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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 13:18

 

 

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/certification-eleveurs-556.html

 

Un lien transmis par l'association FERME concernant l'évolution future du code rural au sujet des animaux domestiques ruminants....donc les moutons!.

Tout comme les paysans ou exploitants agricoles ont été privés de la possibilité d'utiliser leurs propres semences, il semblerait que les éleveurs vont se trouver prisonniers à leur tour concernant leurs reproducteurs mâles qui devront être des animaux certifiés...

 

Tout simplement scandaleux. Que l'on soit consommateur de viande ou végétarien, éleveur de rente ou de loisir, que l'on conçoive ou pas l'exploitation de l'animal domestique, nous sommes tous d'abord de simples citoyens qui pouvons exprimer notre opinion, même si chacun ne se sent pas directement concerné. Le principe de ce projet est plus qu'inquiétant.

A "quelle sauce seront mangés" les passionnés du Ouessant qui doivent déjà se débattre dans les méandres de l'identification (maintenant électronique), du transport déclaré et des suivis sanitaires obligatoires ... et payants?

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 11:00

 

L'hiver est bien là, même s'il est particulièrement doux pour l'instant. Mais c'est bien l'hiver, cette saison qui ne procure plus qu'une vieille herbe gorgée d'eau. Les prairies ne bénéficient plus que de peu de lumière et moins encore d'ensoleillement. La végétation, bien qu'encore abondante pour la saison, n'est donc plus guère nourrissante. Le foin, même de qualité, dont les animaux disposent à volonté ne suffit plus lui-même à compenser les pertes corporelles que les moutons peuvent subir.

 

 

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 Voici donc revenu le rituel quotidien de la distribution de compléments, avec un mois de "retard" par rapport aux années à automne rude ou sec. Une seule poignée d'orge par Ouessant pour commencer. Un peu plus progressivement sur plusieurs jours et pas au-delà de 150g par Ouessant au final (selon le poids de l'animal évidemment mais en considérant un Ouessant de 15 kg) .

 

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 Il faut veiller à ce que le bien de l'apport énergétique des céréales ne se transforme pas en mal par excès. Le but n'est pas de créer entérotoxémie, météorisation, simples problèmes intestinaux...ou encore soucis rénaux, mais d'éviter à ses moutons de dépérir.

L'orge n'est pas un aliment mais bien un complément. Seuls herbe et foin sont l'alimentation de base naturelle d'un mouton.

 

 

 

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L'éclopée, une copine pour la compagnie et un bélier qui a besoin de se refaire une santé bénéficient du même régime.

 

 

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Et puis on n'oublie pas le seau de minéraux à lécher (pour moutons! attention au dosage en cuivre) dans lequel, toute l'année, les ovins savent naturellement puiser pour leur équilibre en sodium... vitamines... et autres oligoéléments dont toute carence peut amener à divers troubles.

 

Dans deux mois des jours meilleurs devraient revenir.

 

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 23:15

 

 

Alors qu'à présent de nouveaux souvenirs de compagnons ovins perdus récemment planent au-dessus des prairies, le regard s'attarde sur les prochains appelés à sortir de la vieillesse par la seule issue parfois libératrice.

Les nouveaux doyens sont encore assez jeunes, mais les doyennes le sont bien moins. Elles sont deux.

Castille, la véritable doyenne, n'est cependant l'aînée que de vingt-quatre heures de sa consoeur Esmeralda qui la talonne .

 

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 Castille, toujours belle malgré les rides, se tient encore bien malgré l'inévitable signe révélateur de déclin qu'est le dos qui se voûte. Le poids des ans, quelques douleurs peut-être, la perte de masse corporelle, ... la face qui se creuse. Treize ans bientôt le 28 février, si tout va bien. 

 

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 Esmeralda présente les mêmes signes mais est moins bien "conservée". D'autant qu'avec le fait qu'elle soit borgne, elle fait un peu plus pitié. Treize ans le 29 février, si tout va bien. Décembre, janvier, février, les trois mois les plus difficiles à affronter. Heureusement c'est aussi la "période orge" pour complémenter les rations; ce qui devrait bien aider à "faire du lard ".

