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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 07:19

 

 

 

oct 10 043

 

C'est en lui, le mouton (et en particulier les races primitives comme le Ouessant) aiment l'escalade. Mutant de mouflon , son espèce originelle dont il est issu, il a gardé ce goût plus ou moins prononcé selon les races bien que son ancêtre ne soit pas un aussi habile grimpeur que le chamois ou le bouquetin.

Quand donc sur son domaine, le Ouessant trouve de quoi satisfaire ce comportement on le retrouve sur les buttes, les troncs couchés, les roches et autres volumes parfois tout à fait artificiels: brouette, caisse, banc, ...

 

Un plaisir donc que ce muret pour ce jeune bélier. Un plaisir également pour l'observateur que de le regarder dans ses acrobaties et de percevoir le bonheur manifeste qui semble envahir l'animal dans ces activités.

 

 

 

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 12:13

 

 Pêché de gourmandise pour ma jolie blanche de Castille.

 

 

août 11 153

 

 

En cette fin août, alors que les pêches mûres à point tombent de temps à autre, cette brebis gagne son poste de guet dès le lever du jour... Je ne peux m'empêcher de l'espionner, troublé par ce comportement touchant. 

Attendre, toujours attendre. Que ne ferait-elle pas pour se délecter de la chair juteuse et sucrée de ces fruits.

 

août 11 154

 

Le premier déclic de l'appareil la fait se retourner alors que je suis à une bonne vingtaine de mètres. Le second déclic piège son étonnement. Regard intrigué, mais sans un soupçon de culpablilité...et elle a bien raison.

Bonne ouïe la doyenne!

 

 

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 22:01

 

Le mouton est assez souvent considéré dans le monde animal comme un sombre imbécile. Cela tient au fait qu'après 10 000 ans de domestication, les nombreuses mutations physiques qui l'ont construit n'ont que peu altéré ses comportements. Les ovins sont ainsi demeurés très grégaires mais aussi émotifs, réponses trouvées durant l'évolution des mouflons (leurs ancêtres)  face au danger représenté par les prédateurs.

D'où ces mouvements de masse et réactions d'inquiétudes qui les animent souvent. Comme on dit parfois, rien de plus stupide qu'un mouvement de foule puisque l'individu perd son identité et devient en quelque sorte simple cellule d'un groupe devenu organisme en mouvance. Moutons de Panurge...les humains ne devraient pas avoir ce regard ironique sur les ovins s'ils voulaient bien se donner la peine d'observer leur propre espèce et analyser leurs propres comportements.

Tout comme on ne sait pas tout ce qui se passe dans la tête de ses voisins ou de toute personne en face de soi, on ne peut connaître ce qu'il en est dans celle des moutons et pourtant les premiers expriment bien plus de choses qui nous sont décodables que les seconds.

Au-delà des discussions stériles autour du mot intelligence, il est plus simplement intéressant de découvrir à l'occasion d'observations les capacités des divers êtres vivants (ou individus dans une espèce donnée).

 

Ainsi des éleveurs de moutons relatent un fait assez étonnant.

Dans les très grands élevages, l'entrée des parcs est souvent aménagée avec un ensemble de rouleaux métalliques au niveau du sol et placés au-dessus d'une fosse pour pouvoir entrer en rotation. Cette structure  interdit de fait au bétail de s'échapper, les animaux ne pouvant poser pattes sur cette zone mouvante, alors que les véhicules peuvent y circuler. Pourtant des témoignages rapportent que des moutons avaient trouvé moyen de prendre régulièrement la clé des champs en progressant sur le dos pour répartir la charge. (J'imagine plus que c'est en réalité sur le flanc). Plutôt étonnant et remarquable même si se pose, comme pour tout témoignage, le manque d'éléments d'analyse qui permirent d'arriver à ce constat...Mais pourquoi pas?

