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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 20:26

 

 

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Quelques jours de beaux temps avec soleil, vent et chaleur ont permis de transformer le surplus d'herbe sur pied en foin. Déjà l'été, la lumière qui décline. Il faut songer à l'hiver qui pourra être rude et neigeux. Faire des provisions en prévision de moments difficiles n'est pas inutile.  En cas de sécheresse à venir (qui sait?) le foin peut être également le bienvenu.

 

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Tout juste ramassé, il est encore bien vert et odorant...on en mangerait.

 

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 15:29

 

 

L'identification des  moutons est obligatoire. Cependant les moutons d'Ouessant attendent toujours les nouvelles marques électroniques adaptées à la taille de leurs oreilles qu'impose la nouvelle règlementation.

 

Les anciennes boucles avaient le mérite d'être discrètes et il est à craindre que nos Ouessant se retrouvent malheureusement décorés de marques peu esthétiques.

 

 

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Seul inconvénient, avec les années, les boucles alu accumulaient la crasse jusqu'à la putréfaction, provoquant même le pourrissement de la partie de l'oreille coincée entre les deux bras métalliques. Pour exemple, celle-ci retrouvée ces jours derniers au dortoir. Bien sûr, l'oreille se trouve entaillée pour toujours...

 

L'arrachement accidentel restera de même malheureusement toujours à craindre.

 

 

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 11:30

 

 

Avec l'humidité ambiante, lors des rares moments de chaleur, elles sont là par dizaines de milliers à s'activer sur la pâture, festoyant sur les déjections des moutons.

 

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 Slurp! Que c'est bon!

 Ce sont les sucs contenus dans ces mets de choix qui intéressent ces insectes. Les fibres non consommables sont délaissées et retourneront à la terre où vers et bactéries continueront à oeuvrer dans le sens du recyclage.

Une chance ces mouches et autres décomposeurs. C'est même rassurant. Un bon signe même que le vivant du secteur est plutôt en bonne santé. En effet, il n'en est pas de même partout. Pour exemple l'Australie croule sous des millions de tonnes d'excréments de son bétail. Ceux-ci, faute de décomposeurs décimés par certains produits vétérinaires, finissent par étouffer l'herbe et le sol réduisant de ce fait les surfaces d'herbage.

Nous n'en sommes pas encore là, bien que l'absence de mouches et d'insectes plus généralement m'inquiète toujours en certaines régions, comme si le vivant dans ses plus petites expressions avait disparu. Malheureusement ce n'est pas qu'une impression, certaines campagnes sont véritablement aseptisées, plus rien ne rampant, ne sautant, ne trottinant, ne s'envolant sous le pas...ni même ne finissant sur le pare-brise... Comme on finit souvent par s'habituer à tout, personne ne remarque ce vide inquiétant.

 

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Aussi, un sentiment de joie monte en moi quand dans le sous-bois je réveille les nuées noires vrombissantes qui repues sont venues y faire la sièste aux heures les plus chaudes.

 

Observons les déjections de nos moutons sur nos parcs et notons le temps nécessaire à leur décomposition et disparition. Cette petite expérience peut en dire long sur la qualité de l'environnement de nos Ouessant et songeons que nous avons une part de responsabilité en cas de persistance de ces déchets. Un choix judicieux des traitements de nos ovins selon les connaissances actuelles de la recherche sur leur toxicité pour l'environnement devrait nous guider. Si l'ivermectine est souvent incriminée d'autres éléments mériteraient d'être dénoncés sans doute.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:16

 

 En nourriture disponible (foin ou herbe verte, et non les cérales) mieux vaut le trop que le pas assez.

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Une prairie sous-pâturée est préférable à celle qui subit le surpâturage. Outre le manque de nourriture que cette dernière situation implique pour les moutons, une exploitation intensive dégrade la parcelle.

 

Le printemps installé et les pluies des dernières semaines apportent la profusion végétale. Parfait pour les agneaux qui ont un mois et plus. Bien qu'encore allaités, ils consomment des végétaux et sont capables de ruminer. Cette verdure leur est indispensable pour se construire et bien préférable à une alimentation au seul foin qui risquerait de créer des carences et faire subir des pertes.   