 

    Bons présages, l'une et l'autre ruminent plutôt bien et ingurgitent leurs aliments, se déplacent normalement et n'extériorisent aucun signe de grosse souffrance. Voilà les trois éléments essentiels réunis qui font qu'aucune atteinte à leur vie de ma part n'est envisageable à ce jour. En effet, même si ce n'est jamais agréable, j'estime comme évident de leur rendre ce service, si cela devait en devenir un et être la seule solution. Accompagner jusqu'au bout l'animal qui a partagé notre vie (qui a parfois rendu ses services et a été exploité.... )  est le plus élémentaire acte de responsabilité, d'une douloureuse noblesse. Avoir pu être là pour lui, pour cet ami, est même une satisfaction. 

 C'est à cette seule occasion qu'un Ouessant sort de chez les Lutins, les quatre pattes en avant. Aucun n'est tué pour la consommation, par sélection ou pour gérer le nombre.... on est responsable de ce qu'on met ou fait mettre au monde. Chaque vie est unique. La vie est trop précieuse pour qu'on s'en amuse ou l'aborde avec légèreté quand il ne s'agit pas de la sienne. 

 

En clin d'oeil plus gai, comme j'ai déjà pu l'écrire par ailleurs, Castille et Esmeralda sont sans doute (sauf preuve du contraire) les deux brebis Ouessant ( et peut-être brebis tout court) à avoir parcouru le plus de kilomètres au monde. Avec plus de 40 000 km à voyager au cours des pérégrinations des Lutins, cela crée forcément des liens et bien des souvenirs déjà de leur vivant.

Je ne peux donc que leur espérer de vivre encore au moins une année en forme. 

 

  

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 23:59

 

 

 

Quand on fait se reproduire plusieurs béliers, l'idéal serait que les enclos d'accouplement se trouvent distants les uns des autres et que les animaux ne puissent pas se voir. C'est le cas pour trois lots chez les Lutins mais trois autres se trouvent être voisins immédiats. 

 

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Piquet de jonction de ces trois derniers lots. Non seulement en bons moutons les Ouessant ont tendance à chercher le regroupement, mais les mâles s'intéressent de fait aux voisines, en plus de leurs propres brebis attribuées. Quelques heurts s'en suivent, ce qui est dommage et les grillages sont malmenés. Heureusement mes béliers sont globalement calmes et ne vont pas, comme j'ai pu en voir certains, jusqu'à exploser les mailles, ce qui pourrait tout de même arriver par simple répétition sur la durée... Encore un peu plus de cinq semaines à tenir! 

 

 

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Pour les brebis, le désir est grand également de retrouver les autres, les copines et connaissances.

 

 

 

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Et puis c'est toujours un peu triste de voir que des passions amoureuses ne pourront être vécues.... (Réglisse et Golas) 

 

 

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 11:32

 

 

 

Encore un moment de l'année moutonnière que j'apprécie. Les agnelles ont plus ou moins six mois et sont devenues de jolies jeunes filles voire d'adorables petites brebis puisque dès cinq ou six mois certaines sont fécondables. Il est grand temps de les séparer des béliers si ce n'est pas encore fait si on ne veut pas les voir agneler au printemps. Ceci étant, toute agnelle n'est pas fécondable lors de son premier automne ou hiver. On dit parfois que les plus petites ne le sont pas; mais plus petites par rapport à qui? En effet, petit chez un éleveur peut s'avérer bien grand chez un autre... D'autant que des jeunes semblant grandes dans un lot peuvent s'avérer finalement infécondes. On retiendra simplement qu'une brebis peut donner la vie dès un an voire moins.

 

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Ribambelle, une jeunette Ouessant comme je les aime.

 

Personnellement, sauf urgence de multiplier un type particulièrement intéressant, je préfère que mes femelles soient mères à leur deuxième printemps après avoir poursuivi leur croissance et leur construction physique plus solide.

