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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 23:01
" Du foin, ils en ont..." C'est ce que j'entends dire parfois, mais à y regarder de plus près la vérité est parfois autre.
Dans un endroit abrité de la pluie, il est bon de laisser en permanence du foin aux Ouessant qui peuvent ainsi s'y approvisionner selon leurs besoins et mieux équilibrer ainsi leur alimentation en fonction de la quantité et qualité de l'hebe verte dont ils disposent.
Cependant ce foin abandonné depuis trop longtemps peut ne plus présenter d'intérêt par manque d'appétence ou de qualité nutritive.
En cas de consommation quotidienne, il est bon de brasser les volumes restant dans le râtelier afin que les animaux, les plus jeunes en particulier, puissent y trouver encore pitance.
En effet, herbe sèche n'est pas forcément foin comme je le présente ci-dessous
.
 janvier 10 050
Voici, ci dessus, l'aspect interne d'une botte qui vient d'être ouverte. On y note une multitude de particules intéressantes, feuilles, fleurs, épis, tiges fines. Ce sont ces éléments que le mouton va d'abord rechercher et exploiter. L'entrain qu'il manifeste en mangeant ce type de produit en montre tout l'intérêt.
 
janvier 10 067
Par contre, ce qui peut rester au final quand le meilleur a été consommé ne présente plus guère d'intérêt si ce n'est que remplir le ventre de l'animal dénutri qui avalera tout ce qu'il peut (si ses dents le lui permettent).
Dans ce qu'on appelle les refus de foin, on ne trouve plus que les grosses tiges creuses des herbes, c'est à dire la paille qui ne présente qu'un intérêt nutritif limité. D'ailleurs, les moutons ne s'y trompent pas. Tout cela ne mérite que de rejoindre la litière de la cabane alors qu'on peut croire parfois, à tort, qu'il reste du foin. Il n'y a aucun gaspillage en cela puisque le refus trouve son utilité pour remettre "dusec et du propre" sur une couche souillée et humide.
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 17:59
Je ne m'autoriserai pas à avancer un prix pour ne pas influencer et en quelque sorte officialiser un montant. Je ne fais qu'analyser la situation de par diverses observations (particulier, éleveur qui s'est fait un nom ou encore parc animalier).

Le rapport des prix rencontrés est de 1 à 10 et au delà.
J'observe des annonces à 15, 20 , 30 euros pour des jeunes mais encore faudrait-il voir ces animaux pour savoir s'ils sont bien dans le standard et de plus non croisés. Si les animaux sont corrects, à moins d'une réelle méconnaissance de l'éleveur d'une certaine rareté du mouton d'Ouessant type ancien, on peut supposer qu'il y a un fort désir de se "débarrasser" des moutons en question.
J'avais acheté, normalement sur des bons conseils, mon premier jeune bélier pour 300 francs (environ 50 euros). Novice que j'étais, ce n'était pas ce prix ridiculement bas qui m'avait attiré mais l'opportunité de pouvoir acquérir ce que je cherchais. Ce bélier une fois adulte mesurait plus de 55 cm au garrot, donc bien plus grand que le maximum correct de 49 cm.Alors... méfiance...
A celui qui voudrait acheter un Ouessant pour la consommation, je lui conseille de se tourner vers une autre race car le prix au kilo (pour un animal non bradé) est des plus exorbitants si on considère que la carcasse ne pèse qu'environ la moitié de l'animal vivant et qu'ensuite sans les os il ne reste que quelques kilos de viande sur un si petit ovin.
Les béliers sont parfois vendus moins chers; c'est surtout parce que les acheteurs se tournent bien plus vers les brebis du fait qu'il ne faut (mathématiquement) qu'un mâle pour féconder 10, 20, 30 femelles chaque hiver. Pourtant je ne conçois pas forcément  cette différence de prix puisqu'une brebis (avec son jeune unique annuel) ne donnera dans sa vie que 6 à 8 agneaux selon qu'elle vieillit mal ou bien, alors que le bélier pourra être père de dizaines et dizaines de rejetons.
Comme en toute chose, je trouve normal que la qualité se paie. J'ai acheté un bélier intéressant, après l'anecdote citée précédemment , à un prix bien des fois supérieur à celui de ce "mauvais" grand mouton, sans aucun regret bien au contraire. Devenu moins naïf, je percevais que tout (ou presque) y était dans ce que je recherchais.
Un mouton adulte doit-il être moins onéreux qu'un agneau parce que son espèrance de vie est réduite? Si l'âge est très avancé pourquoi pas, cela se comprend, mais il faut considèrer qu'avec un animal de trois ans par exemple, on n'aura plus de surprise puisque la croissance est terminée alors qu'avec un agneau, on ne sait jamais véritablement ce que deviendra réellement l'animal d'un point de vue physique.
Si l'éleveur est en droit de demander un prix assez élevé  pour le mouton de grande qualité qu'il souhaite vendre, il est acceptable que de son côté l'acheteur demande une réduction si au contraire l'animal présente quelques défauts évidents. Mais encore faut-il se mettre d'accord sur ce qu'est une qualité ou un défaut. Taille, laine, couleur, aplombs, cornage, souche, lignée,...et toute autre considèration peut logiquement réduire ou augmenter la valeur du sujet en question.
Le prix d'un mouton d'Ouessant est donc aussi celui qu'on lui donne, que l'on soit acheteur ou vendeur. C'est aussi le prix qu'on peut... ou qu'on est prêt à mettre.
Certains trouvent qu'un Ouessant c'est cher. Je leur dis alors de comparer avec le prix d'une volaille de race qui fera des oeufs et des poussins en veux-tu en voilà, ou encore celui d'une chienne (toujours de race) qui donnera en une portée le nombre de jeunes que donne une brebis Ouessant dans sa vie. Comme on dit "il n'y a pas photo".
Enfin certains trouvent qu'un Ouessant ce n'est pas cher; oui cela existe, et pas forcément les plus fortunés....Tout est question d'objectifs et de motivation.

