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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 14:25

L'influence du journalisme (et aujourd'hui plus largement des médias), dans la construction des idées et des représentations du monde chez les lecteurs, n'est pas nouvelle ni complètement anodine, de par le contenu des écrits et ses informations, le poids des mots, ... le choix des photos...

Pour preuve, cette mésaventure autour du Mouton d'Ouessant de type ancien (il y a plus de cent ans) au travers d'un cliché de G. Toudouze illustrant un de ses articles sur cet animal.

La preuve par l'image

Soyons précis!

Toute l'affaire commence avec le cliché ci-dessus de Georges Toudouze donc,illustrant son article "Petits moutons d'Ouessant" publié p 745 dans La Revue Mame en son numéro 620 du 19 août 1906.

La première réaction, suite aux propos de l'article, est de considérer voir sur la photo correspondante un Ouessantin (endimanché!) soulevant deux de ces fameux petits moutons... sur l'île d'Ouessant.

La vérité est pourtant autre comme le soupçonne et le précise judicieusement Eusa, un visiteur du blog des Lutins, dans son commentaire sous la publication en lien ci-dessous.

D'après Eusa,notre visiteur, cette vue correspondrait, en arrière plan, à la Pointe du Touliguet à Camaret sur Mer, Presqu'île de Crozon dans le Finistère et le cliché pourrait être pris depuis le Manoir de Coecilian (dit Manoir Saint Pol Roux, du nom du premier propriétaire, le poète ami de G. Toudouze). Eusa, notre visiteur, considère même que c'est ce poète ami qui porte les Ouessant.

Pour en avoir le cœur net, il n'y avait qu'une chose à faire et grâce à nos envoyés spéciaux Céline Josset et Gwendal Leplant, en mission sur place... la chose à faire fut faite.

La preuve par l'image
La preuve par l'image

Tout porte à croire que c'est bien cela.

De fait, nous ne nous trouvons pas devant un des rares clichés pris sur l'île d'Ouessant et nous permettant de découvrir ses moutons d'il y a plus d'un siècle.

Voilà par contre un cliché de mise en scène pris par G. Toudouze lui-même sur le continent, en l'endroit précisé auparavant, afin de représenter les dits petits moutons et illustrer son article.

Cliché que nous pouvons situer pris au plus tard vers 1905 ou 1906, avec des Ouessant de type ancien ....élevés sur le continent en pointe Finistère.

Merci à Eusa pour son regard critique et précis, ainsi qu'à notre reporter de là où finit la Terre.

Les choses ont le mérite d'être claires à présent. Cela nous aide à ne pas nous construire de fausses représentations sur ce document, même si cela ne change rien sur le type ovin lui-même.

(Pour la petite histoire, personnelle, mais comme quoi le monde est petit, suite à la lecture du commentaire d'Eusa, j'ai reconnu le lieu pour avoir photographié sur la plage de l'anse en question, une mouette pygmée épuisée, et à l'emplacement même du cliché un faucon crécerelle à patte cassée en son vol en Saint Esprit.... il y a 35 ans!

J'étais loin d'imaginer à l'époque cette anecdote en ce lieu autour du Ouessant de type ancien... que je ne connaissais pas encore alors.)

Plus de précisions:

Le Manoir dit Saint Pol Roux à l'époque.

Le Manoir dit Saint Pol Roux à l'époque.

Ce qu'il en reste.

Ce qu'il en reste.

Une autre vue actuelle de la Pointe du Toulinguet en se déplaçant de plusieurs centaines de mètres.

Une autre vue actuelle de la Pointe du Toulinguet en se déplaçant de plusieurs centaines de mètres.

La preuve par l'image

Comme le suppose Eusa en son commentaire, G. Toudouze pourrait avoir pris son cliché depuis une autre villa et non vraiment du manoir. Ce dernier cliché semble confirmer cette hypothèse. Pris depuis la villa Ar Mor Braz, avec l'angle du mur à gauche comme sur la vue de Toudouze.

Photos de Céline Josset et Gwendal Leplant. Merci à eux!

La preuve par l'image
Ar Mor Braz

Ar Mor Braz

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 10:34
Toujours du Jardin des Plantes (1)

Le visiteur du blog des Lutins connaît sans doute bien à présent cette vue des animaux présentés comme Moutons d'Ouessant au début du 20ème au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris. Malheureusement l'origine de cette troupe demeure inconnue. Descendants directs d'ovins prélevés à l'époque sur l'île d'Ouessant ou descendants de souches Ouessant importées de longue date sur le continent?

