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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 12:21

Pendant que trois de leurs confrères ont le plaisir de transmettre leurs gènes par l'intermédiaire des brebis sélectionnées spécialement pour eux, le groupe des mâles célibataires de la saison se compose d'une vingtaine de béliers.

Si quatre animaux sont appelés à quitter le troupeau dès que possible, le reste de la bande est assuré de finir sa vie ici et de contribuer une année ou une autre à la construction du cheptel des Lutins.

La banque mâle du moment

Les uns pour les souches ou lignées qu'ils représentent, les autres pour la conservation des diversités colorées, leur cornage, leur morphologie générale, leur taille, leurs aplombs, la structure de leur toison, leur rusticité et/ou autres qualités....ou encore point souvent oublié, leur caractère personnel.

Régulièrement le groupe visite cet endroit précis de son territoire. En effet, ces béliers manifestent ainsi leur désir de gagner le parc qui les sépare des lots avec brebis.

Ils me font ainsi toujours pitié, mais il faudra encore patienter jusqu'au 1er avril pour qu'ils puissent retrouver les femelles et pouvoir mener à nouveau une vie enfin normale durant le printemps et l'été.

Les moutons sont des animaux particulièrement grégaires et il m'est également douloureux pour moi-même de devoir les contraindre à séparations saisonnières par obligations d'élevage malheureusement incontournables.

Il est tellement plus agréable (et pour les Ouessant en premier) d'avoir sous les yeux des animaux sereins, épanouis et équilibrés, dont tous les besoins sont satisfaits.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 17:42

Certaines années, quand c'est possible, un de mes divers lots de reproduction accueille un bélier non lutin, afin d'apporter en partie "sang" neuf en mon troupeau pour son avenir et en enrichir le patrimoine génétique global, malgré toujours par ailleurs des accouplements calculés parmi mes animaux pour éviter ou limiter la consanguinité et également pouvoir déterminer généalogies précises pour tous mes moutons.

Parfois, il m'est arrivé de présenter le bélier accueilli et son éleveur/naisseur.

Cependant je m'étais aperçu par certaines réactions en conséquence que cette information pouvait créer soucis inattendus.

Par exemple de par des sollicitations brutalement nombreuses pour espérer acquérir une de mes naissances programmées, alors que moi-même j'étais bien loin de connaître les résultats de cet apport que j'effectuais... bien évidemment pour l'intérêt de ma troupe en premier.

Ou encore certaines jalousies et histoires entre éleveurs.

Le Ouessant n'est pas comme la musique, il n'adoucit pas forcément les mœurs.

De passage chez les Lutins (merci à son éleveur).

De passage chez les Lutins (merci à son éleveur).

Aussi depuis quelques années, je ne présente plus ni les éleveurs qui me rendent service (dommage, j'aimais bien les mettre à l'honneur et les remercier ainsi également) ni leur animal.

Ainsi je ne mets plus le prêteur dans l'embarras et personne ne rêve plus pouvoir me prendre ce que je n'ai pas même encore obtenu en résultats de naissances.

Si les Ouessant sont des animaux apaisants, il n'en est pas forcément de même de l'ensemble des éleveurs...

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 16:44

Le premier souci pour la sauvegarde du Mouton d'Ouessant de type ancien est la conservation de l'identité de son patrimoine génétique (ce que j'appelle le "contenu").

Le second est son apparence, ses différentes caractéristiques morphologiques (ce que j'appelle le "contenant"). Parmi ces caractéristiques, il y a la taille, bien moindre que chez les autres races, ce qui en fait une particularité première chez le Ouessant.

En souhaitant faire passer le mouton Ouessant d'un type ovin à une race ovine, s'imposa un standard qui définit à l'heure actuelle une taille maximale au garrot (46 cm maxi pour une brebis adulte de plus de trois ans, 49 cm maxi pour un bélier, adulte également).

Aussi chaque année, chez les Lutins, tous les animaux entre un et quatre ans passent sous la toise après la tonte, le moment où ils sont nus garantissant le plus d'exactitude possible.

