre bas. Tiraillé entre l'envie d'être là pour l'évènement et satisfaire le désir d'évasion de mes chiennes, j'opte pour la seconde solution, sachant que dans une heure et plus les choses ne seront pas terminées.

 

Au retour, il est plus de 15h et c'est Draille que je retrouve dans le même état que Nuxi quand je suis parti. Cette dernière quant à elle a rejoint le calme du "coin restaurant" du local bergerie. Deux brebis vont mettre bas en même temps et heureusement à une bonne distance l'une de l'autre. En effet, une année, j'ai retrouvé deux mères et leurs agneaux côte à côte et personne ne sachant plus qui était maman ou qui était fifille, il me fallut les séparer et les isoler pour que chacune adopte bien son rejeton de sang.

 

Je choisis de suivre Draille qui a préféré rester à l'extérieur, isolée tout de même du troupeau qui est  en train de paître.

 

Les contractions commencent...

 

...et puis un peu de repos.

 

Et encore des contractions... et encore...et  encore....et de la souffrance...

 

Draille finit par changer d'endroit et rejoint un recoin de cabane. Là, elle perd les eaux, renifle le liquide amniotique libéré et commence à bêler s'imprègnant déjà de l'odeur de son petit. Dans la douleur et l'agacement, elle gratte le sol où elle va se recoucher, en soulevant la poussière de la terre sèche.

 

Quelques curieuses viennent s'inquiéter de ce qu'est toute cette agitation.

 

Le travail reprend.

 

Et très rapidement. Et pour cause, un petit "Alien" est expulsé.

 

Les émissions sonores basse fréquence émises par Draille entrent en jeu pour établir un contact avec l'avorton mais bien sûr en vain. J'enlève très vite le petit cadavre avorté pour casser au plus tôt un lien maternel inutile qui commence à envahir la brebis.

 

Les causes d'avortement sont multiples et je ne cherche donc pas une réponse évidente. C'est la seconde fois que cela arrive chez les Lutins et la première, ce fut il y a deux ans avec la même brebis. A cette occasion, j'avais craint la toxoplasmose car deux brebis s'étaient montrées stériles cette année-là, mais je croyais que dans ce cas il y avait alors immunité par la suite...Un problème qui lui est sans doute tout à fait personnel. Draille m'a pourtant déjà fait quatre beaux agneaux, que des béliers, dont deux champions. J'avais donc espoir d'une agnelle pour 2009, pour continuer à conserver ses qualités.
Ce sont les aléas de l'élevage. Rien n'est jamais acquis...

Heureusement, pendant ce temps, Nuxi se prépare à mettre bas...

 

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 23:08

 

Ce sont ces instants que l'éleveur attend patiemment dès l'automne. Il a hâte de voir le résultat de chaque naissance, fruit de ses choix et son travail: mâle ou femelle, couleur, physionomie?....Viendra ensuite l'observation de l'évolution du petit nouveau ou petite nouvelle.
Ici, mi-avril 08, Esmeralda va mettre bas. Le travail est déjà bien avancé; museau et sabots avant se présentent, preuve d'une bonne position du jeune.

 

Le dessous des sabots d'aspect blanc, encore souple , cartilagineux et fragile , va noircir et durcir par la suite, après la naissance.

 

Bonjour! Premier regard sur le monde...Pour Esmeralda, le plus difficile est passé.

 

A ce stade, l'expulsion se faisant ici en position couchée, le cordon est toujours intact et relie encore jeune et mère. Il faudra qu'elle se lève pour qu'il se rompe et que le nouveau-né soit alors totalement un nouvel être.

 

Tout le monde reprend ses esprits. Taillée comme un petit percheron, cette Ponette, avec ses 1,6 kg! Formidable, une agnelle!, après une saison précédente à béliers. Et en plus une future grise comme maman, cette couleur étant une des orientations de travail pour les Lutins. Espoir récompensé.

 

Esmeralda, brebis borgne, communique avec sa fille en émettant des sons basse fréquence caractéristiques de ces instants. (Un moyen aussi pour l'éleveur qui entend ces gargarismes, sans avoir assisté à l'événement, de savoir qu'une naissance a eu lieu.)

 

Le cordon est rompu. Ponette devient une nouvelle "brebis" chez les Lutins du Montana.

 

Lécher le petit permet de le nettoyer tout autant que de le sècher. Le bout du museau plus clair ainsi que le tour des yeux m'ont permis de savoir que cette agnelle est une future brebis grise, toison rarissime dont j'essaie d'éviter la disparition qui s'annonçait faute d'intérêt de la part des éleveurs qui comme beaucoup ne juraient que par le petit mouton noir...

 

Maman "glousse" toujours. Il faudrait se lever maintenant pour penser à téter.

 

Premiers essais pour se mettre dans une position plus digne.

 

Retour à une position moins digne.

 

Les premières tétées, d'une extrême importance, vont permettre à l'agnelle d'absorber le colostrum qui renforce le système immunitaire et qui est d'une grande richesse énergétique pour pouvoir survivre dans un environnement moins douillet que celui du ventre de la mère. Et puis, il faudra grandir vite pour suivre et pouvoir se sauver si nécessaire.

 

 

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