Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
  • Contact

Recherche

27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 23:01
Dans les moments de quiétude, le troupeau va tendre à éclater. C'est ce que vont faire peu à peu les Lutins après leur arrivée sur une parcelle. Ici, encore dans la phase où chacun veut devancer l'autre dans sa trouvaille de bonne herbe, la courbe d'éparpillement se dessine.

Le phénomène, observé à l'opposé, prend de l'ampleur.
Puis, dans un second temps, chacun finit par comprendre que l'herbe du voisin n'est pas meilleure que la sienne et va plus s'occuper de faire ses choix alimentaires personnels en prenant beaucoup plus de distance par rapport aux autres, tout en gardant toujours un oeil sur le groupe.

Mais en cas d'inquiétude (ici présence d'une de mes chiennes), tout le monde se rassemble. Très grégaire, le mouton adopte ce comportement pour se sécuriser. En effet, en groupe, l'individu est moins vulnérable qu'isolé du fait que le prédateur face à cette masse a du mal à faire son choix sur un individu plus qu'un autre. Il devra d'ailleurs faire éclater le troupeau pour repérer le plus étourdi ou le moins rapide, comme l'éclopé malade...
Partager cet article
Repost0
16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 17:48
Ce dimanche 11-01-09 apporte enfin, après presque trois semaines de gel discontinu, une impression de douceur presque oubliée.
Après les moins douze degrés des nuits précédentes, les dix ou douze degrés au-dessus de zéro cette fois, dans l'après-midi, donnent une sensation printanière (si ce n'est la neige encore présente) que tout le troupeau apprécie.

Comme pour se faire un petit plaisir, alors que la plupart des brebis ont savouré l'eau du seau réchauffée par le soleil, quelques marginales  préfèrent s'hydrater longuement en croquant avec délice la glace fondante et dégoulinante qui s'effrite.

Comme quoi les plaisirs de chacun sont variés également pour les moutons et que sortir de l'ordinaire est bien humain, pardon , ovin!
Partager cet article
Repost0
18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 23:01
Bien que leur  toison va encore pousser pendant six mois, les Lutins commencent à ressembler à des pelotes de laine sur pattes.
Cela ne les empêche pas pour autant comme chaque matin et particulièrement après, ici, une nuit bien froide largement en dessous de zéro, de rechercher les rayons du soleil qui se lève. Encore engourdis, ils apprécient ce rituel matinal de l'insolation tout au long de l'année quand le temps est de la partie. Pourtant bien habillés, ils savourent la chaleur qui réchauffe les muscles avant de s'autoriser ensuite à se lancer dans leurs activités quotidiennes de moutons (d'Ouessant).
Il y a ceux qui préfèrent ce rituel le long des parois...
...et les autres qui privilègient une exposition plus en plein air en bordure de haie qui coupe du vent du nord.

Ce seront toujours quelques calories économisées par le corps et moins de besoins alimentaires pour l'animal.
Pour ceux qui doivent distribuer du foin, il faut voir comme ça mange un mouton d'extérieur lors de journées hivernales comparativement à un jour plus clément. 
Partager cet article
Repost0
16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 23:01
Dès trois ou quatre mois les agneaux et agnelles peuvent être sevrés en étant séparés de la mère. C'est ce qui leur arrive quand ils sont vendus et quittent le troupeau. Après une éventuelle première journée de pleurs réciproques, brebis qui cherche son jeune ainsi que petit qui angoisse à la perte de son repère maternel, le calme revient assez vite.
Pourtant l'agnelle qui a la chance de demeurer dans l'élevage, conserve un lien très fort avec sa mère jusque tard en hiver. Cet attachement finit par ne plus être perceptible au plus tard quand l'une ou l'autre (ou les deux) approche de sa fin de gestation. Changements hormonaux ainsi que nouveau mental font que ces futures mères deviennent irritables et pensent bien plus à elle-mêmes. Après la mise bas, les destins se séparent irrémédiablement.
A titre d'exemple, la jeune PonettePour patienter en attendant le printemps... et ses naissances. , malgré ses huit mois passés, suit encore, à l'occasion, sa mère Esmeralda et  est autorisée à s'adonner de temps à autre à une tétée infructueuse sur des mamelles bien vides depuis longtemps, juste pour l'affectif et le côté rassurant que cela apporte.
De son côté, la petite cousine éloignée que l'on aperçoit derrière se prendra de par l'adulte le fameux coup de tête "pousse-toi de là".
L'agneau, vite obsédé par le souci de diffuser ses gènes, tend à quitter maman plus rapidement pour visiter le monde des dames et finit d'ailleurs par être exclu du troupeau par l'éleveur, avant que des fécondations  indésirables ne s'opèrent.
Partager cet article
Repost0
14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 23:01
L'hiver approche. Depuis octobre la région a subi quelques gelées et chutes de neige. Mais cette semaine après deux jours sous la neige, ce sont deux autres jours à moins cinq degrés passés sans dégel en journée que viennent de connaître les Lutins. 
Si après avoir savouré la nouvelle botte de foin du matin, Castille s'hydrate à l'eau fraîche du seau...

