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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 22:01
On ne peut dissocier la passion du Ouessant de celle de la prairie.Cette dernière est-elle là pour les Ouessant ou les Ouessant sont-ils là pour la prairie?

Type de prairie POUR le mouton d'Ouessant, c'est à dire jardinée en sa faveur. Après les foins, quand les balles sont rentrées, si la météo est de la partie, le regain (la repousse), constitué d'herbacées et autres plantes en jeunes feuilles tendres, est très apprécié des moutons qui recherchent de préférence les pousses fraîches ( y compris sur un terrain pâturé en permanence). Le broyage des refus (plantes et tiges non consommées) apporte un avantage similaire. 


Type de prairie entretenue AVEC le mouton d'Ouessant. Dans ce cas, l'animal devient l'outil vivant qui jour après jour va grignoter la végétation et limiter ainsi la hauteur de la strate herbacée. Les moutons choisissent ce qui leur convient le mieux, délaissant les vieilles pousses et piétinent beaucoup, maintenant ainsi le milieu ouvert. Méthode douce d'entretien d'un milieu prairial plus naturel, elle permet d'éviter le chaos que provoque l'intervention mécanique sur la petite faune, mais est moins profitable pour les moutons.
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 22:02
Une belle prairie des Lutins ...artificielle.

La prairie n'est que l'extension de nos surfaces engazonnées et tondues qui entourent nos maisons. C'est un milieu tout autant artificiel que le champ cultivé mais avec une composante d'éléments de nature bien plus diversifiée. On reconnaît souvent au milieu prairial un aspect esthétique et paysager important. Alors que le champ cultivé agresse la vue par sa monotonie et une composante végétale qui se réduit à une plante unique (et encore, seulement quelques mois dans l'année), la prairie semble ressourcer et invite à la flânerie. Elle rassure davantage que le boisement dans lequel la vue ne porte pas très loin et où le désordre semble règner. C'est ainsi, l'espèce humaine demeure inquiète et a le besoin d'ouvrir et ordonner la nature autour d'elle.

Artificielle la prairie? Tout à fait. Pour s'en convaincre, il suffit de l'abandonner (ne plus y intervenir) quelques années, pour voir ronces, arbustes  (aubépines, prunelliers,...) et arbres pionniers (bouleaux, trembles, ...) se lancer à l'assaut  du milieu et finir à long terme par le boiser totalement en  la chênaie finale. Si les sols et le climat le permettent, tout lieu va vers le boisement. Ce sont les humains qui dans ces derniers millénaires ont jardiné l'Europe (et ailleurs) à coups de haches puis de machines, mais également bien aidés par la dent de leur bétail.

Les prairies naturelles existaient pourtant bien ici et là, à l'image des steppes et savanes d'ailleurs. La nature créaient régulièrement des prairies à sa façon quand elle pouvait encore s'exprimer: sur les lieux ouverts après un incendie conséquence de la foudre, ou encore dans les petites et vastes clairières créées par les tempêtes. Les grands troupeaux d'herbivores sauvages en tiraient alors profit et aidaient par leur action de paître à conserver ces milieux.
Mais tout a bien changé et nos prairies actuelles ne sont que la caricature moderne de ce qu'étaientt les prairies naturelles des millénaires passés. Pourtant, aujourd'hui encore, sur ce principe de base le milieu ouvert profite au bétail, cette fois domestique, qui le maintient ainsi en le broutant.

Lorsque la prairie artificielle est autorisée à exprimer sa nature...Mille et une richesses végétales et animales s'y s'épanouissent.
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 22:02
Maximum 45 cm au garrot  dans ce clan des mâles des Lutins du Montana.


