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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 20:20

 

Les Lutins font du gras de par leur grande consommation de glands depuis plusieurs semaines et jusqu'alors toujours sans effets secondaires néfastes apparents. Seules deux brebis sont rentrées un soir avec un mal de ventre à se rouler à terre mais semble-t-il surtout suite à la surcharge de cet aliment. Heureusement, le lendemain matin, tout était rentré dans l'ordre.

 

 

 

oct 10 040

Alors que cette denrée se raréfie à présent, une nouvelle remporte un certain succès. Les châtaignes jonchent le sol mais n'y restent pas très longtemps quand le troupeau arrive sur la parcelle. Selon la taille des graines, les plus petites, sous condition qu'elles soient bien remplies, finissent sous les molaires des moutons et les plus grosses sous celles de l'âne. Ce complément alimentaire naturel est une aubaine pour se constituer un peu plus de graisse avant la mauvaise saison.

 

 

oct 10 041

 

Que ce soit pour les glands ou pour les châtaignes, voilà des Ouessant qui se comportent comme de véritables petits gorets.

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 18:24

Toujours pas de pluie à l'horizon depuis le mois de juin dernier sur mon secteur, la verdure est devenue rare et un manque d'herbe qui normalement repousse à l'automne se fait sentir.

Malgré le foin à volonté (non consommé), les Ouessant préfèrent tirer le maximum de la végétation de leurs parcelles.

Après une consommation importante de glands, qui dure encore d'ailleurs, pour la première fois ils ont consommé les pervenches, plantes spontanées des bordures de sous-bois. Jusqu'alors je pensais que la plante leur était désagréable. Inappétante, coriace,....?

 

 

sept 10 086

 

 Avant...

 

sept 10 083

 

...et après.

 

Morale: "à défaut de grive on mange du merle".

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 20:40

 

Au matin, je découvre Willom pris au piège des ronces du dernier coin du parc des mâles qu'il me restait à entretenir. Heureusement, tout semble indiquer qu'il n'a pas passé la nuit ainsi mais que l'incident s'est produit aux premiers vagabondages après le lever. 

 

 

oct 10 020

 

 Pris et bien pris, au point que les tiges d'orties elles-mêmes sont devenues des liens.

 

oct 10 022

 

 Gigoter, se débattre ne font qu'aggraver la situation.

 

oct 10 023

 

 Disparues jusqu'au coeur de la toison, les tiges ne pourront être extraites qu'avec l'aide des ciseaux.

 

oct 10 024

 

 Le groupe des jeunes se montre particulièrement intéressé et intrigué par ce qui est arrivé à leur compagnon et ne perdent rien de l'intervention du secouriste. (Par contre les béliers adultes, en arrière plan, n'en ont absolument rien à faire) 

 

oct 10 025

 

Une fois libéré, mais encore tout  perturbé,  Willom rejoint ses copains de six mois de connivance. Inséparables ceux-là!

 

Bien que je mène une surveillance et une lutte contre les ronces qui lancent leurs tiges tentaculaires hors des haies ou qui s'installent sur les parcelles, parfois je me laisse déborder. Comme quoi, j'ai bien raison de me promener avec un sécateur toujours en poche pour tailler ici ou là.  

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 09:37

 

C'est la glandée.

C'est l'époque et de bons coups de vent font tomber les glands des chênes comme s'il en pleuvait. Les moutons ne se privent pas de les consommer, connaissant les coins stratégiques des parcs et se ruant au simple bruit de la graine qui tombe. La sécheresse qui sévit toujours sur mon coin de l'hexagone rend cette provende d'autant plus attractive pour mes Ouessant.  

 

 

sept 10 082

 

 Les graines encore vertes semblent les plus appréciées. Problème, ce type de nourriture s'avère un danger potentiel (tout comme les feuilles fraîches de chêne). Les tannins ont la réputation de provoquer de graves problèmes rénaux et digestifs. La quantité et l'exclusivité dans la ration alimentaire font-elles varier les possibilités d'empoisonnement? Les chênes centenaires sont nombreux dans la région et il n'est pas question pour moi de me mettre dans l'idée de les couper...simplement pour élever des moutons. Soigner un mal par un autre, environnemental celui-là, ne serait pas judicieux. Si la toxicité s'avèrait, il serait plus intelligent de déplacer le troupeau sur des espaces pas ou peu soumis aux chutes de glands.

Cela fait bien une quinzaine de jours que dure cette consommation. Elle fut sans doute progressive depuis l'été, la quantité par contre change ces derniers temps. Habitués à consommer des feuilles de chêne toute l'année, je n'ai jamais décelé de problèmes chez mes animaux et à présent aucun signe particulier suite à l'ingestion de glands. Je surveille tout de même leur état dans cette phase de modification naturelle de leur régime alimentaire.  