Et puis donner une valeur marchande pas trop basse au mouton vendu, c'est aussi dans certains cas favoriser l'espoir d'un bon traitement chez ses nouveaux propriétaires, car malheureusement certains ne respectent que ce qui  leur a coûté pour ne pas avoir le sentiment de perdre de l'argent s'ils perdaient l'animal (ce comportement est assez perceptible dans le phénomène chien et autres animaux dits de compagnie dont on se débarrasse d'autant plus facilement qu'ils ne coûtent rien). Cette dernière remarque me semble importante pour la personne qui ne souhaite pas, si tel est son désir, que le Ouessant qu'elle a élevé finisse en côtelettes dès que la porte sera franchie, ou encore que sa vie finisse dans un élevage mouroir, sans qu'on lui porte grande attention. Le gratuit ou presque, tout le monde en veut puisque cela ne coûte rien, mais pas forcément du bon monde.


mai 09 127   
Quel prix  pour cette agnelle? (qui n'est pas à vendre, Blanche des Lutins)
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 23:01
Si donc on a décidé d'élever quelques Ouessant, il est important de démarrer avec des animaux corrects tout autant pour l'avenir de ce type de mouton que pour soi ne pas faire un mauvais départ.
J'apprécie bien plus un élevage de type familial où l'éleveur connaît chacun de ses animaux, son histoire, ses ancêtres, ses descendants...tout ce qui montre son intérêt pour cet ovin et permet d'avoir le maximum d'informations sur l'éventuelle acquisition à venir. Bien qu'on puisse y trouver parfois des animaux intéressants, j'évite l'élevage où transpire une production de masse par appât du gain, tout comme les structures de vente d'animaux dans lesquelles le Ouessant n'est pas le centre de la passion ou encore les plaques tournantes pour animaux qui ne sont que des intermédiaires d'éleveurs.
L'éleveur passionné sait prendre le temps de répondre aux questions (y compris les plus naïves) de l'acheteur et doit être à même d'apporter le maximum de précisions sur l'animal choisi. Quel est son âge exact? Peut-on voir les parents et d'autres ancêtres? Quels animaux visibles a produit le père, la mère?
Sur le physique, on demandera à pouvoir vérifier la taille avancée, en gardant à l'esprit que ce n'est qu'à deux ou trois ans qu'elle s'avère définitive. Le regard ne suffit donc pas car un mouton de 50 cm (hors standard pourtant) peut paraître déjà petit pour un oeil non averti. Connaître la taille des parents et ancêtres est important également. Jamais plus de 46 cm pour une brebis adulte, jamais plus de 49 cm pour un bélier. Pour le reste, si on est néophyte, on se penchera sur le standard du GEMO bien que des mots ne suffisent pas toujours à se représenter les traits de l'animal.
Le mouton qui vous intéresse semble-t-il alerte, en bonne santé, essoufflé, triste,maigre...? Il  peut cependant respirer la santé tout en étant calme (caractère de l'animal et/ou vie confiante dans l'élevage). On peut demander à le voir se déplacer pour mieux l'analyser.
Un regard discret sur les autres animaux et les lieux permet de se faire une idée sur les conditions d'élevage et les craintes légitimes éventuelles .

