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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 22:03
Faut pas se gêner!

Escale d'un voyageur au seau d'eau fraîche des moutons.

Faut pas se gêner!

Un gerris, sorte de punaise aquatique, se contente momentanément de cette mare artificielle lors de vagabondages aériens estivaux.

Le gerris marche véritablement sur l'eau, lui. Grâce à cette adaptation due aux cils de ses pattes, l'insecte exploite la surface où généralement il retrouve des dizaines d'autres congénères en des lieux plus naturels. Ensemble, ils offrent alors un véritable ballet de glisse sur le miroir de l'eau, dans leur lutte contre les courants lents.

Capturant généralement plus petit que soi dans son régime carnivore, ce visiteur à l'incroyable talent n'est pas un danger pour le Ouessant qui viendrait tremper le museau à son abreuvoir.

L'image du mouton, tête au fond de l'eau gesticulant des deux pattes postérieures en l'air, c'est pour lorsqu'un crocodile de passage s'installera dans le seau ...

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 07:29

Ou presque disparu.

Le grand hanneton fait heureusement encore partie de la petite faune d'autour les Lutins.

Le disparu

Aujourd'hui disparu de bien des régions, on a bien du mal à imaginer sa grande abondance jusqu'au milieu du siècle précédent. Abondance, surabondance pour les humains qui dans leur lutte contre ce coléoptère (et sa larve) au régime végétarien dérangeant ramassaient les adultes par seaux entiers pour les jeter dans des fosses à chaux vive ou dans la cour aux poules pour les détruire.

C'est donc à présent avec un regard bienveillant que je retrouve le grand hanneton chaque fin de printemps (début d'été cette année suite à la météo contraignante pour le vivant). Présent mais pas commun pour autant, découvrir sa présence est toujours un réel cadeau.

Pour combien de temps encore? ....

(Lors de la tonte des Lutins, il m'arrive de retrouver cet insecte piégé par les crochets de ses membres et mort, dans les toisons où il s'est enchevêtré.)

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 16:51

La colonie de pigeons domestiques de chez les Lutins est gérée. Le planning familial impose de réguler les naissances. D'ailleurs il n'y en aura pas cette année du fait que la prédation sur cette population évoluant en liberté est nulle depuis au moins le mois de janvier.

Si les précautions pour éviter la prédation au pigeonnier font qu'aucun volatile ne peut y être croqué, il y a toujours quelques risques naturels à l'extérieur qu'il faut savoir accepter.

D'ailleurs les prélèvements opérés jusqu'alors par quelques oiseaux carnivores sur les pigeons volants permettaient ainsi de s'autoriser à laisser naître des pigeonneaux en compensation des pertes.

Malheureusement, le couple d'autours qui nichait dans le secteur depuis une dizaine d'années a disparu durant l'hiver. Cette disparition inexpliquée fait toujours craindre le pire quant aux causes ...

Peut-être faudra-t-il attendre la dispersion d'été de jeunes rapaces de cette espèce plus lointains pour que leur présence enrichisse à nouveau les lieux, à moins qu'il faille espérer le premier faucon pèlerin migrateur à l'automne.

En attendant, pas question d'envisager de laisser naître au pigeonnier. Aussi chaque week-end, c'est la totalité des œufs qui est ramassée.

Offrande

Ainsi, en offrande aux dieux du ciel, comme pour implorer un retour à la richesse des années passées quant à l'avifaune du coin, la collecte finit toujours en une même place de sacrifice. Dix à trente beaux œufs bien appétissants chaque semaine.

Dans l'heure qui suit, aucun de ces œufs ne demeure. Corneilles, pies et geais ont vite fait de repérer le festin, ne laissant rien pour la nuit aux fouines et aux martres en maraude.

La contrée des Lutins obtiendra-t-elle les faveurs des Dieux?

Offrande

Les jours suivants, je souris souvent quand à l'occasion d'un coup de pied dans une taupinière, je découvre régulièrement ce spectacle.

Les corvidés, n'ayant pas les yeux plus grands que le jabot, font des provisions du surplus pour des moments plus difficiles. Quoi de mieux alors pour cachette que les monticules de terre meuble de Madame la Taupe....

Je remets alors bien tout en place.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 22:14

 

Je l'ai découverte ainsi sur le pré voisin.

 

 

 

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Au bord de l'ornière créée par le passage de véhicules, Dame crapaud commun semblait figée.

 

 

 

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A y regarder de plus près, elle était gravement blessée.

 

 

 

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Manifestement une roue lui avait partiellement écrasé la tête.

 

 

 

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Partiellement, car le batracien était toujours bien vivant. Ce que, bien qu'immobile, sa posture confirmait.

