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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 12:41

août 10 008

 

 

Les placettes, où les animaux ont uriné, voient leur végétation "brûlée". Ce pouvoir reste limité en période humide mais se révèle particulièrement décelable en période de sécheresse. Les plantes, ne recevant alors que cette humidité, ne résistent pas au traitement.

Ce phénomène prend toute son ampleur lorsqu'il y a concentration excessive de moutons sur une surface limitée. Cette dégradation s'ajoute au piétinement et surpâturage au risque d'aboutir à un sol nu en terre battue, comme d'ailleurs on l'observe à la basse-cour pour les volailles ne disposant pas de place suffisante.

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 14:13

 

Pas le furet, mais le renard.

 

 

juillet 10 018

 

Crottes de type canidé, de taille moyenne, aux segments truffés de poils provenant d'une multitude de petits rongeurs (base de son menu quotidien), laissées de façon bien visibles (pour les concurrents) ici sur une placette peu végétalisée. C'est bien lui, le renard.

 

Ma joie à la découverte qu'il est passé dans le quartier  (et de plus dans les enclos à moutons ,dont le parc de nuit d'un hectare clos) est grande et m'amène à lui consacrer ces lignes. 

 

Joie car il y a bien trop longtemps que j'avais pu déceler trace de vie de l'animal autour de chez moi. Il faut dire qu'ici comme en beaucoup d'endroits, l'homme l'extermine chaque fois qu'il le peut. Une richesse supplémentaire donc dans le monde des Lutins.

 

J'ai dit qu'il était passé. Oui sans doute car nous sommes en juillet, en pleine période d'émancipation des jeunes qui errent à la recherche d'un territoire.

 

J'imagine déjà les réactions de ceux  qui s'attendaient plus à découvrir ma crainte dans cet évènement. Je n'idéalise pas le renard et je tiens avant toute chose à être objectif. Ma facette naturaliste me permet de l'être et mes buts d'élevage me permettent de le rester.

Je m'explique. Oui, un renard peut parfois croquer un agneau Ouessant , un grand jeune de quelques mois ou un adulte en très mauvaise santé. Et alors? Une fois en passant ce n'est pas un drame. Et puis le mouton était-il bien vivant au moment du festin? Si oui, la chose reste rare.

Elle ne m'est pas encore arrivée en quatorze ans. Si un jour cela devait être le cas, je serais triste pour l'agneau et la perte représentée dans mon travail. Mais ne menant à aucun moment un élevage de profit, cela ne serait qu'un incident de parcours. S'il devait se reproduire, il faudrait alors songer à quelques aménagements ou méthodes, comme l'enfermement des jeunes pour la nuit...

Comme je l'ai déjà écrit par ailleurs, le renard est bien plus légitime que l'agneau, ce dernier n'étant qu'un prolongement de l''humanité. Il faut bien garder à l'esprit que déverser de la "viande vivante" dans la nature, c'est lui faire prendre une certaine part de risques.

Risques qu'il faut accepter; Vouloir détruire le renard, n'est qu'une réaction primaire (même si cela soulage un temps) qui déplace le problème et ignore certains principes qui veulent que d'une part, en libérant un territoire de renard, on l'offre à un autre qui viendra s'installer et que d'une autre, c'est assurer une meilleure reproduction de l'espèce à l'avenir, puisqu'on favorise ainsi ses espèces-proies que sont les petits rongeurs...

 

Quelques anecdotes.

D'abord celle d'un temps où je pratiquais encore la photographie animalière mais que je n'ai pas immortalisée sur la pellicule car trop loin de moi. A l'affût de chevreuils, c'est une chevrette avec ses deux faons que je vis arriver. Superbe en soi, l'instant devint alors merveilleux quand survint un grand jeune renard, de juillet justement. Ce qui devait arriver....n'arriva pas. Durant un temps qui sembla interminable, s'opéra sous mes yeux  une partie de jeux bien imprévisible entre les deux espèces. Cela sous l'oeil attentif mais aucunement paniqué de mère chevreuil qui continua son repas comme si de rien n'était.

