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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 20:15

Titou est un bélier de l'élevage Drozd ( de souche Lutins). Il vient d'avoir six ans.

Le cas Titou

L'année de sa naissance, il ne fit pratiquement pas de corne. Deux ou trois centimètres seulement dépassaient de son crâne. Cela correspond à la pointe de la corne sur la photo, partie qui d'ailleurs tend à vouloir se détacher avec le temps.

Le cas Titou

La seconde année, miracle! La pousse du cornage explosa. Une belle croissance d'une vingtaine de centimètres (partie traversant l'image) vint s'ajouter au cornillon primitif.

Le cas Titou

Par la suite, c'est un cornage plus que correct et même d'une certaine qualité qui continua à croître et se structurer. Ecartement correct passant vers la pointe des oreilles. Effet vrille limité. Bon retour de la corne parallèlement au museau....

Le cas Titou

Perfection de l'enroulement en une seule volute.

Le cas Titou

Equilibre parfait du volume cornage en proportions avec le crâne et l'animal dans son ensemble.

Le cas Titou

Ni divergence, ni convergence observées.

Le cas Titou

Un joli cornage de dos.....

Le cas Titou

.... comme de profil, ...

Le cas Titou

... ou encore de face.

Seul petit regret, comme souvent chez beaucoup de béliers Ouessant, le manque de projection au-dessus de l'horizontale par rapport au sommet du crâne.

Toujours est-il que Titou, malgré une première pousse de cornage plus que décevante, n'a rien à vraiment envier à d'autres béliers maintenant qu'il est adulte.

La leçon. Une fois de plus, ce cas de croissance montre à quel point il faut savoir être patient et savoir laisser le temps de se construire à ses animaux.

Si certains cornages explosent dès l'âge de quinze jours chez l'agneau, pour d'autres ce ne sera qu'à un mois ou plusieurs mois... voire un an comme ici.

Enfin, la précocité et la qualité sont deux choses bien différentes. Mieux vaut un bon cornage tardif qu'un minable pourtant précoce! N'est-ce pas Titou!

Remarques: Plusieurs hypothèses qui d'ailleurs peut-être se conjuguent peuvent être avancées pour tenter d'expliquer le cas Titou.

D'abord, le début de croissance des cornes varie selon les souches Ouessant et lignées. Un problème général de croissance de l'agneau dans ses premiers mois peut être aussi à l'origine du manque de pousse (un parasitisme non décelé ou/et un souci d'allaitement). Né en juillet, Titou n'avait que cinq mois à l'entrée dans l'hiver, période de ralentissement de pousse des cornes.

De souche pas très précoce pour la pousse du cornage et fruit d'un accouplement assez tardif, Titou a-t-il été correctement allaité? Mystère! Le résultat bien surprenant est là et c'est bien ainsi.

Le cas Titou
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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 18:00

 

 Crac!!!!!

C'est fait! La rupture  ( Rupture de croissance ) a entraîné ce qui était prévisible, la rupture en la structure. Pour une corne seulement pour l'instant.

 

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 On notera que c'est la partie de la corne (matière) "morte" qui a cédé.

 

 

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La partie vivante nourrie par le pivot osseux et les vaisseaux sanguins allant continuer à pousser presque comme si rien ne s'était passé.

 

 

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 Dommage pour ce jeune bélier de l'année, Euclide, qui avait un cornage tendant vers l'idéal. On oserait presque espérer à présent que l'autre corne subisse le même sort. Lors d'un affrontement entre mâles sans doute ... Si cela arrive, voilà un bélier qui fera plus jeune que son âge si on ne se réfère qu'à l'aspect des tronçons de croissance de ses cornes.

 

 

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Quant à Mykonos, j'en viens à espérer que sa corne tienne bon puisqu'une seule est atteinte de ce problème exposé dans un article précédent noté en lien.

 

 

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En cas contraire, le déséquilibre dans un cornage promis à être bon cassera le rêve...

 

 

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 17:15

 

 

 Début septembre, l'ensemble des béliers fut isolé des brebis afin d'éviter d'éventuelles fécondations précoces non calculées. Tous ces mâles se sont donc retrouvés sur une prairie non pâturée depuis fin mai mais qui avait subi la canicule d'août.

 Est-ce ce changement de régime alimentaire à base d'herbacées de nature différente qui créa chez certains agneaux du printemps une rupture de croissance perceptible sur certains cornages? Ou faut-il chercher la raison ailleurs? (Chez les Lutins, ce genre de phénomène n'a été observé  qu'une fois jusque là. Sur un jeune bélier, il y a plus de dix ans maintenant). La coïncidence étant, je ne vois pourtant pas d'autre explication que celle  de mon hypothèse émise.