 

 

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Ses centres locomoteurs atteints, paralysée sur place lors de l'accident, je me demandai depuis combien de jours la pauvrette était condamnée à survivre ainsi en une sorte de statue.

A en voir les blessures et leur degré d'avancement, un certain nombre. De longues journées (et nuits) à affronter au mieux la pluie, sinon le vent, le froid et le soleil, rare mais trop présent en ces circonstances.

 

 

 Quand la vie ne veut s'en aller .... !

 

 

 

 

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Quand je vis que, prisonnière de son corps, elle tentait d'engloutir une bouffée d'air pour survivre encore, il n'y eut plus de doute en moi, son calvaire devait finir...

 

Deux mondes s'étaient croisés quelques jours plus tôt. Le monde des crapauds, paisible depuis des millénaires et l'actuel, le monde moderne d'Homo sapiens et ses machines.

Mais à bien y réfléchir, bien d'autres crapauds sont morts ainsi par le passé sous les roues des charettes, des chars ou le sabot du cheval. Pourtant, les événements du passé et leur nombre n'enlèvent rien au drame qui peut se jouer en l'instant dans l'univers de la prairie... ou ailleurs ....

 

Etais-tu Dame crapaud commun qui logeait dans mon mur et arpentait ma cour le soir venu? Tu étais bien belle. Tout cela est bien dommage. 

 

 

 

 

 

 

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 16:51

 

Je ne suis pas un fan de la restauration hors cas d'urgence (et alors sans excès) ni un amateur de neuf dans le domaine du bâti.

J'aime les constructions qui ont une histoire à raconter et qui sont aptes à être des maisons vivantes.

 

 Un mur sans lézardes ni autres cavités, parfaitement jointé, peut être certes un bel ouvrage, mais c'est un bâti "stérile".

J'apprécie que la petite faune puisse profiter de nos constructions, pour le plaisir de l'observer et la savoir là, pour le bonheur de vivre dans une maison vivante. Et puis laisser la faune profiter de nos bâtiments, c'est un peu lui donner un petit coup de pouce  face à toutes les agressions que nous lui faisons subir par ailleurs sans en avoir forcément conscience.

 

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Les espèces à plumes se succèdent au fil des ans dans ce trou du mur. C'est actuellement un couple de moineaux domestiques qui y a élu domicile. On pourrait presque croire que l'ancien propriétaire qui a étalé cet affreux ciment a voulu laisser une cavité.

 

 

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Loin de lui cette idée. C'est simplement l'embout de châtaignier (qui comme ici existe encore et servait à accrocher quelque outil) qui a disparu, laissant une belle entrée pour la faune cavicole.

 

 

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Ce couple de piafs amoureux devrait y être heureux et mener à bien une nombreuse nichée. Le fer à cheval porte-bonheur qu'on devine scellé au pied du mur lors de la construction en 1860 devrait leur porter chance, tout comme au lézard des murailles et crapaud accoucheur qui se glissent sous sa ferraille.

 

Oui aux greniers à chouettes effraies, aux granges à fouines, aux fissures pour la chauve-souris, aux pierres mal jointées pour la salamandre, .... 

Les Lutins Ouessant, c'est bien ; avec ce qui les entoure c'est mieux.

 

J'entends déjà les masses et les burins qui vont cogner ce week-end dans tout l'hexagone pour faire de sa maison une maison vivante si elle ne l'était pas déjà. Allez-y doucemement ... mais sûrement!

(Même sur une maison neuve, un coup de burin pour percer un parpaing fera assurément un heureux qui viendra y gîter ou se reproduire) 

 

 

 

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 08:40

 

Dois-je penser: "Une de moins!" ou "Pauvre taupe!" ?

Toujours est-il qu'elle est morte. Sans doute capturée par un des chats de la maison qui ne consomment pas l'espèce.

Simplement devenue vulnérable quand elle vint expulser son terrassement en surface ou encore par ce temps contrainte de quitter ses galeries inondées, la taupe au manteau de velours termina alors sous les griffes du prédateur domestique.

 

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 Elles sont des dizaines et dizaines à se reproduire sur les prairies des Lutins, l'espèce appréciant particulièrement les parcs à moutons. La guerre acharnée des humains sur ses prédateurs naturels, renards et autres carnivores, favorise largement les populations de cette Taupinette. Cette prospérité me contraint à un labeur supplémentaire, égaliser le sol durant des heures, de temps à autre, en arrasant les monticules de terre des taupinières.

