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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 15:11

On a vite fait de perdre un Ouessant (de type ancien).

La douteuse formule choc de "tondeuse écologique" qui lui est souvent attribuée, largement reprise à toute occasion pour faire promotion de ce type ovin, en particulier lors de ventes, ou encore l'accent mis sur sa grande rusticité, ont tendance à faire croire qu'il suffit d'un peu d'herbe à ce mouton pour lui assurer longue et heureuse vie.

Malheureusement, si la nécessité d'une surface d'herbe est à la base de tout élevage ou de toute simple détention de l'animal, les choses sont plus complexes.

Le bonheur dans le pré risque de ne durer qu'un temps si on n'a pas à l'esprit l'ensemble des contraintes qui attendent l'éleveur pour garantir le bon état général de sa troupe.

Herbe à volonté n'est pas tout à fait la même chose que végétation à volonté. Il existe des plantes que l'ovin ne consomme pas et qui année après année n'en prospèrent que mieux, occupant une surface toujours plus grande et réduisant peu à peu les ressources alimentaires. De plus, toutes les variétés consommables n'ont pas le même intérêt en terme d'apport énergétique et autres besoins.

Pour remédier à cela, bien qu'il puisse sembler inutile, un bon foin en permanence à l'abri saura être trouvé par l'animal nécessiteux à tout moment de l'année pour une raison ou une autre: équilibrer le rapport matière sèche et matière humide pour le système digestif, compenser un appauvrissement de l'herbe en qualité et quantité, remédier à un problème de diarrhées, ...

J'ai dit abri. Oui. Rustique, le Ouessant de type ancien apprécie néanmoins de pouvoir s'abriter de la neige, la pluie et le vent, se coucher sur un sol sec et/ou isolant du froid. Certes les ancêtres de cet ovin prisonniers sur leur île durant des siècles n'avaient pas tout cela à leur disposition, mais il faut bien concevoir que seuls les plus résistants survivaient, des centaines mourant durant l'hiver malgré leur liberté de mouvement relative. Sélection naturelle au sein d'une population, ce qui n'est guère envisageable à présent dans nos petits élevages clos, autant d'un point de vue pratique qu'éthique puisqu'il nous est facile de faire qu'il en soit autrement.

Complémenter en hiver l'alimentation avec céréales ou granulés semble incontournable, au risque de perdre des animaux jusque tard en saison sans cette attention. Pratique à s'imposer également face à des jeunes animaux en difficulté même en été, tout comme pour des brebis allaitantes amaigries, des moutons âgés ou tout mouton en détresse physiologique.

Un oubli fréquent, le seau de minéraux et vitamines (pour ovins). Tout au long de l'année, chaque mouton doit pouvoir y puiser au quotidien selon ses besoins. L'absence de cette ressource crée carences, puis complications diverses ( agnelage, croissance, troubles, longévité, ...)

L'eau propre doit également être accessible en permanence. On pense en particulier

durant l'été ou l'hiver par temps de gel, mais elle est également indispensable en période de pluie avec herbe grasse, car le mouton en petite forme et déshydraté de par un souci qui nous a échappé est bien heureux de s'abreuver alors (ce qui doit d'ailleurs peut-être nous alerter).

Les parasites (on en reparlera), externes comme internes, ils sont légion à s'intéresser au mouton... et donc au Ouessant de type ancien (vous savez cette "tondeuse écologique", ce mouton rustique!).

Traiter, vermifuger, oui, mais encore savoir si c'est à titre préventif ou curatif, en l'effectuant au bon moment, à la bonne dose et avec le bon produit selon le type d'hôte indésirable.

Vous faîtes tout cela (tout comme la tonte et la coupe des onglons) et pourtant votre animal est maigre, dépérit, ou encore est mort subitement ou en quelques jours alors qu'il était bien gras.

Facultatifs, les vaccins effectués en amont peuvent limiter les pertes pour des problèmes spécifiques.

Songez que certains maux sont plus spécifiques aux agneaux, d'autres aux mères gestantes ou venant d'agneler, et enfin certains aux animaux plus âgés.

Songez au chocs alimentaires et aux intoxications.

Vous ne voyez aucune explication à votre souci?

Reste l'avis du vétérinaire, celui de campagne habitué au quotidien aux animaux de la ferme et en particulier aux ovins.