Pour un Ouessant de l'année, penser qu'à six mois il peut prendre 6 cm ou plus la croissance finie.

Quelle couleur de toison veut-on et pourquoi? Les Ouessant noirs puis les blancs sont les plus courants mais il y a d'autres possibilités.

Dans son choix, la part du feeling garde toute son importance malgré tous les points précédents, mais je dirais en dernier lieu. Car le bel animal c'est aussi celui qui nous plaît. Repartir avec son mouton mais avec une part de regret au fond de soi n'est pas souhaitable.

Enfin à savoir que d'un point de vue légal l'animal acquis doit être bouclé aux oreilles et donc l' élevage déclaré et suivi d'un point de vue sanitaire. On peut en profiter pour demander si le mouton a bénéficié de vaccins (obligatoires ou pas) ou autres soins. Et pourquoi pas se renseigner sur le degré de résistance à la tremblante des parents s'il est connu et confirmable.

 Il est obligatoire de transporter son nouveau mouton avec un document de circulation fourni par cet éleveur et rempli avec lui.

tonte 08 027 mod

Lequel choisir? Une de mes "louves" se pose la même question devant une partie des Lutins.
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 18:40
Aux acheteurs en quête de moutons d'Ouessant et qui épluchent les annonces, je me permets de conseiller de ne pas se laisser influencer par certaines formules du genre "pure race" ou encore "éleveur adhérant à telle ou telle association". Pour avoir été bien pris moi-même plusieurs fois dans mes débuts (comme je le raconterai un jour dans des articles futurs), ce conseil n'a rien de prétentieux, mais se veut une aide.

"Pure race": rien ne permet de dire qu'un Ouessant est pure race puisque le Ouessant de l'île du même nom n'a jamais été une race mais simplement un type d'ovin possèdant certaines caractèristiques dont une petite taille en particulier. On ne peut donc que dire que le mouton proposé entre dans le profil attendu pour ce type (mais c'est à vérifier sur place ensuite). De plus si l'éleveur ne peut définir clairement la généalogie de l'animal sur une assez longue période, le flou demeure, et s'il le peut encore faut-il qu'il inspire le sérieux et la confiance.

"Elevage adhérant à telle association": cela n'offre pas plus de garantie sur le mouton proposé car on peut y trouver du bon mais aussi le pire...

Avant donc d'acquérir un mouton d'Ouessant de type ancien, si on souhaite faire reproduire et que l'on n'a encore aucune expérience, il convient de prendre beaucoup de temps pour s'informer et étudier ce à quoi ce mouton correspond.
  janvier 10 006 Je n'emploierai jamais le terme "pure race" pour un Ouessant de type ancien car la logique veut qu'on ne peut affirmer ce que l'on ne sait pas.
Comment pourrais-je savoir si sur plus d'une centaine de générations sur le continent, cette brebis par exemple (Mélanine), pourtant issue d'animaux d'élevages reconnus et sérieux, n'a bien que des gènes d'ancêtres îliens de type du 19ème siècle? 
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 23:02
Celui qui se décide à acquérir quelques moutons d'Ouessant peut se trouver face à certaines difficultés.
 
D'abord selon les raisons qui poussent à avoir ce petit mouton, le problème se pose différemment.
Est-ce pour tenir compagnie à un autre animal, animer un coin de terrain, simplement entretenir une parcelle? Dans ces cas, la reproduction n'étant pas un but et parfois même pas du tout souhaitée, tout mouton d'allure Ouessant pas forcément joli, voire handicapé ou rescapé d'une vie de galère jusque là peut faire l'affaire. Tout en assurant le bonheur de cet animal, le nouveau propriétaire y trouve son compte. Les béliers castrés sont également une bonne solution. Animaux devenus à la mode, les publications et le net regorgent d'annonces de vente de moutons d'Ouessant à des prix très variables sans forcément de rapport avec la qualité du sujet vendu. De plus si on n'a pas d'exigences particulières mieux vaut trouver à proximité de chez soi ou du moins dans sa région.