 

Côté bélier, il faut bien être conscient que, quand on voit ce dont la nature les a dotés, dès quatre mois ils peuvent s'affairer pour devenir père. Si donc tel n'est pas notre souhait, ils devraient être séparés des brebis depuis quelques semaines.

 

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 12:41

 

 

 

Provisoire! Simple séparation saisonnière.

J'attendais que tous les derniers agneaux aient au moins un mois pour vacciner l'ensemble des jeunes de l'année. C'est chose faite.

J'ai profité de la manoeuvre pour séparer les béliers  des brebis avec deux semaines d'avance cette année. C'était l'occasion et puis les esprits s'échauffaient ces derniers temps, bien que de réelles fécondations ne sont à redouter que dans un mois. Tout le monde est plus tranquille. Plus d'obsession de l'autre.

 

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Les filles n'ont plus qu'à rêvasser, imaginant le beau bélier musclé qui saura les convaincre et les faire chavirer ces deux derniers mois de l'année.

 

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 Installés dans un nouvel enclos, les béliers retrouvent leur vie des six mois à venir. Chaque garçon médite et se demande s'il sera déjà bien choisi par le berger pour être ensuite l'élu de quelques dames parmi celles fréquentées ce printemps et cet été alors qu'elles traînaient encore leur marmot.

 

 

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 12:35

 

 

  Pas celle des cultures mais des pâtures.  

 

 

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     Les Lutins ont donc gagné la prairie de fauche pour profiter du regain.

Les ânes se retrouvent ainsi sur celle des moutons. Ils se font un plaisir de consommer ce qui a pu être délaissé par un ovin et qui fait festin pour un équin.

 

En comparant ces deux vues, on comprend que les deux espèces n'exploitent pas leur milieu de la même façon.

 

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Prairie que les Ouessant viennent d'abandonner.

 

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Prairie que les ânes viennent d'abandonner. Les moutons pourraient être dirigés sur celle-ci, mais les ronces y sont encore trop nombreuses pour de petits Ouessant qui s'y piègeraient.

Enfin, l'idéal serait d'avoir quelques (petites) vaches qui permettraient par leur type de pression sur le milieu de compléter la gestion des parcelles en prairie.

 

  

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 14:15

 

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Pandie est issue d'une brebis Agouti gris dont elle a hérité ce gène qui s'est exprimé en (sur) elle. Sa toison noire va au fil des mois s'éclaircir, seuls membres et face demeurant sombres.

 

 En quelques lignes, je vais tenter d'expliquer une nouvelle fois ma démarche face à ce type qui peut étonner.

Trente cinq ans d'errances et de flottements des divers groupements d'éleveurs de Ouessant ont construit ce type de toison chez cet ovin. Cela, pourtant, nullement en secret, mais bel et bien avec l'accord tacite par le silence des dirigeants des divers milieux associatifs qui s'intégraient d'ailleurs régulièrement aux manifestations (ainsi qu'au Conseil d'Administration) des uns et des autres et se trouvaient en contact avec des Ouessant Agouti gris à ces occasions. C'est essentiellement dans les groupements allemand, belge et néerlandais que ces animaux étaient produits. Cependant ce type est implanté de longue date dans l'hexagone.

 Ce type de toison peut surprendre la personne habituée à un petit mouton noir. Ma démarche conservatoire est la suivante. D'abord ne pas jeter car la diversité a son intérêt. Cette toison est d'abord un témoignage de l'histoire continentale du petit mouton d'Ouessant, tout comme ce dernier en transporte et présente bien d'autres  après un siècle passé hors de son île. Par contre, pour ne pas dériver vers la construction d'une autre "race", il convient de ramener année après année ce type, en construction de sa matière génétique, vers la constituante des souches pionnières du renouveau du Ouessant des années 70.