Toujours du Jardin des Plantes (1)

Par contre, le visiteur connaît sans doute moins cet autre cliché sur le même lieu dans la même période. On y retrouve le même type ovin d'assez grande taille (en comparaison à l'image qu'on se fait de ce mouton) et "haut sur pattes" en ces trois animaux.

Je découvre d'ailleurs moi-même cette vue. Tout document tournant de près ou de loin autour du Ouessant est intéressant et précieux. (Merci à Thomas Szabo pour cette découverte)

J'aurai plusieurs remarques à argumenter dans un futur article concernant ces vues...

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 15:42

Suite à un commentaire très constructif en rapport à l'article "Pourquoi lui?", je vous invite à lire ce commentaire précis qui a le mérite de recadrer notre perception de l'image, et la mienne pour commencer.

Merci à Eusa!

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 06:44

Que sont-ils devenus? C'est un peu le titre de certaines émissions télévisées proposant de remettre en lumière un instant telle ou telle star d'un temps, un peu, beaucoup oubliée depuis.

Star d'un temps, le(s) Mouton(s) d'Ouessant présentés au public au Jardin des Plantes de Paris (pour leur originalité déjà sans doute) ne figurent plus en les lieux depuis plusieurs décennies.

Stars ces Ouessant du Jardin des Plantes? Oui, parce que ce sont ces animaux qui un jour avaient surpris et interrogé Paul Abbé, au point que ce dernier se lança dans des recherches de cet ovin oublié et fonda ensuite le Groupement des Eleveurs du Mouton d'Ouessant afin de sauvegarder cette espèce domestique en cette forme particulière.

Moutons d'Ouessant présentés il y a un siècle (cliché collection Dominique Leplant)

Moutons d'Ouessant présentés il y a un siècle (cliché collection Dominique Leplant)

Si l'origine exacte des animaux (outre leur présentation comme moutons d'Ouessant) demeurera sans doute inconnue pour toujours, depuis peu j'ai découvert renseignements sur la "disparition" de la troupe en l'enceinte du Jardin des Plantes.

Dans le DEA (1990) de Gilles Tronson (merci à lui !), on peut lire que cette souche du Jardin des Plantes fut acquise en 1972 par le Parc d'Armorique (Finistère).

Sans cette rencontre de Paul Abbé avec ces Ouessant "parisiens", les Lutins n'existeraient pas. Je, nous n'aurions pas le plaisir d'élever ce type ovin ancien.

Merci à eux! Le destin de cette population ovine et celui de cet homme découvreur tenaient en cette rencontre, y entraînant le nôtre.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 12:14

L'absorption d'un type ovin par un autre, les croisements entre différents types voisins ou lointains, les métissages, l'influence d'une population sur une autre, ..... ces phénomènes ne sont pas nouveaux et assurément nombreux au cours des siècles dans l'histoire du mouton domestique. Certains sont connus, documentés ou simplement soupçonnés. Mais ils sont probablement bien plus encore à demeurer inconnus pour toujours, enfouis dans un mystérieux passé impalpable.

Regrettables parfois à nos yeux et pour nos esprits avides de connaissance et de conservation, ces phénomènes nous rappellent que tout est en évolution dans ce monde, y compris dans ce qui s'inscrit dans le phénomène de l'humanité.

Ces phénomènes ont pris de l'ampleur au 19ème et 20ème, quand l'agriculture se limite de moins en moins à un souci familial ou local, de par une agronomie plus soucieuse d'organiser le rendement. S'en suit la disparition d'une multitude de types domestiques locaux toutes espèces confondues ..... mais aussi l'apparition de nouvelles races dont certaines, avec le recul, sont qualifiées à présent d'anciennes.

S'il n'est pas Ouessant de type ancien, le mouton qui m'interpelle aujourd'hui a subi une aventure un peu similaire sur le continent, comme bien d'autres.

La race ovine la plus représentative actuellement sur ma région, le Limousin, est la Limousine (comprendre brebis, car il existe également la vache de même nom). Réputée rustique, cette grande race symbolique du plateau des Millevaches, est présentée comme étant le croisement avec des Berrichons de Crevant - La Châtre.

Sur mon département de la Creuse, cette Limousine a remplacé la Marchoise (cette dernière plus ancienne encore).