Il aura la réponse si les symptômes correspondent à ceux qu'il a déjà rencontrés , sinon des analyses peuvent être nécessaires sur le malade ou le cadavre qui peut même être autopsié si vous observez un problème récurrent dans votre élevage ou si vous êtes curieux. Dans l'incertitude, parfois inavouée, le praticien peut envisager des traitements multiples et onéreux à titre d'essai, tout autant que pour tenter de ne pas se montrer impuissant. S'il est honnête, il exprimera le problème pour votre porte-monnaie avant d'envisager la chose. Maintenant, certains soucis dépassent le cadre ordinaire; ils sont de ceux pour lesquels on ne s'attarde pas forcément habituellement pour un ovin.

Face à l'inexpliqué dans la maladie, il faut donc avec son vétérinaire considérer tous les paramètres pour prendre la décision qui nous semblera la meilleure.

Ne pas oublier de considérer l'âge de l'animal. Après six ans, le déclin est perceptible et l'usure des dents est un souci auquel on ne pense pas forcément. Il peut alors rester seulement quelques années à vivre à votre mouton, tout comme le double pour les plus chanceux.

Tous semble aller. Mais attention, ce n'est peut-être qu'une apparence.

Tous semble aller. Mais attention, ce n'est peut-être qu'une apparence.

Nous sommes tous confrontés un jour ou l'autre au dépérissement d'un Ouessant.

La laine cache la misère. Il faut y penser et régulièrement (chaque mois) capturer chacun afin de les examiner, en particulier pour vérifier leur masse musculaire au niveau du rein et en les portant. Sans connaître son poids, l'animal léger, sans masse ni tonus musculaire se repère vite.

Plus on possède de moutons, plus les soucis sont nombreux; c'est mathématique. Et plus la troupe vieillit plus il faut s'y attendre. Je parle des Ouessant de type ancien qui ont le temps de vieillir car ne passant pas à la casserole.

Avec une petite centaine de moutons au plus fort du troupeau, rares sont les semaines où il n'y a pas un petit ou gros "bobo" à gérer.

Il y a les classiques vite résolus. Les insolites mais pas graves. Les importants réparables. Ceux qu'on voit venir assez tôt. Ceux qu'on découvre trop tard.

Et puis de temps, celui qui demeurera inexpliqué.

Tout cela malgré tous ces bons conseils que j'applique évidemment à ma troupe.

"Tondeuse écologique"? Rustique! Le Ouessant de type ancien, c'est déjà du vivant et il y a d'abord tout un tas de contraintes à considérer pour qu'il le reste... vivant.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 20:41

Ci-dessous un lien vers le blog de l'Association FERME qui œuvre pour les races domestiques à petits effectifs.

Il est possible d'y découvrir un article du berger des Lutins sur son travail et sa troupe.... et d'autres actions et leurs acteurs autour de la diversité d'animaux domestiques méconnus.

Bonne lecture et bonne balade dans l'univers de FERME!

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 11:52

Sevrer les agneaux n'est pas une nécessité en élevage-loisir. Croire le contraire rejoint un certain nombre d'idées reçues sur le mouton du fait que cet animal domestique est le plus souvent élevé en exploitation dans un souci de rente, les jeunes séparés des mères étant alors soumis à engraissement pour la boucherie.

C'est tout au contraire bien plus sympathique et respectueux des animaux que de les laisser rompre le lien brebis/agneau à leur guise.

Nous avons la chance en élevant des Ouessant de type ancien de profiter d'ovins encore en partie primitifs suivant sur bien des points des rythmes et des modes de vie assez naturels. Autant donc au maximum tendre également vers des pratiques les laissant simplement vivre leur vie, quand celle-ci n'est pas mise en danger.

Le sevrage se fait donc naturellement sans notre intervention du fait que, les mois passant, les jeunes deviennent autonomes pour s'alimenter exclusivement sur la végétation et que les brebis finissent par ne plus produire de lait. La tétée devient alors anecdotique, satisfaisant le mental et l'affectif, et non plus le ventre.

En cas de sevrage obligatoire, à cause du départ de la mère ou son jeune pour un autre élevage, il ne se fait que vers trois à quatre mois. A ce stade la brebis allaitante produit normalement bien moins de lait et le risque de mammite s'en trouve limité; ce qui n'exclut pas ensuite la surveillance des mamelles de la mère en question. A cet âge, l'agneau est également apte à se débrouiller seul.

