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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 18:34

Si Taraille, Gorgone, Pralin et les autres sont venus égayer les prairies ce printemps par les turbulences de leur jeunesse, plusieurs des plus anciens des Lutins sont morts des conséquences de leur vieillesse.

C'est toujours une épreuve de perdre des compagnons de vie avec qui on a partagé une douzaine d'années et plus. Surtout quand ce sont des animaux que j'ai vu naître, grandir puis enrichir le troupeau de leur descendance ou simplement émailler son histoire d'anecdotes. Dans le même temps, c'est aussi un soulagement pour moi de les savoir morts tant il est triste d'assister à un déclin qui parfois les amène à n'être plus que l'ombre d'eux-mêmes, dans certainement une souffrance qu'ils n'expriment pas (l'ovin est ainsi).

La petite Eponyme fut de ceux-ci.

La petite Eponyme fut de ceux-ci.

ou encore le bon Golas, ici au temps de sa splendeur...

ou encore le bon Golas, ici au temps de sa splendeur...

... pour n'être plus qu'un fantôme, ici la veille de décider à l'aider à partir.

... pour n'être plus qu'un fantôme, ici la veille de décider à l'aider à partir.

Chaque année, il faut concevoir qu' il y a redistribution des cartes pour les places de doyens, qu'avec le vivant, même en élevage où on ne s'enrichit pas sur la mort, cette dernière est l'étape finale.

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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 14:54

Pas celles pour un quelconque examen en cette période, mais dans le jeu du "Qui est qui?".

Comme chaque année à l'arrivée de l'été, en quelques minutes, la tonte a bouleversé l'image de chaque Ouessant, alors que l'œil ,au fil des mois, s'était habitué à les voir en laine.

Là, tout d'un coup, plus d'anorak sur le dos des Lutins qui ne se retrouvent même pas en petite tenue mais dans leur plus simple appareil.

L'heure des révisions

Aucune hésitation concernant les mâles, tant ils sont tous bien différents. Même, comme ici, en toute première tenue estivale.

L'heure des révisions

Du côté des brebis "blanches" (Agouti blanc bronzé), guère de difficultés non plus, le bronzage caractéristique des unes ou des autres aidant, et même sans cela, mes Lutines sont bien différentes dans leur morphotype.

L'heure des révisions

Sinon pour certaines, la couleur réduit l'éventail des possibilités.

L'heure des révisions

Ou encore le patron en la couleur est caractéristique.

L'heure des révisions

Du côté des brebis "noires", les "faded" sont assez peu nombreuses pour ne pas semer le trouble...

L'heure des révisions

… et l'allèle Agouti grey est peu représenté.

L'heure des révisions

Par contre pour les autres brebis noires, bien nombreuses, si on exclut les animaux à canitie et donc ayant déjà des années au compteur, la chose devient plus délicate pour certaines ayant allures proches.

Heureusement ce n'est qu'une question de quelques jours d'accoutumance du cerveau pour retrouver les petits détails déjà connus de l'animal à nu et s'imprégner de la première image  de chacune des antenaises dénudées.

Givrette, seule agnelle blanche de la saison, ne peut être confondue avec aucune des filles de sa génération.

Givrette, seule agnelle blanche de la saison, ne peut être confondue avec aucune des filles de sa génération.

A l'inverse, les jeunes du printemps, eux, disparaissent peu à peu sous leur toison. En les observant au quotidien, la reconnaissance se fait aisément. Là encore, les caractéristiques évidentes des mâles et certaines allures typiques de quelques agnelles permettent de réduire les erreurs.

L'heure des révisions

Toujours est-il, je suis sinon bien heureux pour mes animaux d'avoir pu tondre les tondre juste avant l'installation des grosses chaleurs de cette fin juin …. Quitte, une fois encore, à devoir un peu réviser devant la centaine de Lutins de tous âges du moment...

