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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 16:57

Dans la catégorie caprins, une petite nouvelle chez les Lutins.

Lilli

Lilli, trois mois, est de coloration noire et feu (black and tan).

Il m'importait d'intégrer à la bande une femelle qui n'exprime pas l'aspect pie (panachures blanches) pour les reproductions du futur et sortir des tenues à panachures.

C'est fait avec cette demi sœur de Crusty, un de mes boucs de coloration similaire (mais pie).

Comme chez beaucoup d'espèces, y compris celle verticale, tout nouvel individu doit trouver sa place et se faire accepter du groupe dans lequel il arrive. Il suffit pour cela de laisser le temps au temps. Chaque jour, Lilli est un peu moins considérée comme une étrangère et bientôt peut-être fera-t-elle même également sa loi parmi la bande des "sorcières".

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 10:46

Les triplés non d'Ouessant se portent bien.

Côté "brochette"

Durant une dizaine de jours, j'ai observé la situation sans intervenir, si ce n'est matin et soir en doublant la ration d'orge et d'avoine de la mère pour l'aider à produire du lait.

Tout allait bien, le plus petit n'étant pas le dernier, au contraire, à trouver sa place sous les mamelles. C'est en fait lui qui m'inquiétait face au nombre dans cette portée, la nature n'ayant prévu qu'un service pour deux couverts lors de l'allaitement.

Au bout de dix jours, ses grandes frangines grandissant, je remarquai que le minuscule bouc avait plus de mal à téter, d'autant qu'une fois la tétée pour deux effectuée, Danette ne comptait pas autoriser un second service dans la foulée. 

J'ai alors entrepris de compenser le manque évident, d'autant que le froid s'installait, en offrant dès lors quelques biberons quotidiens au petit Domino. Ce qu'il ne refusa pas; ce qui indiquait bien un besoin de complémentation. L'habitude est prise. Il en sera ainsi le temps d'arriver au sevrage, si besoin s'avère nécessaire jusque là. Dans le même temps, cela profite aux deux sœurs pour qui la part du gâteau sera plus grosse.

Côté "brochette"

Comme me l'expliquait une collègue éleveuse de chèvres des fossés, le chevreau a plus le comportement des jeunes cervidés de nos bois, se gîtant dans l'attente du retour de la mère partie s'alimenter, plus qu'en l'accompagnant dès les premières heures à la façon des Ouessant. J'ai effectivement constaté cette attitude, même si parfois la brochette accompagne maman assez loin, voire très loin (presque 1 km!)

J'ai eu aussi l'occasion de noter un autre comportement de petit animal sauvage chez une des chevrettes qui, au passage surprise d'un chat domestique, s'aplatit au sol membres écartés (façon faon) face au danger (dans son esprit …) afin de passer inaperçue. Attitude qui me fit sourire, d'autant que la tenue blanche marquée de noir n'est pas ce qu'il y a de mieux pour passer inaperçue...

Enfin, surprenant et amusant de voir ces chevreaux ruminer dès l'âge de 15 jours dans l'attitude sérieuse qu'impose cette pratique. Signe que la consommation d'herbe se fait au-delà de la simple curiosité de découverte par la gueule du monde environnant.

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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 05:59
Merci pour la cour

C'est fait pour Minie. Fécondée le 11 ou 12 novembre, elle donnait une chevrette ce 10 avril. Une seule, ouf ! (et une fille, ouf!).

Ainsi la cour déjà pleine ne déborde pas.

Merci pour la cour

Hunik, la petite rondouillarde (comme maman) à tout juste vingt quatre heures.

(Hunik est disponible en trio avec maman et un bouc castré (Œdipe) pour bonne nouvelle famille amatrice de chèvres naines. Me contacter.)

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28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 19:23

Découverte surréaliste durant midi dans un pré.

Une heure après la découverte.

Une heure après la découverte.

J'ai d'abord hésité dans mes pensées furtives, entre un jeu de dominos renversé et une Danette qui avait littéralement explosé...

La surprise fut grande, d'abord car fécondée le 6 ou 7 novembre, j'attendais une mise bas plus tardive de cette biquette.

Ensuite, il m'a fallu un moment pour réaliser qu'il y avait bien trois larves gluantes qui rampaient dans les glaires sur un sol boueux, autour de maman Danette couchée.