Si par contre on souhaite faire reproduire ses animaux, il est plus judicieux et souhaitable de se tourner vers des sujets qui seront de qualité au moins moyenne afin de conserver les particularités de la race et éviter de produire des animaux qui s'éloignent (comme on le voit souvent) beaucoup du standard fixé par le GEMO (Groupement des éleveurs de moutons d'Ouessant) et ce en premier lieu en ce qui concerne le respect de la taille. Chaque éleveur devient alors un peu responsable de la conservation de ce petit mouton de type primitif. Quand on n'y connait rien sur ce que devrait être un Ouessant, entrer en contact avec l'association peut aider à être dirigé dans ses recherches.
De par le bouche à oreille et en entrant dans le monde du Ouessant, on peut également trouver les adresses des portes où frapper. Pourtant rien est assuré, les élevages produisent assez peu d'animaux et puis l'éleveur ne se sépare pas forcément facilement d'animaux, sauf surnombre. Si on est de la plus haute exigence sur les qualités du mouton, on complique encore plus sa quête puisque les meilleurs animaux sont rarement vendus. Il y a malgré tout des éleveurs inconnus qui peuvent avoir de superbes animaux tout en l'ignorant eux-mêmes et qui s'en séparent facilement. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai toujours le réflexe de jeter un oeil sur toute annonce de vente de Ouessant, au cas où. Cependant, je dois bien avouer que depuis bientôt quatorze ans je n'ai jamais eu le coup de foudre pour un animal mis en vente.

Il faut garder en mémoire qu'un mouton a toujours, malgré ses qualités, également ses défauts et qu'il n'a donc jamais tout.
Savoir que la période début d'été jusqu'en automne est la plus favorable aux transactions, les jeunes étant sevrés et les adultes libérés de leurs obligations parentales. Le reste de l'année, accouplements, naissances et allaitements bloquent les possibilités de vente ou les limitent. Cependant problèmes familiaux, de santé, désintérêt ou difficultés diverses amènent certains à se séparer de leur troupeau à tout moment.
Selon sa région, on a des chances variables de trouver ce que l'on souhaite; les habitants de l'ouest de la France étant nettement favorisés dans les possibilités de trouver leur bonheur.

Pour résumer, trouver ses Ouessant sans faire de mauvais départ dans l'élevage demande du temps, de visiter beaucoup de monde (voir le mouton de ses propres yeux reste primordial même en ayant vu des photos) et de traverser la France dans tous les sens (donc faire des milliers de kilomètres et forcément dépenser). D'ailleurs, je mesure assez vite l'intérêt et les motivations de la personne qui souhaiterait un de mes Lutins (même pour repartir sans si cela ne lui convient pas) aux kilomètres qu'elle est prête à faire et au sacrifice de temps. Le Ouessant de type ancien demeure un animal domestique assez rare dans le "profil" qu'on lui voudrait.

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Trouver son Ouessant, un parcours du combattant? (Loaren des Lutins du M.)

En ce qui me concerne, je sais que si je devais acquérir un nouveau Ouessant, je me tournerais vers une poignée d'éleveurs qui se comptent sur les doigts d'une seule main, mais que je ne suis pas certain malgré tout de trouver ce que je souhaite, d'abord parce qu'il faut que le mouton s'intègre à mes objectifs et que s'il me plaît, il soit à vendre.
 Trouver son Ouessant, un parcours du combattant?   
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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 23:01
On rencontre assez souvent l'expression "véritable tondeuse écologique" dans les annonces de vente de moutons et autres herbivores. Le Ouessant n'y échappe pas.

Tout le monde s'est approprié le mot écologique et il est employé à présent à toutes les sauces sur tous les fronts, dans un sens assez éloigné de sa signification réelle d'origine.
Est normalement écologique ce qui est relatif à l'écologie, l'écologie étant l'étude des rapports des êtres vivants avec leur milieu.
On voit tout de suite qu'en quelques décennies ce qualificatif, utilisé dans des situations les plus diverses ayant tout simplement un vague rapport avec l'environnement et surtout orientées  vers l'environnement humain, est plus perçu à présent dans un sens nouveau qui est: respectueux de son environnement. Des pensées écologiques aux actions écologiques, tout y passe: la voiture...la peinture...les vacances...les transports...tout produit de consommation.....etc, etc... Inévitablement le mouton est donc devenu écologique.