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21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 12:38

Il y a quelques années, je lisais l'ouvrage d'une personne ayant exercé le métier de berger, cet homme étant présenté comme un des spécialistes des chiens de protection.

Ces sujets m'intéressant pour cerner un peu plus à l'occasion l'univers du mouton, je m'étais donc engagé dans cette lecture, sans y trouver grand intérêt au fil des pages et  pour finir, refermer ce livre sur la même impression. Bref déçu.

La pirouette

Mais le comble, dans tout cela, fut quand je suis tombé sur les propos suivants de l'auteur, auxquels je pense encore régulièrement, affligé. J'y pensais encore ce matin devant ma troupe, d'où cet article.

Pour lui, il y a un contrat passé entre le berger et le mouton. Que dans ce contrat, l'éleveur protège, nourrit, soigne, abrite le mouton et qu'en retour ce dernier lui donne sa vie.

!!!!!!

?????

Comment peut-on écrire chose pareille, à moins d'être naïf, ou plutôt niais, ou d'avoir au fond de soi une forme de culpabilité inconsciente et de là besoin de se justifier par une formule, malheureusement bancale?

La pirouette

Non, il n'y a aucun contrat entre l'homme et le mouton. Les mots ont leur importance. On ne peut parler de contrat que lorsqu'il y a accord conscient et volontaire entre les deux parties considérées. Or dans tout cela, le mouton n'est informé de rien et jamais on ne lui demande son avis.

Non le mouton n'a jamais demandé protection à l'homme et n'a jamais décidé en échange de mourir pour lui pour le remercier.

Le mouton n'existe que par l'homme pour l'homme.

Le mouton est une création domestique, détenue et exploitée par l'homme, depuis des millénaires certes, mais sans jamais qu'il y ait eu contrat.

Je n'ai encore jamais vu un mouton venir à son geôlier après avoir bien mangé, bien grandi, bien grossi, pour lui demander d'être égorgé l'heure venue.

 

Le but de cet article n'est pas d'aborder le vaste et complexe sujet, tout autant pratique qu'éthique, disons de simple réflexion, sur le phénomène de l'exploitation animale par l'humanité, mais simplement de remettre les pendules à l'heure en rapport à cette "formule pirouette" de "contrat" qui peut être avancée à l'occasion dans le milieu de l'élevage.

Au-delà de cela, il y en aurait bien d'autres à rectifier, comme les fameux "l'élevage (dont celui du mouton) crée de la biodiversité" ou encore "sans élevage (dont celui du mouton) plus de paysages", etc …, slogans régulièrement lancés par certains éleveurs hostiles à la faune et en particulier aux grands prédateurs...

Mais ce sont là d'autres sujets...

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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 11:37
Situation boucles 18

L'heure était arrivée d'enlaidir les agnelles et les agneaux 2018 qui approchent de  leurs six mois et dont la physionomie permettait alors d'envisager la pose de leur identification.

Situation boucles 18

Malheureusement, il n'y a pas eu besoin d'attendre bien longtemps pour que Souprousse s'arrache une oreille et son pendentif dans les jours suivants.

Dans un grillage apparemment, puisque j'ai retrouvé côté cour la boucle mâchouillée par un de mes chiens.

Avec ce nouveau système, sur deux ans et près de 130 poses, ce n'est heureusement que le second arrachage.

Par contre sur l'année écoulée, une fois encore, j'ai pu noter trois nécroses d'oreille (un bélier et deux brebis) auxquelles il m'a fallu remédier en sectionnant la boucle et en désinfectant bien évidemment.

Des complications s'avérèrent pour l'une d'elle. Je voyais depuis un certain temps une brebis au comportement étrange, comme un peu saoule. Plus je l'observais, plus elle m'intriguait et plus je m'inquiétais quant à une maladie nerveuse, jusqu'à ce que devant vermifuger la troupe, je découvris, rien qu'en la tenant, que cette femelle avait la fièvre… d'où son attitude chancelante. La laine du crâne cachant en partie sa boucle, je n'avais pas pu déceler jusque là cette nécrose et l'infection qui en découlait.