Pas de surprise par contre quant au fait que les triplés soient noirs (et pie), comme maman et papa Orion. D'un point de vue génétique, il ne pouvait pas en être autrement.

Vu le volume précoce du ventre de Danette, face au mystère de ce qui s'y préparait, j'imaginais bien des jumeaux, mais des triplés… ! Pour premières naissances caprines chez les Lutins, Danette a fait fort. Heureusement que ce ne fut pas un cas très exceptionnel de quadruplés! (En effet, je souhaite au possible naissance unique chez mes chèvres, comme chez les Ouessant, afin de ne pas être très vite débordé en nombre, les caprins n'étant pas le but principal initial chez les Lutins. C'est pour cela que je prévois peu d'accouplements chaque année par la suite, les naissances doubles étant fréquentes chez la chèvre.)

N'en jetez plus!

Dans l'ordre d'apparition dans la vie, selon les signes de vitalité et de toilette, d'abord il y a Manta (1 000g), aisément reconnaissable à sa raie.  

N'en jetez plus!

Puis Orionne (1 050 g), même pyjama que papa.

N'en jetez plus!

Et enfin le seul gars, le minuscule Domino (700 g), de belle construction harmonieuse comme papa.

N'en jetez plus!

Je ne me fais pas de souci pour les deux gamines, solides et débrouillardes.

Le petit dernier, le gamin gracile, léger et moins vif bénéficiera de plus d'attention et de soins, déjà dans les premiers jours, le temps pour lui de bien démarrer.

Sinon ces petits jouets mécaniques ont bien été livrés avec des piles neuves comme il se doit, sursautant tout l'après-midi régulièrement en futurs cabris.

J'espère qu'ils n'auront pas le caractère bien trempé des parents, sinon cela promet!

Le chevreau, à poils, sèche vite comparé à l'agneau Ouessant à toison laineuse bouclée plus dense. Un avantage pour lui dans les premières heures, mais cette tenue légère présente un inconvénient ensuite face à une météo peu favorable.

Aussi, pour déjà cette première nuit durant laquelle les températures vont encore être basses approchant zéro, toute la famille sera mise à l'abri. Je n'oublie pas que le chevreau n'a pas la rusticité de l'agneau Ouessantin de type ancien.

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 12:59

Avis de recherche caprine pour associer au troupeau des Lutins Ouessant.

Qui ne (re)tente rien n'a rien ...

Enola, chèvre miniature (non gestante) parfaite chez les Lutins de par sa jolie construction s'approchant de celle d'un Ouessant de qualité et s'intégrant visuellement parfaitement dans mon troupeau de par sa silhouette comme de par sa taille de brebis de taille moyenne.

Enola, chèvre miniature (non gestante) parfaite chez les Lutins de par sa jolie construction s'approchant de celle d'un Ouessant de qualité et s'intégrant visuellement parfaitement dans mon troupeau de par sa silhouette comme de par sa taille de brebis de taille moyenne.

Vous possédez ou connaissez chèvres/boucs miniatures dans le profil de ma chèvre en photo, je suis preneur à l'unité ou en nombre, même à bon prix si caractères suivants au rendez-vous.

Critère de coloration indifférent.

Pas de pendeloques au cou (pas de barbiche si femelle).

Qualité de construction proche de l'exemple ci-dessus.

Animal non motte (donc avec cornes, même petites) .

Animal mesuré au garrot (et correctement) à 43 cm maximum à l'âge adulte (c'est à dire vers trois ans et plus), 44 cm maximum s'il s'agit d'un bouc.

Age adulte indifférent. (si plus jeune m'apporter précisions pouvant permettre d'affirmer une tendance évolutive)

Me déplace partout dans l'hexagone si trouvaille intéressante assurée.

 

Merci pour votre aide en me joignant en "Contact" en haut à gauche. A bientôt!

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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 17:14
Le chamois

Une nouvelle venue dans le monde des caprins chez les Lutins.

Le chamois

Enola, de coloration dite chamoisée, bien que très largement masquée par l'étendue blanche du phénomène pie.

Sans pampilles (pendeloques) ni barbiche, comme je l'apprécie et le souhaite.

Le chamois

A deux ans et trois mois assurés, cette chevrette de 43 cm au garrot peut encore être amenée à se construire.

De par son gabarit, elle cadre cependant très bien avec le standard taille du Ouessant, et, si elle ne bouge plus vraiment d'ici ses trois ans, parfaitement avec le profil des Lutins moutons parmi lesquels elle ne jurera pas.