Alors le Ouessant est-il respectueux de son environnement?
 S'il faut comprendre par là qu'il ne consomme ni pétrole ni électricité comme les traditionnelles tondeuses mécaniques, on peut le lui accorder.
 Mais si on se penche sur ses capacités à être respectueux de son environnement, alors là plus du tout. Il fait comme l'humain, il ne gère rien de son destin,..., il mange et exploite tout ce qu'il peut, il se multiplie, il épuise son milieu jusqu'à ce que ce dernier ne puisse plus assurer sa survie ni celle de pas mal d'espèces qu'il cotoyait. Dans le monde des mouflons, son ancêtre, heureusement loups et autres carnivores sont là pour remettre de l'ordre et faire durer ainsi la vie dans plusieurs directions. Mais les moutons sont interdits au loup. Que ce dernier s'attaque à son bien, c'est tout à fait intolérable pour l'humain puisqu'il a inventé un moyen de contrôle des naissances infaillible et bien plus profitable, la marmite.

La tondeuse mécanique, forme agressive du raccourcissement des plantes herbacées à une faible hauteur permettant aux baskets et bas de pantalons de ne pas être mouillés et au regard de porter loin, travaille en donnant un aspect uniforme au gazon.
La tondeuse animale ne fera jamais de même. Elle travaille en douceur en choisissant les brins et les plantes sans scalper ni la sauterelle ni l'orvet, mais l'uniformité n'y sera pas. Les refus pourront agresser le regard des perfectionnistes habitués à une autre allure de leur pelouse ou leur prairie. Ce n'est que vers la limite du surpâturage, désolation d'un milieu trop agressé, qu'un certain vide sera atteint et pour cause. Adieu orchidées ou autres plantes auxquelles on tiendrait (ou alors choisir la période de pâturage) ainsi que petite faune de l'herbe, les dents ont fait au moins aussi mal, voire plus, que les lames..

C'est à savoir quand on prend des Ouessant pour "entretenir" ses terrains. On limite le boisement et la fermeture du milieu par la végétation qui sinon gagnerait, mais on ne tond pas vraiment sa parcelle grâce à ses animaux. Le comble est qu'au final, dans l'intérêt de son troupeau, il est bon de tondre pour éliminer les refus (plantes non consommées et plus consommables) afin de favoriser une nouvelle pousse et "nettoyer"(mot dont j'ai horreur vis à vis de ce qui est naturel) ses pâtures.


octobre 09 024       
Aspect quasi- lunaire du terrain surpâturé, suite au manque de pluie et une présence trop longue du troupeau (ou encore surdensité d'animaux).
Rien d' "écologique" (comme on dit) dans tout cela. N'oublions pas qu'au cours des millénaires et encore aujourd'hui, l'Homme et ses animaux domestiques herbivores sont responsables de la désertification de nombreuses régions du globe par surpâturage... Sans compter les troupeaux ensauvagés introduits sur les îles qui rabotent tout au détriment de la flore et la faune indigènes, suite à des introductions malheureuses.
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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 23:01
Comme pour tout animal, l'intérêt, l'approche et de là le statut donné au mouton d'Ouessant varie fort d'une personne à un autre.

On peut voir en cet ovin un sympathique animal de compagnie qui égaye le petit coin de verger. Dans ce cas, le souci du standard n'est pas une priorité et tout mouton qui semble plus petit qu'une race plus habituelle est le bienvenu. L'éleveur, dans ce cas, ne souhaite pas souvent faire reproduire ses animaux.

Parfois, la tentation de faire naître un ou des agneaux est présente. Le plaisir annuel des naissances peut cependant vite devenir un problème devant la nécessité de gérer le nombre croissant d'animaux qui sont intégrés au clan familial, mais dont on ne sait plus que faire.

Le mouton d'Ouessant peut également être acquis pour limiter l'entretien d'une propriété. Ses dents maintiennent la parcelle en herbe et évite le reboisement.

Plus rarement, est présente chez l'éleveur la conscience de contribuer à la sauvegarde d'une race ancienne. Dans ce cas encore faut-il que les animaux choisis  pour l'élevage correspondent au standard, en particulier pour la taille (ce qui est bien plus rare que l'on pense car peu d'éleveurs mesurent véritablement leurs moutons).

