Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
  • Contact

Recherche

8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 13:23

 

 

 

repertoire-12 7199

 

 

 Les Ouessant apprécient les surfaces dégagées, de préférence sèches.

La belle tranche de tilleul laissée pour le jeu, sert également de couche pour une nuit à deux.

 

 

 repertoire-12 7202

 

Tout comme la souche qui voit des dormeurs différents s'y succéder selon les jours, enfin les nuits.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 23:02

 

 

L'herbe, quand il y en a, est la nourriture préférentielle d'un Ouessant, malgré le foin.

 

 

repertoire-1 7016 

 

Aussi, durant la dernière vague neigeuse, le moindre brin d'herbe accessible est un délice.

 

 

 

repertoire-1 7017

 

On pousse du chanfrein la couche de neige pour dégager plus de surface.

 

 

 

repertoire-1 7018

 

On n'hésite à "descendre en apnée" pour atteindre la pousse tendre.....

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 10:36

 

Le lever hivernal est difficile.

Journée de grisaille annoncée.

Se décider à une journée de travail remplie de "brouter" "mâcher" "brouter" "mâcher".... ne semble pas être évident.

 

 

repertoire-1 6837

 

Chaque matin, les Lutins méditent ainsi, indécis, durant une heure ou deux, au lever.

Rassurante cependant cette attitude, cela indique qu'ils ne sont pas sousalimentés et n'ont pas qu'une obsession vitale en tête, se remplir et encore se remplir jamais rassasiés, comme le font souvent les animaux dans le besoin et l'urgence (quand ils ne sont pas encore aux portes de la mort).

    Le fait qu' un mouton prenne du temps dans une allure sereine, sans être prostré ni pleurer (bêler) est un bon indicateur de son équilibre alimentaire (après la primordiale palpation de sa musculature et de l'échine en particulier).

 

.

Partager cet article
Repost0
25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 23:08

 

 

Un des lots de reproducteurs vient de passer plus de deux mois sans problème, face aux pièges potentiels pour leur toison que sont les ronces et épineux qui se trouvent sur cette parcelle ensauvagée. J'étais cependant attentif au quotidien, mais tout se passa toujours bien. J'ai conclu que l'abondance de l'herbe y était pour beaucoup, pensant que les moutons ayant profusion sous le sabot n'avaient pas eu tentation de s'emmancher dans des endroits difficiles et dangereux.

 

Suite à l'accident de Crumble  Réaction en chaîne    , il en fut tout autrement ces jours derniers avec les agnelles intégrées nouvellement à ce parc. Dès les premières heures, je les retrouvai transportant sur leur toison des tiges sèches de ronces. Il me fallut les capturer pour remédier à cet encombrement avant qu'il devienne nécessaire de couper la laine pour résoudre le problème. (Curieusement, aucune des adultes nouvellement intégrées également à ce groupe n'avait ce souci)   Je contrôlai alors tous les coins et recoins de cette prairie pour m'assurer qu'aucun jeune n'avait subi un plus triste sort. Ce n'est qu'en fin de journée, en repassant par ces mêmes endroits que je découvris ce qui avait échappé à mon regard quelques heures plus tôt. Une petite masse sombre gisait inerte. Vision glaçante, avant qu'à mon approche la forme ne sursaute. Cette agnelle noire trempée sous la pluie était saucissonnée par les tentacules de ronces pourtant non carnivores mais bien enracinées. Par mon intervention, d'ailleurs difficile à mener à bien, je la sortais d'une mort certaine. Grelottante,chancelante, elle reprit peu à peu ses esprits. Une soirée au sec et au repos, puis elle se lança dans ses activités comme si rien ne s'était passé. Ouf!

 

repertoire-1 6824

 

Pourquoi aller chercher l'herbe ailleurs quand on l'a sous les pattes?

Il s'avère par cette mésaventure que les jeunes moutons sont bien comme les jeunes humains. Explorateurs, curieux, intrépides, au risque de se mettre dans l'embarras et en danger... Chose que les moutons adultes, plus raisonnables et expérimentés, avaient bien évitée. Il devint évident et urgent de sortir le troupeau de cet enclos, en attendant que j'ai pu le remettre en état.