Le chamois

Néanmoins est déjà assurée cette construction remarquable comme je la recherche. Je n'avais jamais songé pouvoir un jour acquérir si beau spécimen, d'autant que dans mes souvenirs de quête, je n'ai encore jamais vu chèvre miniature aussi séduisante à mes yeux.

Un équilibre global remarquable dans son allure de petit animal sauvage avec un brin de ressemblance avec un autre caprin, le chamois. Equilibre que j'espère également présent dans les lignées et les souches qui l'ont construite, ses parents m'étant inconnus.

Enola est vraiment bien proportionnée dans le monde des chèvres de petite taille, ces dernières, il faut bien l'avouer, outre déjà le fait de ne pas être forcément toujours aussi petites qu'annoncé, étant plutôt souvent difformes d'une façon ou d'une autre de par, en place d'une réelle miniaturisation, un phénomène de "compression" de l'allure de la forme originelle ou encore des plus grandes races domestiques dont elles peuvent descendre.

Dans sa miniaturisation, Enola a conservé un rapport correct entre les différents segments qui la structurent, une tête petite et des pattes fines, un volume du tronc bien construit et proportionnel à sa taille.  Bref une allure encore assez naturelle comme chez le Ouessant.

 

Le chamois

L'acquisition d'Enola bouleverse mes précédentes perspectives d'élevage de cette espèce et en ouvre de nouvelles.

J'espère une vie longue pour cette chevrette et qu' elle saura me donner naissances pour lesquelles les qualités morphologiques maternelles seront fortement codantes. 

En cadeau de bienvenue, je lui offre pour février la présence d'un jeune bouc, Crusty, afin que, si elle le souhaite, elle en assure l'éducation sexuelle par la pratique et qu'au plus tard fin juillet elle donne descendance.

Le chamois

Mon enthousiasme face à cette petite merveille au travers de mon regard d'éleveur valait bien cette présentation détaillée.

Merci à son éleveuse qui s'en séparait d'avoir pensé à moi!

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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 16:51

Chacun sait qu'il est particulièrement difficile, voire impossible, de se procurer une brebis Ouessant (digne de ce nom) déjà ne serait-ce que dans un profil de taille correspondant au standard de ce type ovin. La difficulté grandit encore quand on a un minimum d'attentes autres concernant la qualité de l'animal et la connaissance de ses origines sur de nombreuses générations … et qu'il se doit théoriquement être identifié.

Comme j'ai déjà pu l'expliquer, il en est de même quand on applique ces principes à la quête d'un caprin miniature femelle. Je n'en suis pas véritablement surpris, les disponibilités étant rares en voie femelle intéressante et ne cadrant que rarement dans des principes de rigueur et de méthode en élevage, sans parler du fait que les animaux proposés sont le plus souvent issus d'éleveurs amateurs non déclarés. 

Face à ces constatations, comme déjà pour le mouton d'Ouessant de type ancien il y a 22 ans, j'en suis arrivé à devoir concevoir qu'il me faudra "créer" mes propres caprins femelles sur plusieurs années, en me construisant une base de travail à partir des quelques briques que j'ai pu glaner ces six derniers mois. 

Côté barbiche

Début novembre sera pour moi le commencement de ma toute première saison de reproduction côté barbiche.

Les amateurs de chèvres ne m'en voudront pas de consacrer une fois encore un article sur mes chèvres miniatures, dans mon blog, initialement consacré au Ouessant …. sans oublier ce qui l'entoure. Et justement, ces caprins, tout comme la faune que je présente à l'occasion, entourent bien à présent mes Lutins Ouessant.

Dans le même temps, j'imagine les amateurs plutôt exclusifs du mouton et du Ouessant, suffisamment curieux du monde du vivant dans son ensemble, dont celui du domestique non ovin, pour jeter un regard vers l'univers caprin.

Côté barbiche

Mon programme d'élevage se dessine à ce jour sur une perspective de dix ans à "construire" d'abord mes propres femelles à partir d'une chèvre base (sorte d'Eve caprine chez les Lutins) qui devrait me donner théoriquement plus ou moins 4/5 chevrettes sur sa carrière, en me basant sur une naissance unique chez cette mère, chaque printemps. Mais cela pourrait être plus selon la chance, mais aussi du fait que les naissances gémellaires ne sont pas rares chez la chèvre.

