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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 22:01
A végétation spontanée ou ensemencée?
L'élevage des moutons d'Ouessant n'ayant , contrairement aux autres élevages ovins traditionnels, aucun objectif de rentabilité ni en viande ni en lait, ce n'est pas très important.
La végétation spontanée est celle qui s'est installée en fonction des sols et qui d'une certaine façon est faite pour le lieu. Par contre, il se peut qu'elle ne soit que peu appétante et peu nourrissante. Ensemencer en d'autres variétés n'est pas assuré de réussite à moins d'intervenir sur la composition du sol en y apportant les exigences des nouvelles plantes qu'on souhaite voir pousser. 
 
Végétation spontanée d'une de mes prairies. La diversité des végétaux qui y poussent est un plus pour les moutons qui peuvent choisir selon leur gourmandise et leurs besoins en différents apports. L'inconvénient est que certains végétaux délaissés auront tendance de ce fait à se multiplier. Avec les années, la prairie va donc évoluer.

Végétation semée d'une de mes prairies. Certaines associations de plantes peuvent être un plus pour les moutons, comme ici l'implantation du trèfle blanc associé à des graminées. Mais là encore la prairie va évoluer et avec les années, la végétation locale spontanée s'installera.

L'élevage du Ouessant étant d'ordre ludique et/ou conservatoire, l'essentiel est de voir que ses animaux sont suffisamment nourris et qu'ils ne dépérissent pas. 
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 18:29
Sur la prairie, il y a toujours des plantes que les moutons ne consomment pas, car peu appétantes, sans intérêt nutritif ou encore toxiques.

Celles-ci varient selon la nature des sols de ses pâtures car elles peuvent avoir des exigences particulières pour prospérer.

Les fougères font partie de ces indésirables d'autant que certaines tracent par le sol. Le Ouessant les dédaignent le plus souvent ou parfois tente de croquer quelques feuilles sans grande conviction. Les ouvrages attribuent à cette plante une certaine toxicité sans que j'ai pu en vérifier l'effet, heureusement.

Il existe de nos jours des desherbants prévus pour cette catégorie végétale mais je ne me suis jamais lancé dans son emploi, préfèrant faucher à la main les fougères. Mais, il faut prévoir pas mal d'huile de coude car cela nécessite deux ou trois fauchages dans la saison puisque cela repousse.

Une première repousse de fougères pourtant fauchées lors des foins.

Si je fauche les fougères sur la prairie pour permettre à l'herbe de mieux pousser, je les respecte dans les haies où elles étoffent le linéaire des limites de parcelles.

De plus, leur présence me ravit d'un point de vue paysager. J'aime y voir le hérisson s'y faufiler, la fauvette s'y percher ...la grande sauterelle verte s'y réfugier...

En résumé, la fougère, une plante que je contiens plus que je ne détruis.
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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 22:01
Une autre pâture sur laquelle mes Ouessant ont été utilisés pour conserver l'ouverture du milieu. Ils ont bien travaillé. De son côté, l'été s'est occupé à jaunir les refus qui ne seront pas consommés. Cette prairie n'offre plus guère d'intérêt pour les moutons. Seul le broyage mécanique pourra si on le souhaite redonner un nouvel élan à la végétation. Sinon, il suffit d'attendre que l'hiver, avec la pluie et la neige, oeuvre pour faire retourner à la terre la végétation morte  et au printemps tout sera vert à nouveau. Mais les averses d'automne peuvent tout faire reverdir bien avant....si elles sont au rendez-vous.

Sur cette prairie, les refus et l'effet de perspective peuvent faire penser qu'il y a encore abondance de nourriture. Erreur! En y regardant de plus près on voit que l'ouverture au premier plan dévoile une herbe qui entre dans le stade surpâturage. Il est temps que j'emmène mes Lutins sur une autre parcelle.

Celle choisie fut fauchée quelques semaines avant. Les jeunes pousses sont une aubaine et le trèfle blanc (qui peut s'épanouir plus facilement sans l'ombre des herbacées qui étaient devenues hautes) est une gourmandise pour les moutons. Mais comme toujours pas de choc alimentaire trop important chez les ovins;  les habituer sur quelques jours à leur nouveau restaurant est une précaution judicieuse.

Enfin avant qu'il n'y ait surpâturage (herbe de moins de 5 cm environ), mes Ouessant iront paître sur un autre pré.

Le surpâturage dégrade la prairie. D'abord en faisant souffrir la végétation, en favorisant le déssèchement du sol qui accentue de là la mort des plantes mais aussi l'érosion. La petite faune du milieu herbacé s'en trouve chassée.  Et puis, les parasites possibles risquent d'être plus facilement ingérés. 
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 22:01
L'idéal, tout autant pour les moutons que pour l'éleveur, est de disposer des surfaces nécessaires pour élever.
Pour le Ouessant, c'est un certain confort de vie assuré avec au moins une nourriture naturelle en abondance, sans parler du bonheur de pouvoir s'ébattre sur de l'espace..
Pour l'éleveur, ce sont des soucis de gestion et de soins en moins, donc une plus grande facilité d'élevage.