Cependant, tous les jeunes n'ont pas été touchés par ce phénomène. Deux seulement, et encore de manières bien différentes  

 

 

 

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 Les deux cornes sont touchées par le phénomène sur Euclide...

 

 

 

 repertoire-11 6588

 

 

 Une seule sur Mykonos...

 

 

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 Rien de cela chez Dior comme pour les autres jeunes béliers de l'année.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 22:02

 

 

 

 

La symétrie parfaite n'existe pas entre les deux cornes d'un bélier. Cependant cette dissymétrie est souvent si faible qu'on ne la remarque pas ... et c'est parfait ainsi. Pourtant un regard plus attentif dans une démarche de détection de ce phénomène peut changer malgré tout l'impression qu'on avait jusque là devant nos béliers... C'est l'occasion d'un véritable face à face en se regardant droit dans les cornes. Essayez! 

 

Dans certains cas la dissymétrie est tellement prononcée qu'on ne peut qu'être conscient du phénomène. Il en va ainsi chez un de mes jeunes béliers de l'année.

Boudchou (5 mois) qui se présente comme un sujet prometteur sur l'ensemble des autres points de sa physionomie est atteint d'une nette asymétrie.

 

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 Sa corne droite a pris dès le départ une courbure regrettable au point que, voyant ce jeune se construire, j'aurais aimé pouvoir rectifier cette déformation de mes petites mains.

 

 

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 Comparativement tout est vraiment bon dans la pousse de la corne gauche.

 

 

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A voir de face, on comprend mieux cette différence. Dommage! Il me faudra me résoudre à regarder ce mâle toujours sous son profil gauche , car une chose est certaine, malgré ce défaut, ce bélier restera au troupeau pour ses qualités autres.

 

  La suite de la pousse du corps de cette corne droite peut reprendre un cheminement correct dans les années à venir. Mais même dans ce cas, le "mal" est fait et la dissymétrie sera nette au moins concernant les pointes. (Rappelons que la corne pousse à la racine au niveau du crâne).

 

 

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 15:13

 

 

 

Qu'est-ce qu'on s'éclate chez les Lutins!

 

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Pour preuve, le cornage de cet antenais n'a pas très bien résisté aux quelques tensions de l'hiver dernier.

 

 

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 Le segment tout neuf de cet été repousse peu à peu ces vestiges de conflits de plus en plus loin du crâne. Mais le mal est fait et la nature ne réparera pas les choses.

 

 

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Pourtant qu'est-ce qu'on s'aime également entre béliers! C'est promis, cet hiver on arrête nos "conneries".

 

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 14:55

 

 

 

Concernant les cornages, tous les goûts sont dans la nature mais ces caractères sexuels secondaires doivent s'inscrire dans le standard.

Qu'on les aime torsadés ou style envergure de l'albatros, soit. Mais la raison et les objectifs du standard sont autres. Pour résumer: "enroulement en une seule volute à bonne distance du crâne...." Voilà pour la forme, section et épaisseur étant d'autres exigences.

Dans ce cadre de critères, une grande variété d'expressions des cornages demeure possible comme on l'observe souvent.

 

La tentation peut être grande d'acquérir ou faire reproduire des béliers aux cornages imposants, une forme de course au trophée pouvant se dessiner comme si le cornage faisait le bélier. Question de prestige ou simple préférence pour l'animal "qui en jette", il ne faut cependant jamais oublier que les autres qualités physiques sont primordiales.

 

Certains élevages ne sont jamais tombés dans cette course et la qualité de leurs animaux reconnue par tous ou du moins leurs résultats en concours sont là pour leur donner raison.

 

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Petit exemple de dérive chez un de mes béliers. Cet animal, né au printemps 2011, n'a donc qu'un an et quelques mois et porte déjà un cornage imposant qui n'a que deux saisons de pousse. Cette croissance des cornes va être encore conséquente durant deux autres années, essentiellement. Réjouissant ou inquiétant?

 

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Inquiétant! D'une part les cornes vont prendre une proportion de plus en plus importante par rapport à l'animal créant ainsi déséquilibre dans l'allure et de plus leur forme avec une grande divergence des pointes allant loin vers l'extérieur va lui donner une envergure plus de grand oiseau planeur que de "mouflon" d'Ouessant. L'avenir dira mais c'est prévisible à ce stade.

 

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Si je peux regretter parfois un manque d'écartement dans le cornage de certains de mes béliers, dans le cas présent cet exemple bascule dans l'excès inverse.