En plus, sur la même période, l'utilisation de trois boucs reproducteurs que j'ai sélectionnés en ce sens suite à mes acquisitions, permettra de diversifier le patrimoine génétique de la descendance des chevrettes obtenues de la même mère et d'obtenir d'éventuels sujets intéressants à utiliser ensuite.

Plus simplement, pour chacun de ces messieurs, il conviendra d'offrir les filles des autres mâles. 

Ainsi un petit cheptel en sélection et avec suivi (dont la taille au garrot précise jusqu'à l'âge adulte de 3/4 ans, chose qui n'est le plus souvent pas connue quand on s'adresse aux éleveurs) pourra être constitué. En effet, comme pour le Ouessant, on ne peut déterminer la construction de son troupeau qu'en étant méthodique avec un minimum de connaissance, car si le hasard fait parfois bien les choses, ce n'est que parfois.

Côté barbiche

Contrairement à ce que je pensais il y a quelques mois encore, cet automne, j'utiliserai Danette, pour voir au moins une fois ce qu'elle pourrait donner. Dans l'espoir tout de même que son allure de "chèvre puzzle" ,comme je l'appelle, ne soit pas transmise et ne se montre pas fortement codante pour la suite au cas où j'en garderais une ou deux filles. En effet, dans sa construction, cette chèvre donne l'impression d'avoir été construite à partir de divers éléments "recollés" d'au moins quatre chèvres différentes… C'est en particulier le type d'animal qui est petit car surtout court sur pattes, mais sans harmonie ni proportions respectées pour son ensemble. Cette allure est d'ailleurs bien caractéristique de son élevage naisseur que j'ai pu visiter (caractéristique plus marquée encore pour le bouc reproducteur en particulier). 

Côté barbiche

Sinon la Eve caprine pour ces dix ans à venir (à moins d'autres possibles acquisitions intéressantes d'ici là) est Minie, de bien meilleure conformation. Harmonie et presque proportions d'une chèvre "ordinaire" dans un format de petit gabarit.

Côté barbiche

Initialement étrangement petite pour une femelle d'au moins un an à son achat en avril, une fois chez moi, vermifugée à l'intérieur comme à l'extérieur et peut-être mieux nourrie, elle a pris alors  un centimètre chaque mois, pour se stabiliser à la taille de la précédente.

Côté barbiche

Le chanceux qui pourra s'accoupler à ces dames, en novembre et décembre prochains, est mon jeune bouc noir, Orion des Griffes de feu. Noir génétiquement même si le gène "panachure blanche" est fortement étendu et pourrait faire croire, à tort, à un bouc blanc.

Côté barbiche

Un bouc toujours exceptionnel (dans le sens où il me convient déjà parfaitement) en taille et en conformation à presque huit mois, même s'il appelé à grandir et se construire durant encore deux ans.

Côté barbiche

Seul inconvénient, le grand nombre de descendants à panachures qu'il donnera avec les femelles du même type.

Mais dans un premier temps, il importe surtout de fixer taille et morphologie intéressantes dans mon futur cheptel caprin.

Côté barbiche

Dans le futur, le bel Emissaire (parents sans origines connues) se rendra utile à son tour.

Côté barbiche

Emissaire, car bouc-émissaire du satyre qui se cache sur sa gauche, apportera patrimoine génétique autre et j'espère en correspondance avec ce qu'il affiche jusque là pour les points qui m'intéressent.

Côté barbiche

Pas de panachures mais une robe originelle qui nous rappelle que le "naturel" demeure d'une grande beauté.

Côté barbiche

Plus tard également, car il doit encore se construire (seulement trois mois et demi actuellement),  Crusty de la Ferme d'Elise pourra oeuvrer.

Côté barbiche

Noir café avec marques feu en pieds et face (dont courtes barrettes), mais aussi avec panachures blanches, ce bouc possède également, pour sa part visible, le gène "frosting" (givre en base d'oreilles et de museau), mais aussi un autre que je ne saurais précisément nommer avec certitude à ce stade, à base de "gris" (rouan?) d'aspect, et qui j'espère prendra plus d'importance avec la croissance, sur au moins les zones de présence perceptibles où il se mêle.

