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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 09:56

Sans qu'il y ait pour autant influence directe du Mouton Mérinos dans la population ovine dite Ouessant de type ancien, chez le bélier, un cornage est dit "mérinisant" lorsqu'il tend vers les caractéristiques des cornes du Mérinos.

Mérinisant

C'est à dire, comme chez ce mâle Ouessantin de type ancien, lorsque la corne s'est construite sur un rayon d'enroulement faible, souvent sans envergure donc proche du crâne et dont la pousse, d'autant quand elle est importante, n'a donc d'autre choix que de vriller sur elle-même. 

Mérinisant

Il existe bien entendu de nombreuses variantes d'expression de construction des cornes autour de ce modèle dit "mérinisant".

Cet aspect existe en de nombreuses races modernes, suite à l'avancée du phénomène de domestication, mais certaines races plus primitives n'échappent pas parfois pour certains individus à cette tendance. La variabilité existant en toute population.

L'approche moderne des éleveurs soucieux de sélection autour du Ouessant de type ancien ne va pas en ce sens, préférant une orientation vers des béliers présentant un cornage très primitif, allure de celui du Mouflon ou encore du mouton Soay (bien qu'en ces deux derniers, de façon certes moindre, existe également une variabilité), pour donner à l'animal un aspect plus "sauvage", plus naturel.

Mérinisant

A noter que ce bélier des Lutins (né de souches très anciennes), dit communément "blanc", exprime particulièrement bien les zones de bronzage persistant pouvant être transporté dans la coloration blanche. 

En effet cette dernière est en réalité, génétiquement, Agouti blanc bronzé (Agouti white tan, Awt). Ce bronzage pouvant être plus ou moins présent (voire absent), plus ou moins intense, plus ou moins étendu et enfin plus ou moins persistant.

(Ces phénomènes faisant croire parfois à l'éleveur non renseigné, que son mouton est d'une autre coloration que blanche…. mais il est vrai exprimant variante possible)

A savoir pour ce bélier, qu'il est le résultat d'accouplement de deux parents présentant cette tendance d'expression de la coloration blanche.

(Expression à ne pas vouloir faire disparaître, comme quelques éleveurs naïfs ont pu le souhaiter dans un souci de dogme énonçant qu'un Ouessant devait être blanc immaculé… jusqu'aux sabots eux-mêmes.

Non tout au contraire, ayons le souci de conservation de la diversité, richesse en une population.)

Nous avons dévié du souci de cornage mais l'occasion se présentait d'enrichir le discours autour du Ouessantin.

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 09:11
Réjouissant

Chez le Ouessantin mâle de coloration Agouti blanc bronzé (dit communément "blanc"), la construction d'un cornage à l'image de ceux des plus réussis de ses "frères" noirs (Non agouti de couleur de base noire) est relativement rare (hormis en souches néerlandaises ou sous cette influence) et donc réjouissante lorsqu'elle se dessine en ce sens dans nos souches "bretonnisantes".

Réjouissant

En effet, l'expression d'un gène transmis (des gènes, pour ce qui concerne l'allure d'une corne) se fait à l'intérieur d'un "paysage" génétique vaste, sans compter que pour un gène donné d'autres caractères peuvent s'y trouver associés.

Le Ouessant n'avait jamais été une race en soi, mais un type ovin, représentant de cette ancienne population géographique soumise à l'occasion au cours de son histoire (tout autant insulaire qu'ensuite continentale) à diverses influences connues et reconnues (mais en toute logique également inconnues, d'autant quand on se perd dans un passé insulaire lointain ou dans la complexe aventure continentale qui perdure).  Sans compter à présent les multitudes de micro-populations que représentent les milliers d'élevages du Ouessant en France et en Europe, de par ces facteurs et en particulier les divers métissages avec des animaux blancs issus d'autres populations ovines (pour se limiter à cette coloration qui nous intéresse ici), on observe une très large expression des morphotypes chez le mouton d'Ouessant de type ancien. Cette grande diversité de morphologies peut surprendre, voire dans certains cas faire douter (à tort) d'une réelle même appartenance de certains animaux à cette identité génétique ovine ouessantine.

Ainsi dans les formes blanches du Ouessantin, on rencontre assez souvent des cornages de construction plutôt "mérinisante" (tendant vers l'image du mérinos, mais heureusement améliorée vers un profil plus archaïque) , c'est à dire sans beaucoup d'envergure, à rayon d'enroulement faible pouvant conduire, d'autant plus si la pousse de corne est importante, à une allure "tire-bouchonnée" à l'âge adulte. 