Tout est rentré heureusement dans l'ordre suite aux soins.

Donc, depuis le dernier bilan, rien de totalement parfait question identification externe auriculaire chez les Lutins.

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22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 05:45

Quelques mois déjà...

Les jeunes béliers du printemps approchent de la maturité sexuelle pour les plus précoces.

Premiers émois

Heureusement, les brebis ne seront  fécondes qu'avec l'arrivée de l'automne et les agnelles de l'année éventuellement à partir de six mois.

Snif... Dépité

Snif... Dépité

En septembre seulement la séparation des sexes s'imposera afin d'éviter d'éventuelles naissances non souhaitées par la suite (et trop précoces) et permettre par contre d'organiser les accouplements calculés pour agnelage de printemps en période plus normale.

Il reste donc plus d'un mois encore pour que la troupe entière des Lutins savoure toujours cette période estivale où il fait bon vivre tout en côtoyant l'autre au masculin comme au féminin.

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 11:49

Toute détention d'ovin (ou de caprin) se doit d'être déclarée .... Ce qui permet ou oblige à suivis sanitaires et pratiques d'identification (et tous les frais que cela engendre).

Pourtant peu de détenteurs/éleveurs possédant une poignée d'animaux, en particulier lorsqu'ils sont élevés dans une démarche de loisir, se plient à cette obligation. 

A viande?

A viande?

L'élevage des Lutins est déclaré comme il se doit, bien que n'étant pas élevage de rente, mais élevage de pure perte financièrement si on doit voir les choses sous cet angle.

En chaque début d'année, ma Chambre d'Agriculture me demande déclaration de recensement de mon cheptel.

Chaque année, on me demande sur le document si je suis en production ovine "viande" ou "lait" (il n'y a pas "laine"?).

Chaque année, je me dois alors préciser que, ni l'un ni l'autre, je mène un élevage conservatoire et d'étude en race Ouessant ...

Et de là, régulièrement, lors de la réception de mon récapitulatif élevage, je me découvre en "ovins viande"... !!!!

Ah système quand tu nous tiens!

A lait?

A lait?

Chaque année, de là, je reçois également information que ma productivité étant inférieure à 0,5 l'année précédente ( inférieure à 0,5 agneau vendu en rapport au nombre de brebis déclarées) et que de là je ne pourrai pas bénéficier de l'aide ovine.

N'ayant jamais touché aucune prime, n'étant pas en élevage de rente, ne faisant naître que le nombre d'agneaux nécessaire à mon élevage conservatoire et d'étude et de là ne sortant qu'exceptionnellement des animaux, tout cela me fait bien sourire.

Ah système quand tu nous tiens!

Des aides?

Des aides?

Dans le même temps, un collègue éleveur menant élevage de même type que le mien dans un autre département et une autre région d'élevage, m'informe que suite à un contrôle sur l'identification de son cheptel, certains manques ayant été constatés (forcément faute de matériel d'identification adéquat disponible et arrachages d'oreilles), la Préfecture lui signifie qu'il subira une pénalité de 3% sur ses aides à la PAC... (aides n'existant pas à la base chez lui!)

Ah système quand tu nous tiens!

Des pénalités?

Des pénalités?

Un autre éleveur de loisir, sur une autre région encore, m'avait raconté il y a quelques années, que lors d'un contrôle, la personne chargée de ce contrôle, le plus sérieusement du monde, avait mesuré les proportions et la taille des ouvertures de la cabane servant d'abri à ses moutons.

Ah système quand tu nous tiens!

Aux normes?

Aux normes?

On ne sait s'il faut rire ou pleurer face à un système qui se ridiculise lui-même en certaines circonstances du fait que ce système ne peut concevoir que, tout en étant élevage déclaré, l'on puisse élever des animaux, en l'occurrence des moutons, par simple plaisir ou souci d'étude sans but de rente pour autant. 