 

Pour revenir à mes Lutins, j'ai observé "sous toutes les coutures" un comportement tout autre mais tout aussi intéressant avant de pouvoir tirer les conclusions qui vont suivre.    

 

 

août 11 092

 

 

En cette période de sécheresse, mes Ouessant profitent chaque soir d'une ration d'orge et granulés pour compléter leur alimentation quotidienne à cause d'une herbe pas aussi riche qu'il le faudrait

La zone où les auges sont posées est donc fortement piétinée. Le sol est devenu nu avec les ans et par ce temps assez poussiéreux.

Il y a toujours un peu de gaspillage et certains grains sont dispersés. Une fois tout le monde reparti à ses occupations, quelques gourmands restent sur place à grapiller les miettes. Pourtant, il faut savoir que le mouton qui n'est pas en sous-nutrition demeure un gourmet et est délicat, ne se ruant pas sur toute nourriture, prenant au contraire le temps de sélectionner et délaisser l'aliment souillé.

Ainsi les grains d'orge sont humés pour en analyser les qualités. Certains sont donc délaissés alors que d'autres avalés. C'est là que les choses deviennent intéressantes.

J'ai découvert qu'un Ouessant avait acquis une technique efficace pour absorber ce grain reposant dans la poussière. Si celui-ci est jugé consommable, l'animal expire fortement une bonne fois sur sa cible. Ce qui a pour effet de disperser la poussière par ce coup de soufflette alors que la graine plus dense demeure au sol. Il ne reste qu'à la prendre délicatement du bout des lèvres.

Ne m'enthousiasmant pas aveuglément et ayant plutôt un esprit critique sur toute chose, j'ai multiplié encore et encore les observations pour pouvoir affirmer que l'animal ne profitait pas au hasard de ce que sa respiration proche du sol pouvait rendre plus accessible. Les nombreux grains inintéressants car piétinés depuis plusieurs jours se trouvent délaissés et le souffle n'est pas appuyé en leur présence, alors que le grain appétant subit très nettement la manoeuvre décrite afin de pouvoir le prélever sans éléments terreux. De plus, les autres animaux ne se comportent pas ainsi, c'est à dire en "expirateur sélectif". Tout me semble bien être un comportement acquis tout à fait personnel chez cette brebis. Et chaque soir, je peux assister au même phénomène, cherchant à trouver une faille dans mes constatations et raisonnements...mais je n'en trouve pas. 

 

Sur la photo, on peut voir Vénus qui par son souffle a créé ce petit cratère nu de poussière au milieu duquel est resté le grain convoité.

 

Toutes mes félicitations Madame Vénus!

 

 

 

  

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 20:03

 

 

Nouvelle journée de canicule en ce 20 août.

 35 degrés à l'ombre. Cela pourrait être pire mais c'est déjà beaucoup. Beaucoup trop pour que la journée soit agréable. Les Lutins pensent de même et passent l'épreuve comme ils peuvent.

 

 

août 11 081

 

Atmosphère étouffante sur les prairies.

 Première règle évidente, ne pas mettre le museau en dehors des ombrages et s'y tenir de façon stricte.

 

 

août 11 067

 

 Même là les plus solides sont KO et patientent en subissant.

 

 

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 La patience a ses limites et on part abattu en quête d'une meilleure solution.

 

 

août 11 071

 

 L'abri n'est pas plus confortable en ces conditions, même après expérimentation des techniques les plus insolites.

 

 

août 11 083

 

 Alors on repart d'où l'on vient, tout autant désespéré.

 

 

août 11 088

 

 Finalement on teste la sente.

 

 

août 11 090

 

 Un peu de soutien aiderait-il?

 

 

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 La baignoire de poussière des ânes trouve son adepte.

 

 

août 11 074

 

 A deux, en jeunes amoureux, cela a aussi un certain succès.

 

 

août 11 087

 

 Un essai d'isolement sous un centenaire.