 

 

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 Cet antenais ne possède pas une morphologie qui me séduit beaucoup et présente donc peu d'intérêt si ce n'est qu'un tel animal en reproduction aurait pu peut-être, par croisement, permettre d'étoffer un peu les cornages de certaines souches de mon troupeau un peu moyennes sur ce point. Mais sorte de punition pour ce bélier, il semble devoir être promis à la stérilité....

Comme quoi avoir les plus grandes et les plus grosses n'est pas forcément tout (là aussi...!)

 

 Ce bélier est donc condamné (chance pour lui) à demeurer chez les Lutins pour observation de son évolution, puis comme simple curiosité. Une belle vie l'attend donc.

 

Enfin, un bélier qui aurait un physique de qualité avec un fort, bon et beau cornage sans excès demeure le rêve de tout éleveur. Et le mien forcément! Si le cornage est le dernier point à considérer, un chouette cornage sur un chouette physique est véritablement la cerise sur le gâteau.

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 22:01

 

 

 

oct 11 019

 

 C'est ce que semble penser ce minuscule bélier de 2010 en regardant le cornage du second qui n'a pourtant que six mois.

 

oct 11 020

 

Un an plus jeune et pourtant déjà un cornage majestueux et bien plus imposant pour ce noir à droite (sans parler des centimètres pris sur son aîné);

Pourtant c'est bien cet humble gris qui participera cet automne à l'avenir du troupeau, pour ses qualités autres que son cornage. Le jeune de l'année est conservé pour en voir l'évolution mais rien ne dit encore qu'il aura un jour l'honneur de féconder les brebis.

 

 

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 09:04

 

 

 

huxley tonte

 

Merci à Steve Coffin, son nouvel éleveur, pour la photo d'Huxley des L. après sa première tonte. Petit bélier blanc d'un an (39 cm), d'une superbe allure qui fait rêver son ancien éleveur (que je suis)....  Le vilain petit canard.

 

 Heureusement que j'étais assis quand j'ai découvert l'image car voici le type de mouton d'Ouessant que je cherche à construire depuis quinze ans dans les différentes variantes de toison. Je n'ai plus qu'à me rouler par terre de rage (!!!).

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 20:25

 

La forme des cornages et la position des lutteurs lors de leur enchevêtrement peuvent mettre les béliers dans des situations difficiles où ils se retrouvent piégés l'un de l'autre lors d'affrontements.

 

avril 11 027

 

Cette fois les choses sont  simples;  ils s'en sortiront d'eux-mêmes, alors qu'il y a quelques jours je suis intervenu pour dénouer la situation, ne sachant pas vraiment comment faire moi-même devant un véritable "casse-tête chinois". Il me fallut plusieurs minutes d'analyse et de manipulations de ces deux boxeurs, bien affaiblis d'ailleurs, pour pouvoir les libérer... sans cela une mort certaine les attendait. Heureusement la main du "Seigneur des Agneaux" était là...

 

"Tout cela pour le parfum d'une grand-mère qui retrouve des chaleurs tardives et normalement stérile. Vous n'avez pas honte! Et en plus entre père et fils!"  

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 18:19

 

Le cornage s'épaissit progressivement durant la pousse, sur les trois quatre premières années essentiellement. Ce qui correspond à la période de croissance complète du mouton.

 

Un ancien Lutin, Chti, maintenant élevé par Diane (link) présente un phénomène intéressant en ce début d'année.

 

 

chti horns 3 fev 2011[1]

 

  La reprise de la pousse du cornage, en ce milieu d'hiver, s'est faite brutalement et de façon conséquente, au point que les anneaux tout neufs débordent très largement la section précédente, créant une véritable rupture dans le rythme de croissance. (photo Diane Falck)

 chti horns fev 2011[1]

 

Vitalité particulière grâce à une herbe normande particulièrement riche ou effet du petit déjeuner à base de céréales? Les deux? Ce n'est pas improbable. La qualité de l'alimentation (lait puis végétaux) influant sur la qualité de la croissance de l'agneau puis de l'antenais, ....

 

Mais un autre paramètre est à prendre en compte. Chti fut malade à l'automne et donc bien soigné pour être remis sur pieds. Une petite forme puis un regain d'énergie se sont sans doute exprimés par cette rupture de pousse suivie d'un fort élan vital. Ces baisses de forme s'observent d'ailleurs assez souvent mais de façon moindre, quand on lit la croissance des anneaux des cornes dans l'histoire du bélier. (Un peu comme les irrégularités découvertes dans les stries de l'arbre abattu qui dévoilent dans leur cas les variations de la météo selon les années.) 

 

Toujours est-il que le résultat est bien là. (photo Diane Falck)

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