Depuis une semaine (mi-septembre), les béliers adultes (et un jeune) ont été sortis du troupeau pour passer plusieurs mois entre eux, jusqu'au printemps. Ceci afin de ne pas avoir de brebis fécondée sans connaître le père du futur agneau. Une fécondation à ce jour donnerait un petit vers mi-février, époque des naissances parmi les plus précoces.
Heureusement pour eux, presque tous iront passer environ 6 semaines (possibilités de 2 ou 3 cycles et chaleurs par femelle), en novembre-décembre, avec quelques brebis. Chacun, dans un lot de femelles, pourra transmettre ses gènes aux heureuses élues choisies spécialement pour lui en fonction d'une multitude d'objectifs à tenter d'atteindre (selon taille, couleur, morphologie, cornage, généalogie,...)
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 22:02
Toiser ses moutons, devoir les tondre, les peser, les  vermifuger, les désinsectiser, les vacciner, apposer les boucles d'identification,  vérifier et suivre la gestation des brebis, tailler les onglons, donner un médicament ou mille et un petits soins...tout cela nécessite de regrouper ses animaux sans les stresser par des poursuites ou des ruses de sioux.

Prévoir de petits enclos de regroupement sur ses différentes pâtures permet de limiter les manoeuvres et agir là où ses animaux se trouvent.

Cet exercice permet aux animaux d'être un peu plus rassurés car non isolés mais bien regroupés, puisque c'est dans leur nature .

Ces instants de manipulation renforcent le lien avec leur éleveur et surtout leur donnent de bonnes habitudes en cas de nécessité de soins divers. Sans parler du côté pratique et du gain de temps pour le berger.

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 22:01
Après 2 à 3 semaines, l'agneau ne dépend plus totalement du lait de sa mère puisqu'il s'essaie et est en mesure de commencer à brouter quelques végétaux. Il continuera cependant à grandement téter pendant encore deux à trois mois pour progressivement abandonner  parfois assez tard car le contentement psychologique que cela représente pour lui est important.
Il est important qu'avant la fin de son premier mois (et dès le départ si possible), les agneaux puissent disposer d'herbe verte à volonté afin de pouvoir se nourrir comme des Grands et bénéficier des apports indispensables que présente cet aliment de base on ne peut plus naturel.
Neige et Chef Joseph des Lutins du Montana profitent de l'herbe verte d'avril, à presque deux semaines.
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 22:01
Neige des Lutins du Montana, ainsi baptisée pour sa couleur et le fait qu'elle est née, la nuit de ce 23/03 sous une bourrasque de neige. Agée de 14 heures sur la photo. Fille de Vienetta (et Grichka).

Par deux fois ces dernières semaines, dans des magazines différents,  je suis tombé sur un article relatant une étude britannique qui conclut que les vaches à qui leur éleveur a donné un nom donnent plus de lait que les autres.
Bien sûr, ce n'est pas le fait d'avoir un nom qui en lui même est à l'origine de ce phénomène, mais le fait que, globalement, on peut supposer que ces éleveurs portent une attention et des soins plus particuliers à leurs animaux, d'où un meilleur rendement.

Donner une identité à son animal par un nom, en plus de celle de sa boucle matricule, me semble évident et montre le lien et la sensibilité de l'éleveur face à ses animaux, et de là une certaine considération.
Certes, je suis bien conscient qu'il existe des élevages mouroirs dans lesquels les animaux sont "baptisés" et qu'à l'inverse certaines vaches (ou Ouessant) coulent des jours heureux avec leur seule plaque matricule...
Pourtant, il me semble que cela reflète une certaine démarche dans laquelle l'animal est reconnu.

Je suis donc de ceux qui donnent un nom à leurs Ouessant. Je ne me base pas sur le principe d'un nom commençant par une lettre pour chaque année comme pour les chiens, mais sur un choix lié aux évènements et anecdotes, ma culture et sensibilité personnelles...on dira aussi l'inspiration du moment, même si une très longue liste de noms que j'aime bien est prête pour les agnelages à venir.

Pour finir, un nom et celui d'élevage (comme Neige des Lutins du Montana, par exemple) est utile pour la généalogie dans le troupeau et un pedigree de l'animal. Sans oublier qu'entre éleveurs, il est plus facile de parler d'un animal par son nom, ce qui met une image à l'esprit, plutôt que par un numéro vide de sens.  
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 23:01
Seulement six mois séparent ces deux vues d'une même prairie des Lutins.....