Enfin, une anecdote qui se passait dans l'enclos permanent de mes moutons, en pleine période de nourrissage des jeunes renards, et sans problème particulier pour mes Ouessant. Un renard y venait régulièrement. Jamais je ne l'ai vu mais il laissait sa signature. D'abord, ce fut la carcasse à moitié enterrée d'un de ces "faisans chair à canons" libérés l'automne précédent, qui avait survécu jusque là et dont les longues rectrices dépassaient du sol.  Quelques jours plus tard, une patte de poulet, peut-être simplement récupérée sur un tas de fumier, était mise en réserve et laissait voir quelques doigts. Plus tard, c'est....une espadrille qui subissait le même sort (maître renard par l'odeur alléché...).

Si comme le commun des mortels de mon espèce, j'avais un besoin important de monstres sanguinaires pour rompre mon ordinaire, j'aurais pu écrire qu'ensuite ce fut le propriétaire de la dite chaussure que je retrouvai enterré dans le parc...mais non cela n'arriva pas, je n'ai plus eu traces de ce renard.

 

Non, je n'idéalise pas le renard. Je vois simplement ce qu'il est. Un animal comme un autre.

Qu'on ne m'accuse pas non plus de vouloir "blanchir" les prédateurs, car je pourrais mentionner les centaines de divers autres animaux domestiques que j'ai pu perdre dans mes différents élevages de par leur prédation, pour montrer que je sais ce que c'est que de perdre.

 

Enfin, je terminerai en disant que je crains bien plus les chiens errants et ceux de chasse pris dans leurs élans, que les renards.

Sans oublier la bêtise humaine. Vols chez un collègue éleveur. Ou comme cet imbécile de premier ordre qui depuis bientôt un an cisaille régulièrement le câble d'entrée d'un de mes enclos. Puis-je rêver que son coefficient intellectuel soit suffisant pour l'amener un jour à parcourir cet article....s'il sait lire...et comprendre tout le mépris que je peux avoir pour les gens de son "espèce".

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 09:15

Avertissement:

Une garden party ne peut s'organiser avec ses moutons que s'ils sont vaccinés contre les entérotoxémies ou/et que si on a pris soin de les habituer progressivement à une nouvelle végétation abondante, au risque de leur créer de gros désordres intestinaux voire provoquer leur mort.

 

 

 

L'été avance; la sécheresse s'installe et les ressources diminuent. Il est temps d'emmener les Lutins sur une parcelle non encore pâturée cette année. C'est pour eux l'occasion d'améliorer leur ordinaire, tout en  utilisant  leurs dents comme méthode douce pour l'entretien de ce terrain. 

 

 juillet 10 021

 

Sous les tiges à graine, se trouve en réalité une herbe variée et abondante. Dans cette jungle, on devine les Ouessant plus qu'on ne les voit.

 

 

juillet 10 025

 

  L'herbe verte est bien là...et le Ouessant aussi...

 

 

juillet 10 028

 

  Peu à peu des couloirs de prospection se créent. Ceux-ci seront utilisés jour après jour.

 

Ce qui n'est pas sans provoquer la panique dans le petit monde des criquets qui s'éparpillent dans leurs bonds, alors que les grandes sauterelles vertes préfèrent prendre leur envol pour gagner les lisières boisées voisines.

 

 

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  A cela s'ajoute le piétinement qui permet peu à peu de se voir sans plus obligation de s'égosiller pour appeler les siens, au cas où l'on se croirait devenu seul au monde.

 

 

juillet 10 031

 

 On se fait des ventrées de longues feuilles de dactyle.

 

juillet 10 033

 

  Pris en flagrant délit de gourmandise. On fait comme si de rien n'y était.

 

 

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 On se cache pour croquer les feuilles de rumex (oseille sauvage).

 

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 Les feuilles de la centaurée sont bien appréciées également.

 

 

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On ne fait que passer au milieu des vagues de la petite mer d'herbe chevelue trop dure pour la dent. Quand on a le choix, on va au meilleur.