Herbe à volonté? Oui, mais si les sols et la météo le veulent et que la pression en animaux est en équilibre avec les ressources disponibles.
Selon les terrains, l'herbe sera plus ou moins abondante; sa qualité variera également selon le type de végétaux qui y croissent. Mais aussi, selon la générosité du ciel en pluie, certaines régions seront privilégiées alors qu'ailleurs la sècheresse pourra sévir.

Dans le meilleur des cas, il est important de pouvoir disposer de trois parcelles de productivité identiques (ou alors diviser son terrain en trois parcs) afin de réaliser une rotation cyclique en laissant succéssivement les animaux paître trois semaines sur chacune. Ce qui permet à chaque enclos de se reposer durant six semaines durant lesquelles l'herbe repousse.

Les bonnes années, la productivité pourra être supérieure à ce que peuvent engloutir ses Ouessant. C'est peut-être alors l'occasion de faire du foin sur une parcelle pour subvenir aux manques de l'hiver. Au contraire, les mauvaises années, il pourra être nécessaire d'apporter du foin à ses moutons en belle saison, l'herbe ne poussant pas. La météo décide de tout...

Il est bon de ne pas laisser ses animaux tondre l'herbe en dessous de 5 cm de hauteur (on entre alors dans une situation de surpâturage). De même on introduit ses Ouessant sur un parc avant que cette herbe ne dépasse une quinzaine de cm (gaspillage de par une végétation alors piétinée et couchée, et de là délaissée).

Attention à veiller également à ne passer ses moutons sur un parc plus riche en herbe, que lorsqu'ils ont le ventre déjà plein (pour éviter une boulimie dangereuse) et à ne les y laisser que peu de temps la première fois, pour ensuite augmenter jour après jour leur séjour avant de les y laisser pour trois semaines. Dans le cas contraire, les risques de désordres digestifs sont importants et ce d'autant plus si les animaux ne sont pas vaccinés contre les entérotoxémies (foudroyantes et mortelles). l 


Un autre pré des Lutins. Le niveau d'herbe indique qu'il faut songer à le faire pâturer...mais progressivement.

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 22:01
On ne peut dissocier la passion du Ouessant de celle de la prairie.Cette dernière est-elle là pour les Ouessant ou les Ouessant sont-ils là pour la prairie?

Type de prairie POUR le mouton d'Ouessant, c'est à dire jardinée en sa faveur. Après les foins, quand les balles sont rentrées, si la météo est de la partie, le regain (la repousse), constitué d'herbacées et autres plantes en jeunes feuilles tendres, est très apprécié des moutons qui recherchent de préférence les pousses fraîches ( y compris sur un terrain pâturé en permanence). Le broyage des refus (plantes et tiges non consommées) apporte un avantage similaire. 


Type de prairie entretenue AVEC le mouton d'Ouessant. Dans ce cas, l'animal devient l'outil vivant qui jour après jour va grignoter la végétation et limiter ainsi la hauteur de la strate herbacée. Les moutons choisissent ce qui leur convient le mieux, délaissant les vieilles pousses et piétinent beaucoup, maintenant ainsi le milieu ouvert. Méthode douce d'entretien d'un milieu prairial plus naturel, elle permet d'éviter le chaos que provoque l'intervention mécanique sur la petite faune, mais est moins profitable pour les moutons.
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 22:02
Une belle prairie des Lutins ...artificielle.

La prairie n'est que l'extension de nos surfaces engazonnées et tondues qui entourent nos maisons. C'est un milieu tout autant artificiel que le champ cultivé mais avec une composante d'éléments de nature bien plus diversifiée. On reconnaît souvent au milieu prairial un aspect esthétique et paysager important. Alors que le champ cultivé agresse la vue par sa monotonie et une composante végétale qui se réduit à une plante unique (et encore, seulement quelques mois dans l'année), la prairie semble ressourcer et invite à la flânerie. Elle rassure davantage que le boisement dans lequel la vue ne porte pas très loin et où le désordre semble règner. C'est ainsi, l'espèce humaine demeure inquiète et a le besoin d'ouvrir et ordonner la nature autour d'elle.

Artificielle la prairie? Tout à fait. Pour s'en convaincre, il suffit de l'abandonner (ne plus y intervenir) quelques années, pour voir ronces, arbustes  (aubépines, prunelliers,...) et arbres pionniers (bouleaux, trembles, ...) se lancer à l'assaut  du milieu et finir à long terme par le boiser totalement en  la chênaie finale. Si les sols et le climat le permettent, tout lieu va vers le boisement. Ce sont les humains qui dans ces derniers millénaires ont jardiné l'Europe (et ailleurs) à coups de haches puis de machines, mais également bien aidés par la dent de leur bétail.