C'est en lisant Robert Guinot, dans son ouvrage "Vivre la Creuse" (qui s'oriente sur la description du patrimoine vivant ancien) que ma curiosité fut troublée.

Voici quelques extraits du chapitre XIV de son livre...

"La brebis limousine.... a fait oublier la marchoise, race aujourd'hui disparue."

"Du côté de Gentioux et de la Courtine.

Marchoise et Limousine ont fini par se confondre à partir des années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale. La marchoise affirme encore au XIXè siècle ses spécificités. Ainsi, elle apparaît plus rustique que la seconde, s'accomodant parfaitement des landes des cantons de Gentioux et La Courtine. Pourtant, vers 1910, marchoise et limousine sont indissociables dans le pays d'Ussel et dans la Haute-Vienne. La limousine est alors appelée race de Meymac...."

" La Marchoise porte une toison noire, voire de la laine blanche grisâtre tachetée de noir ou de roux foncé. La brebis est de taille modeste (40 cm) et pourvue de cornes. Elle parvient à vivre, au sein de petits troupeaux, sur des pâturages ingrats. Le plus souvent, le paysan possède seulement deux ou trois brebis. La race se distingue par ses formes, l'épaisseur de ses petits gigots et la finesse de ses membres. Elle pèse en poids vif, de 20 à 25 kg, voire 30 kg après engraissement. Elle fournit 15 à 18 kg d'une viande renommée....."

Tout cela amène questionnement et remarques comparativement à "notre" Ouessant de type ancien.

D'abord, loin de moi l'idée de vouloir rattacher la Marchoise et le Ouessant de type ancien.

Non, ce qui est intéressant ce sont par contre les similitudes quant à un élevage familial le plus souvent d'une poignée d'animaux, quant à une adaptation à des terres ingrates, quant à des colorations décrites parfois dans les populations ovines bretonnes du 19ème et sans doute communes dans les peuplements ovins anciens, quant à la très petite taille.... quant à sa disparition par l'arrivée d'autres races plus grandes et préférées.

(On notera l'archaïsme en cette Marchoise de par la présence de cornes chez les femelles apparemment... Qu'en était-il pour la structure de cette des béliers alors?)

Une remarque particulière quant à la taille....

D'autres recherches s'imposent autour de ces 40 cm annoncés et bien surprenants.

Si "jadis" bien des types locaux étaient de taille moindre comparativement à nos races modernes, une comparaison avec le Ouessant de type ancien amène à la surprise en découvrant des ovins bien lourds pour leur taille. En effet, une brebis Ouessant de type ancien de 40 cm (ce qu'il y a de plus petit en ce type même) ne dépasse guère 12 kg selon sa conformation physique. Est-ce justement la morphologie particulière de cette Marchoise qui lui aurait permis de peser deux fois plus qu'une minuscule Ouessant de type ancien?

Une fois encore, s'il est facile de faire confiance aux poids annoncés, la taille n'est sans doute qu'approximative, se voulant indiquer une taille bien plus petite qu'à l'ordinaire pour un mouton.

Maintenant, je ne connais pas les sources précises de cette description.

C'est justement parce que je veux en savoir plus sur cette brebis Marchoise, que je regrette déjà, que je lance une bouteille à la mer par cet article.

Merci à quiconque pourrait m'apporter informations par témoignages, écrits, documents, photographie pourquoi pas, sur cette disparue.

Possibilité de me joindre en encart "contact".

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 11:30

Qui n'a jamais visité Ouessant ne peut pleinement comprendre le mouton de type ancien originel de cette île qu'il élève à présent au fond de son jardin en sa forme continentale.

Mesurer les contraintes environnementales, se représenter la vie des habitants il y a un siècle et plus, contribuent à se construire une représentation du "Pourquoi ce mouton?"

Cependant, Ouessant aujourd'hui, ce n'est plus totalement l'île bretonne d'il y a un siècle et plus. De même, cette île d'Ouessant d'alors n'était déjà plus celle du siècle encore précédent.

Comme le souligne l'auteur de l'article en lien, le pittoresque s'en va pour être remplacé par un autre... j'ajouterai que c'est ainsi depuis toujours , le présent d'aujourd'hui finissant par devenir le passé de demain.

Le Ouessant de type ancien dans tout cela? On note qu'il fait déjà, vers 1920, partie de ce pittoresque disparu.

Au travers de cet article, bonne visite sur la Ouessant de 1923... Certaines choses font sourire, d'autres instruisent, surprennent ou même peuvent fâcher; le contexte et les préoccupations de l'époque étaient autres sur certains points.

