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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 12:35

 

 

  Pas celle des cultures mais des pâtures.  

 

 

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     Les Lutins ont donc gagné la prairie de fauche pour profiter du regain.

Les ânes se retrouvent ainsi sur celle des moutons. Ils se font un plaisir de consommer ce qui a pu être délaissé par un ovin et qui fait festin pour un équin.

 

En comparant ces deux vues, on comprend que les deux espèces n'exploitent pas leur milieu de la même façon.

 

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Prairie que les Ouessant viennent d'abandonner.

 

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Prairie que les ânes viennent d'abandonner. Les moutons pourraient être dirigés sur celle-ci, mais les ronces y sont encore trop nombreuses pour de petits Ouessant qui s'y piègeraient.

Enfin, l'idéal serait d'avoir quelques (petites) vaches qui permettraient par leur type de pression sur le milieu de compléter la gestion des parcelles en prairie.

 

  

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 14:15

 

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Pandie est issue d'une brebis Agouti gris dont elle a hérité ce gène qui s'est exprimé en (sur) elle. Sa toison noire va au fil des mois s'éclaircir, seuls membres et face demeurant sombres.

 

 En quelques lignes, je vais tenter d'expliquer une nouvelle fois ma démarche face à ce type qui peut étonner.

Trente cinq ans d'errances et de flottements des divers groupements d'éleveurs de Ouessant ont construit ce type de toison chez cet ovin. Cela, pourtant, nullement en secret, mais bel et bien avec l'accord tacite par le silence des dirigeants des divers milieux associatifs qui s'intégraient d'ailleurs régulièrement aux manifestations (ainsi qu'au Conseil d'Administration) des uns et des autres et se trouvaient en contact avec des Ouessant Agouti gris à ces occasions. C'est essentiellement dans les groupements allemand, belge et néerlandais que ces animaux étaient produits. Cependant ce type est implanté de longue date dans l'hexagone.

 Ce type de toison peut surprendre la personne habituée à un petit mouton noir. Ma démarche conservatoire est la suivante. D'abord ne pas jeter car la diversité a son intérêt. Cette toison est d'abord un témoignage de l'histoire continentale du petit mouton d'Ouessant, tout comme ce dernier en transporte et présente bien d'autres  après un siècle passé hors de son île. Par contre, pour ne pas dériver vers la construction d'une autre "race", il convient de ramener année après année ce type, en construction de sa matière génétique, vers la constituante des souches pionnières du renouveau du Ouessant des années 70.

Je ne travaille à cela que depuis quelques années. Je sais qu'il m'en faudra une dizaine au moins. Il y aura toujours des détracteurs à un tel projet. Incompréhension de par principe, par méconnaissance, par jalousie, par fausse représentation de ce que sont les races (y compris anciennes, souvent sous l'influence de bien des métissages au cours des siècles d'histoire de leur construction) . Donc plutôt que jeter (comme le Ouessant ancien lui-même a failli l'être), je pense qu'il faut conserver mais rectifier le tir. Pour cela, je ramène donc peu à peu ce type de toison en morphologie Lutins (troupeau construit en souches pionnières du Ouessant, il est bon de le rappeler). Je ne crée que des animaux porteurs du gène  marquant (exprimé). Je ne construis pas d'animaux qui en seraient porteurs sans qu'il ne soit visible (à l'exemple d'accouplements avec des moutons blancs, ce qui est interdit chez les Lutins). C'est donc un travail de longue haleine qui n'est qu'à son balbutiement. Pas question non plus, d'accoupler entre eux deux sujets Agouti gris. Cette possibilité, ne verra le jour que lorsque les moutons produits en ce type seront revenus à une composante globale "souche pionnière du Ouessant".

Un temps viendra où un tel Ouessant pourra être bien plus de matière Ouessant que certains moutons noirs dits Ouessant. Tel est mon travail (à ce niveau) dans cette initiative privée, qui ne peut être que fort louable...

Après avoir vu il y a quelques années, en concours national, une brebis brune de souche hollandaise directe (avec pendeloques) être primée championne des championnes parmi les brebis en compétition, cela me conforte et je me dis que mon travail saura être apprécié des générations futures c'est certain, si parfois il ne l'est pas encore totalement actuellement.