 

 

juillet 10 032

 

  On se retrouve la toison faussement ponctuée, simplement envahie des graines du gratteron.

 

 

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Et de bien d'autres graines de bien d'autres plantes qui ont trouvé là un moyen bien commode de dissémination.

 

 

Les ventres se remplissent. Il est intéressant de noter les préférences de chaque animal dans l'abondance et la diversité de plantes. La brebis allaitante un peu amaigrie fera des choix différents de ceux de sa consoeur qui n'élève pas ou encore du bélier en surpoids. Et puis au fil de la journée, ces choix évoluent. Il semble même se dessiner des préférences personnelles au-delà d'une sélection dans un but naturel de tendre vers un certain équilibre alimentaire.

 

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 22:01

 

Parmi les naissances de cette saison, se précisent les animaux qui auront ou pourraient avoir un intérêt dans les orientations d'élevage fixées pour les Lutins.

 

 mai 10 038

 

Buffon, jeune bélier brun est d'une grande valeur dans ce domaine. Sept ans de travail et d'attente pour l'obtenir.

 A 50% de souche Lutins, il va permettre de faire un grand pas vers ce que je recherche pour cette couleur noisette. D'une part, il pourra faire réapparaître cette toison avec des brebis portant ce même gène (qu'il soit apparent ou caché) . D'une autre, il permettra d'injecter ce gène brun chez les descendants des autres brebis ne le possèdant pas. Et tout cela dans ou vers un style Lutin fixé, c'est à dire plus "breton" que "Ouessant étranger". Question de goût et de choix.

Mais je sais qu'il me faut encore environ cinq ans pour y arriver. On comprend donc qu'élever dans le souci de sélection est un travail de patience et d'autant plus dans mon cas où je suis contraint par pas moins d'une dizaine de critères (pour les plus évidents) et que je ne pratique pas (par éthique) une production de masse où "on jette et casse du Ouessant" (seulement de loisir).

 

Petites précisions utiles pour les dizaines de personnes qui me contactent depuis les pays les plus divers, pour avoir tout de suite des sujets dans le haut de gamme et comme ci ou comme ça, alors que moi-même je ne les possède pas forcément après 14 ans de travail.

 J'ai compris depuis longtemps que ces superbes animaux rêvés n'existaient que rarement et qu'ils étaient à construire. C'est ce à quoi je m'applique, ne pouvant que parfois cèder un peu de la matière première de mon troupeau.

Tout vouloir, tout avoir tout de suite est illusoire. Il faut dès le départ, savoir qu'il faudra du temps, beaucoup de temps si on a un haut niveau d'exigence.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 22:01

 

L'emballage étant enlevé, c'est maintenant le moment de découvrir un début de vérité en ce qui concerne en particulier les antenais (animaux d'un an).

Tondus pour la première fois de leur vie, ils montrent leur "nudité" et un peu plus leur réel physique, même si leur croissance va se poursuivre encore un ou deux ans.

 

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 Golas, petit bélier blanc (pur Lutin) encore appelé à structurer sa charpente mais aussi son cornage.

 

mai 10 040

 

 Biche, 50% Lutin, une petite merveille qui donne espoir dans mon travail de ce morphe dit noisette. La taille y est, reste à donner à ses descendants futurs plus de densité pour les éloigner un peu du style élégant des souches hollandaises (allure chevreuil) que je ne recherche pas, et approcher d'un type mouflon plus solide.

 

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Pelote (du pur Lutin) d'une silhouette que j'apprécie. Solidité sans excès et structure de rêve...un idéal à atteindre dans mon morphe brun (noisette).  

 

Dans ces trois exemples pris parmi d'autres possibles, il me reste à les mesurer au garrot, mais, déjà en observant, je sais qu'ils seront au plus bas du standard. Si ce n'est pas forcément un but de faire au plus petit, c'est tout de même une récompense dans l'univers du Ouessant où on rencontre bien trop souvent des "géants".