Les jeunes Lutins de l'année ne sont pas en reste. La taille à six mois est celle qui me permet d'avoir une première idée de l'hypothétique réalité de l'animal quand il sera adulte. En souches Lutins, l'expérience montre qu'un maximum de 38/39 cm garantit en général le respect du standard une fois l'animal adulte, sinon le "meilleur".

Comme en toute chose, il y a les exceptions avec le mouton qui grandira plus tard et plus longtemps ou inversement celui qui a grandi vite mais s'arrêtera plus tôt. Variations aussi selon les souches.

Ceci étant, le gros des naissances se situant en avril chez les Lutins, l'heure était venue pour le berger de toiser les agnelles et agneaux de l'année qui avoisinent maintenant six mois.

C'est chose faite. Ces données sont précieusement conservées pour connaître chaque animal, son troupeau, tout comme le Ouessant de type ancien.

Il y a les bonnes et moins bonnes surprises, mais dans tous les cas, cette phase du toisage n'est qu'une étape pour la connaissance, il est nécessaire ensuite, sinon d'abord, de savoir être patient et laisser ses animaux grandir et se construire quelques années.

Dans le lot des jeunes Lutins, un animal m'intrigue.

Néoténie la dernière naissance, n'a certes que quatre mois et demi, mais ne mesure que 31 cm. C'est la taille d'une agnelle de deux mois appelée à être dans la moitié basse du standard taille.

Née déjà petite, il est vrai, elle a vécu normalement avec sa mère qui semblait bien avoir du lait. La sécheresse de juillet ne fut cependant pas le mieux pour son premier mois d'activité herbivore.

Ses parents sont plutôt dans la moitié haute du standard taille et dans ses ascendants plus lointains, je ne note pas d'animaux particulièrement petits.

Elle n'est pas maigre, est bien vive, mais je m'interroge sur les raisons de son manque de croissance et surtout me demande si elle aura la chance d'atteindre l'âge adulte, en particulier si elle ne rattrape pas son retard.

Encore une qui devra passer ses nuits d'hiver dans mon lit...

Le mystère Néoténie

Néoténie. Ce nom de baptême ne pouvait mieux tomber lorsque je la découvris si petite à la naissance. (Je n'ai pas eu le réflexe de la peser alors car je ne la voyais pas comme un cas extrême.)

En effet, on parle de "néoténie" en zoologie face à certains individus ou espèces qui gardent leurs caractères juvéniles toute leur vie.

Le mystère Néoténie
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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 12:11

Rustique le Ouessant?

Oui, peut-être! Et encore tout dépend,... des conditions d'élevage... Sans oublier que c'est d'abord un être vivant avec ses exigences et que rustique ou pas, cet ovin réclame un minimum d'attention et de soins, d'autant que comme tout animal domestique, prisonnier du lieu qu'on lui impose il n'est pas forcément à même de subvenir à ses besoins. De plus le mouton Ouessant est avant tout un ovin et se retrouve concerné par tout ce qui peut toucher les ovins.

Selon donc les conditions d'élevage et les contraintes imposées par l' environnement local, les interventions pour garantir santé et bien-être de ses moutons peuvent être variables.

L'agenda des Lutins

Voici donc, à titre de simple exemple, sous mes cieux, les interventions incontournables qui rythment la vie du troupeau des Lutins sur une année.

1er janvier, les béliers ne sont plus autorisés à se reproduire et dès lors deux troupeaux séparés sont formés: celui des mâles de tous âges et celui de toutes les femelles.

Durant cette période hivernale, tous les animaux reçoivent ration quotidienne de céréales (mélange d'orge et d'avoine), 100 g par tête (120 à 150 g en période de grands froids), en complément du foin à volonté (d'ailleurs disponible toute l'année) et de l'herbe qu'il veut bien y avoir sur les prairies, sans oublier le seau de minéraux et vitamines à lécher à volonté (accessible également toute l'année).

Fin février, premier parage (taille des onglons) de tous les animaux, en veillant à laisser en particulier les femelles gestantes sur leurs pattes durant cette opération.

Fin février, c'est aussi le moment du rappel annuel de vaccination chez les Lutins.

Mars, arrivée du printemps, première vermifugation préventive contre le maximum de parasites internes, en prenant soin que le produit utilisé ne soit pas contre indiqué chez les brebis dans les derniers mois de gestation.