 

sept 10 073

 

J'ai remarqué que certains animaux se montrent particulièrement gourmands en glands et se spécialisent dans cette quête, délaissant un peu trop (à mon goût ) leurs congénères occupés sur les herbages. C'est le cas de Vénus qui  va et vient, balayant du museau le moindre recoin comme on le ferait d'un détecteur de métaux.

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 20:18

 

 

 

sept 10 071

 

 Il y a quelques jours encore, avant qu'il ne pleuve enfin de façon conséquente, l'herbe devenait rare sur les parcelles pourtant les plus humides fréquentées par le troupeau.

 

sept 10 072

 

 Est-ce pour cette raison que Promesse se mit à consommer de la fougère verte sur pied?

 

sept 10 078

 

Et pas seulement un peu...Ou bien y cherchait-elle un apport particulier? Quelle qu'en soit la raison, elle en ressentait un besoin et était la seule à s'adonner à cette consommation

 

Pourtant la fougère fraîche est souvent présentée comme toxique! L'ingestion prolongée et en quantité importante pourrait provoquer la cécité ou encore certains cancers digestifs ou urinaires...

 

Pour l'instant, je fais assez confiance à l'instinct de l'animal dans ses choix alimentaires (quand choix il y a) pour définir ce qui peut lui être bon ou néfaste, surtout quand les moutons sont habitués à cotoyer certains végétaux. L'avenir dira... 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 20:53

 

L'été est bien installé et aussi bien entamé. Les signes du changement sont là autour des Lutins, signes annonciateurs d'un automne qui approche et que la page du renouveau se tourne. 

 

 

août 10 033

 

 Mue chez les oiseaux, comme pour ce geai qui, sur la pâture, a perdu un des petits joyaux de plumes ornant son miroir de l'aile. Pendant ce temps, les bondrées apivores glissent en altitude pour rejoindre l'Afrique, tout comme les premières hirondelles les plus pressées. Mais seul le berger les remarque, les Ouessant ne décelant que les gobe-mouches qui font halte au pré et viennent attraper les insectes jusque sous leur "nez" avant de rejoindre un piquet, sans les contrarier pour autant... 

 

août 10 034

 

 L'herbe clairsemée laisse découvrir le cadavre d'un capricorne, dépouille déshydratée qu'on croirait un instant prête à s'animer...

 

août 10 035

 

 ...ou encore les restes de ces lucanes, modestes ou "géants" qui eux aussi n'ont vécu que le temps de procréer. L'été avance bien...

 

août 10 036

 

 Un été bien sec et bien chaud pour les régions qui, depuis des semaines, n'ont toujours pas reçu une averse digne de ce nom et suffisante pour faire reverdir les sols. La pâture de nuit des Lutins, si verte en temps habituel, n'est plus qu'une paillasse où seules les fougères semblent tenir le coup (et encore les signes de déclin sont là pour certaines)..

 

août 10 038

 

 Heureusement pour mes Ouessant, quelques parcelles au nord, assez ombragées et laissées libres leur apportent la verdure quotidienne qu'ils apprécient. 

 

août 10 047

 

 Tout comme sur la prairie semée et fauchée, véritable oasis, le regain abondant est un régal. Mais cette herbe n'apporte pas pout autant l'hydratation nécessaire et il faut souvent remplir les seaux d'eau. 

 

août 10 052

 

Quand le ventre est rempli, on cherche l'ombre et on s'y installe pour ruminer.

 

A quand un bon arrosage tombé du ciel?

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 12:41

août 10 008

 

 

Les placettes, où les animaux ont uriné, voient leur végétation "brûlée". Ce pouvoir reste limité en période humide mais se révèle particulièrement décelable en période de sécheresse. Les plantes, ne recevant alors que cette humidité, ne résistent pas au traitement.

Ce phénomène prend toute son ampleur lorsqu'il y a concentration excessive de moutons sur une surface limitée. Cette dégradation s'ajoute au piétinement et surpâturage au risque d'aboutir à un sol nu en terre battue, comme d'ailleurs on l'observe à la basse-cour pour les volailles ne disposant pas de place suffisante.

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 14:13

 

Pas le furet, mais le renard.

 

 

juillet 10 018

 

Crottes de type canidé, de taille moyenne, aux segments truffés de poils provenant d'une multitude de petits rongeurs (base de son menu quotidien), laissées de façon bien visibles (pour les concurrents) ici sur une placette peu végétalisée. C'est bien lui, le renard.

 

Ma joie à la découverte qu'il est passé dans le quartier  (et de plus dans les enclos à moutons ,dont le parc de nuit d'un hectare clos) est grande et m'amène à lui consacrer ces lignes. 