Côté stress, désespoir, angoisse suite au déchirement de la séparation, leur expression sonore par des bêlements d'appels plaintifs ne dure qu'un jour ou deux. Ensuite, du moins extérieurement, les animaux semblent être résignés.

Le sevrage peut par contre s'avérer indispensable quand il s'agit de devoir permettre à la mère de retrouver sa santé, du poids.... voire de pouvoir survivre.

Groupe de jeunes de quatre mois allant encore à la mamelle à l'occasion..... pour réconfort.

Groupe de jeunes de quatre mois allant encore à la mamelle à l'occasion..... pour réconfort.

Agnelle sevrée, entrée donc dans sa vie ovine, autonome suite au départ de sa mère.

Agnelle sevrée, entrée donc dans sa vie ovine, autonome suite au départ de sa mère.

Vieille brebis encore sollicitée à l'occasion par son grand dadet, et qui n'en souffre pas physiquement.

Vieille brebis encore sollicitée à l'occasion par son grand dadet, et qui n'en souffre pas physiquement.

Brebis allaitante qui ne manifeste aucun signe de détresse physique.

Brebis allaitante qui ne manifeste aucun signe de détresse physique.

Brebis en fin d'allaitement ayant perdu un peu de masse musculaire.

Brebis en fin d'allaitement ayant perdu un peu de masse musculaire.

Jeune de quatre mois en pleine forme, sevré à trois pour permettre à sa mère fatiguée de se reconstruire

Jeune de quatre mois en pleine forme, sevré à trois pour permettre à sa mère fatiguée de se reconstruire

Pour résumer, le sevrage chez le mouton d'Ouessant de type ancien se fait naturellement et de lui-même comme pour toute espèce animale, sans notre intervention. Cette dernière peut néanmoins s'imposer dans de rares cas: en premier lieu concernant une détresse physiologique de la mère allaitante quand il n'est pas possible de la soutenir en compagnie de son jeune.

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 15:48

A l'interrogation du visiteur désirant acquérir des Ouessant, concernant le nombre en rapport à l'étendue de sa surface en herbe, je réponds souvent que ... cela dépend.

De la région, du sol, du type de végétation, de la saison, de la météo, de l'exposition ... de l'histoire de la prairie, de la pression de pâturage qu'elle a subi, son état donc.

La réponse à apporter à un éleveur du Nord n'étant pas celle donnée à un éleveur du Var.

A titre d'exemple, cet automne et cet hiver derniers, les Lutins se partageaient les parcs avec une densité de 15 animaux à l'hectare (en situation géographique presque centrale en France). Exceptionnellement, ce ne fut pas une trop forte pression grâce à la clémence de la météo et une humidité persistante qui permirent à l'herbe de prospérer plus qu'à l'ordinaire en ces mortes saisons. D'ailleurs les Ouessant ne consommèrent jamais de foin, pourtant disponible, durant cette période.

Ce printemps actuel, pas toujours chaud mais plutôt humide, permet, en cette saison de prospérité végétale, une densité de 22 animaux à l'hectare. Il est vrai, en comptant les petits ventres des agneaux de l'année à l'impact encore limité.

Ce n'est provisoirement pas une trop forte pression, mais si la pluie venait à manquer, ou au cœur de l'été, il risquerait d'en être tout autrement.

En se rappelant que sous 5 cm d'herbe on se trouve en surpâturage et qu'au-dessus de 15 cm c'est l'inverse, il y a une marge à observer et à respecter pour ne pas dégrader sa prairie ou encore au contraire ne pas trop gaspiller.

Densité

Maintenant, le trop d'herbe valant mieux que le manque, la fourchette de 10/12 Ouessant à l'hectare, ou moins ou plus selon les particularités locales, est un bon compromis de départ qu'il convient donc d'adapter ensuite selon sa situation. Ceci en prenant en compte l'intérêt des moutons tout autant que celui de la surface en herbe...

Propos pas vraiment nouveaux sur le blog des Lutins, mais comme on me pose souvent la question ces dernières semaines, voici une approche de réponse une fois encore.

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 16:48

Depuis deux semaines, les Lutins reçoivent un complément de nourriture sous forme de céréales.