1er Avril, tous les animaux, mâles comme femelles et agneaux, se trouvent à nouveau réunis pour les cinq mois qui suivront.

Avril, en attendant la tonte, chaque femelle ayant agnelé est toilettée dans les jours qui suivent la naissance afin de supprimer les salissures en taillant la laine sur la queue et l'arrière souillé des cuisses de l'animal. Cette intervention pratiquée également sur les brebis non gestantes salies par l'urine et les excréments, ou encore autour du pénis des mâles à toison épaisse, limite les myiases qui pourraient se développer les semaines suivantes avec le redoux et évite de voir le Lutin dévoré vivant par les asticots.

Mai, je suis attentif dès lors aux myiases qui peuvent se développer ailleurs sur le corps en toison salie ou humide, en repérant le mouton agacé qui cherche à se frotter.

Selon le principe du "quelle mouche l'a piqué?" , suite à l'introduction d'un animal, le troupeau peut avoir été parasité par poux ou mélophages dont on se débarrassera en traitant les moutons juste après la tonte contre ces parasites externes.

Mai, une belle journée est saisie pour curer et désinfecter abris et coin bergerie, puis repailler à neuf.

Mai-juin, les agneaux les plus précoces peuvent avoir été infestés par le ténia de l'ovin. Ténia décelé (mais pas toujours) par les segments dans les excréments ou accrochés à la toison ou la peau sous la queue. Un traitement régulier ciblé peut devoir s'envisager sur de nombreux mois selon les cas d'infestation.

Courant juin, la tonte des adultes (obligatoire chaque année), si la météo permet aux animaux de se retrouver nus sans trop souffrir de ce changement de tenue.

1er juillet, l'oestrose est là et parfois même avant. Chaque Lutin est traité pour être tranquille durant deux mois.

Juillet, peu après la tonte, est le meilleur moment pour faire pratiquer par son vétérinaire les prises de sang périodiques du dépistage de la brucellose, la gorge du mouton étant plus facilement palpable sans la laine.

Début juillet, chez les Lutins, élevés en programmes de sauvegarde et de sélection, c'est aussi le bon moment pour mesurer au garrot les moutons de un à quatre ans afin de découvrir ou vérifier leur taille.

Mi-juillet, première vaccination de l'ensemble des agneaux.

1er août, première vermifugation préventive à spectre large pour l'ensemble des agneaux.

Mi-août, rappel de vaccination de l'ensemble des agneaux.

Fin août, les bras des ronces ne poussent plus guère. Les couper évite les accidents d'animaux piégés par leur laine qui a bien repoussé.

1er septembre, les béliers quittent le troupeau pour être isolés des femelles.

1er septembre, le second traitement contre l'oestrose laissera les Lutins tranquilles pour deux mois encore et donc le reste de l'année avec l'arrivée du froid.

Septembre, c'est aussi le moment du second parage (premier pour les agneaux de l'année qui le nécessitent). Les années sèches, on s'aperçoit que certains animaux n'en avaient guère besoin, alors d'autres qui produisent beaucoup de corne mériteraient trois parages annuels au moins.

Fin septembre, la seconde vermifugation pour tous à spectre large, à titre préventif.

15 octobre, mise en place pour deux mois et demi, des groupes de reproduction. Chaque lot, composé d'un bélier et quelques brebis, dispose d'un enclos pour cette période de fécondation.

Octobre est également le moment de toiser les jeunes Lutins de l'année qui ont alors plus ou moins six mois.

Octobre (voire toute période de "vaches maigres") peut nécessiter de commencer à complémenter les animaux au quotidien, si l'été fut sec et que l'automne l'imite.

Octobre peut voir s'intensifier le remplissage régulier des râteliers en foin, et ce pour de longs mois.

Chaque manipulation des animaux est l'occasion de jauger leur état général qui peut nécessiter intervention ponctuelle sur l'un ou l'autre. Il y a également les incidents, accidents tout au long de l'année auxquels il faut remédier.

Novembre, décembre et au-delà, en saison "morte" il y a l'entretien des clôtures et des haies.