Aussi, comme par ce blog je sais avoir déclenché chez certains le désir d'élever, je me permets de rappeler une réalité.
Tout en étant cigale, il ne faut pas oublier également d'être fourmi... et qu'après les temps chauds vient la bise, et qu'après la profusion de nourriture vient la disette.
L'éleveur doit être conscient des contraintes que peut lui apporter un petit élevage de Ouessant et se demander s'il aura la possibilité (temps, argent,énergie,...) de s'occuper sérieusement de son petit monde avant de se lancer.
Mon souci du respect de l'animal, comme d'habitude.... 
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 23:01
Cela fait maintenant plus de quinze jours que les Lutins du Montana n'ont pas connu une température au-dessus de zéro.L'herbe qui subit le gel jour et nuit est dans un triste état. Pangée des Lutins du Montana s'essaie à la consommation des lichens qui poussent sur le tronc de ce vieux cerisier. Ce dernier n'a rien à craindre, quant à lui, pour son écorce, ce n'est pas ce qui intéresse cette brebis.

Et puis la neige est arrivée depuis plusieurs jours, sans dégel pour autant. A l'instar des boeufs musqués du grand nord ou des rennes, le troupeau gratte la croûte glacée à la recherche de brins d'herbe restés appétants et s'essaie à quelques tiges de joncs délaissés habituellement mais qui là offrent encore quelque verdure.

La nuit s'annonce encore bien froide, comme les précédentes avec leurs moins huit, dix, douze degrés et toujours pas de dégel annoncé pour les jours qui viennent...
La complémentation alimentaire( Période de "vaches maigres". ) prend toute son importance dans ces moments critiques où Dame Nature teste la résistance de chacun. Les corps peuvent vite s'amaigrir sous une laine qui voudrait faire croire le contraire et l'organisme puiser dans les muscles et les organes. C'est qu'il en faut des calories pour vivre normalement par ces températures! Les vieux animaux , les brebis gestantes, les jeunes non complètement construits ou simplement les individus qui n'avaient pas fait suffisamment de lard risquent de payer le contre-coup de trois semaines au moins de grands froids (selon les régions) si l'éleveur ne s'inquiète pas assez tôt de la situation.
Il est important de garder sans cesse à l'esprit que l'animal domestique est un prisonnier dont la vie dépend totalement  du comportement de son éleveur...... 
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 23:01
Cette expression française  pourrait devenir en ce qui nous concerne "période de moutons d'Ouessant maigres" avec l'approche de l'hiver. Dans les siècles passés, cette saison voyait mourir (à ce qui se raconte) les moutons de l'île par centaines. Le Ouessant, un petit mouton noir? Le climat breton humide (moins sur Ouessant) mais clément (encore plus sur Ouessant) qui n'est pas d'une grande rigueur ne suffisait sans doute pas à compenser le manque de nourriture par surpâturage (?) d'un cheptel de plusieurs milliers de moutons (jusqu'à au moins 6000 pour 1500 ha) qui pourtant jouissaient en automne et hiver d'une liberté totale...
Dans nos petits élevages, d'autant si les surfaces dont disposent les animaux sont modestes, l'herbe rare et le foin à volonté ne suffisent parfois pas à nourrir correctement le troupeau, en particulier les jeunes de l'année et les brebis qui sont gestantes. Ce qui est mon cas. Aussi, pour répondre aux besoins énergétiques de plus en plus importants de mes Ouessant, à cause du froid (sur le continent et dans le quart nord-est de la France) et en période de gestation, mes animaux bénéficient en plus d'une ration quotidienne d'un mélange d'orge et de granulés à moutons. "Le trop" pouvant être aussi grave que le "pas assez", j'ai donc calculé les besoins d'un mouton d'Ouessant d'environ quinze kilos.
Foin à volonté pour les Lutins du Montana, autant pour nourrir que lester la panse en fibres.