 

Joie car il y a bien trop longtemps que j'avais pu déceler trace de vie de l'animal autour de chez moi. Il faut dire qu'ici comme en beaucoup d'endroits, l'homme l'extermine chaque fois qu'il le peut. Une richesse supplémentaire donc dans le monde des Lutins.

 

J'ai dit qu'il était passé. Oui sans doute car nous sommes en juillet, en pleine période d'émancipation des jeunes qui errent à la recherche d'un territoire.

 

J'imagine déjà les réactions de ceux  qui s'attendaient plus à découvrir ma crainte dans cet évènement. Je n'idéalise pas le renard et je tiens avant toute chose à être objectif. Ma facette naturaliste me permet de l'être et mes buts d'élevage me permettent de le rester.

Je m'explique. Oui, un renard peut parfois croquer un agneau Ouessant , un grand jeune de quelques mois ou un adulte en très mauvaise santé. Et alors? Une fois en passant ce n'est pas un drame. Et puis le mouton était-il bien vivant au moment du festin? Si oui, la chose reste rare.

Elle ne m'est pas encore arrivée en quatorze ans. Si un jour cela devait être le cas, je serais triste pour l'agneau et la perte représentée dans mon travail. Mais ne menant à aucun moment un élevage de profit, cela ne serait qu'un incident de parcours. S'il devait se reproduire, il faudrait alors songer à quelques aménagements ou méthodes, comme l'enfermement des jeunes pour la nuit...

Comme je l'ai déjà écrit par ailleurs, le renard est bien plus légitime que l'agneau, ce dernier n'étant qu'un prolongement de l''humanité. Il faut bien garder à l'esprit que déverser de la "viande vivante" dans la nature, c'est lui faire prendre une certaine part de risques.

Risques qu'il faut accepter; Vouloir détruire le renard, n'est qu'une réaction primaire (même si cela soulage un temps) qui déplace le problème et ignore certains principes qui veulent que d'une part, en libérant un territoire de renard, on l'offre à un autre qui viendra s'installer et que d'une autre, c'est assurer une meilleure reproduction de l'espèce à l'avenir, puisqu'on favorise ainsi ses espèces-proies que sont les petits rongeurs...

 

Quelques anecdotes.

D'abord celle d'un temps où je pratiquais encore la photographie animalière mais que je n'ai pas immortalisée sur la pellicule car trop loin de moi. A l'affût de chevreuils, c'est une chevrette avec ses deux faons que je vis arriver. Superbe en soi, l'instant devint alors merveilleux quand survint un grand jeune renard, de juillet justement. Ce qui devait arriver....n'arriva pas. Durant un temps qui sembla interminable, s'opéra sous mes yeux  une partie de jeux bien imprévisible entre les deux espèces. Cela sous l'oeil attentif mais aucunement paniqué de mère chevreuil qui continua son repas comme si de rien n'était.

Enfin, une anecdote qui se passait dans l'enclos permanent de mes moutons, en pleine période de nourrissage des jeunes renards, et sans problème particulier pour mes Ouessant. Un renard y venait régulièrement. Jamais je ne l'ai vu mais il laissait sa signature. D'abord, ce fut la carcasse à moitié enterrée d'un de ces "faisans chair à canons" libérés l'automne précédent, qui avait survécu jusque là et dont les longues rectrices dépassaient du sol.  Quelques jours plus tard, une patte de poulet, peut-être simplement récupérée sur un tas de fumier, était mise en réserve et laissait voir quelques doigts. Plus tard, c'est....une espadrille qui subissait le même sort (maître renard par l'odeur alléché...).

Si comme le commun des mortels de mon espèce, j'avais un besoin important de monstres sanguinaires pour rompre mon ordinaire, j'aurais pu écrire qu'ensuite ce fut le propriétaire de la dite chaussure que je retrouvai enterré dans le parc...mais non cela n'arriva pas, je n'ai plus eu traces de ce renard.

 

Non, je n'idéalise pas le renard. Je vois simplement ce qu'il est. Un animal comme un autre.

Qu'on ne m'accuse pas non plus de vouloir "blanchir" les prédateurs, car je pourrais mentionner les centaines de divers autres animaux domestiques que j'ai pu perdre dans mes différents élevages de par leur prédation, pour montrer que je sais ce que c'est que de perdre.

 

Enfin, je terminerai en disant que je crains bien plus les chiens errants et ceux de chasse pris dans leurs élans, que les renards.

Sans oublier la bêtise humaine. Vols chez un collègue éleveur. Ou comme cet imbécile de premier ordre qui depuis bientôt un an cisaille régulièrement le câble d'entrée d'un de mes enclos. Puis-je rêver que son coefficient intellectuel soit suffisant pour l'amener un jour à parcourir cet article....s'il sait lire...et comprendre tout le mépris que je peux avoir pour les gens de son "espèce".