Oui, je sais, il faut dans le même temps avoir pitié de la brave dame ou du brave monsieur qui dans les rouages des administrations, à son bureau, ne fait que son métier.

Cependant, tout cela ne fait que me rappeler les cours de récréations, lorsque je surprenais un enfant fautif et que, comme seule explication à son comportement, il ne trouvait qu'à me répondre que ce n'était pas de sa faute, que c'était untel (forcément!) qui lui avait dit de le faire... (sic!)

C'est donc le système qui dit de le faire, certes. Mais par pitié, que les rouages de ce système fassent remonter les soucis récurrents des éleveurs atypiques que nous sommes et ceux de nos animaux tout autant atypiques.

Etrangement, alors que l'on sait trouver des éleveurs pour en faire des victimes voire des coupables, il ne se trouve au-dessus d'eux aucun responsable de ces situations aberrantes puisque de toute façon on se fera répondre que c'est le système qui veut cela. "C'est le système ma bonne dame! Faut faire avec!"

 

De quoi devenir chèvre?

De quoi devenir chèvre?

Je suis méchant? A peine...

L'avenir dira justement.

Je suis en réflexion d'introduire une chèvre parmi mon troupeau de moutons. Pour le plaisir, pour voir le comportement de cette espèce et étudier le comportement alimentaire caprin sur mes pâtures en comparaison à celui de mes Ouessant.

Mais même une seule chèvre, cela se déclare pour être en règles. De là cela implique nouvelle déclaration papier d'élevage ... et attribution d'un nouveau numéro de cheptel pour élevage en ovin/caprin.

Et oh surprise en consultant le document à remplir! Je lis possibilité de cocher, outre les fameux ovins viande et ovins lait, "ovins de compagnie" et "caprins de compagnie" (il n'y a par contre que caprins lait et pas viande... quant aux bovins, la notion de compagnie ne semble pas encore à l'ordre du jour en ce document alors que la situation peut se présenter)

L'introduction d'une chèvre serait-elle une solution à mes petits soucis récurrents de paperasse administrative pour être reconnu pour ce que je suis, du moins mon élevage, et ne plus recevoir que ce qui me concernerait.

Si biquette il y a un jour chez les Lutins, je ne manquerai pas de relater en ces colonnes toute évolution dans les domaines que je viens d'évoquer.

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 13:54

La jeunesse avec la vieillesse.

 

Les extrêmes se côtoient

Les agnelles de l'année ne seront autorisées à se reproduire qu'à partir de l'automne prochain. Cela n'en est que mieux; elles seront alors bien plus construites physiquement pour pouvoir être gestantes puis mères allaitantes.

Les extrêmes se côtoient

Les brebis de huit ans (parfois moins) et plus sont également écartées de la reproduction. Cette mise à la retraite n'en est que mieux pour elles, à des âges auxquels il leur est important de trouver le repos et finir leur vie au maximum de leur forme.

Les extrêmes se côtoient

Ainsi, les plus vieilles brebis et celles de moins d'un an sont réunies en un lot spécifique des non reproductrices. Cela pour tout l'automne et l'hiver.

Les extrêmes se côtoient

C'est un plaisir de voir cette jeunesse en pleine forme qui évolue physiquement chaque mois un peu plus et ces anciennes qui grâce au repos ont repris du poil de la bête. 

Les extrêmes se côtoient

Il en est ainsi chaque année chez les Lutins, dans l'intérêt de tous.

Seules quelques agnelles parmi les plus grandes participent parfois à la reproduction certaines années lorsque les programmes d'accouplement manquent de quelques brebis adultes.

Mais cette année pas question, pas besoin! J'en suis heureux.

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 14:07

... mais l'essentiel est de finir par arriver.