L'agenda des Lutins

Etre éleveur de Ouessant, même sans démarche de rente comme en exploitation agricole, c'est bien plus qu'être simple propriétaire de moutons. Il faut y songer avant de prendre des animaux, leurs besoins impliquant pour celui qui les possède des devoirs et des obligations, et donc demandant du travail et de la disponibilité. Si les "corvées" ne procurent pas un minimum de plaisir dans le même temps, il faut s'interroger sur le bien-fondé d'élever qui doit demeurer une passion avant tout dans nos élevages de loisir.

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 20:03
Prise de tête

Ce n'est pas un enlacement amoureux.

Prise de tête

Mais une situation insolite. Une brebis la tête coincée dans le croissant d'une corne d'un antenais (animal d'un an).

Prise de tête

La situation était telle que seule l'intervention du berger pouvait remédier à la chose.

En effet, le fait qu'il aurait fallu à la brebis repasser son corps par dessus celui du bélier rendait la libération sans doute guère possible. Les animaux se seraient plus probablement épuisés dans cette étreinte involontaire.... ce qui commençait à être le cas.

C'est une première chez les Lutins.

Il m'est plus fréquent de devoir, une paire de fois l'an, libérer un bélier prisonnier qui s'est accroché par une corne dans le grillage... ou encore deux mâles piégés par leurs cornages entremêlés.

Comme quoi on ne peut être à la fois à la foire et au champ (au pré)!

Etre éleveur nécessite une présence régulière sinon maximale auprès de ses moutons, pour régler ce genre de mésaventure comme bien d'autres, sans parler des soins d'élevage quotidiens et la nécessité de surveillance de principe.

Avoir ses animaux au plus près sous les yeux et pouvoir les visiter chaque jour est vraiment important pour limiter les soucis (ceci pour répondre aux personnes qui me demandent régulièrement s'il est possible d'avoir des Ouessant et ne les voir qu'une fois par semaine.... suite à quoi je les interroge sur ce qu'il se passera en cas de sécheresse, en cas de gel et/ou neige, d'absence d'eau et/ou de nourriture, de maladie ou de blessure, de passage d'un chien ou d'un Homo sapiens, et tout autre incident...).

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 12:28
A la carte

Brassée de noisetier et ses fruits verts en coque.

A la carte

Branchée d'aubépine en baies saveur été.

A la carte

Berceau de la châtaigne en verdure.

A la carte

Charme en rameaux gourmands.

A la carte

Vous prendrez bien une petite prune pour finir!

Voilà quelques unes des friandises du dîner quotidien, fort appréciées par ce régime sec imposé en cette période de sécheresse et de canicule qui semble ne jamais devoir finir.

(Pour des animaux, non vaccinés en particulier ou sous alimentés, au régime alimentaire habituellement pauvre et/ou sec, ATTENTION aux chocs alimentaires lors de distributions trop abondantes ou trop riches qui peuvent être fatales, de par des systèmes digestifs non préparés à ces changements brutaux)

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 20:24

Cela fait plus de sept mois que les premiers glands tombaient sur les prairies des Lutins.

Cela fait donc plus de sept mois que toute la troupe s'adonne à leur consommation plusieurs fois par jour selon ses besoins.

Ces derniers jours encore, il faut voir les Ouessant museau au sol comme ils manieraient un détecteur. Chaque mètre carré a été visité des centaines de fois ces derniers mois, mais la disparition des feuilles mortes à présent permet des trouvailles savoureuses qui croquent sous la dent, les moins bonnes graines délaissées par le passé devenant en fin d'hiver une gourmandise faute de mieux.

Et puis certains moutons n'hésitent pas à gratter le sol de la patte avant pour extirper les glands piétinés et enfouis sous la surface.

Complémentation naturelle

Ainsi, depuis début janvier, le troupeau ne nécessite pas d'un gros apport en céréales en complémentation hivernale. Il n'en manifeste pas trop le besoin d'ailleurs, ne réclamant même pas la ration quotidienne d'orge et d'avoine à parts égales. Les cent grammes par tête de ce mélange sont même un peu gaspillés puisque tout ne finit pas dans les panses. Mais ce n'est pas perdu pour tout le monde, les passereaux et les pigeons domestiques de la maison attendent chaque matin que les mangeoires soient quittées pour faire festin à leur tour.