Issus de la catégorie précédente, d'autres éleveurs mettent un point d'honneur à vouloir possèder et produire de beaux animaux (bien qu'à mon sens il soit difficile de définir ce que sont de beaux Ouessant puisqu'ils peuvent être assez différents et tout aussi beaux à leur manière).

Pour finir, certains considèrent le Ouessant ancien comme un plus dans l'alimentation familiale. Il rejoint alors les congélateurs comme la basse-cour élevée au même titre.

J'allais oublier celles et ceux qui voient dans ce petit mouton celui qui leur donnera sa toison le moment venu, pour vivre leur passion du filage et du tricot, tout en ayant le plaisir de les élever.

Il n'existe pas d'élevage professionnel du mouton d'Ouessant type ancien. Aucun espoir de pouvoir vivre d'un ovin qui entre bien plus dans la catégorie animal d'agrément que celle du bétail de rapport. Pas de rendement intéressant avec de si petits animaux au taux de prolificité faible (1 agneau annuel par brebis).

Les éleveurs de moutons d'Ouessant, puisqu'il faut tout de même les appeler ainsi (d'autant que la déclaration d'élevage est obligatoire), en possèdent donc souvent un (avec d'autres animaux) ou quelques uns. Il est plus rare d'élever un troupeau de plusieurs dizaines d'animaux.

L'approche de chacun face au Ouessant est très variable et peut réunir plusieurs des points évoqués ci-dessus. A chacun ses motivations, ses centres d'intérêts et sa réflexion.

janvier 2009 012


Derrière chaque troupeau du mouton d'Ouessant type ancien (ici quelques Lutins) la race à découvrir...mais aussi un(e) élev(eur-euse)...
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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 23:01

Pratiquée de façon presque exclusive par les uns, rejetée totalement par les autres, une fois de plus la vérité ou du moins la raison se situe sans doute dans un juste milieu.
Certains  ne voudraient pour rien au monde casser ce qu'ils ont construit dans leur troupeau, en introduisant de nouveaux animaux.
D'autres sont dans l'angoisse s'ils n'ont pas pu ,une année, introduire un ou des nouveaux béliers.

Déjà au départ, le mouton d'Ouessant constitue un cheptel assez consanguin.
 D'abord, on peut le supposer, lorsqu'il n'évoluait que sur l'île en question, formant ainsi un isolat géographique. Heureusement, constitué de plusieurs milliers de têtes et (au dire) au moins deux troupeaux se cantonnant libres dans différents secteurs de l'île, un brassage important dans cette population avait lieu tout en conservant certaines caractèristiques particulières à ce type de mouton. De plus, au fil du temps, d'inévitables introductions d'animaux du continent ou encore, on peut le supposer, apportés par des navigateurs de passage donnaient un peu de "sang neuf".
Ensuite, issus de cette population originelle, avant que le Ouessant ne renaisse de ses cendres, les petits
troupeaux apportés sur le continent ont ,pour certains, sans doute évolué avec une importante consanguinité bien que des échanges entre troupeaux soient connus ( par contre la "pollution" par d'autres races s'avère bien plus possible en toute logique, une fois dans l'hexagone).
Puis, lorsque M. Abbé et ses amis se penchent dans les années 70 sur le sort  de ce type de mouton qui risque de finir par disparaître, d'après les éléments du GEMO, le nombre d'animaux  n'est que de quelques centaines .
Les quelques animaux (combien? il serait intéressant de le savoir) qui sont de là utilisés pour relancer l'existence de ce petit mouton d'Ouessant ne doivent pas représenter une énorme diversité génétique à eux seuls. Je laisse soin aux pionniers de cette sauvegarde de nous en apprendre plus, un jour, sur ces détails importants.
Enfin, à l'heure actuelle, pour ce qui est des éleveurs les plus pointus et les plus soucieux de la race, les échanges se font toujours un peu entre les mêmes personnes et de toute façon avec la même "matière base" initiale.
La population mouton d'Ouessant type ancien est donc fortement consanguine.