 

 

août 11 089

 

 La technique herbe fraîche et grasse attire assez peu.

 

 

août 11 078

 

 Les mines sont abattues.

 

 

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 Les naseaux soufflent bruyamment à un rythme soutenu.

 

 août 11 077

 

 On asphyxie et emploie les grands moyens en ventilant un maximum par la gueule.

 

 

août 11 084

 

 19h et toujours 35 degrés à l'ombre.

Par contre, dans sa chute, le soleil brûle moins. Quelques téméraires osent franchir la limite.

 

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 On les imite en d'autres endroits.

 

 

août 11 073

 

A cette réaction, les Lutins assoupis rejoignent leurs congénères. Le troupeau va enfin pouvoir se remettre en activité.

 

Heureusement, la météo annonce pour dans quelques jours des conditions plus agréables. Mais demain encore il faudra prendre son mal en patience et lutter sur les prairies...

 

( Et je pense toujours en ces circonstances aux pauvres animaux prisonniers dans leurs enclos et qui eux ne disposent d'aucun arbre ou autre structure pour limiter l'insolation...

Une fois de plus, un rappel sur une des utilités des haies.)

 

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 22:01

 

 

 

août 11 049

 

 

Il y a un an déjà, j'écrivais le même article en disant qu'Eponyme et sa mère Esmeralda étaient toujours liées. J'ajoutais que je regrettais de devoir casser ce lien en les séparant à l'automne et mettant l'antenaise à s'accoupler, alors que maman est à la retraite, elle.

 

Les quelques mois passés avec le bélier n'ont rien cassé de ce lien, d'autant que la jeune Eponyme s'avéra non fécondée et retrouva avec plaisir les jupons de laine de sa mère. Bientôt deux ans et six mois et toujours ensemble...

 

L'hiver prochain devrait cette fois marquer la rupture ... si Eponyme donne enfin un petit au printemps prochain!

 

 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 20:57

 

 

Ils ne se sont pas connus sur les bancs de la communale mais c'est tout comme, dans leur univers sur quatre pattes. Les deux jeunes élevés au biberon, Farfadet (dit Titi) et Fantômette se sont spontanément trouvés pour vivre au troupeau. Soutien moral réciproque de la part de ces orphelins "forcés", quand le berger-allaitant n'est pas là pour les rassurer de sa présence. Et comme qui se ressemblent s'assemblent, peut-être que dans deux ans ces rescapés de la vie auront été unis pour donner un joli petit...Ce qui serait une belle revanche et la plus belle preuve de réussite après un départ difficile. La fille cachée 

 

 

juillet 11 167

 

Titi et Fantômette se sont installés pour passer la nuit... On devine qui a plus besoin de l'autre.

 

 

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 20:54

 

Viens que je te sente et je te dirai qui tu es ou du moins si tu es mien (ou mienne).

 

Dans les pemières semaines, il existe une certaine tension chez les agneaux comme chez les mères, chacun ayant tout autant besoin de vivre sa vie que de rester lié à l'autre.

Ainsi, petits et brebis s'égosillent dans tous les coins de la pâture, surtout quand les jeunes se sont dispersés avec les copains. Pour les retrouvailles, la vue a son importance mais l'ouïe plus encore. Et pour affiner les choses, de près le sens olfactif permet d'éviter toute confusion.

 

Il apparaît donc toujours étrange de voir une brebis faire le tour des agneaux et les sentir pour calmer son inquiétude de la séparation.  Les jeunes font de même bien que certains, si les brebis laissaient faire (ce qui n'est pas le cas), n'hésiteraient pas à boire à n'importe quelle mamelle.

 

Après un mois ou deux, tout le monde se reconnaît plus aisément et on n'assiste moins au désordre des débuts dans les retrouvailles. Adultes comme jeunes se sont construits.

 

 

avril 11 140

 

Pétronille, perdue  au milieu de ces jeunes, attire également l'attention des agneaux. Perplexe!