Les prairies naturelles existaient pourtant bien ici et là, à l'image des steppes et savanes d'ailleurs. La nature créaient régulièrement des prairies à sa façon quand elle pouvait encore s'exprimer: sur les lieux ouverts après un incendie conséquence de la foudre, ou encore dans les petites et vastes clairières créées par les tempêtes. Les grands troupeaux d'herbivores sauvages en tiraient alors profit et aidaient par leur action de paître à conserver ces milieux.
Mais tout a bien changé et nos prairies actuelles ne sont que la caricature moderne de ce qu'étaientt les prairies naturelles des millénaires passés. Pourtant, aujourd'hui encore, sur ce principe de base le milieu ouvert profite au bétail, cette fois domestique, qui le maintient ainsi en le broutant.

Lorsque la prairie artificielle est autorisée à exprimer sa nature...Mille et une richesses végétales et animales s'y s'épanouissent.
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 22:02
Maximum 45 cm au garrot  dans ce clan des mâles des Lutins du Montana.


Depuis une semaine (mi-septembre), les béliers adultes (et un jeune) ont été sortis du troupeau pour passer plusieurs mois entre eux, jusqu'au printemps. Ceci afin de ne pas avoir de brebis fécondée sans connaître le père du futur agneau. Une fécondation à ce jour donnerait un petit vers mi-février, époque des naissances parmi les plus précoces.
Heureusement pour eux, presque tous iront passer environ 6 semaines (possibilités de 2 ou 3 cycles et chaleurs par femelle), en novembre-décembre, avec quelques brebis. Chacun, dans un lot de femelles, pourra transmettre ses gènes aux heureuses élues choisies spécialement pour lui en fonction d'une multitude d'objectifs à tenter d'atteindre (selon taille, couleur, morphologie, cornage, généalogie,...)
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 22:02
Toiser ses moutons, devoir les tondre, les peser, les  vermifuger, les désinsectiser, les vacciner, apposer les boucles d'identification,  vérifier et suivre la gestation des brebis, tailler les onglons, donner un médicament ou mille et un petits soins...tout cela nécessite de regrouper ses animaux sans les stresser par des poursuites ou des ruses de sioux.

Prévoir de petits enclos de regroupement sur ses différentes pâtures permet de limiter les manoeuvres et agir là où ses animaux se trouvent.

Cet exercice permet aux animaux d'être un peu plus rassurés car non isolés mais bien regroupés, puisque c'est dans leur nature .

Ces instants de manipulation renforcent le lien avec leur éleveur et surtout leur donnent de bonnes habitudes en cas de nécessité de soins divers. Sans parler du côté pratique et du gain de temps pour le berger.

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 22:01
Après 2 à 3 semaines, l'agneau ne dépend plus totalement du lait de sa mère puisqu'il s'essaie et est en mesure de commencer à brouter quelques végétaux. Il continuera cependant à grandement téter pendant encore deux à trois mois pour progressivement abandonner  parfois assez tard car le contentement psychologique que cela représente pour lui est important.
Il est important qu'avant la fin de son premier mois (et dès le départ si possible), les agneaux puissent disposer d'herbe verte à volonté afin de pouvoir se nourrir comme des Grands et bénéficier des apports indispensables que présente cet aliment de base on ne peut plus naturel.
Neige et Chef Joseph des Lutins du Montana profitent de l'herbe verte d'avril, à presque deux semaines.
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 22:01
Neige des Lutins du Montana, ainsi baptisée pour sa couleur et le fait qu'elle est née, la nuit de ce 23/03 sous une bourrasque de neige. Agée de 14 heures sur la photo. Fille de Vienetta (et Grichka).

Par deux fois ces dernières semaines, dans des magazines différents,  je suis tombé sur un article relatant une étude britannique qui conclut que les vaches à qui leur éleveur a donné un nom donnent plus de lait que les autres.
Bien sûr, ce n'est pas le fait d'avoir un nom qui en lui même est à l'origine de ce phénomène, mais le fait que, globalement, on peut supposer que ces éleveurs portent une attention et des soins plus particuliers à leurs animaux, d'où un meilleur rendement.

Donner une identité à son animal par un nom, en plus de celle de sa boucle matricule, me semble évident et montre le lien et la sensibilité de l'éleveur face à ses animaux, et de là une certaine considération.
Certes, je suis bien conscient qu'il existe des élevages mouroirs dans lesquels les animaux sont "baptisés" et qu'à l'inverse certaines vaches (ou Ouessant) coulent des jours heureux avec leur seule plaque matricule...
Pourtant, il me semble que cela reflète une certaine démarche dans laquelle l'animal est reconnu.

Je suis donc de ceux qui donnent un nom à leurs Ouessant. Je ne me base pas sur le principe d'un nom commençant par une lettre pour chaque année comme pour les chiens, mais sur un choix lié aux évènements et anecdotes, ma culture et sensibilité personnelles...on dira aussi l'inspiration du moment, même si une très longue liste de noms que j'aime bien est prête pour les agnelages à venir.

Pour finir, un nom et celui d'élevage (comme Neige des Lutins du Montana, par exemple) est utile pour la généalogie dans le troupeau et un pedigree de l'animal. Sans oublier qu'entre éleveurs, il est plus facile de parler d'un animal par son nom, ce qui met une image à l'esprit, plutôt que par un numéro vide de sens.  
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