Cette distribution commencée début février est la plus tardive dans l'histoire du troupeau, puisque certaines années, selon une météo difficile et l'absence d'herbe, l'apport de céréales peut commencer en septembre-octobre.

Mais cette année, les pluies d'automne furent favorables aux prairies; puis la douceur de l'hiver permit à l'herbe de prospérer. Cette dernière n'est cependant plus très nourrissante bien que les moutons préférant la verdure ils délaissent toujours le foin.

La ration chez les Lutins a évolué. Le coût des granulés a tellement augmenté ces dernières années que je me suis redirigé vers les céréales exclusivement. Autant de plus utiliser les productions locales plutôt que les "plats préparés" composés d'ingrédients qui ont leur intérêt, mais qui ont parfois aussi traversé océans et continents. Et puis les gourmands qui avalent trop vite s'étranglent facilement avec ces granulés qui deviennent pâteux en bouche.

Distribution

Donc mélange d'orge et d'avoine dans des proportions d'un volume de l'une pour un volume de l'autre. L'orge en excès peut avoir un effet laxatif alors que l'avoine aurait l'effet inverse. L'équilibre devrait donc s'installer. Ce qui, depuis quinze jours, se vérifie.

De toute façon, il ne faut pas distribuer les céréales en excès pour ne pas créer de déséquilibres dans l'alimentation, éviter une dramatique météorisation ou une foudroyante entéro toxémie ou encore de simples diarrhées.

Distribution

Ce lot de brebis reçoit un kilo de mélange par dizaine d'animaux. Cette centaine de grammes par tête suffit par ces temps doux. Par hiver rigoureux, cette ration pourrait monter jusqu'à 150 g pour un Ouessant d'une quinzaine de kilos.

Les céréales, un plus et non une alimentation exclusive. Un plus énergétique pour ces filles dont un certain nombre entre dans les deux derniers mois de gestation, voire moins. Une période critique, tout comme le premier mois d'allaitement, durant laquelle les organismes de ces brebis sont fortement sollicités.

A l'observation de ce petit monde au réfectoire, je note que les jeunes brebis de bientôt un an délaissent la gourmandise rapidement ou l'ignorent. Alors que les plus vieilles et les plus lourdes de par leur agneau grandissant en leur ventre s'attardent jusqu'au dernier grain... Comme quoi, ce qui pourrait paraître comme un luxe ne l'est pas.

Dans son manque de liberté, le mouton ne peut prétendre trouver en son enclos tout ce dont il a besoin. C'est donc à l'éleveur de veiller à ce que ses Ouessant ne dépérissent pas. L'intérêt de l'animal rejoint celui du berger dans ses espoirs portés en son troupeau.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 09:27

Bilan du coût 2013 de l'élevage de loisir des Lutins.

Comprendre: coût lié aux obligations imposées par le système et ses administrations dans le cadre d'un élevage ovin déclaré. Remarque, déclaré par obligation (et non par choix) puisque tout détenteur de moutons (ou de chèvres), même pour loisir, est tenu de déclarer ses animaux... et les identifier.

Allons-y! C' est un peu rébarbatif mais cela vaut la peine d'être lu jusqu'au bout.

Tout ça pour vous!

Tout ça pour vous!

Pour 2013 donc:

Cotisation identification ovine: 15,60 HT

Facturation des documents de circulation: 11,20 HT

Contribution équarrissage obligatoire: 21,27 HT

Total: 52,60 TTC

Ce n'est pas fini...

Ce n'est pas fini...

Prophylaxie (suivi sanitaire) 2013, obligatoire (périodicité: tous les 5 ans pour recherche de la brucellose)

Prise de sang ovins: 52,00 HT

Vacation brucellose: 21,46 HT

Analyse brucellose: 124,28 HT

Cotisation GDS: 11,20

Fonds mutualisation sanitaire: 0,80

Caisse solidarité animale: 0,40

Total: 251,90 TTC

Un peu d'oxygène en image.... et continuons!

Un peu d'oxygène en image.... et continuons!

Achat du nouveau matériel d'identification obligatoire (boucles électroniques de la nouvelle législation d'identification, type pour ruminants de petite taille).

Lot de 75 boucles, plus matériel de pose et autres frais: 94,01 TTC

Quel mérite!....????

Pour ces petites "bêtes"-là, il en a coûté en 2013 chez les Lutins environ 400 euros, rien qu'en obligations administratives.