Côté barbiche

L'élevage de la chèvre miniature, après la découverte de la génétique des couleurs chez l'ovin durant toutes mes années de travail en Ouessant, va me permettre de cerner celle des caprins, de confirmer ou infirmer certains principes, car il semble exister peu de choses en ce domaine d'étude, une certaine méconnaissance aussi et comme je crois le deviner, déjà pas mal de flou dans les esprits des propriétaires éleveurs (toujours le souci du vocabulaire exact et précis à employer et l'identification réelle d'un allèle, ainsi que celui des règles de transmission lorsqu'il est réellement transmis, ….)  voire de fausses idées.

Va bientôt réellement démarrer une nouvelle aventure en parallèle à celle du Ouessant qui, elle, ne s'arrête pas pour autant. Tout au contraire, étant très proche de l'aboutissement de certains programmes de travail menés depuis très longtemps.

Si pour ces premières briques caprines je pense avoir évacué le souci pampilles (dîtes aussi pendeloques… que je ne souhaite pas, question de choix personnel), sous condition que la transmission fonctionne bien comme chez l'ovin, je risque fort d'être encombré par le caractère "barbichette" que je ne juge pas pratique sous nos latitudes. Comme souvent en élevage, on se trouve parfois face à l' obligation de faire des concessions faute de mieux.

L'aspect panaché devra également être contrôlé.

Par contre le caractère "barrettes" en face, que j'apprécie, devrait être bien diffusé.

Un lien ci-dessous, pour parcourir l'élevage professionnel d'origine du petit dernier, où comme j'ai pu le constater, les animaux entrent dans le cadre du gabarit caprin que je me suis fixé, c'est à dire en moyenne basse du standard taille du Ouessant de type ancien.

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 18:33

Entendre vouloir comparer les espèces animales pour tenter définir celle qui serait "préférée" pour ne pas dire "préférable" à exister m'exaspère souvent.

Faut-il préférer le chien au chat ou l'inverse? le cheval à l'âne?... le mouton à la chèvre?

 

Chaque espèce présente des particularités que l'on jugera appréciables ou incommodantes, selon notre personnalité ou nos attentes à vivre en leur compagnie ou à les élever.

Aussi, pas question pour moi d'affirmer que le Ouessant prévaudrait sur la chèvre miniature ou inversement, en tant qu'animal domestique.

L'effet chèvre

Par contre, oui ces deux ruminants sont bien différents; c'est certain.

Autant le mouton est d'un tempérament le plus souvent effacé, timide et émotif, autant la chèvre est un animal plutôt espiègle, alerte et déterminé. Sociabilisée cette dernière peut être un véritable "pot de colle" cherchant à la manière d'un chien la proximité humaine.

Ce n'est pas une découverte.

Voilà déjà ce que l'on peut dire pour répondre à celles et ceux qui m'interrogent sur le bilan d'introduction de chèvres miniatures parmi mes Ouessant.

Pour aller plus loin, l'introduction de cet animal bizarre qu'est la chèvre aux yeux de mes Ouessant, a créé chez eux panique et émotions au départ. Les moutons s'interrogeaient sur cette présence pouvant s'avérer être un danger (prédateur quelconque), prenant la fuite et réagissant à chaque mouvement des caprins.

Il a fallu des semaines, des mois, pour que mes chèvres soient considérées par les Ouessant comme faisant partie du décor, devenant simples éléments des prairies, et ne provoquent plus une grosse inquiétude à chaque mouvement.

Néanmoins, mes moutons voient toujours en elles des blousons noirs, des voyous devant lesquels il faut s'effacer, s'écarter, laisser sa place. Sur ce point, la chèvre est dominante et sait d'ailleurs le rappeler, quand besoin est, à l'ovin qui s'autoriserait trop de proximité. C'est sans doute le seul point qui me chagrine un peu, car mes Ouessant ne sont plus véritablement totalement chez eux à présent, devant composer avec les "intruses" faisant la loi.

Si mes chèvres suivent désormais le troupeau des Ouessant dans ses activités, elles conservent malgré tout une certaine liberté de mouvement par rapport à eux, sachant s'isoler et vivre leur vie sans s'en inquiéter.

Quant à se sentir concernées par le travail de ma chienne souhaitant regrouper le troupeau, aucunement, pas le moindre du monde! Elles regardent d'un air étonné les boules de laine qui marchent au pas, ne se détournant pas de leurs propres activités du moment.

Un nouveau jeu pour caprins, mais aussi ovins.

Un nouveau jeu pour caprins, mais aussi ovins.