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 19:46

 

Type de sol, profondeur, altitude, ensoleillement, climat, humidité,....déterminent les plantes qui peuvent prospérer sur une parcelle. Ensuite, par sa pression sélective, le mouton  (ou autre herbivore) qui s'y nourrit va en limiter certaines, alors qu'en en délaissant d'autres, il leur permettra de se multiplier. 

 

 été 09 157

 

Zone de pâture envahie par les joncs. Cette plante de sol assez humide, délaissée par les Ouessant, prospère bien que les graines puissent être appréciées de leurs dents à certaines périodes. Peu appétentes, les tiges sont généralement dédaignées, mais parfois croquées en période hivernale ou par manque de ressources. Ces attaques limitées ne détruisent pas pour autant le pied qui prospère à nouveau au printemps.

Il n'y a pas de moyen radical pour détruire cette indésirable quand elle se présente en abondance. Les pieds épars peuvent être déracinés mais d'autres s'installeront. On peut toujours se consoler en voyant ses animaux consommer les feuilles des quelques herbacées qui réussissent à cohabiter en profitant d'un peu de l'humidité ambiante.

La nature aime décider; elle n'a pas totalement tort et se plait à le rappeler.

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 17:33

Le Ouessant consomme peu les chardons même s'il s'y essaie parfois quand ils sont sur pied. Arraché ou coupé, et alors fané, il tente bien plus certains qui semblent s'en délecter.

 

été 09 156

 

 Les graines, emportées par le vent, s'installent d'autant plus facilement que le terrain tend vers le surpâturage (si la plante est commune dans le secteur et apprécie le type de sol de l'élevage).

 

été 09 155

 

Heureusement, certains insectes limitent à leur façon l'envahissement, en s'attaquant, comme ici, aux parties florales.

Par contre, certaines variétés de chardons se propagent également par le système racinaire. Les arracher limitent leur existence, mais ce n'est donc pas gagné.

 

Comme pour d'autres indésirables, l'association de différents types d'herbivores sur la parcelle permet d'en limiter certaines ( moutons, chèvres, ânes, chevaux, vaches, n'ayant pas les mêmes gourmandises). 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 07:15

 

 

 La ronce, comme d'autres épineux (prunelier, aubépine,...), est une excellente barrière naturelle interdisant fuite comme intrusion. Cependant son mode de propagation, outre les graines, est très efficace pour la plante puisque jetant ses rameaux nouveaux à l'assaut de l'espace libre, ceux-ci prennent racine étoffant ainsi le buisson. Les moutons sont gourmands de ses feuilles. Tout irait donc bien si les épines n'étaient là pour provoquer parfois quelques drames.

 

été 09 154

 

 Les tiges auxquelles le Ouessant peut se frotter dans ses activités, peuvent se prendre dans la toison surtout si elle est épaisse. Accroché, l'animal se débat et s'entortille un peu plus. Sa libération ne peut alors se faire que par l'intervention de l'éleveur qui coupera la laine.

 

été 09 158

 

Pris dans ces pièges, adultes comme agneaux, s'épuisent et peuvent demeurer prisonniers longtemps. Si on ne les trouve pas assez tôt, fatigue, froid, pluie...font que la mort met fin au calvaire.

Il convient donc de veiller à ne pas laisser les ronces gagner sur l'espace de vie de ses Ouessant au risque d'être un jour confronté au drame.

 (A noter qu'ils peuvent se prendre également dans des rameaux d'arbustes qui ne semblent pas être un risque potentiel, et pas seulement des épineux).

 

 

été 09 159

 

Là encore, je n'extermine pas les ronces mais les contiens derrière les clôtures. Un travail supplémentaire que vaut bien le plaisir des yeux qu'elles offrent en fin d'été, sans parler de celui des ventres par ses baies appréciées des humains mais également de divers oiseaux, sans oublier les mammifères (muscardin, fouine, renard,...). Toute cette petite faune y ayant trouvé parfois le gîte avant le couvert.