Réjouissant

Ce n'est pas le cas chez ce jeune 2017 des Lutins, Granion. Tout au contraire: bonne envergure, rayon de courbure large … Belle expression de pousse qui ne fera que s'amplifier d'ici l'âge de trois ans et plus. Restera à en découvrir alors l'épaisseur ou encore le profil de la section.

Bien qu'il s'exprime des béliers blancs avec cette forme de cornage, de temps à autre dans mon troupeau, le phénomène y étant plutôt rare, c'est toujours réjouissant pour moi de découvrir un de mes animaux blancs évoluant en cette qualité de cornes .

Réjouissant

En forme blanche, cette année encore, cet agneau, Placo, exprime une pousse de cornes qui devrait être remarquable et lui donner un cornage d'exception pour un Ouessant blanc.

Pour ce jeune qui me quitte, je ne manquerai pas d'en demander des nouvelles en photos à son nouvel éleveur, tout au long de sa croissance.

Réjouissant

Justement, de Popcorn, un autre Lutin 2017 parti également sous d'autres cieux, j'avais reçu quelques nouvelles en photos de la part de son nouvel éleveur. Ce demi-frère de Placo, ici durant son premier hiver, montre une belle qualité de cornage (pour un Ouessant blanc) similaire à celle des animaux précédents.

Le fait de pratiquer une reproduction calculée dans mon cheptel et de tenir généalogies longues pour chacun de mes Ouessant me permettent de comprendre ou du moins suspecter, en particulier, l'influence de mon bélier Hobbit (de forme noire lui!), en terme de construction de ce type de cornage chez certains de ses descendants mâles pourtant de forme blanche. 

Cet aspect des choses est toujours intéressant pour qui cherche à comprendre ses animaux.

Néanmoins, comme toujours, je terminerai cet article en faisant tout de même remarquer que quelle que soit sa coloration, un Ouessantin ne se résume pas uniquement à un cornage, aussi séduisant soit-il.

J'essaie souvent d'être bref dans ces colonnes sans toujours y réussir, afin de ne pas trop lasser, passant ainsi sous silence certains détails dans l'écrit qui pourraient avoir leur importance (ce que certains visiteurs  pourraient me reprocher).

Mais en forme de prolongement en ce discours, j'espère amener une fois de plus à réflexion sur l'importance du brassage génétique entre les diverses formes de coloration dans la population Ouessant de type ancien actuelle ( sauf programme d'élevage ponctuel spécifique), l'identité génétique du Ouessant devant être UNE... Ce à quoi ne contribue pas la ségrégation systématique par coloration en reproduction (principe communément pratiqué quand je découvrais ce type ovin en 95 et malheureusement encore d'actualité, comme je le constate parfois, bien que de façon moindre, les esprits se fermant moins à la réflexion....) 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:39
Sauvé

Hier, par hasard, je découvre un bélier prisonnier du grillage par une de ses cornes.

Il n'y avait aucun espoir pour qu'il s'en sorte seul. Il m'a fallu moi-même, sans couper ce grillage, user de réflexion pour réussir à manœuvrer et libérer la corne et de fait son propriétaire.

L'acharnement de ce dernier à se débattre seul n'aurait fait que l'épuiser toujours plus.

Les belles ornières creusées par le prisonnier dans ses gesticulations témoignent de son acharnement et de sa mauvaise posture depuis un certain temps.

Combien de temps? Impossible de dire mais je soupçonne qu'il avait passé la nuit dans ce piège et qu'il s'y était pris la veille, réalisant qu'en effet je n'avais pas souvenir de l'avoir vu dans ma tournée du soir autour des placettes en zone dortoir du troupeau, mais sans que cela ne m'alerte alors.

Sauvé

Heureusement, une fois libéré, le sieur s'est remis à vivre normalement, manifestant une belle faim. D'ailleurs, les diarrhées qui suivirent le lendemain témoignent d'un choc alimentaire après une assez longue période de jeûne. Ce qui me fait soupçonner que le pauvre pouvait être coincé dans les mailles depuis plus longtemps que je ne l'imagine. 

Ce genre d'incident est rare et face à ce danger, je ne contrôle pas spécialement au quotidien les kilomètres de clôtures qui délimitent les parcs des Lutins. Il faudrait cependant.

C'est donc rare, mais cela arrive peut-être une fois par an voire tous les deux ans en moyenne, avec annuellement un cheptel de plus ou moins vingt béliers adultes.

Je ne compte pas les situations plus fréquentes lorsque deux mâles se trouveraient de chaque côté d'une clôture lors de la période de reproduction. Les affrontements peuvent alors créer des incidents de ce type réguliers....D'où l'utilité quand c'est possible, de réaliser une zone tampon entre deux parcs mitoyens accueillant des mâles.