Et pour cause, puisque son petit était (à nos yeux) le seul brun dans cette période.

 

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 20:43

 

Non, nature bien vivante. Cytosine des L. est tout simplement profondément endormie et s'abandonne totalement aux bras de la prairie.

Situation assez peu fréquente, le mouton ne dormant très souvent que "d'un oeil" par instinct, reste des époques durant lesquelles pour ses ancêtres, dormir revenait à prendre le risque de mourir surpris par un prédateur.

 

 

mai 11 014

 

 C'est arrivé également à une autre brebis ces derniers mois. Elle dormait repliée sur elle-même, dans cette position qui nous fait penser "Comme elle doit être bien!"

Le gag est que bien que vociférant pour appeler le troupeau et donner mes ordres aux chiennes auxquels s'ajoutaient les bêlements, elle dormait si profondément qu'elle resta dans sa position sans aucune réaction, au point que je dus m'approcher la croyant morte. Déconcertée, une de mes chiennes se demandait ce qu'elle devait faire dans cette situation inédite. Il me fallut  toucher doucement la brebis pour m'assurer qu'elle était toujours de notre monde...

Effarée, regard perdu, le temps de réaliser qu'elle était seule et que le reste de la troupe était déjà parti sur un autre parc , elle partit en flèche, tête dressée, comme si ses pattes avaient pris la décision alors que son cerveau était encore à se demander ce qui se passait...

 

 

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 19:57

 

Dans leur seconde semaine, avec leur gueule-outil, les agneaux explorent de plus en plus ce sur quoi ils marchent. Feuilles de l'automne, brindilles, herbes, tout y passe ou presque pour construire ses connaissances de futur mouton qui ne dépendra pas éternellement de sa mère.

En troisième semaine, le jeune est capable de consommer un peu de végétaux et surtout de les digérer. Ce qui l' amènera à s'intéresser également au bloc (ou seau) de minéraux. 

 

 

avril 11 126

 

 Intéressante également, la terre de fourmilière (quand elle ne sert pas également à jouer),

 

avril 11 139

 

ou encore celle des taupinières, seul ou à plusieurs, on les inspecte et avale quelques minuscules boulettes bien choisies, après grattage du sol à l'aide d'une patte suivi d'une longue analyse. Sans doute faut-il y voir un intérêt pour l'argile et autres éléments bienfaisants pour l'organisnme et le système digestif en particulier. Les crottes à base d'alimentation lactée qui deviennent grisâtres trahissent cette consommation. Comportement qui n'est pas unique dans le règne animal et qui touche certains oiseaux. 

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 19:07

 

 

 

avril 11 064

 

 

Hier, au moment de mon coucher, un peu d'inquiétude pour la dernière naissance du soir à cause de cet agneau pas bien sec devant affronter le vent du nord frisquet à la tombée de la nuit, d'autant que le gel me semblait pouvoir s'installer. Au réveil, je vérifiai la chose en découvrant une prairie où la rosée avait gelé.

 

Aussitôt, il me fallait retrouver Prunelle et son petit. Agréable surprise de les découvrir au sec sur la cendre du feu de cet hiver, d'autant que Devonien finit par lever la tête. Tout était OK. Le colostrum avait fait son effet et la mère le reste dans son bon choix de la placette nocturne. Du bon boulot pour une brebis de deux ans mère pour la première fois.

 

De plus, pour la petite histoire, il me faut préciser qu'en ramenant le troupeau, la veille, dans son parc de nuit, je découvris que Prunelle suivait la bande avec le petit sorti partiellement de son ventre (tête et sabots). Elle était en train de mettre bas mais parcourut les 150 m de déplacement en s'arrêtant de temps à autre dans les moments de contractions, pour finir par s'autoriser à expulser son agneau une fois arrivée....

 

Bravo sur tous les points, Prunelle!

 

  

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