Sinon, en vrac ...

La morphologie de la chèvre en fait une exhibitionniste permanente, alors que celle du mouton en fait un pudique.

La chèvre offre l'avantage sur le mouton de ne pas devoir être tondue. Mais par contre sans manteau, elle doit s'avérer moins rustique pour une vie en plein air permanente.

Il faut considérer l'odeur très forte de certains boucs en période de reproduction en particulier.

Acrobate née, la chèvre nécessite d'avoir des clôtures parfaites, d'autant qu'elle cherche plus que le Ouessant à croquer ce qui se trouve au-delà, s'y appuyant allègrement et s'y frottant beaucoup, autre habitude.

Les feuillages, les ligneux, l'intéressent en priorité. Son impact sur les ronces ne se limite cependant qu'à leurs feuilles, comme les moutons… mais la chèvre ne risque pas de se piéger dans les épines.

Quant aux chardons, pas plus que mes ânes ou mes Ouessant, la chèvre n'en fait une priorité comme on le prétend. Peut-être en est-il autrement sur des surfaces de prairie réduites et où la nourriture manque, ce qui n'est pas le cas chez les Lutins. (Cette année la sécheresse a plus malmené les chardons que mes animaux tous confondus ne l'ont fait.)

J'ai l'impression que la chèvre mange moins et surtout passe moins de temps à se consacrer à cette activité (simple impression?). C'est plus une glaneuse que je vois rarement paître à la façon des moutons.

Bref voilà un peu ce qui me vient à l'esprit quand on me demande de faire un petit bilan sur la présence de chèvres parmi les Lutins, depuis six mois à présent.

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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 13:27

Trouver un mouton d'Ouessant est un parcours du combattant.

Trouver une chèvre miniature en est un autre.

Je cherche mais ne trouve point en une taille correspondant au standard taille du Ouessant pour une femelle.

A titre de remarque, malgré mon appel passé en ces colonnes, malgré les (jusqu'à) 335 personnes différentes visitant chaque jour le blog des Lutins, personne ne m'a encore contacté pour me mettre en relation avec un(une) éleveur(éleveuse) de sa connaissance pouvant répondre à mon attente.

Je poursuis donc ma quête, tout seul, comme un grand, depuis plusieurs mois.

Que d'anecdotes à pouvoir raconter suite à ces recherches et que de personnes étonnantes (dans le mauvais sens du terme) rencontrées.

J'ai sans doute déjà évoqué:

cette éleveuse se présentant comme une professionnelle mais en fait ne l'étant pas, ayant en réalité tout simplement déclaré son troupeau (comme il se doit), annonçant (de façon mensongère) des tailles minuscules mais ne mesurant pas ses animaux (tous plus horribles les uns que les autres et présentant les caractères d'un groupe très consanguin) …. sans parler des prix excessifs ne correspondant pas à la valeur des chèvres d'après leur profil ... 

ce couple de retraités qui m'avait fait faire cinq heures de route, se déclarant également en "pro" alors que là encore simplement avec troupeau déclaré (une fois encore, comme il se doit d'ailleurs), annonçant des chèvres à 41 cm alors qu'une des plus petites en faisait déjà 48, vendant les naissances sans se résoudre à séparer les fratries et sans se soucier pour autant de la formation ainsi de couples de frère et sœur ...

cet éleveur chez qui j'avais pris un animal pour découvrir à l'arrivée qu'il était couvert de poux, qui ne m'a jamais remercié pour l'information que je lui communiquai gentiment en retour (sans reproches) afin de lui être utile pour son élevage, dans son intérêt … (mais peut-être savait-il sa situation d'infestation) ...

et bien d'autres encore ...

 

Mais la palme d'or revient assurément au cas suivant:

Femelle vendue pour animal de 4 mois et demi, comme "toy" (c'est à dire comme morphotype ne dépassant pas 42 cm au garrot à l'âge de 3 ans) annoncée à 31 cm... pour découvrir qu'elle en fait 46... et qu'elle semble être née l'année précédente ...

Femelle vendue pour animal de 4 mois et demi, comme "toy" (c'est à dire comme morphotype ne dépassant pas 42 cm au garrot à l'âge de 3 ans) annoncée à 31 cm... pour découvrir qu'elle en fait 46... et qu'elle semble être née l'année précédente ...

C'est un peu long à raconter mais je vais essayer d'être bref sans trop rentrer dans les détails tant ils sont denses.