Devant toutes ces tracasseries, on comprend aisément que, malgré cette obligation (parfois méconnue), bien rares sont les éleveurs (ou simples détenteurs) de moutons ou de chèvres d'agrément qui déclarent leurs animaux. Les complications, les contraintes et le coût découragent souvent, les propriétaires espérant simplement qu'aucun de leurs voisins ne les dénoncera un jour sur le fait qu'ils détiennent des petits ruminants au fond de leur jardin.

Alors quand on vient me demander (administration y compris) si je touche des primes sur mon troupeau, cela agace. Non, aucune prime, que des dépenses, y compris celles ci-dessus qui nous sont imposées. Non, aucune prime pour les hectares que je préserve en prairies. Non, aucune prime pour l'entretien de plusieurs kilomètres de haies. Contrairement au milieu agricole qui vit de l'élevage.

Je ne mène qu'un élevage de loisir en orientations conservatoire et scientifique,mais soumis aux mêmes contraintes que les professionnels ovins sur ces points administratifs.... mais pas à certains avantages!

Maintenant, il faut ajouter les coûts de tout élevage (mais pour les amateurs sans récupération de TVA): installations, aménagement, matériel, produits et soins vétérinaires, nourriture, achat et imposition des terres...

L'élevage des Lutins une pure passion... et il en faut.

Epilogue concernant les tracasseries administratives:

L'exemple d'une identification électronique inadaptée et non respectueuse des Ouessant est l'exemple type de l'absurdité administrative qui touche les éleveurs amateurs et contre laquelle il faut se débattre là-aussi. On voudrait faire disparaître tout élevage amateur qu'on ne s'y prendrait pas mieux. J'ose espérer qu'il s'agit plus, comme d'habitude, d'un manque de considération des minorités (parfois pas même connues, d'où la nécessité de nous faire connaître) dans la machine administrative et politique non encore munie de "conduite assistée", rigide sans aucune part d'humanité ni réflexion.

Mais nous ne plierons pas face à l'absurdité et le manque de respect de cette législation à l' égard de notre type ovin, en continuant à nous battre pour améliorer son sort. C'est aussi aux services de l'élevage d'être à l'écoute des éleveurs (du moins c'est ce qu'ils écrivent dans les documents démagogiques), de leurs besoins et ceux de leurs animaux, et de remédier (ou faire remédier) en conséquence aux soucis rencontrés, ne serait-ce que par bon sens, pour ne pas dire intelligence.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 11:00
Oui mais ça c'était avant

L'identification des ovins étant obligatoire, voilà le type de boucle fixée à chaque oreille dont bénéficiaient les petits moutons d'Ouessant à titre dérogatoire.

Oui mais ça c'était avant

Ce qui, pourtant, durant une vie de 10 à 15 ans au moins amenait à nombreuses infections et pertes.

Oui mais ça c'était avant

Et même fréquemment blessures par arrachages accidentels dans les grillages et les branches.

Oui mais ça c'était avant

Oui mais ça c'est maintenant avec le passage à l'identification électronique obligatoire.

Oui mais ça c'était avant

Quand on compare les deux dispositifs, nul besoin d'avoir fait Saint Cyr ni même avoir inventé l'eau chaude pour pouvoir comprendre que ce nouveau matériel (pourtant dérogatoire pour animaux de petite taille) est bien plus inadapté encore que le précédent.....

Oui mais ça c'était avant

.... et que ce genre d'accident n'en sera que plus fréquent encore (élémentaire mon cher Watson).

D'abord pauvre mouton évidemment. Pauvre éleveur qui ne peut plus identifier son animal. "Pauvre" (mais doit-on la plaindre) administration, si elle est honnête avec elle même, qui construit une situation bancale où personne n'y trouve son compte.

Pour cela, seule une identification sous cutanée des Ouessant (comme en bénéficient les chevaux et d'autres espèces déjà) s'avèrerait idéale en satisfaisant les intérêts de l'animal, de l'éleveur et de l'administration.

Aidez les éleveurs amateurs de moutons d'Ouessant en signant et faisant signer la pétition du lien ci-dessous pour que le bon sens prévale enfin....

Signer, un devoir pour tous ceux qui détiennent des Ouessant; signer, un soutien bienvenu également de tout sympathisant pour ce combat et vis à vis des plus à plaindre, les moutons. Alors n'hésitez pas! Signez et diffusez!