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 09:15

Avertissement:

Une garden party ne peut s'organiser avec ses moutons que s'ils sont vaccinés contre les entérotoxémies ou/et que si on a pris soin de les habituer progressivement à une nouvelle végétation abondante, au risque de leur créer de gros désordres intestinaux voire provoquer leur mort.

 

 

 

L'été avance; la sécheresse s'installe et les ressources diminuent. Il est temps d'emmener les Lutins sur une parcelle non encore pâturée cette année. C'est pour eux l'occasion d'améliorer leur ordinaire, tout en  utilisant  leurs dents comme méthode douce pour l'entretien de ce terrain. 

 

 juillet 10 021

 

Sous les tiges à graine, se trouve en réalité une herbe variée et abondante. Dans cette jungle, on devine les Ouessant plus qu'on ne les voit.

 

 

juillet 10 025

 

  L'herbe verte est bien là...et le Ouessant aussi...

 

 

juillet 10 028

 

  Peu à peu des couloirs de prospection se créent. Ceux-ci seront utilisés jour après jour.

 

Ce qui n'est pas sans provoquer la panique dans le petit monde des criquets qui s'éparpillent dans leurs bonds, alors que les grandes sauterelles vertes préfèrent prendre leur envol pour gagner les lisières boisées voisines.

 

 

juillet 10 026

 

  A cela s'ajoute le piétinement qui permet peu à peu de se voir sans plus obligation de s'égosiller pour appeler les siens, au cas où l'on se croirait devenu seul au monde.

 

 

juillet 10 031

 

 On se fait des ventrées de longues feuilles de dactyle.

 

juillet 10 033

 

  Pris en flagrant délit de gourmandise. On fait comme si de rien n'y était.

 

 

juillet 10 029

 

 On se cache pour croquer les feuilles de rumex (oseille sauvage).

 

  juillet 10 024

 

 Les feuilles de la centaurée sont bien appréciées également.

 

 

juillet 10 037

 

On ne fait que passer au milieu des vagues de la petite mer d'herbe chevelue trop dure pour la dent. Quand on a le choix, on va au meilleur.

 

 

juillet 10 032

 

  On se retrouve la toison faussement ponctuée, simplement envahie des graines du gratteron.

 

 

juillet 10 036

 

Et de bien d'autres graines de bien d'autres plantes qui ont trouvé là un moyen bien commode de dissémination.

 

 

Les ventres se remplissent. Il est intéressant de noter les préférences de chaque animal dans l'abondance et la diversité de plantes. La brebis allaitante un peu amaigrie fera des choix différents de ceux de sa consoeur qui n'élève pas ou encore du bélier en surpoids. Et puis au fil de la journée, ces choix évoluent. Il semble même se dessiner des préférences personnelles au-delà d'une sélection dans un but naturel de tendre vers un certain équilibre alimentaire.

 

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 22:01

 

Parmi les naissances de cette saison, se précisent les animaux qui auront ou pourraient avoir un intérêt dans les orientations d'élevage fixées pour les Lutins.

 

 mai 10 038

 

Buffon, jeune bélier brun est d'une grande valeur dans ce domaine. Sept ans de travail et d'attente pour l'obtenir.

 A 50% de souche Lutins, il va permettre de faire un grand pas vers ce que je recherche pour cette couleur noisette. D'une part, il pourra faire réapparaître cette toison avec des brebis portant ce même gène (qu'il soit apparent ou caché) . D'une autre, il permettra d'injecter ce gène brun chez les descendants des autres brebis ne le possèdant pas. Et tout cela dans ou vers un style Lutin fixé, c'est à dire plus "breton" que "Ouessant étranger". Question de goût et de choix.

Mais je sais qu'il me faut encore environ cinq ans pour y arriver. On comprend donc qu'élever dans le souci de sélection est un travail de patience et d'autant plus dans mon cas où je suis contraint par pas moins d'une dizaine de critères (pour les plus évidents) et que je ne pratique pas (par éthique) une production de masse où "on jette et casse du Ouessant" (seulement de loisir).

 

Petites précisions utiles pour les dizaines de personnes qui me contactent depuis les pays les plus divers, pour avoir tout de suite des sujets dans le haut de gamme et comme ci ou comme ça, alors que moi-même je ne les possède pas forcément après 14 ans de travail.

 J'ai compris depuis longtemps que ces superbes animaux rêvés n'existaient que rarement et qu'ils étaient à construire. C'est ce à quoi je m'applique, ne pouvant que parfois cèder un peu de la matière première de mon troupeau.

Tout vouloir, tout avoir tout de suite est illusoire. Il faut dès le départ, savoir qu'il faudra du temps, beaucoup de temps si on a un haut niveau d'exigence.

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