 

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Les jeunes pousses tendres de la prairie, un véritable régal pour des petites dentitions d'animaux déjà gourmets, tout comme les jeunes feuilles de la haie.

 

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 23:51

 

 

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Pour la première fois, j'ai décidé cette année de consacrer une petite parcelle à l'accueil des mères et leur progéniture.

Habituellement, tout ce petit monde entrait de suite dans la vie du troupeau, la société ovine que cela représente tout comme les événements induits.

La troupe étant manoeuvrée et déplacée deux fois par jour, la présence des jeunes agneaux a toujours compliqué un peu  (même beaucoup) les choses. En effet pas forcément très vaillants ni dégourdis, certains ont du mal à suivre le mouvement et surtout comprendre ce qui se passe et réagir en conséquence. De là les mères perdent aussi la tête, angoissées à ne plus voir leur petit. En suit un désordre et une panique que le meilleur des chiens ne pourrait gérer... sans parler de l'énervement du plus calme des bergers...

 

J'avais noté que généralement à partir d'une semaine je pouvais compter sur des agneaux réactifs, bien que certains se montraient "précoces" dès le premier jour. Pour me simplifier la vie et assurer calme et sérénité aux brebis allaitantes et leurs petits, désormais je ne les réintègrerai au troupeau que vers l'âge de deux semaines.

 

C'est ainsi depuis ce début d'agnelage et ne le regrette pas. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?

 

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 23:01

 

 

 

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La prairie qui s'est reposée des dents depuis l'automne a bénéficié de ce fait d'une sorte de lifting. Ce n'est que pour le plus grand bonheur de la troupe qui profite d'une herbe neuve et savoureuse.

 

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Bien que les animaux soient vaccinés, une petite accoutumance progressive sur quelques jours demeure une précaution.

Adieu granulés et orge. Seul encore le foin, retrouvé le soir au parc de nuit, permet aux panses (qui ont besoin de matières sèches face à cette abondance de verdure) d'équilibrer leur contenu.

 

 

 

 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 23:05

 

En hiver, il faut éviter de curer ses abris, à moins qu'il ne soient devenus un véritable cloaque. Voir dans ce cas si un apport de litière sèche en surface ne serait d'ailleurs pas préférable . En effet, la couche de litière accumulée depuis des mois représente un merveilleux matelas isolant (surtout durant les vagues de froid). De plus la fermentation qui peut s'opérer dans l'épaisseur souillée procure une certaine chaleur. 

 

 

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Le gaspillage de foin des râteliers et le refus alimentent quotidiennement les litières qui restent ainsi relativement sèches et propres s'il n'y a pas une trop forte concentration d'animaux et si les moutons n'apportent pas sur leur toison l'humidité des périodes de pluie.

 

On peut curer à la sortie de l'hiver, avant les agnelages, pour désinfecter le local et rénover la litière si elle devient un problème d'hygiène. Sinon un apport régulier de matière sèche en surface est suffisant durant les naissances.

 

Chez les Lutins, on cure par une belle journée d'un printemps avancé, avant que les mouches ne se montrent trop et se mettent à pondre dans les fumiers. On désinfecte et laisse sécher les sols et parois avant de pailler à neuf pour la nuit.

 

 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 23:01

 

A plusieurs reprises des personnes m'ont déjà contacté pour me demander si un Ouessant pouvait être élevé au piquet.

 

Cette méthode utilisée parfois pour contenir un chien, une chèvre, un mouton,.... permet certes d'éviter que l'animal ne se sauve si on n'a pas de clôture. Elle est également encore pratiquée une partie de l'année par tradition sur l'île d'Ouessant pour les gros moutons qui ont remplacé le type ancien de très petite taille.

Cependant, je pense que si on prend des animaux c'est pour leur offrir une vie convenable au maximum et qui respecte leurs besoins élémentaires. Ces besoins n'étant pas seulement d'être bien nourris mais aussi de pouvoir se déplacer, gambader, entretenir des relations avec leurs congénères .... pouvoir satisfaire un minimum d'exercice physique tout aussi bon pour leur mental.