 

Cet article est l'occasion de lancer un appel. En naviguant sur le net, il m'arrive de découvrir des moutons de ce morphe fortement typé Ouessant et de belle qualité apparente. Si donc vous possédez de tels animaux merci de rentrer en contact avec moi pour pouvoir m'en apprendre plus encore.

 

   

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 19:18

 

 

On tourne. Voilà l'heure de la rotation des parcelles arrivée. La pousse de l'herbe commence à ralentir; ce n'est plus l'explosion des mois passés malgré des pluies encore récentes. La prairie de fauche a bien reverdi et c'est une herbe bien tendre composée d'une grande variété de plantes qui attend les Lutins. Mais tout changement se fait en douceur pour éviter toute complication digestive, bien que mes moutons soient vaccinés.

 

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Une bonne heure d'escapade a suffi pour cette fois et tout le monde est ramené au parc initial. Ainsi les bactéries nécessaires à la digestion du nouvel herbage vont se multiplier en chacun des animaux et au bout de quelques jours d'une progression graduelle, les systèmes digestifs seront opérationnels pour répondre pleinement à ce changement.

 

 

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Tous les adultes sont tondus, y compris quelques dames encore gestantes qui sont passées chez le coiffeur en demeurant sur quatre pattes pour ne pas les bousculer.

Cependant le retour d'un soleil généreux et brûlant nécessite de rechercher l'ombre pour certains. Il n'y a plus qu'à digérer cette première ventrée de nouvelle herbe.

 

 Demain, on aura droit à deux trois ventrées et plus encore le jour suivant.... Je suis certain qu'au matin la troupe sera là à m'appeler pour être autorisée à retourner  se distendre la panse. Elle aura satisfaction.

 Les mères allaitantes vont refaire du lard si elles en ont besoin et les jeunes vont continuer à se construire. Les béliers ne seront que plus dodus encore.

 

 

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 17:33

 

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Après le chêne blanc Du lion blanc... , à cinq cents mètres de là, c'est un rumex blanc qui pousse.

 

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 Les pieds alentours sont pourtant bien normaux, verts.

 

Cette plante avec ses consoeurs, autres espèces dites d'oseilles sauvages, est souvent délaissée par les herbivores et tend vite à proliférer si on ne la contrôle pas. Heureusement, les ovins sont les rares animaux à  consommer ces rumex. Cependant, seules les feuilles les intéressent surtout et les graines sont délaissées. Mais une présence quasi permanente sur une parcelle élimine ces envahissantes.

 

 

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 20:26

 

 

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Quelques jours de beaux temps avec soleil, vent et chaleur ont permis de transformer le surplus d'herbe sur pied en foin. Déjà l'été, la lumière qui décline. Il faut songer à l'hiver qui pourra être rude et neigeux. Faire des provisions en prévision de moments difficiles n'est pas inutile.  En cas de sécheresse à venir (qui sait?) le foin peut être également le bienvenu.

 

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Tout juste ramassé, il est encore bien vert et odorant...on en mangerait.

 

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 15:29

 

 

L'identification des  moutons est obligatoire. Cependant les moutons d'Ouessant attendent toujours les nouvelles marques électroniques adaptées à la taille de leurs oreilles qu'impose la nouvelle règlementation.

 

Les anciennes boucles avaient le mérite d'être discrètes et il est à craindre que nos Ouessant se retrouvent malheureusement décorés de marques peu esthétiques.

 

 

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Seul inconvénient, avec les années, les boucles alu accumulaient la crasse jusqu'à la putréfaction, provoquant même le pourrissement de la partie de l'oreille coincée entre les deux bras métalliques. Pour exemple, celle-ci retrouvée ces jours derniers au dortoir. Bien sûr, l'oreille se trouve entaillée pour toujours...

 

L'arrachement accidentel restera de même malheureusement toujours à craindre.

 

 

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 11:30

 

 

Avec l'humidité ambiante, lors des rares moments de chaleur, elles sont là par dizaines de milliers à s'activer sur la pâture, festoyant sur les déjections des moutons.

 

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 Slurp! Que c'est bon!

 Ce sont les sucs contenus dans ces mets de choix qui intéressent ces insectes. Les fibres non consommables sont délaissées et retourneront à la terre où vers et bactéries continueront à oeuvrer dans le sens du recyclage.