Dans le cas présent, ce gaillard de Hobbit a simplement dû se frotter au grillage et finir par se piéger seul.

Cela n'est jamais arrivé dans mon troupeau, mais parfois le bélier est retrouvé mort dans cette mauvaise posture. Mort d'épuisement, de faim, de soif, de froid sous la pluie ou de chaleur sous le soleil....

Cela arrive malheureusement.

Mais bon, Hobbit s'en tire bien et a retrouvé la forme comme il semble vouloir le prouver sur cette photo.

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 17:35

Certains Ouessant de couleur noire (ou brune) peuvent être porteurs d'un gène dit "faded".

Seuls les animaux dits homozygotes pour ce gène (Ff Ff), c'est à dire l'ayant hérité de leur père tout comme de leur mère, voient leur toison soumise à l'effet de ce gène qui alors s'exprime en créant une décoloration progressive de la toison durant leur croissance des premiers mois.

C'est ce qu'explique l'article publié au dernier congrès sur les moutons de couleurs, en lien ci-dessous (traduction Diane Falck).

Cet article présente essentiellement le Locus concerné...et donc l'effet de l'allèle Ff pour les animaux porteurs homozygotes.

Ce rapide tour d'horizon ne fait qu'effleurer l'expression sur les moutons en base brune et ne présente que peu de documents photographiques illustrant le phénomène sur la durée de la croissance de l'animal ou encore le montrant tondu. Mais le visiteur trouvera dans les diverses colonnes du blog de quoi se faire une représentation plus précise de ce type de coloration (sur base noire comme sur base brune).

De même, ne sachant plus si j'ai déjà fait la remarque, j'en profite par le cliché suivant pour présenter une observation complémentaire concernant les béliers.

Deux jeunes béliers de deuxième printemps; la toison est de couleur de base noire (ce que la face confirme) mais sous l'action de la dite décoloration d'origine génétique, accentuée par les effets des UV.

Deux jeunes béliers de deuxième printemps; la toison est de couleur de base noire (ce que la face confirme) mais sous l'action de la dite décoloration d'origine génétique, accentuée par les effets des UV.

On notera pour les mâles porteurs de ce type de toison, que les cornes ne sont pas noires mais d'un gris/beige. L'effet de décoloration est donc notable également au niveau du cornage.

Par contre, comme on réussit à le percevoir sur cette vue, les onglons demeurent sombres sinon noirs.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 13:08

En novembre, certains jeunes béliers du printemps peuvent exhiber un cornage que des animaux d'un an leur envieraient.

Pour d'autres, la pousse commence seulement.

Tardif

C'est le cas de Myrmidon qui comme je m'y attendais (du moins l'espérais), voit ses cornes enfin croître depuis l'arrivée de l'automne.

Un bélier qui n'a pas de cornes (ou une brebis, cas des femelles Ouessant) est dit "motte"; ce qui est un caractère fixé en bien des races modernes.

Type ovin primitif, le Ouessant de type ancien peut cependant être motte à l'occasion (question d'ascendants). Caractère dominant génétiquement, la sélection vers ce caractère n'est pas souhaitable, la conservation de ce type ovin allant à l'opposé vers la construction de béliers cornus (sans pour autant aller vers l'excès de cornage, ce qui est un autre problème).

Sans devenir sans doute un fier animal, le bélier Myrmidon ne sera pas motte, ce qui est le plus important, le berger des Lutins n'étant pas un éleveur tombé dans la course au cornage.

Le cornage n'est pas tout pour le bélier et l'ancienne population ovine ouessantine a dû probablement présenter une certaine variabilité dans cet attribut, comme de trop rares documents le laissent deviner (et comme c'est généralement le cas chez le mouflon mutant domestique qu'est un mouton, dans les types encore cornus).

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 15:07

Selon les souches, lignées ou individus, les cornes du bélier (quand il en a) commencent à pousser dès l'âge précoce de quinze jours ou seulement à cinq mois et plus pour les plus paresseux.

Parmi les plus précoces chez les Lutins nouveaux...

Uxantis démarré à trois semaines.

Uxantis démarré à trois semaines.

Pour les agneaux d'une paire de mois...

Thor sans hésitations.

Thor sans hésitations.

Odin le modéré.

Odin le modéré.

Roussin dans l'épaisseur.

Roussin dans l'épaisseur.

Et bien d'autres avec chacun ses particularités.

Maintenant, précoce ou fort ne veut pas dire beau, bon ou même correct d'ici trois ans de pousse.