Evidemment depuis des mois je parcours le net de long en large et en travers, consultant les blogs, les sites, les annonces et les divers liens dérivant de tout cela.

J'avais noté annonces fréquentes évoquant vente sur le secteur de Limoges, annonces concernant des chèvres dites "toy" qui ne restaient pas en ligne très longtemps.

Je finis par envoyer mails à plusieurs reprises, recevant toujours en retour l'information que les animaux étaient déjà vendus. A une annonce suivante, je finis par téléphoner et un monsieur parlant plutôt bien, bien que se racontant beaucoup, m'expliqua une fois encore que justement il était sur trajet de livraison pour l'animal en question, d'ailleurs pas très loin de chez moi. Je lui expliquai ma quête et le fait que les animaux qu'il indiquait en annonces semblaient correspondre à ce que je recherchais… Ce qu'il confirma forcément, m'expliquant même que LUI "faisait du toy" alors que les professionnels chez qui j'avais réservé mes jeunes boucs ne m'apporteraient pas satisfaction, mais qu'il ne pouvait pas en dire du mal car ils étaient ses amis par ailleurs. 

Alors que je croyais avoir affaire avec un particulier qui sortait quelques naissances de sa troupe, il m'expliqua que non que c'était un professionnel, qu'il vendait surtout différentes volailles et donc en plus des chèvres miniatures, etc … et blablabla, que sa femme était vétérinaire…. son grand domaine….qu'il livrait souvent sur mon département... et j'en passe. Bref, tout à fait le genre de beau parleur qui vous endort, comme nous en connaissant tous au moins un de ce genre en ce type de profil psychologique, assez nombriliste sur son activité, étalant son Moi au-delà du sujet de mon appel (et au final qui vous embrouille, comme je le découvrirai plus tard).

J'ai encore envoyé mails et coups de téléphone à d'autres de ses annonces… et à chaque fois, même chute, plus de disponibilité en animaux...

Il me fait miroiter alors de futures naissances proches. Je pars sur cette idée, lui demande par contre de pouvoir le visiter pour découvrir son élevage, le type d'animaux, voir les parents de mes éventuelles acquisitions comme il se doit quand on achète sérieusement. Pour réponse alors: oui, qu' il me contactera la semaine suivante. Je le relance faute de retour. Finalement il annonce que ce sera la semaine de vacances des enfants car ce sera plus facile pour lui… "mais vous savez, on n'est pas une grosse structure…"... Bon, donc j'attends, encore et encore…mais aucun rappel. Me voilà qui retombe sur une annonce nouvelle lui correspondant. Ne comprenant plus, je retéléphone… Il noie le poisson, et au bout d'un moment comme par miracle, dans son discours, il sort de son chapeau proposition d' une chevrette noire de cinq mois, de 25 cm (!!??? je ne l'ai pas repris pensant qu'il avait voulu dire 35 cm).

Je propose de passer voir les animaux… Il se dit non disponible de suite. Il me demande un acompte. Sans doute bien hypnotisé depuis des semaines de contact, j'accepte, me résignant à devoir lui faire confiance, mais lui demande des clichés de l'animal et des parents dans l'attente de pouvoir passer… Il doit me les envoyer dans la journée (je les attends toujours).

Je souhaite passer chez lui récupérer ma réservation... il me propose livraison… (bien oui forcément à 50 ct du km et me trouvant à 1h30 de route de son supposé chez lui) … je refuse.

Le temps passant, je veux obtenir un rendez-vous. Pas de chance! Mail de sa supposée femme qui m'annonce que de la veille il serait hospitalisé pour appendicite! Elle me propose la semaine suivante. La semaine s'écoule, pas de nouvelles. Je m'en inquiète ... pas possible, convalescence.

Je finis par demander de mettre ma réservation à ma disposition même sans le rencontrer lui s'il est véritablement malade. Il est convenu que le beau-frère me recevra.

Je fais donc le voyage. Je suis reçu en une commune différente du lieu évoqué en annonces. Le dit beau-frère m'apporte une chèvre gigantesque qui assurément n'est pas une jeune "toy". Je n'ai pas ma toise mais je lui fais remarquer la chose. Il finit par convenir qu'elle fait facilement 45 cm. Suis dans l'embarras, lui aussi. J'ai versé un acompte; il est désemparé, m'explique que si il y a un souci que j'en parle avec l'intéressé qu'il présente comme arrangeant… Dans mon esprit comme ce dernier me disait souvent venir en mon département, j'envisage qu'il la reprenne ou l'échange.