Une chance ces mouches et autres décomposeurs. C'est même rassurant. Un bon signe même que le vivant du secteur est plutôt en bonne santé. En effet, il n'en est pas de même partout. Pour exemple l'Australie croule sous des millions de tonnes d'excréments de son bétail. Ceux-ci, faute de décomposeurs décimés par certains produits vétérinaires, finissent par étouffer l'herbe et le sol réduisant de ce fait les surfaces d'herbage.

Nous n'en sommes pas encore là, bien que l'absence de mouches et d'insectes plus généralement m'inquiète toujours en certaines régions, comme si le vivant dans ses plus petites expressions avait disparu. Malheureusement ce n'est pas qu'une impression, certaines campagnes sont véritablement aseptisées, plus rien ne rampant, ne sautant, ne trottinant, ne s'envolant sous le pas...ni même ne finissant sur le pare-brise... Comme on finit souvent par s'habituer à tout, personne ne remarque ce vide inquiétant.

 

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Aussi, un sentiment de joie monte en moi quand dans le sous-bois je réveille les nuées noires vrombissantes qui repues sont venues y faire la sièste aux heures les plus chaudes.

 

Observons les déjections de nos moutons sur nos parcs et notons le temps nécessaire à leur décomposition et disparition. Cette petite expérience peut en dire long sur la qualité de l'environnement de nos Ouessant et songeons que nous avons une part de responsabilité en cas de persistance de ces déchets. Un choix judicieux des traitements de nos ovins selon les connaissances actuelles de la recherche sur leur toxicité pour l'environnement devrait nous guider. Si l'ivermectine est souvent incriminée d'autres éléments mériteraient d'être dénoncés sans doute.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:16

 

 En nourriture disponible (foin ou herbe verte, et non les cérales) mieux vaut le trop que le pas assez.

.

Une prairie sous-pâturée est préférable à celle qui subit le surpâturage. Outre le manque de nourriture que cette dernière situation implique pour les moutons, une exploitation intensive dégrade la parcelle.

 

Le printemps installé et les pluies des dernières semaines apportent la profusion végétale. Parfait pour les agneaux qui ont un mois et plus. Bien qu'encore allaités, ils consomment des végétaux et sont capables de ruminer. Cette verdure leur est indispensable pour se construire et bien préférable à une alimentation au seul foin qui risquerait de créer des carences et faire subir des pertes.   

 

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Les jeunes pousses tendres de la prairie, un véritable régal pour des petites dentitions d'animaux déjà gourmets, tout comme les jeunes feuilles de la haie.

 

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 23:51

 

 

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Pour la première fois, j'ai décidé cette année de consacrer une petite parcelle à l'accueil des mères et leur progéniture.

Habituellement, tout ce petit monde entrait de suite dans la vie du troupeau, la société ovine que cela représente tout comme les événements induits.

La troupe étant manoeuvrée et déplacée deux fois par jour, la présence des jeunes agneaux a toujours compliqué un peu  (même beaucoup) les choses. En effet pas forcément très vaillants ni dégourdis, certains ont du mal à suivre le mouvement et surtout comprendre ce qui se passe et réagir en conséquence. De là les mères perdent aussi la tête, angoissées à ne plus voir leur petit. En suit un désordre et une panique que le meilleur des chiens ne pourrait gérer... sans parler de l'énervement du plus calme des bergers...

 

J'avais noté que généralement à partir d'une semaine je pouvais compter sur des agneaux réactifs, bien que certains se montraient "précoces" dès le premier jour. Pour me simplifier la vie et assurer calme et sérénité aux brebis allaitantes et leurs petits, désormais je ne les réintègrerai au troupeau que vers l'âge de deux semaines.

 

C'est ainsi depuis ce début d'agnelage et ne le regrette pas. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?

 

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 23:01

 

 

 

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La prairie qui s'est reposée des dents depuis l'automne a bénéficié de ce fait d'une sorte de lifting. Ce n'est que pour le plus grand bonheur de la troupe qui profite d'une herbe neuve et savoureuse.

 

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Bien que les animaux soient vaccinés, une petite accoutumance progressive sur quelques jours demeure une précaution.

Adieu granulés et orge. Seul encore le foin, retrouvé le soir au parc de nuit, permet aux panses (qui ont besoin de matières sèches face à cette abondance de verdure) d'équilibrer leur contenu.

 

 

 

 

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