...les autres Lutins s'obstinent à  rendre visite à la mare toujours gelée.

Loaren a compris qu'il faut bien s'y résoudre; si on veut boire bio, il n'y qu'à croquer, en guise de dessert, la neige encore gelée.Un mouton, ça boit.
Partager cet article
Repost0
8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 23:01
Retroussement de la lèvre supérieure chez Elaphe (élevage Lion) à 6 mois.
C'est ainsi que le bélier hume et analyse la situation sexuelle de la brebis afin d'en apprécier la maturité avant une tentative d'approche et  d'éviter  de se prendre une éventuelle  "gifle" (coup de tête).En fait, si le bélier se comporte ainsi à la saison des amours, il peut faire cette mimique, mais plus rarement, toute l'année en d'autres circonstances.
Il arrive également, mais exceptionnellement, à la brebis de prendre ce rictus et, plus cocasse encore, l'agnelle d'un jour s'exerce parfois à la chose. 
Partager cet article
Repost0
28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 23:07

L'oeil (de Grichka) porte d'entrée vers l' univers intérieur du mouton, à découvrir avec ce blog...

 

"Il n'y a rien de plus stupide qu'un mouton!"  Qui n'a jamais entendu cette formule?

 

"D'abord, la stupidité n'est pas l'apanage d'une espèce mais d'individus au sein d'une espèce qui se montrent moins performants que leurs congénères."

C'est ce que je me suis promis de dire un jour à celui (ou celle) qui me sortirait encore une fois la première formule toute faite, et en le regardant bien dans les yeux d'un air de dire  "suivez mon regard". Mais je n'ai pas encore osé. Il me faudra bien m'offrir ce plaisir, non parce qu'en agressant le mouton on m'agresserait (car je pourrais avoir également cette réaction face à des propos identiques sur la poule,...  ou toute autre espèce animale), mais parce qu'il y aurait un grand manque de réflexion de la part de l'émetteur de cette formule.

 

Ensuite, un mouton se comporte en mouton, quoi de plus normal. Alors que je connais pas mal d'humains qui se comportent en moutons en de nombreuses occasions que je ne citerai pas pour ne pas paraître sectaire, mais que chacun pourra retrouver de lui-même, et qui là m'inquiètent réellement. La langue française utilise d'ailleurs le mot "moutonnerie" en ces circonstances. 

 

Une espèce se comporte selon les capacités qui sont les siennes et en fonction de ce que l'évolution a fait d'elle. Chez le mouton, ses capacités sont certes inférieures à celles de l'humain sur de nombreux points, mais supérieures malgré tout sur quelques autres. L'Homme à l'état de pure nature ne serait plus grand chose sans la "culture" de milliers d'années de civilisation, alors que l'animal toujours à l'état de pure nature pourra mieux solutionner ce qui fait son quotidien dans cette nature. 

 

La fameuse histoire des moutons de Panurge colle encore bien à la peau (laine!) du mouton. Espèce grégaire par excellence, c'est à dire qui recherche la compagnie de ses semblables, le mouton l'est , comme le mouflon son ancêtre et d'autres nombreuses espèces. Se retrouvant seul, le mouton angoisse, stresse et va suivre les siens. Ce comportement vient du fait que comme d'autres animaux qui sont potentiellement les proies de carnivores, le mouflon (même devenu mouton) a trouvé, au cours de l'évolution, cette stratégie  qui veut que 10, 20, 30...paires d'yeux valent mieux qu'une pour voir arriver le loup (ou autre prédateur).

Ainsi, même le nez dans l'herbe (une situation très fréquente chez les herbivores), il y a toujours un individu qui relève la tête à un moment ou un autre et voit de ce fait ce que n'aurait pas perçu l'animal seul. Si un membre du groupe s'enfuit car il a vu le danger, toute la troupe prend sa suite sans réfléchir. Ne pas réfléchir permet de sauver sa vie, dans ce cas. Ce comportement ancestral bien ancré dans les réflexes du mouton fait percevoir en lui de la stupidité car la réaction nous semble parfois injustifiée (mouvement de foule pour eux aussi...). Mais que voulez-vous, on est comme on est, on ne se refait pas...