Je ne travaille à cela que depuis quelques années. Je sais qu'il m'en faudra une dizaine au moins. Il y aura toujours des détracteurs à un tel projet. Incompréhension de par principe, par méconnaissance, par jalousie, par fausse représentation de ce que sont les races (y compris anciennes, souvent sous l'influence de bien des métissages au cours des siècles d'histoire de leur construction) . Donc plutôt que jeter (comme le Ouessant ancien lui-même a failli l'être), je pense qu'il faut conserver mais rectifier le tir. Pour cela, je ramène donc peu à peu ce type de toison en morphologie Lutins (troupeau construit en souches pionnières du Ouessant, il est bon de le rappeler). Je ne crée que des animaux porteurs du gène  marquant (exprimé). Je ne construis pas d'animaux qui en seraient porteurs sans qu'il ne soit visible (à l'exemple d'accouplements avec des moutons blancs, ce qui est interdit chez les Lutins). C'est donc un travail de longue haleine qui n'est qu'à son balbutiement. Pas question non plus, d'accoupler entre eux deux sujets Agouti gris. Cette possibilité, ne verra le jour que lorsque les moutons produits en ce type seront revenus à une composante globale "souche pionnière du Ouessant".

Un temps viendra où un tel Ouessant pourra être bien plus de matière Ouessant que certains moutons noirs dits Ouessant. Tel est mon travail (à ce niveau) dans cette initiative privée, qui ne peut être que fort louable...

Après avoir vu il y a quelques années, en concours national, une brebis brune de souche hollandaise directe (avec pendeloques) être primée championne des championnes parmi les brebis en compétition, cela me conforte et je me dis que mon travail saura être apprécié des générations futures c'est certain, si parfois il ne l'est pas encore totalement actuellement.

 

Cet article est l'occasion de lancer un appel. En naviguant sur le net, il m'arrive de découvrir des moutons de ce morphe fortement typé Ouessant et de belle qualité apparente. Si donc vous possédez de tels animaux merci de rentrer en contact avec moi pour pouvoir m'en apprendre plus encore.

 

   

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 19:18

 

 

On tourne. Voilà l'heure de la rotation des parcelles arrivée. La pousse de l'herbe commence à ralentir; ce n'est plus l'explosion des mois passés malgré des pluies encore récentes. La prairie de fauche a bien reverdi et c'est une herbe bien tendre composée d'une grande variété de plantes qui attend les Lutins. Mais tout changement se fait en douceur pour éviter toute complication digestive, bien que mes moutons soient vaccinés.

 

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Une bonne heure d'escapade a suffi pour cette fois et tout le monde est ramené au parc initial. Ainsi les bactéries nécessaires à la digestion du nouvel herbage vont se multiplier en chacun des animaux et au bout de quelques jours d'une progression graduelle, les systèmes digestifs seront opérationnels pour répondre pleinement à ce changement.

 

 

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Tous les adultes sont tondus, y compris quelques dames encore gestantes qui sont passées chez le coiffeur en demeurant sur quatre pattes pour ne pas les bousculer.

Cependant le retour d'un soleil généreux et brûlant nécessite de rechercher l'ombre pour certains. Il n'y a plus qu'à digérer cette première ventrée de nouvelle herbe.

 

 Demain, on aura droit à deux trois ventrées et plus encore le jour suivant.... Je suis certain qu'au matin la troupe sera là à m'appeler pour être autorisée à retourner  se distendre la panse. Elle aura satisfaction.

 Les mères allaitantes vont refaire du lard si elles en ont besoin et les jeunes vont continuer à se construire. Les béliers ne seront que plus dodus encore.

 

 

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 17:33

 

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Après le chêne blanc Du lion blanc... , à cinq cents mètres de là, c'est un rumex blanc qui pousse.

 

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 Les pieds alentours sont pourtant bien normaux, verts.

 

Cette plante avec ses consoeurs, autres espèces dites d'oseilles sauvages, est souvent délaissée par les herbivores et tend vite à proliférer si on ne la contrôle pas. Heureusement, les ovins sont les rares animaux à  consommer ces rumex. Cependant, seules les feuilles les intéressent surtout et les graines sont délaissées. Mais une présence quasi permanente sur une parcelle élimine ces envahissantes.

 

 

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