 

Le cadavre de cette taupe a tapé dans un oeil du ciel. Je l'avais placé bien en évidence au milieu de ma route (sans circulation), en cadeau aux buses variables du coin ou au milan noir qui vient chaque jour inspecter le quartier.... Ce geste a bien vite fait un heureux ou une heureuse!

 

 

 

 

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 17:36

 

 Sous les pas des géants Lutins grouille toute une vie que l'on foule du pied ou vers laquelle on ne daigne souvent baisser les yeux.

 

 

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Ainsi, à l'entrée de son trou, Jiminy "le criquet", qui est en fait un grillon, profite d'un semblant de soleil pour changer son habit devenu trop petit pour un plus rutilant. Souple, provisoirement coloré, il va se réfugier en sa galerie pour durcir et reprendre son allure sombre initiale. Bientôt ce mâle pourra "chanter de ses ailes". 

 

 

 

 

 

 

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 09:39

 

Ce titre pourrait correspondre à l'enseigne d'un restaurant et pour cause....

 

 

 

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    L'arum tacheté est une plante des bois frais et lisières.

 

 

 

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Tacheté, pas toujours. 

 

 

 

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C'est une des premières plantes à laisser poindre ses pousses en fin d'hiver. Puis au printemps, elle s'exprime pleinement, étalant ses feuilles larges et grasses en fer de lance. 

 

 

 

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Puis la tige florale va poindre. 

 

 

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    Au détour du chemin, chaque printemps, il arrive de découvrir ce fourreau floral sectionné (aux allures de queue de lézard vert malmené).

 

 

 

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Il m'a fallu des années d'interrogation avant qu'il y a cinq ans j'élucide le mystère du "Sectionneur masqué des arums". 

 

 

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    C'est en observant un geai planté sur un piquet de clôture que je compris que cet oiseau s'adonnait à ce vandalisme des sous-bois.

Simple curiosité d'un mental toujours en ébullition, comme pour tout corvidé, en ce comportement? Apparemment une approche gastronomique saisonnière, le fourrreau renfermant la gourmandise du jeune pistil.

 

 

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Travail chirurgical.

 

 

 

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Placette d'orgie.

 

 

 

La nature a ce côté merveilleux pour qui s'y intéresse, réservant chaque jour nouvelle surprise, nouvelle découverte, nouvelle connaissance. Je ne sais si la littérature ornithologique décrit ce comportement de l'oiseau.

 

 

 

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Au stade suivant, la plante ne semble plus intéresser le clown bariolé et vociférant de nos boisements.

Le geai des chênes ne se fait geai des arums que pour quelques semaines.

 

 

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Loin des massifs réservés à nos arums horticoles, l'arum tacheté épargné par le geai érigera sa grappe rougeoyante dans quelques mois.

Toxique pour les humains, il semble l'être également pour les Ouessant qui jamais ne le croqueront. Ainsi la plante a tendance à progresser sur les premiers mètres des prairies.

 

Merci aux geais gourmands, heureusement encore bien communs sur le domaine. Ces précieux coups de becs se révélant bien utiles dans l'entretien des pâtures.

Le geai auxiliaire du berger des Lutins?

 

 

 

 

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 23:01

 

 

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Il est enfin là. Bien que les températures ne soient pas vraiment au rendez-vous, ce n'est pas que symbolique.

 

L'atmosphère, l'ambiance est bien différente. La lumière, la durée du jour, le chant du merle, de la grive musicienne et autres passereaux, l'herbe qui redémarre, les senteurs de la terre quand le soleil veut bien pointer, ... , et les naissances Ouessant attendues, tout indique bien qu'il est tout de même là. Il fait simplement son timide!

 

L'équinoxe de printemps, le moment tant attendu!

 

 

 

 

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 23:01

 

 

 

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Quand du haut de mon domaine, je deviens Roi du Monde....

 

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mon noble postérieur nécessite un trône bien légitime pour contempler de longues heures mes sujets.

 

 

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 Mais il y a quelques jours, je découvris ce crime de lèse-majesté sur mon bien royal.

 Une fouine était passée par là et n'avait pas trouvé mieux comme borne territoriale pour y laisser ses excréments. Il faut bien avouer que si j'étais fouine (ou martre) j'aurais fait de même pour indiquer ma présence à mes congénères. Ce splendide "trône" étant trop tentant.

L'animal apprécie divers monticules pour y laisser traces de son passage (taupinière, pierre, tronc couché, ...). Dans le cas présent, il a tout de même fait l'effort d'avoir eu une alimentation végétale moins désagréable qu'une carnée, à base de restes de pommes et autres cynorrhodons (fruits de l'églantier) dont on perçoit les peaux.

Merci Madame pour cette délicatesse et bienvenue sur le domaine des Lutins.

 

 

 

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