Reproche-t-on à l'humain son angoisse de la solitude (peur préhistorique ancestrale, elle aussi, héritée de l'époque où le danger de se faire croquer, pour les mêmes raisons que pour le mouflon, pouvait se présenter derrière chaque arbre...)? Angoisse de la solitude qui  pousse les Hommes à de grands rassemblements divers...(ou à naviguer sur le Net..)? Mouton (mouflon) et humain deux espèces fortement grégaires. Comme nous, les moutons n'y peuvent rien. C'est inscrit au plus profond de l'être. Besoin des autres...Dans chaque humain sommeille un mouton.

 

Et dans chaque mouton sommeille...au moins déjà ce que mon blog souhaite faire partager. Le Ouessant et ses collègues ovins ont un certain nombre de capacités . Passer du temps avec ses moutons permet de le découvrir ou simplement le vérifier.

 

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 23:07

Ma bergère en harmonie également avec les Lutins du Montana en pleine campagne, au point que les agneaux espiègles n'hésitent  pas sauter sur ses épaules (c'est tellement amusant).
La communion entre des espèces différentes, ici l'humain et l'animal Ouessant, demeure toujours un instant magique et un enrichissement réciproque...

"Montre- moi ton troupeau et je te dirai qui tu es..."
ou du moins je te dirai quels types de relation tu entretiens avec tes animaux.
Quand je visite divers élevages, en quelques minutes je perçois l'absence ou l'excès de relations humaines avec les Ouessant en question.
Entre ceux qui restent indifférents quand vous arrivez au parc, ceux qui n'ont en tête que d'être le plus loin possible de vous  en gagnant l'opposé de l'enclos ou encore ceux qui au contraire viennent à vous en bêlant désespérément et en se dressant contre le grillage qui vous sépare d'eux, il va sans dire que je préfère la première situation.
En effet, dans ce premier cas, on perçoit que les moutons ont l'habitude de voir du monde et/ou que leur éleveur leur consacre du temps. Soins et présence régulière ont habitué les animaux à sa visite qui n'est pas associée à une intrusion et un danger potentiel. Seule l'arrivée d'un groupe humain peut avoir quelque chose d'intrigant.
Dans le seconde situation, l'être humain ne fait pas partie de la "culture" du troupeau et les moutons sont restés ou devenus très farouches.
Enfin dans le troisième et dernier cas, comme des enfants mal élevés, devenus capricieux par des distributions de "friandises" trop fréquentes,  chaque visite humaine devient l'occasion de quémander à qui que ce soit. (Attention malgré tout à ce que ces bêlements intempestifs et répétés ne soient pas le signe que les animaux sont sous alimentés si les distributions n'existent pas chez vous, car les moutons ont vite fait de comprendre que l'humain est aussi celui qui peut apporter la nourriture si elle n'est plus suffisante en quantité ou qualité...)

Pour les voisins (bruit) comme pour moi-même, je ne m'autorise que la distribution d'aliments complémentaires à l'herbe et au foin en hiver. C'est à dire ration d'orge et granulés à moutons, en ayant calculé les besoins journaliers par animal selon la période et puis en faisant cette distribution quotidienne à heure fixe, sans jamais me laisser  influencé par une ou un capricieux  quand l'heure approche. Une bonne éducation est également chez les moutons source de relations agréables. Tout le monde a à y gagner, eux comme moi, les voisins aussi, même s'ils sont sympas...

La présence quotidiennne, un maximum de temps possible avec eux, le travail avec les chiennes, des soins et des distributions régulières et suffisantes, quelques manipulations aussi et même parfois quelques voyages en véhicule ont fait de mes Ouessant des  animaux civilisés pour qui je ne suis pas un danger extrême; au point que je risque de marcher dessus quand ils sont couchés.
Cette ambiance générale peut être qualifiée de "culture du groupe" car les agneaux et agnelles de chaque saison se construisent dans ce climat. La brebis qui a peur apprend à son jeune, par sa fuite, à avoir peur également ou au contraire rester confiant vis à vis de cet être étrange qui se tient à la verticale.

C'est toujours agréable pour moi d'entendre les acquéreurs de Lutins du Montana dire que c'est un plaisir pour eux d'avoir accueilli des moutons d'Ouessant bien dans leur tête.

Et puis je ne parlerai pas, en plus, du bonheur qu'il y a pour l'éleveur de devenir  brebis meneuse du troupeau malgré son étrange physique... 


Partager cet article
Repost0