 

 

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  Le mouton au piquet, une "pratique-punition" qui devrait tout autant révolter que l'image du chien enchaîné.

 

Si vous devez acquérir des Ouessant prévoyez d'abord un espace clos d'au moins une ou mieux quelques dizaines d'ares qui permettra d'élever vos pensionnaires dans de bonnes conditions.

 

 

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 22:01

 

Les zones de pâtures qui ne reçoivent pas le soleil durant la journée sont assez peu attractives pour les Ouessant qui préfèrent exploiter les secteurs ensoleillés. Et même les surexploiter puisque les moutons cherchent surtout à consommer le regain, c'est à dire les pousses neuves que la plante produit suite à ces abroutissements successifs. Peut-être moins riche en certains éléments et moins appétante également de ce fait, l'herbe d'ombre profite d'autant plus qu'elle trouve humidité et "tranquillité".

On est alors surpris de voir les animaux s'obstiner à grignoter sur leurs parcours habituels alors que l'herbe est grasse et abondante à deux pas. 

 

 

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De là à raser les boisements environnants, absolument pas. Eléments paysagers, milieux pour la faune et certaines flores, protection pour le troupeau sous le vent ou la canicule, arbres et haies sont également un bienfait.

Et puis, un jour ou l'autre (c'est ce que se décident à faire les Lutins en ce début d'Octobre) les Ouessant   s'intéressent à ces zones délaissées durant des mois. Sans doute y trouvent-ils une herbe cette fois nutritive et appétante, à moins que celle-ci apporte un équilibre dans leur alimentatin riche en glands ces dernières semaines.

Etre mouton est un métier parfois mystérieux à nos yeux, mais  leurs "instincts/besoins" leur dictent leurs comportements.

 

 

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On les voit alors profiter à pleine gueule de cette herbe que nous nous imaginions avoir mangée depuis longtemps si nous étions des moutons...d'Ouessant.

 

 

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 19:52

 

Donner c'est donner, reprendre c'est voler, disait-on quand nous étions enfants.

 

Mais dans le cas présent, reprendre sera peut-être aider... 

 

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Il y a pas mal d'années à présent, j'ai pour ainsi dire donné la vie à Vienetta qui allait la perdre. Petite agnelle gelée, petit mort vivant en hypothermie très avancée suite à sa naissance par une nuit d'avril à moins quatre degrés, la chance voulut que je la trouve au petit matin et que de là je fasse tout pour la sauver. Résurrection après quelques jours de combat, puis des mois de biberon, je lui ai donné le maximum.

Elle devint une brebis solide sans jamais aucun problème malgré ce départ qui faillit être un arrêt pour elle.

 

Mais les années ont passé. Cette brebis n'est pas une doyenne, mais comme chez les humains, l'égalité devant la santé n'existe pas chez les ovins. La vieille dame a bien utilisé ses dents qui sont devenues plus usées que pour d'autres femelles, rendant la rumination trop souvent impossible. La sécheresse n'apportant pas l'herbe verte et haute dont elle aurait besoin, la dénutrition s'installe, particulièrement visible après la tonte.

Mes danses de la pluie n'y faisant rien...la situation météo (il n'a pas réellement plu depuis plus d'un an à présent) m'oblige depuis début juillet à complémenter en granulés tout le troupeau chaque soir, malgré le foin proposé à volonté comme toujours. Pratique hivernale avant l'heure et situation pire qu'en mauvaise saison puisque l'herbe n'existe tout simplement plus sur de vastes surfaces. Cela aide beaucoup Vienetta dans son cas particulier.

Que faire? L'enfermer pour le reste de sa vie, l'isoler et la faire profiter d'un régime spécial lui permettant de la prolonger. C'est une solution, mais ce serait lui ravir le bonheur de la présence des autres, des cavalcades et tout ce qui construit une journée de brebis heureuse de vivre.

Mon choix va dans le sens de ne rien lui ravir pour l'instant...en sachant que dans un temps indéterminé ma seule aide sera de lui prendre ce que je lui avais donné après une nuit froide d'avril...

 

 

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