Merci à celles et ceux qui auront œuvré en ce sens!

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 18:21

Une de plus diront certains (les râleurs!), oui mais elle est primordiale, cette autre pétition.

En effet donner un statut juridique à l'animal serait une belle avancée pour notre société qui se veut évoluée. Même si les actes ensuite sont bien ce qui compte dans les faits évidemment.

(Ce ne sont pas les éleveurs de moutons d'Ouessant qui diront le contraire, eux qui peinent déjà depuis 1997 à faire reconnaître par les pouvoirs publics que le Ouessant, s'il est bien ovin, ne fait pas partie du lot d'animaux domestiques de rente des exploitations agricoles et qu'il mérite bien à ce titre et de par sa taille une identification adaptée respectueuse de son intégrité physique.)

Si vous aussi vous souhaitez faire évoluer le monde dans lequel nous vivons, comme moi, signez sur ce lien si ce n'est déjà fait.

Un statut pour l'animal? Un statut pour le Ouessant? Réclamons! Exigeons!

Un statut pour l'animal? Un statut pour le Ouessant? Réclamons! Exigeons!

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 11:57

Continuons le combat afin que les moutons d'Ouessant puissent bénéficier d'une identification (si elle doit toujours être obligatoire) pérenne et non mutilante par transpondeur sous cutané.

Ceci dans le souci de conserver l' intégrité physique des animaux, d'éviter les blessures et les pertes causées par les boucles actuelles devant être posées aux oreilles.

Plus de 500 signatures pour la pétition ci-dessous. Le cap des 1000 et plus doit être possible.

Que vous soyez visiteur régulier sur le blog des Lutins ou simple visiteur égaré, merci pour les Ouessant de signer et faire signer cette pétition, ne serait-ce que si vous considérez vous aussi que le bon sens devrait construire notre monde (à ce niveau également).

Je n'ai pas encore vu quelques noms connus du milieu du Ouessant s'afficher dans la liste des signataires, alors réagissons tous, réagissez puisque ce bon sens tarde à arriver depuis seize ans d'obligation d'identification chez les ovins.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 16:27

En moins de deux semaines, bientôt 400 signatures en cet instant en faveur des Ouessant afin de demander leur identification par puce sous cutanée et non plus par boucles qui mutilent par arrachage, créent infections et sont bien disgracieuses il faut bien l'avouer.

Tout le monde a à y gagner. Le mouton qui ne se trouve plus mutilé et qu'on respecte enfin. L'éleveur qui a sous les yeux des animaux entiers et dans une allure naturelle, et qui n'a plus le souci de boucles perdues. Et enfin les services administratifs de contrôle qui peuvent être assurés d'une identification pérenne et certaine contrairement aux boucles qui n'offrent aucune de ces garanties.

L'identification de nos Ouessant est obligatoire de par le fait qu'ils sont ovins et de là soumis au suivi de prophylaxie, soit, mais dans ce cas que ceux qui nous imposent ces règles permettent d'instaurer une identification efficace, adaptée et respectueuse des animaux.... ce que la puce sous cutanée permet.

Malheureusement le bon sens n'est pas encore dans l'esprit des décideurs après seize ans d'identification obligatoire.

Pour les aider à se réveiller et agir en faveur de nos Ouessant et les citoyens que nous sommes et qui doivent être également considérés, signez et faîtes signer la pétition mise en ligne sur le site du Groupement des Eleveurs du Mouton d'Ouessant. Merci de votre soutien.

Nous devons et nous pouvons être des milliers à nous exprimer, alors faisons-le!

En effet, jusqu'à 300 visiteurs différents (294 exactement pour le record) passent au quotidien sur le blog des Lutins, vous êtes donc des centaines et bien plus à le faire en réalité et à pouvoir signer. De même, même si beaucoup naviguent ici et là dans l'univers ovin du net, forums, autres blogs et sites sur le Ouessant regroupent encore des centaines de personnes. Des milliers de personnes détiennent des Ouessant ne serait-ce qu'en France. Alors recueillir des milliers de signatures doit être possible.

Vous êtes convaincus, vous avez laissé parler votre raison et votre cœur en signant dans le lien ci-dessous, un grand merci de la part des moutons d'Ouessant (même si vous n'en possédez pas... pas encore)!!

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