 

repertoire-1 6823

 

Vraiment un handicap cette laine. Pour moi qui n'aime pas trop contraindre le naturel et l'empêcher de s'exprimer, une contrariété de devoir gérer sans cesse cette ronce pour laquelle les sols de la région semblent extraordinairement propices. Elevage oblige, je vais devoir rogner et tailler dans la beauté du site pour le domestiquer un peu et éviter toute nouvelle mésaventure... contre laquelle je mets pourtant en garde régulièrement dans ces colonnes.

 

 

 

  

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 23:32

 

 

 

    Un cas ce Caramel! Voilà un bélier qui surprend le berger jamais habitué jusque là à un tel comportement chez ses mâles.

 

repertoire-1 6737

 

 

  Dès son arrivée chez les Lutins Lot 7 bis ... ou, en attendant , j'avais noté de sa part une attitude toute nouvelle et surprenante pour moi quand je rejoignais son parc.

Il suivait ( et suit encore) tous mes déplacements (bien que distant), se plaçant toujours entre les brebis et ma personne, sans jamais manquer de me regarder fixement.

Cela devint habituel et je n'y prêtais plus vraiment attention jusqu'à ce qu'il me cogne, il y a quelques jours, alors que je venais de lui tourner le dos.

Il y a bien des années qu'un bélier m'avait honoré de son "attaque". Ce n'est pas bien grave. Je lui ai d'ailleurs immédiatement signifié mon mécontentement sans avoir à l'attraper puisqu'il prit bien vite ses pattes à son cou.

 

Toujours est-il, c'est une première pour moi (malgré des dizaines et dizaines de mâles de mâles côtoyés depuis seize ans) de me trouver face à un bélier qui manifestement veille en permanence, y compris sur ses brebis si j'ose interpréter son attitude.

 

 

 

 repertoire-1 6738

 

    Toujours attentif à tout. Ici en réaction aux chiens du berger entendus bien que silencieux, non visibles et se trouvant à plusieurs dizaines de mètres de l'enclos. 

 

 

 

 repertoire-1 6744

 

    Toujours attentif à tout et à rien, Caramel semble ne pas être d'une nature à se laisser aller à la détente (Sur cette photo, il veille, toujours tête haute, attentif, alors que je suis hors de ses limites territoriales).

Il est ainsi et c'est particulièrement intéressant de noter ce caractère d' attitude de vigilance extrême (et inaptitude au farniente... l'avenir dira) qui ,peut-être, plus que personnelle est inscrite génétiquement dans sa souche ou sa lignée d'origine. 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 14:20

 

 Une part des tendances comportementales de l'individu tient à l'hérédité.

 

Moutons naturellement confiants ou méfiants? Lors des accouplements, puis des naissances, il est intéressant de noter de quel parent l'agneau a hérité son caractère quand les géniteurs sont diamètralement opposés à ce niveau.

 

 

mars 12 040

 

Dior tient de la souche et lignée paternelles. Sa curiosité exprime  calme et  confiance que n'a pas sa mère.

D'autres agneaux sont par contre assez farouches malgré leur très jeune âge, signe que la génétique Lutin comme je la souhaite n'a pas encore oeuvré dans toutes les branches et rameaux de mon élevage.

 

 

Partager cet article
Repost0
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 10:06

 

Avec ou sans agneau mais plus encore avec, certaines brebis manifestent un comportement défensif face à un danger, chien considéré comme prédateur potentiel par exemple. (Alors que d'autres prennent au plus vite leurs pattes à leur cou.)

 

On frappe alors du pied, redresse la tête...avance pour intimider...voire tente le coup "à la Zidane".

 

 

mars 12 031

 

 

Alerte! On trépigne et frappe de la patte avant.

 

 

 

mars 12 030

 

C'est un chat sans mauvaises intentions qui inquiète la mère.