C'est tout le travail de patience que nécessite un de mes programmes d'élevage, celui autour de la coloration brune.

De patience car comme en bien des axes en élevage, si le chemin peut être bien long pour atteindre ses objectifs, encore faut-il par la suite réussir à conserver ses acquis.

Brebis Ouessant brune de souche néerlandaise

Brebis Ouessant brune de souche néerlandaise

Ainsi, comme j'ai pu déjà l'expliquer en d'autres articles, depuis 2003, je m'applique à rechercher à produire des Ouessant de coloration brune dans le même type ovin ancien que le sont les animaux des souches de base "bretonnisantes".

En effet, les Ouessant bruns actuels rencontrés sont initialement issus des populations Ouessant des Pays Bas (et plus largement d'Allemagne et de Belgique, ...), où ces souches Ouessant ont eu, ces dernières décennies, une (des) histoire(s) différente(s) de celle(s) du milieu associatif français. (Mais il faut bien avoir conscience que cette considération demeure valable et tout aussi importante pour toutes les colorations, et non uniquement pour le brun, l'habit ne suffisant pas à faire le moine, ... et que cette problématique ne touche pas uniquement le phénotype coloration mais bien d'autres caractères également, comme la présence de pendeloques pour le plus connu.) 

En 2012, après neuf ans de travail, j'avais obtenu la brebis ci-dessous, Châtaigne, dans une composante de "sang" de souche Ouessant français de plus de 97% . C'est à dire au final un retour en Ouessant d'il y a 40 ans, pratiquement pur (à plus de 99%), car en effet un Ouessant étranger est d'au moins (au pire! on peut l'espérer) aux 3/4 en sang Ouessant et dans le cas présent, sur ces 3% de sang Ouessant extérieur, il ne demeurait alors que moins d'1%, sinon une trace infime d'un éventuel autre type ovin que du Ouessant. 

Châtaigne des Lutins, agnelle brune, premier animal brun assuré en retour en souche pure des populations Ouessant continentales d'il y a 40 ans. Les connaisseurs pourront remarquer au passage également le morphotype classique des Ouessant de type ancien français.

Châtaigne des Lutins, agnelle brune, premier animal brun assuré en retour en souche pure des populations Ouessant continentales d'il y a 40 ans. Les connaisseurs pourront remarquer au passage également le morphotype classique des Ouessant de type ancien français.

MAIS.

J'ai perdu cette brebis prématurément à l'âge de trois ans. Châtaigne n'aura eu le temps de ne me donner qu'une agnelle, Hermeline ,malheureusement blanche.

De fait, Hermeline devenait malgré tout la brebis porteuse de brun la plus aboutie en terme de dilution du "sang Ouessant étranger" , non seulement au sein du troupeau des Lutins, mais également au sein des Ouessant de type ancien de cette planète, cela pouvant être prouvé et démontré par le calcul.

Hermeline auprès de Châtaigne. Deux brebis parfaitement codées, typées, dans le profil Ouessant de type ancien français et également en la matière.

Hermeline auprès de Châtaigne. Deux brebis parfaitement codées, typées, dans le profil Ouessant de type ancien français et également en la matière.

Le prochain article traitera du calcul dans un tel programme de travail, car tout passe en effet par les calculs, laisser faire la nature n'apportant rien quant à la garantie sur le long terme vers un retour en "souche pure" et pouvant même aboutir à une forme de pollution génétique non négligeable en ne produisant plus que des ovins "croisés" à un degré ou un autre.

Je me présentais, il y a quelques années, comme le réparateur des erreurs et des errances des diverses associations uniquement orientées jusque là vers une démarche de Ouessant de ring (ring: compétition autour d'une hypothétique beauté); je confirme demeurer ce réparateur toujours à l'œuvre tous horizons confondus, menant une chasse implacable contre tout métissage contemporain en ce type ovin, depuis ce qu'il en restait il y a 40 ans, lors de son retour sur le devant de la scène.