La quantité de glands de l'année passée a donc limité fortement la consommation des céréales chez les Lutins, ce qui n'est pas mal pour le porte monnaie du berger.

Quant aux châtaignes, elles ont subi le même sort et il n'en reste plus une seule depuis belle lurette.

Que sera la fructification des chênes et des châtaigniers cet été? L'avenir dira. En attendant, par précaution, mieux vaut prévoir dans le budget la colonne céréales pour l'hiver prochain...

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 15:49

En cet instant, j'attends toujours les premières naissances de l'année.

En songeant aux petits nouveaux qui vont pointer leur museau, je regarde mes anciens compagnons vieillir.

En âge

Il y a Nuxi , derrière la touffe de joncs, une des deux doyennes actuelles avec ses 12 ans (mais qui n'est pas née au troupeau).

A gauche, Cannelle, avec ses 9 ans, se porte bien. D'ailleurs, exceptionnellement, à l'automne, de par sa belle santé, je l'ai autorisée à choisir d'être mère une dernière fois en 2015 si elle le souhaitait (L'a-t-elle souhaité?). Habituellement, chez les Lutins, les brebis sont mises à la retraite au plus tard après un dernier agneau durant leur huitième année.

Par contre, à droite, Ponette avec pourtant seulement 7 ans à présent, ne me surprendra pas si elle décidait d'aller gambader vers d'autres pâturages, célestes!

En âge

La véritable doyenne des Lutins, la bonne Draille, avec ses 12 ans, mène volontairement une vie un peu parallèle à la troupe, à son rythme. Je ne peux que lui souhaiter une treizième année franchie si rien ne va plus mal pour elle d'ici là.

Chez les Lutins, on attend avec impatience la nouvelle génération, mais on n'oublie par pour autant les plus anciennes qui ont construit le troupeau et qui ont apporté et apportent encore bonheur au berger ne serait-ce que par leur présence au quotidien.

Pas de syndrome du "nouveau jouet qui fait délaisser l'ancien" lorsque mars arrive!

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 14:33

Dans certaines races, il est difficile d'être blanc.... dans d'autres d'être noir...

Je ne parle pas du fait de naître ni noir ni blanc ou encore pas assez noir, pas assez blanc...

Je parlais des moutons bien évidemment, bien que...

Un lien ci-dessous qui en dit long, en d'autres sphères que celle du Ouessant, dans les mésaventures d'une jeune éleveuse (en race avranchine) découverte par hasard sur le net, face à une partie du monde rural.

Effarant non!

Et en plus pour ceux qui n'auraient pas parcouru ce blog de long en large...

ou encore....

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 18:18

J'ai pris de plus en plus l'habitude de donner et penser l'âge de mes moutons durant leurs trois premières années de construction à la façon des ornithologues pour les oiseaux, en particulier pour ceux nécessitant quelques années pour être adultes et présentant souvent des plumages différents selon les stades d'évolution vers cet âge adulte (cas fréquents chez certains rapaces, goélands, ...).

Ainsi j'ai en tête que tel Ouessant est de premier hiver, deuxième été.... ou encore quatrième printemps. Je trouve cela plus explicite et plus facile que de compter dans sa tête le nombre de mois que cela représente. Ce donc, durant les trois premières années de croissance et de construction nécessaires à un mouton. Ensuite que le Ouessant ait cinq ou six ans, dans le langage et pour la représentation de la réalité de l'animal, cela n'a plus grande importance.

Une brebis de premier automne. C'est à dire logiquement née au printemps .... et ayant passé de plus un été forcément...

Une brebis de premier automne. C'est à dire logiquement née au printemps .... et ayant passé de plus un été forcément...

Maintenant, il est vrai que certaines naissances peuvent avoir eu lieu en fin d'hiver ou même en été.

Cependant je m'y retrouve mieux ainsi, en exprimant le rang de la saison, d'autant que je n'ai pas toutes les dates de naissance en tête pour pouvoir exprimer l'âge précisément en mois (à moins de reprendre mes dossiers de suivis des animaux).

Chacun ses trucs!

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