 

 

 

mars 12 029

 

 

L'appareil a figé le bond en avant...

 

Le coup à la Zidane sera pour une autre fois. Le danger demeurant trop éloigné...

 

 

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 13:09

 

Ce 18 mars frais et venteux est idéal pour les sportifs et sportives.

 

Quelques brebis aux chaleurs tardives (pas forcément fécondes une fois de plus) se voient courtisées par les béliers. Véritables locomotives sur quatre pattes, les wagons des gars s'y accrochent puisque ces dames ne sont plus consentantes. 

 

mars 12 034

 

 "Le train de ... va entrer en gare quai numéro...".

A noter que c'est le reste de "parfum" de la dame disposée les jours précédents qui crée encore la bousculade.

J'en connais qui auront mal aux mollets demain.

 

mars 12 035

 

 Un autre train, sur la même ligne, passe peu après avec d'autres acteurs... (Il n'a pas de retard)

 

 

mars 12 033

 

Gagné!

Il finit même par s'arrêter devant le quai où je me trouve.

 

Y aura-t-il quelques naissances tardives mi-août? Nous verrons.

 

 

Pour les personnes qui s'inquiètent toujours de l'entente entre mâles, il faut dire que possibilité de fuite des vaincus, hiérarchie et donc dominance font que les combats demeurent rares, brefs et sans gravité malgré le bruit des cornages qui impressionne.

 

Le mâle dominant s'impose plus en faisant barrage de son corps entre les autres prétendants et sa favorite. D'ailleurs bon nombre de béliers ne se lancent même pas dans la mêlée, préférant se remplir la panse. Ce qui fait que le dominant qui s'est approprié une femelle passe souvent une journée ou deux avec sa chérie sans être dérangé par les autres gars.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 23:08

 

 

mars 12 008

 

 

Pour vivre heureux, vivons cachés ou du moins isolés.

C'est ce que semble avoir décidé le bélier doyen.

 

Non seulement les mâles ont tendance à s'écarter du troupeau et vivre ensemble, mais les plus vieux béliers apprécient de se séparer des plus jeunes...voire de savourer de beaux instants de solitude.

 

 

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 15:10

 

 

Les espèces animales, vertébrées en particulier, ont une connaissance généralement fine de leur territoire. Que ce soit chez  les sédentaires qui exploitent le même milieu à longueur d'année ou les migrateurs à poils, plumes et autres qui retrouvent parfois un même lieu d'hivernage et s'y activent comme s'ils l'avaient quitté la veille, ces capacités de mémorisation étonnent (Sans parler des prouesses des grands voyageurs dont le parcours peut représenter plusieurs milliers de kilomètres et qui mettent en oeuvre différents sens et mécanismes d'orientation).

 

Le mouflon connaît ses pentes, ses rocailles et boisements "comme sa poche". Le mouton, son pré. Rien d'étonnant si celui-ci se limite à une forme rectangulaire de faible superficie. Cependant on mesure mieux la chose pour ceux qui ont la chance de disposer de quelques hectares agrémentés d'éléments paysagers, d'obstacles et de reliefs. Les troupeaux qui doivent circuler d'un parc à l'autre en parcourant une certaine distance montrent à leurs comportements qu'ils savent où ils vont et quel cheminement suivre (quand ils le veulent bien et qu'une gourmandise ne les attire pas sur le pré du voisin...).

 

J'ai pu avec mes Ouessant vérifier cette conscience de leur environnement. "C'est pas bêêête!!!" comme on entend parfois le bipède vertical s'exclamer devant toute espèce qui n'est pas la sienne.

 

Pas de gros miracles mais de simples anecdotes qui en disent long.

 

Quand ,faute de pâtures suffisantes, il m'arrivait encore  d'emmener ma petite troupe en véhicule sur d'autres zones diverses de campagne, je remarquai régulièrement qu'il suffisait d'avoir passé quelques heures en un lieu pour que la fois suivante les Ouessant montrent par leur comportement que l'endroit ne leur était pas étranger.