La conservation d'un type ovin comme le Ouessantin passe d'abord et avant tout par la sauvegarde de son patrimoine génétique ... qui fait son identité.

Si le problème de métissage récent se pose avec certaines souches Ouessant pourtant reconnues, confirmées par ailleurs, il ne faudrait pas occulter le souci des Ouessant "tout venant", c'est à dire sans origines longues connues et assurées, qui transportent, ici du mouton de Jacob, là du Soay, ailleurs du Cameroun, du Shetland,  ... (pour ne citer que les cas les plus fréquents, la liste pouvant être longue) et dont les descendants, parce qu'ils sont noirs ou blancs, tiennent dans le cadre dit Ouessant, plaisent, eux, aux marionnettistes faisant la pluie et le beau temps pour cet ovin, se retrouvant alors à l'occasion là où on ne devrait pas les retrouver ...

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 12:07

Message d'hier d'un visiteur.

Bonsoir,
on m'a volé mes 2 petites brebis Ouessant noires la nuit dernière apprivoisées et identifiées.ça c'est passé à Bû en Eure et Loir.
elles ont été embarquées avec d'autres brebis " classiques" de mon voisin.d'après vous quelles démarches dois-je faire pour espérer les revoir un jour ?
un dépôt de plainte en gendarmerie a été fait,je fais mon enquête de mon coté....merci d'avance pour votre soutien

Voilà un problème récurrent qui touche trop souvent les éleveurs, le vol d'animaux ( quand ils ne retrouvent pas même parfois les carcasses débitées sur place...)

Et ce, tout au long de l'année, même si on note une tendance particulière à ce genre de larcin au moment des fêtes de l'Aïd ou encore de Pâques comme ici.

Si en d'autres situations de disparition ou destruction, l'animal prédateur sauvage ou domestique est excusable (répondant à un comportement de capture de besoin ou instinctif), ici, ce genre de vandalisme pratiqué par des humains ne l'est pas.

Que faire?

Porter plainte en gendarmerie d'abord, mais les chances de retrouver ses animaux est mince d'autant qu'on imagine le sort qui leur est réservé. L'identification, en particulier externe comme actuellement, est facile à faire disparaître et n'est pas une chance en soi pouvant aider.

Le premier souci est de retrouver les animaux avant de pouvoir les identifier(identifier, cette fois dans le sens de les reconnaître). On peut espérer et consulter à tout hasard les annonces du net en cas de revente, mais il faut bien avouer qu'espérer rime fortement avec rêver dans ce genre de situation.

Bon courage à cette personne! On ne peut que compatir...

( boucle No: FR25106300001,.... si à tout hasard vous deviez vous trouver devant cet animal....me contacter)

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 16:40
La quincaillerie toujours

Comme on a pu s'en apercevoir en d'autres articles, l'identification obligatoire des ovins étant,  les jeunes brebis nées en 2016 ont été bouclées avec le matériel agréé du marché qui s'avère (à mes yeux) le moins encombrant sur des Ouessant dans le standard taille.

La quincaillerie toujours

Suite aux infections et nécroses que j'avais pu constater, lors de ce dernier été caniculaire, sur des brebis adultes après à une série de poses, pour ces jeunes filles donc, j'avais choisi d'attendre l'hiver pour opérer. Fenêtre météo de temps sec pour plusieurs jours afin de faciliter cicatrisation et une température basse mais hors gel étaient mes impératifs.

La quincaillerie toujours

 Les températures basses aideraient sans doute à limiter les infections bien que de toute façon je pratique toujours application d'un désinfectant et cicatrisant pour espérer éviter tout souci. Il me paraissait important également d'éviter la pluie sur les plaies causées par la perforation.

De plus, ainsi, en cette période, les filles avaient au moins six mois et il était possible d'espérer que leur développement corporel permettrait de travailler sur des oreilles plus proches de leur taille définitive.