Ce serait presque totalement vrai si en une trentaine d'années, de par son succès, son essaimage ainsi que la gigantesque augmentation de son cheptel, l'animal n'avait pas hérité, ici et là, chez des particuliers peu soucieux, d'apports de "sang neuf" par des croisements volontaires ou non avec d'autres races, en France comme à l'étranger.
  L'histoire ne ferait-elle pas que se répéter?
N'est-ce pas trop souvent un gigantesque danger?
N'est-ce pas parfois, à petite dose, une retrempe bienvenue?
Cela amène bien d'autres questions qu'il est important de se poser. Si je n'ai pas de réponses, j'ai des avis, mais ce n'est plus le sujet de départ et revenons à celui de cette consanguinité. 

La consanguinité non réfléchie et pratiquée sur une trop longue période est un danger de par le risque de concentrer et faire apparaître des tares éventuelles.
Sa pratique à court terme est parfois par contre indispensable pour fixer certains caractères. Les races n'existent que parce qu'il y a eu à un certain moment donné de la consanguinité qui mène à de l'uniformité. Ce n'est donc pas un peu de consanguinité qui est un problème mais trop et trop longtemps. Tout dépend ensuite du degré de parenté entre les individus dans cette pratique.
Introduire de nouveaux animaux est donc indispensable à un certain moment. Chaque année n'est pas une obligation incontournable si de plus on pratrique une reproduction calculée avec connaissance du pedigree de chacun de ses moutons, pouvant ainsi programmer les accouplements.
Enfin le fameux "sang neuf" du nouvel individu peut être une catastrophe en soi car si on n'a pas cherché à introduire ce qu'il y a de mieux pour son troupeau, on risque d'introduire tout autant des tares tout en ayant augmenté la diversité génétique.
Les choses ne sont donc pas si simples. Le tout est de savoir ce que l'on fait. L'exemple du troupeau de Mérinos de Rambouillet élevé en consanguinité calculée dès le début de sa constitution est un bon exemple.

En ce qui me concerne, je me suis attaché à construire mon troupeau sur différentes souches Ouessant aussi bien en brebis que béliers. Ce qui permet aux Lutins du M. de fonctionner sur plusieurs années sans trop de consanguinité, puis de calculer systématiquement celle-ci et enfin d'introduire régulièrement de nouveaux moutons sans trop casser mon travail.

décembre 09 032 
  
 Dernier bélier reproducteur introduit chez les Lutins, Elaphe, bien que né en France, est issu de parents hollandais produits dans divers élevages célèbres de ce pays. Un "sang neuf" indéniable  pour mon troupeau afin d'apporter encore plus de diversité génétique, tout en essayant de récupérer ses qualités et tout en espèrant éliminer par la patience de la sélection sur le long terme les quelques défauts que je peux craindre qu'il introduise...

 

Consulter également Consanguinité encore.  

 

 

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 23:01
Le pedigree correspond à la généalogie de l'animal. L'élaboration de celui-ci est une habitude  chez nos voisins éleveurs étrangers mais est fort rare dans l'hexagone.
 L'éleveur qui a le souci de comprendre et suivre l'évolution de son troupeau n'hésite pas à se constituer ses propres dossiers au sein desquels il note tous ses résultats de naissances ainsi que les ascendances. En ce qui me concerne, j'établis une fiche animal sur laquelle j'inscris divers renseignements supplémentaires aux éléments de base habituels, date de naissance et parents; ce sont: les tailles selon l'âge, les incidents éventuels de blessures ou santé même les plus minimes, le poids adulte, des photos, les anecdotes, les comportements particuliers,.... Bref, une fiche de vie.
Sans doute encore de la vieille école, je n'ai pas franchi le pas d'informatiser tout cela et j'avoue prendre au contraire un malin plaisir à feuilleter à pleines mains mes dossiers à diverses occasions. C'est là qu'on consolide la connaissance de ses animaux car année après année on oublie certains détails.

Date de naissance: pour la connaître il faut avoir un regard quotidien sur son troupeau.

Ascendance: si elle est évidente pour la mère cela demeure inconnu pour le père si l'éleveur pratique une reproduction libre sur ses brebis avec présence de plusieurs béliers durant la lutte. Si on ne possède qu'un seul mâle, la
question ne se pose pas. Mais si on en possède plusieurs tout en mettant ses femelles avec un seul, il faut avoir noté précisemment la période de fécondation possible car ensuite escapades et accouplements imprévus peuvent avoir lieu.
Enfin, il faut bien connaître ses agneaux quand ils sont nombreux, afin de ne pas attribuer l'un à la place d'un autre à telle ou telle brebis (y compris lorsqu'on pose les boucles d'identification). Attention également aux agneaux qui naissent presque en même temps pas loin l'un de l'autre, car ensuite jeunes comme mères, dans la surexcitation qui suit la naissance, peuvent former des paires qui ne sont pas les bonnes....et de là les brebis peuvent avoir pris définitivement l'agneau de leur voisine et inversement....