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 20:10

Elles sont réapparues et font même déjà une belle taille...les orties. Non consommées sur pied, si ce n'est par une brebis originale de temps à autre, seules les feuilles de la plante qui sèche après la coupe intéressent les moutons. Envahissantes, elles tracent, se sèment, ombragent le sol, empêchant ainsi l'herbe de pousser.

L'ortie urticante apprécie les sols riches et prolifère en particulier sur les zones fortement engraissées par la décomposition ancienne de végétaux ou encore sur les points fertilisés par les fumiers ou les déjections des herbivores qui se sont concentrés en certains points de la prairie.

 

 été 09 175

 

On peut agir avant la montée à graines par le fauchage pour limiter son extension, mais il faudra recommencer cette opération plusieurs fois pour tenter d'affaiblir la plante qui ne se privera pas de repousser en formant plusieurs tiges au-dessus du point de coupe. C'est ce que je fais quand la météo ne me permet pas d'opérer pour la solution finale. 

 

été 09 150

 

 En effet, à mon grand regret, je n'ai pas trouvé de moyen radical de lutte (à ce jour) outre la méthode chimique sur les feuillages qu'est la pulvérisation d'un désherbant systémique spécial pelouse. L'intérêt est que la destruction s'opère jusqu'aux racines tout en préservant les graminées.

Il convient de pratiquer sans la présence des moutons sur la parcelle et en ne les y ramenant qu'au bout d'un certain nombre de jours lorsqu'il ne reste plus guère de trace du crime.

Pour autant, il m'est arrivé à plusieurs reprises de ne pas pouvoir isoler les animaux et ne pas percevoir d'effets négatifs notables sur leur santé par la suite. Le comble est que l'ortie ainsi flétrie devient une friandise et que l'herbe, jusque là inaccessible entre les pieds, devient fort attractive. Mais par précaution, mieux éviter ce genre de chose. Je suppose que le mouton n'a pas une longévité suffisante pour que je puisse détecter des effets secondaires négatifs en rapport avec ces épandages. 

 

été 09 151

 

Une fois de plus, je ne cherche pas à exterminer l'ortie de mon domaine mais simplement la contenir. Conscient de sa raison d'être, je la laisse s'épanouir en particulier dans les haies pour le plaisir des yeux, mais surtout pour la survie des escargots ou des chenilles du papillon "paon du jour" qui y vivent et s'en nourrissent (pour ne citer que ces espèces parmi les plus connues).

Il m'importe de concilier au maximum passion du mouton et richesses naturelles des lieux. 

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:40
Au niveau nourriture, "le trop" n'est pas mieux que "le pas assez", mais le "pas assez" ne saurait être mieux que "le trop".
Trop d'herbe tendre, de pain, de céréales, de granulés, de fruits, de glands,.....peuvent apporter des problèmes  plus ou moins graves allant du simple désordre digestif à la mort.
 Mais le trop par excès d'engraissement a des conséquences sur le métabolisme et divers points physiques et organiques du mouton. On lui reproche également de ne pas permettre la fécondation chez la brebis ou encore de favoriser des agneaux trop gros, difficiles à mettre au monde.
Le pas assez , dangereux pour la santé (et la vie) de l'animal peut avoir des répercussions sur la gestation et la réussite de la reproduction, l'état de l'ageau à sa naissance, la croissance de ce jeune et la durée de vie de l'adulte.
Penser à équilibrer la nourriture c'est aussi prévoir les apports en vitamines, minéraux (oligoéléments), tout au long de l'année, par la mise à disposition de blocs ou seaux à lècher.

Veillez sur ses Ouessant pour leur bien-être permet d'apporter à l'éleveur la satisfaction de réussir son élevage.


juin-09-131.jpg 
   
L'herbe verte de fin de printemps/début d'été, la meilleure source de nourriture naturelle (d'ailleurs la période la plus favorable pour des foins nourrissants) rend l'animal rempli et dodu, mais cela n'a qu'un temps....(Daguet des Lutins du M.)
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