La quincaillerie toujours

Ce fut donc fait pour ces jeunes filles et j'étais satisfait de voir des oreilles demeurer saines durant les semaines suivant l'intervention.

J'avais peur que le port de cet attirail leur tourne un peu la tête et qu' avec l'approche de leur maturité sexuelle, elles se mettent en tête de se maquiller.....

Heureusement, il n'en est rien à ce jour......!

La quincaillerie toujours

Blague à part et pour parler sérieusement, par contre, je constatai rapidement qu'il y avait des accrochages avec ces boucles, le passage de certaines en position au-dessus de l'oreille le prouvant alors que je choisis toujours une pose en une position inférieure me semblant moins problématique.....et moins laide, il faut bien l'avouer.

Quand la semaine passée, je préparais en mes pensées cet article, j'imaginais terminer en précisant que pour l'ensemble du troupeau, ces derniers mois, j'avais eu le plaisir de ne pas noter d'arrachages, ajoutant qu'en cette saison morte les animaux n'avaient cependant pas tentation d'herboriser dans les branchages ou passer la tête dans les grillages, la végétation étant en dormance.

Mais je ne terminerai pas cet article sur ce constat.

La quincaillerie toujours

En effet, aujourd'hui, en ce premier jour de printemps, j'eus la mauvaise surprise de constater que Hermeline, une brebis adulte, avait perdu une de ses boucles seulement huit mois après la pose.

La quincaillerie toujours

Ce n'est pas suite à un matériel défaillant, mais bien à cause d'un arrachage qui a déchiré l'oreille sur toute sa longueur. D'après l'état des croûtes formées par le sang, c'est arrivé durant ces derniers jours d'hiver.

Je comprends pourquoi cette femelle s'effrayait anormalement à mon approche. Elle doit souffrir, agacée et inquiète. On aperçoit d'ailleurs l'inflammation à la base de l'oreille, d'un rose soutenu.

Inutile d'espérer poser une boucle provisoire, ni même une future boucle de remplacement, comme l'exige la législation pour ces deux étapes en cas de perte de boucle, l'oreille est fichue.

La quincaillerie toujours

En dehors de l'aberration du traitement sans discernement de nos moutons, face à l'identification obligatoire calquée à celle des élevages et des moutons de rente, sans parler une fois encore de son inadaptation, ce qui me désespère c'est de devoir considérer que le présent et l'avenir de mes Ouessant, comme pour tous les Ouessant de France et de Navarre, dépend de l'action ou l'inaction des pouvoirs publics et d'une seule association, le Gemo (Groupement des éleveurs de moutons d'Ouessant) .... alors que sous mon impulsion et mon intervention auprès de l'ancien président du Gemo, avec ce dernier, nous avions été nombreux à souhaiter actions et travaux qui permettraient à aboutir, pour qui souhaiterait le meilleur pour ses animaux, à une possibilité d'identification sous-cutanée pérenne et non mutilante des Ouessant, à l'image de ce qui se pratique pour d'autres animaux, y compris domestiques, y compris considérés comme "bêtes à viande" éventuelles, comme chevaux et ânes finissant à l'abattoir. 

Simple question de bon sens, bon sens qui semble faire défaut en de nombreux esprits qui ne sont pas prêts à vouloir s'intéresser réellement au problème et travailler à faire évoluer les choses, se cachant derrière les textes officiels, par paresse, par désintérêt, par manque de lucidité et que sais-je encore que je ne m'autoriserai pas à nommer ici.... 

Parfois je me sens réduit à n'être qu'une sorte de Dom Quichotte se battant contre les moulins à vent que sont les systèmes, les structures et les personnes face auxquels je me heurte pour vouloir sortir d'une situation actuelle (bien que vieille de 20 ans) qui ne rend service ni aux administrations, ni aux éleveurs, ni aux animaux, les premiers concernés pourtant.

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