De mon côté, je sais quels agneaux a fait une brebis durant sa vie et avec qui,  ainsi que pour chaque bélier. Quand un incident d'accouplement possible a eu lieu, je n'omets pas de le noter.
Ces éléments sont importants au-delà du pedigree pour comprendre certaines tendances (exemple: petite brebis qui ne donne que des "grands" animaux) ou encore établir le génotype couleur d'un mouton dans un élevage qui travaille à la conservation de la variété en ce domaine.

Taille: le fait de toiser ses moutons régulièrement durant leur croissance aide à appréhender le devenir d'un jeune et mieux cerner le phénomène.

Poids: cela permet éventuellement d'écarter un reproducteur par rapport à ses orientations. Mais surtout, le connaître à l'âge adulte permet de vermifuger ou soigner, lorsqu'il faut doser selon le poids, sans trop perdre de temps et en le faisant avec précision.

Incidents et blessures: ils peuvent expliquer certaines choses par la suite dans la vie de l'animal.

Photos: on oublie ce qu'a été un animal et cela rafraîchit la mémoire. De plus c'est avoir sous les yeux des éléments comparatifs qui permettent de mieux construire son troupeau.

Anecdotes et comportements: ils sont intéressants car parfois insolites et permettent de mieux cerner l'éthologie du mouton. On s'aperçoit aussi que certains animaux ont ainsi un caractère bien particulier.

Santé: noter les soins apportés à un animal permet d'établir si une faiblesse particulière est liée à une souche ou un animal. Cela permet également de suivre de près le mouton en question pour comprendre son devenir.

La liste peut être encore longue et je pourrais parler de bien d'autres petits détails  qui ont leur importance pour moi en définitive (début de perte des dents, âge de début de déclin, ....), mais c'est un peu comme les recettes de cuisine, on se garde une petite part de secret...     


avril 09 077

Chaque agneau (Eponyme) issu des Lutins du M. possède un pedigree permettant de remonter jusqu'à 13 générations et même bien au delà, selon les différentes lignées des parents en question ainsi que les origines des ancêtres premiers animaux souches ayant constitué le troupeau. 
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 23:01
Dans un troupeau ami issu des Lutins, j'ai pu retrouver le seul fils existant encore d'un bélier souche de certains de mes animaux et aujourd'hui disparu, Dakné.
Afin de ne pas laisser perdre les 50% du  patrimoine génétique de ce bélier défunt  qui m'était cher (petite taille, solide, issu d'un élevage dont j'apprécie ces qualités) et puisque j'ai l'opportunité de pouvoir réinjecter dans mon troupeau ses gènes, j'ai choisi ,dans cette urgence, de mettre ce fils de Dakné avec les brebis pour féconder celles qui ne l'auraient pas encore été. J'ai d'ailleurs pu très vite m'apercevoir que c'est le cas de certaines malgré un mois et demi passé avec un mâle attitré.
Les autres 50 % sont constitués des gènes d'autres béliers souches également fort intéressants (Ocelot, Ouessantin et Troll ), sans oublier les brebis comme Draille ou Esmeralda (pour ceux à qui tous ces noms diraient quelque chose lorsqu'ils suivent la vie des Lutins). 

décembre 09 014

Blanc Cass' donc, bélier blanc de 4 ans à l'allure de petit mouflon, un tronc court, assez aérien sur des pattes qui semblent plus longues qu'elles ne sont (sans la neige) car en fait il se situe dans le bas du standard taille avec un 42 cm (à vérifier).


décembre 09 011 


"Qui m'aime me suive" semble dire ce petit bélier qui, bien que ses pointes de cornage soient brisées, remporte un certain succès.
Il ne me faut pas oublier de dire que ce bélier Ouessant est d'autant plus intéressant pour moi du fait qu'il possède dans son génotype, selon toute vraissemblance, le fameux gène gris plus que précieux à mes yeux et à ceux qui ont un réel souci conservatoire.
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