 

Une fois à la maison avec ma toise, je confirme les 46 cm au garrot pour une jeune chèvre qui ne semble pas de l'année mais de la précédente (d'après déjà l'anneau de rupture de croissance en cornes), qui ne peut à aucun moment être même une dite "toy" adulte (3 ans et plus), cette catégorie ne devant pas dépasser 42 cm croissance terminée...

De plus, une seule paire de boucles d'identité sortant d'on ne sait où (au lieu de deux) et aucun document de vente, ni document sanitaire ni de circulation. De la part d'un dit professionnel qui se dit de plus être marié à une vétérinaire, c'est le comble, si c'est vrai, car celle-ci doit connaître la législation… (à moins d'un véritable trafic dans le milieu)

J'envisage donc de mettre tout cela au point avec l'intéressé dès mon retour. Tout à coup changement de refrain, le personnage me dit ne pas venir régulièrement par chez moi (?! tout le contraire du baratin initial), qu'il ne reprendra pas l'animal car d'ailleurs depuis la veille il cesse son activité dans les chèvres pour cause de santé, qu'il ne comprend pas car la semaine précédente sa chèvre mesurait 31 cm !!!! (et non 46)...

J'ai appris que les professionnels chez qui j'ai acquis mes boucs et qu'il disait être ses amis, en fait ne le connaissent pas, étant d'ailleurs eux-mêmes nouveaux sur ma région.

Bref je suis tombé sur un véritable escroc, sans doute aussi un bel ignorant concernant le domaine des chèvres, mais un charlot pas totalement idiot pour ce qui est d'arnaquer.

Depuis un mois après cette péripétie, je note que le personnage sévit toujours régulièrement  sur le net. Il continue toujours de vendre sans numéro de société professionnelle, passant annonces sur deux voire trois communes du secteur de Limoges, en changeant de pseudo à l'occasion.

Quant à la malheureuse chèvre bien sympathique qui n'y est pour rien dans tout cela, j'ai dû m'inquiéter de bien la placer, ne pouvant envisager d'introduire un animal sans identité réelle ni origines officielles comme l'exige la règlementation face à un élevage déclaré comme le mien… et ne correspondant pas d'abord au type de reproducteurs que je recherche.

Un véritable parcours du combattant! je confirme.

Toujours est-il qu'au festival de carnes que j'ai pu rencontrées, il n'y a aucune hésitation pour l'attribution de la palme d'or.

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 09:30

La voie mâle des "élagueuses de haies en bordure de clôtures" est arrivée chez les Lutins.

Des Griffes de Feu

Il y a Orion des Griffes de Feu. De très belle conformation, y compris pour les cornes. Il sera accouplé à Minie  à l'automne afin de prévoir une toute première naissance caprine en Terre de Lutins, en avril/mai 2019.

Outre le fait que ce soit un joli mâle, du côté de sa mère Mystique des Tourelles, je connais le pedigree sur plusieurs générations de son grand père maternel. Ce qui est un plus en démarche de reproduction calculée.

Des Griffes de Feu

Œdipe des Griffes de Feu. Joli, bien que moins bien construit que le précédent, mâle "wild" foncé à barrettes (panaché de blanc) qui devra attendre encore une paire d'années, pour être en droit éventuellement de se reproduire.

Il me reste à découvrir pour ces deux chevreaux leur évolution de croissance et de construction.

Sans chercher le plus petit possible, ce qui serait ridicule, ces animaux devant pouvoir demeurer des animaux d'herbage et non d'appartement, j'espère simplement qu'une fois boucs adultes (à trois ans donc), ils ne toiseront pas à plus de 44/45 cm au garrot, afin d'être en accord visuellement avec l'allure des plus grands béliers Ouessant de type ancien reproducteurs chez les Lutins.

Comme je l'ai déjà expliqué, cette démarche se veut complémentaire au travail de pression sur le végétal opéré par le Ouessantin.

J'envisage très peu de naissances, mais de façon tout aussi réfléchie qu'avec mes Ouessant.

Une nouvelle aventure commence.

(Je suis toujours à la recherche d'une femelle pouvant correspondre à mon cadre de travail en sélection…. qu'on se le dise! Merci!)

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