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 14:46

Quand je discute avec un éleveur ou un autre, sur le cornage nouveau d'un jeune bélier ou encore celui d'un vieux mâle qui a fini sa croissance, je suis confronté à la difficulté de me faire comprendre et à ce que mon explication déclenche chez mon interlocuteur, une réelle représentation mentale correspondant à mes propos.

Un dessin vaut parfois mieux qu'un long discours, c'est ce que je pense souvent en ce domaine comme en d'autres, le visuel ayant souvent le pouvoir d'être plus parlant.

J'ai schématisé (un peu vite.... question qualité des représentations) les divers principes qui conditionnent l'apparence finale des cornes chez le bélier Ouessant. Tout cela est le résultat de longues heures de réflexion et d'observation de mes animaux et ceux des autres, durant dix-huit ans d'interrogations devant ces fameux cornages.

Quelques éléments lorsqu'on regarde un bélier de face... et droit dans les yeux.

Cornes toujours.

Il y a ce que j'appelle la projection verticale (1) ou horizontale (2). Plus la corne se construit vers le type 1, plus le bélier tendra vers une certaine majesté. C'est la projection de l'ancêtre sauvage, le mouflon, et il est vrai qu'elle est plutôt rare chez le mouton, hormis quelques races primitives. On observe plus souvent des types tendant vers le 2.

Cornes toujours.

L'épaisseur de la corne, à sa base en particulier, là où elle prend racine, détermine encore sur cet autre point l'allure du bélier Ouessant. Elle peut être très importante comme en 1, les deux cornes ayant alors tendance à se toucher à leurs racines au milieu du crâne, ou faible comme en 2. (Enfin il arrive que certains mâles n'aient pas de cornes du tout)

Cornes toujours.

La pousse peut être régulière dans sa forme sur toute sa construction (1), mais peut présenter un programme de construction différent dans son premier stade (2) par rapport à celui à un âge plus avancé.

Cornes toujours.

Dans sa construction finale, la corne peut projeter sa pointe vers la tête (1), comme souvent chez le mouflon, mais à l'inverse la projection de la pointe peut se faire vers l'extérieur (2), sans oublier les stades intermédiaires et en particulier des cornes parfaitement parallèles à la tête en leurs extrémités.

Cornes toujours.

La corne peut être construite sous un effet de vrille sur elle-même (2) plus ou moins important, ou encore inexistant ou très limité comme en (1).

Si maintenant on imagine la section de la corne à sa base.

Cornes toujours.

Cette section peut être d'allure triangulaire (1), cas des animaux les plus virils dans l'aspect cornage, ou tendre vers une forme ovoïde (2) plus modeste (plus "domestique").

Si maintenant on observe le bélier de profil.

Cornes toujours.

Le rayon d'enroulement (1) peut être grand, voire très modeste (2).

Cornes toujours.

Le cornage peut finir sa croissance par un retour au niveau de l'œil (1) -pas sur l'œil, ce qui est alors une malformation- ou plus au niveau du museau (2), en gardant à l'esprit qu'il ne peut aller au-delà sous peine d'entraîner la mort du mâle qui ne pourrait plus brouter.

Si on regarde la surface de la corne.

Cornes toujours.

La corne peut se construire dans un aspect plutôt lisse (2) mais aussi avec de nets bourrelets de croissance (1). Ce dernier aspect correspond plus à la conservation de caractères ancestraux alors que le précédent découle d'un lourd passé de domesticité.

On n'oubliera pas de prendre en considération dans son observation, que les parties les plus anciennes ont tendance à se polir (usure) et que les combats peuvent éroder les bourrelets au niveau des surfaces de choc.

Si maintenant on regarde l'animal en se plaçant au-dessus de lui.

Cornes toujours.

La projection de pousse de la corne peut être assez frontale (1), donnant dans les cas extrêmes un aspect "parabolique". A l'inverse, cette projection peut s'orienter plus vers les épaules (2), donnant à l'extrême des cornes parallèles au cou.

Cornes toujours.

Si la forme de la corne s'oriente normalement pour accuser un retour facial (1), il arrive qu'à l'opposé la courbure s'effectue dans un retour "anormal" en direction du dos du bélier.

Il existe un élément difficile à représenter par le dessin, qui est le facteur "énergie de pousse" qui détermine également le cornage définitif de l'adulte. En cas de croissance très (trop?) importante dès sa première année, la corne semble ne plus savoir où s'arrêter les années suivantes, avec au final quelques décimètres de plus que la normale. C'est souvent le cas du bélier qui a un an possède déjà des cornes de l'aspect d'un animal de deux ans.

Enfin une symétrie parfaite des cornes n'est que rarement atteinte, et encore, quand on l'imagine comme telle, en y regardant bien on découvre souvent les petites subtilités qui font qu'elle n'est pas vraiment atteinte.