Les besoins de l'animal s'expriment en unité fourragère de la façon suivante:
En période de simple entretien de sa masse corporelle...0,35 UF (Unité Fourragère)
En gestation...0,45 UF au moins
En lactation sur le premier mois...0,60 UF
(Pour un agneau qui se construit des besoins supplémentaires sur sa ration de base varient selon l'âge et augmentent avec son poids )

Maintenant, comment définir l'UF.? 1 unité fourragère  équivaut à l'énergie apportée par 1 kilo d'orge. On comprendra donc 0,35 UF = 0,35 kg d'orge en termes de besoin énergétique et non en temps que simple alimentation pour la journée d'un animal sans besoin particulier.
Mais attention, il ne faut pas comprendre qu'il suffit de ne nourrir son mouton qu'avec de l'orge. Ce serait catastrophique à plusieurs niveaux.
Pour mieux comprendre, voici ce qu'il faudrait pour apporter autant d'énergie que 1 kilo d'orge = 12 kg de betteraves ou 10 kg d'herbe fraîche ou 2,5 kg de bon foin ou 2 kg de luzerne ou 3 kg de paille ou 1,8 kg de son de blé ou 1,25 kg d'avoine ou 0,85 kg de maïs...(en énergie! encore une fois, pas en nourriture exclusive qui pourrait être mortelle comme les céréales...)
Pour résumer, il faudrait pour un Ouessant d'environ 15 kg:
Au moins 800 g (0,35 UF) de bon foin/jour en phase d'entretien,
mais 1,2 kg (0,45 UF) de ce foin/jour en gestation
et  1,7 kg ( 0,50 à 0,60UF) de foin/jour en lactation...
En laissant donc du foin à volonté, on pourrait supposer que cela permet à chacun d'y trouver son compte. Pas forcément, selon l'âge des moutons ...et la qualité du foin qui ne pourrait être définie que par des analyses (qu'on ne s'embête pas à faire réaliser).

Aussi, voici donc le régime actuel des Lutins pour ceux qui se trouveraient dans une situation similaire:
Le peu d'herbe encore disponible dont on ne tiendra pas compte, le foin à volonté en permanence et renouvelé chaque jour, mais aussi donc un complément en mélange d'orge et de granulés à moutons.A table
Ce mélange est réalisé dans les proportions suivantes: 18 kg d'orge pour 13 kg de granulés (car je tiens compte que les granulés sont constitués d'un certain pourcentage d'orge, plus luzerne, ...). J'augmente la quantité distribuée d'un tiers de granulés par très grands froids (neige, gel).
Enfin, se rappeler que toute céréale en trop grande quantité est mortelle (bien cacher les sacs car les gourmands mourraient de leur péché)) et qu'en plus pour un Ouessant de 15 kg, il vaut mieux ne pas dépasser les 150 g d'orge par jour, car au delà son pouvoir laxatif peut s'exprimer...
Ce qui fait une distribution de 4 kg (plus 1,3 kg de granulés par grand froid) de ce mélange par jour et pour 25 animaux.

TOUTE NOURRITURE NOUVELLE POUR LE MOUTON (SAUF LE FOIN) DOIT ÊTRE DONNEE EN PETITE QUANTITE AU DEPART EN L'AUGMENTANT PROGRESSIVEMENT SUR UNE SEMAINE AFIN QUE LE SYSTEME DIGESTIF S'HABITUE ET EVITER COLIQUES ET MALADIES MORTELLES.

Et puis, il est bon de vérifier l'embonpoint ou pas de chaque mouton à travers la laine, de temps en temps. Les jeunes bousculés par les adultes profitent-ils? Les vieux à la dentition moins efficace ne perdent-ils pas trop?
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 20:48
Mener un élevage dans le sens de la sélection nécessite de se séparer d'animaux comme Scorpio des Lutins du Montana.
Ce jeune bélier noir de l'année qui, malgré un beau physique, ne possède pas de cornes, n'entre pas dans le cadre de mon programme d'élevage et  est appelé à quitter le troupeau.
Il est castré, identifié, vacciné entérotoxémie, vacciné fièvre catarrhale sérotype 8, ...et serait un bon compagnon pour brebis sans reproduction, autre bélier castré, chèvres, autres moutons...
Si vous êtes intéressés pour l'acquérir, vous pouvez me joindre en allant sur "Contact" au bas de cette page.
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