 

Dans mes premiers temps d'élevage, un bélier nouvellement acquis n'avait passé qu'une seule journée avec toute la bande des Lutins, avant que je décide dès le lendemain d'emmener tous les béliers sur un autre parc afin de les séparer des brebis pour l'hiver. Plusieurs semaines après, rendant visite à ces mâles afin de leur distribuer quelques céréales, je ne pris pas soin de fermer correctement l'enclos derrière moi, habitué à voir les garçons se précipiter sur leur gourmandise plutôt qu'à vouloir s'échapper. Le fameux nouveau bélier, Maout, ne vit pas les choses de la même façon et fila directement comme une flèche au portail de la propriété initiale distante d'environ 200m. Il n'avait fait pourtant qu'une seule fois le trajet et en sens inverse. Il n'y a que l'emplacement de la sonnette pour qu'on lui ouvre qu'il ne connaissait pas. Maout était évidemment arrivé bien avant moi. Heureux qu'il n'ait rencontré aucune voiture dans sa course folle, il ne me resta plus qu'à lui ouvrir pour être certain de pouvoir le récupérer. 

 

Dans ma situation actuelle, en période estivale, je ramène le troupeau chaque soir à son parc de nuit après l'avoir laissé paître la journée sur une parcelle à exploiter par les dents. L'herbe étant parfois haute et le nombre de moutons important, je ne vois pas toujours si tout le monde est bien rentré et je retourne sur la prairie en question afin de vérifier qu'il ne reste aucun retardataire. Une nuit d'été pourtant, des voisins en promenade sous les étoiles m'appelèrent pour me signaler qu'une brebis et son agneau étaient à la rue attendant devant mon portail. La mère et le petit avaient cédé au rituel quotidien mais tard quand ils se sont aperçus qu'ils étaient seuls et avaient pris le bon chemin.

 

Une autre fois, dans une situation similaire mais durant la journée, c'est mon bon bélier Besk que je vois arriver en précipitation alors que je suis sur le point de partir en voiture. Voulant lui ouvrir le portail, une chienne l'effraie et le voilà parti par la route pour finir par pénétrer dans des prés qu'il ne connaît pas et qui d'ailleurs ne m'appartiennent pas. Grosse panique, crainte de devoir le pister durant des jours. Un mouton seul et stressé étant ce qu'il y a de plus difficile à manoeuvrer, je décide de ne pas faire appel à mes louves bergères et choisis d'envisager la douceur et la trahison par l'appât de la biscotte craquante que je m'en vais chercher. Au moment où je m'apprête à sortir, je trouve mon bélier planté devant ma porte. Il était revenu aussi vite qu'il était parti tout en sachant s'orienter correctement dans son nouvel univers de quelques minutes.

 

Dans le monde du mouton, les histoires montrant les facultés d'orientation des ovins seraient nombreuses. Les bergers habitués à utiliser les drailles et autres sentiers aujourd'hui bien souvent disparus pourraient en témoigner bien plus que je ne le fais. L'histoire suivante relatée par un ancien habitué à la transhumance me touche particulièrement.

Au moment de partir pour les alpages, ce berger raconte qu'une de ses brebis donna précocément naissance à deux petits. Devant l'impossibilité que ces derniers puissent suivre le troupeau, il demanda à ce que la mère et ses agneaux soient enfermés un certain temps. Je ne sais plus exactement après combien de temps passé sur les estives, il vit arriver un jour le trio. Outre la distance remarquable pour arriver jusque là, le fait que cette brebis était seule à connaître le chemin par son expérience et que tout le monde allait bien, l'exploit était d'autant plus surprenant que la mère et ses jeunes devaient obligatoirement passer par une certaine ville. L'avaient-ils fait de nuit en passant (presque) inaperçus ou la femelle avait-elle contourné la commune? Toujours est-il que c'est remarquable. Magnifique!....Et sans carte...

 

 

  janvier 10 034

        

 

                                              "J'suis pas bêêête!!!"

 

 

 

Partager cet article
Repost0