Après tout ce discours (qui reste à affiner), simple constat de mes observations personnelles, il ne faudrait pas croire que le cornage fait le bélier. Un bélier c'est d'abord tout le reste, les cornes n'étant qu'un plus (cerise sur le gâteau si elles sont belles).

Resterait à définir maintenant ce que sont de belles cornes, d'après l'ensemble des éléments exposés... Il y a toujours une part de subjectivité face à la détermination du "beau", et puis "fort cornage" n'est pas forcément synonyme de "bon cornage". Maintenant, il existe bien une sorte de norme établie par le standard et correspondant à ce que l'on rencontre chez l'animal sauvage.

Sujet de réflexion à prolonger; mais on comprend par ces éléments la grande diversité de cornages qui fait qu'il n'existe jamais deux constructions vraiment identiques.

A suivre.

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 09:42

Dans la série "J'y vais ou j'y vais pas".

Il arrive qu'au bout de plusieurs mois, la pousse des cornes hésite toujours chez le mâle, autant dans la vitalité de la croissance que dans la structuration.

On note le petit crochet d'un cornage faible et mal structuré qui perdura très longtemps chez ce bélier d'un an à présent.

On note le petit crochet d'un cornage faible et mal structuré qui perdura très longtemps chez ce bélier d'un an à présent.

Et puis dans l'hiver, les choses se dessinèrent et la pousse s'accéléra.

Et puis dans l'hiver, les choses se dessinèrent et la pousse s'accéléra.

Ainsi cet antenais possède à présent un cornage correct et plus prometteur que ce que ses premiers mois laissaient présager.

Ainsi cet antenais possède à présent un cornage correct et plus prometteur que ce que ses premiers mois laissaient présager.

Comme souvent, savoir attendre est la meilleure attitude à adopter avant de se faire un jugement définitif sur son mouton (brebis comme bélier).

Comme souvent, savoir attendre est la meilleure attitude à adopter avant de se faire un jugement définitif sur son mouton (brebis comme bélier).

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 11:19

Comme dessiné à l'encre de Chine d'un geste souple, précis et aérien, un trait sombre peut orner une ou les deux cornes des béliers blancs.

Ce dessin suit d'ailleurs les stries de croissance de la corne.

Il ne faut pas voir en cela un défaut chez l'animal mais bien plus une richesse en la diversité chez les Ouessant blancs dans ce que les phénomènes héréditaires et naturels expriment.

Une strie seulement et uniquement sur la corne gauche de Georgeon.

Une strie seulement et uniquement sur la corne gauche de Georgeon.

Une à droite et même deux à gauche pour Hubot. Du plus bel effet!

Une à droite et même deux à gauche pour Hubot. Du plus bel effet!

On peut rapprocher ce phénomène de la strie à celles que l'on trouve en bandes souvent plus larges dans la corne des sabots chez les brebis comme chez les béliers pour les Ouessant blancs.

Que de richesses dans un Ouessant si on est attentif et animé du souci de la conservation des gènes et leur expression, et non de celui de la réduction dans un principe de créer des animaux toujours plus blancs que blanc....

Que de richesses dans un Ouessant si on est attentif et animé du souci de la conservation des gènes et leur expression, et non de celui de la réduction dans un principe de créer des animaux toujours plus blancs que blanc....

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 11:21

Cela devait arriver. C'est arrivé.

10 cm de moins!

Kouros vient de perdre une de ses deux pointes des cornes. Le segment en question correspond à la pousse de première année, malmenée en son temps à la base du crâne par les joutes avec les copains et de là bien rognée.

Un classique qui fait qu'un jour ou l'autre la pointe peut céder par la suite durant la croissance de l'animal et du cornage. L'allure du bélier s'en trouve alors bien changée. Selon le type de cornage, l'événement peut être positif ou négatif d'un point de vue esthétique. Il ne s'agit pas comme certains peuvent le croire d'une intervention volontaire par sciage de la corne.

On ne pratique pas cette amputation chez les Lutins pour modeler les cornages à sa façon. Les rares cas où la chose se ferait correspondent à une nécessité de par un cornage trop rentrant devenu blessant pour son propriétaire (ou encore dangereux pour les autres de par une section de cassure qui mériterait alors d'être limée).

Dans le cas présent, Kouros demeurera ainsi car sa nouvelle allure ne présente aucun danger. Peut-être même l'autre pointe finira par céder à son tour. Ce qui serait presque souhaitable pour rééquilibrer l'allure. Mais c'est bien le destin qui décidera s'il doit en être ainsi...

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