Petites précisions.

C'est en page 2 de cette Dépêche de Brest que vous trouverez le dit article (du 29 août 1923), en bas à gauche dans la rubrique "Revue des revues"... Ouessant.

Bonne balade dans cet instant du passé de l'île sous la plume et le regard de Lucien Dubech, écrivain, journaliste parisien maurrassien.... comme le précise le collègue éleveur, Laurent Motrot, que je remercie pour l'envoi de ce document.

A votre zoom....

et à vos lunettes....

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 15:07

La comparaison des clichés modernes en noir et blanc de chez les Lutins avec celui de début 1900 sur Ouessant demeure délicate pour ne pas dire difficile d'après la petite expérience proposée dans les articles précédents. Celle-ci consistait à faire correspondre la coloration à l'ancienne aux clichés originaux actuels en couleurs.

La difficulté réside d'abord dans le fait que les conditions météo du cliché ancien sur Ouessant ne sont sans doute pas exactement celles du jour des prises de vues chez les Lutins: le ciel, la luminosité, l'absence de la mer à proximité comme pour cette scène autour du moulin,.... la saison même (puisque sur la vue ancienne c'est probablement une fin d'été ou au-delà, les moutons étant d'une part à l'attache, que leur toison est bien avancée en pousse et que, dans ce probable couple brebis/agneau(agnelle), le plus jeune est déjà de belle taille).

Enfin il faut considérer la technologie photographique d'autrefois et le tirage papier à présent vieux d'un siècle qui n'ont rien à voir avec l'ère du numérique.

Cependant ...

Evident ou pas (4)

Cependant, il semble possible de noter que les pattes ne sont pas d'un noir soutenu, ce qui pourrait faire songer à des animaux noirs exprimant un gène de dilution de la coloration. Cela n'est pas impossible puisque cette coloration est bien présente de nos jours dans le type Ouessant ancien continental, qu'on la découvre sur certaines cartes postales des années 70 (chez des animaux il est vrai métissés depuis 1920), que je l'ai observée plusieurs fois encore sur l'île d'Ouessant dans les années 90.

Certains visiteurs m'ont proposé des animaux bruns (dans le sens génétique du terme). C'est guère probable (ce serait alors un "scoop" et l'unique témoignage de la présence insulaire de ce morphe si cela s'avérait juste). Mais il est vrai que l'expression des toisons peut également y faire songer.

Maintenant il y a un hic dans tout cela!

Si on regarde attentivement le cliché, on découvre que la patte arrière droite du Ouessant de "profil" semble nous permettre de voir deux onglons clairs. J'ose imaginer le même détail, bien que moins net, aux pattes gauches de l'autre mouton. Etrange!

Peut-être que ce ne sont pas les onglons (?). Dans ce cas, ce serait le léger anneau de poils clairs qui les rehaussent parfois chez les Ouessant "Agouti blanc" fortement bronzés.

Ce détail, s'il est exact, expliquerait l'impression de pattes non vraiment noires sur cette vue.... car roussâtres chez certains Ouessant blancs (dits fortement bronzés). La toison serait alors d'un blanc pas vraiment pur comme il arrive que ce soit le cas chez ces animaux.

Tout ce blabla pour ça?

En fait c'est "énorme" (comme dirait un certain comédien...).

Car depuis quinze ans d'analyse du cliché, je n'avais encore jamais perçu ce dernier détail. C'est grâce à la présentation de cette série d'articles et dix-huit ans d'expérience et d'observation attentive du Ouessant en long et en large que cet élément m'est seulement apparu ces dernières semaines sur cette photo.... Et cela change sans doute tout sur la perception de la coloration de toison de ces Ouessant insulaires sur ce cliché.

Pour ôter le doute et se concentrer sur le détail.

Pour ôter le doute et se concentrer sur le détail.

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 11:06
Evident ou pas (3)

Il y a une quinzaine d'années, quand j'avais découvert ce cliché ancien de début 1900 pris sur l'île d'Ouessant, je me suis interrogé sur la coloration exacte des deux moutons qui nous tournent malheureusement le dos.

Il existe moins d'une dizaine de vues de cette période, à ma connaissance, exploitables pour une approche de la réalité du Ouessant de type ancien à cet instant T quand il était encore insulaire. C'est ridiculement peu comparativement à une population ovine qui oscillait, sur ces décennies de la charnière 1900, en milliers d'individus.

C'est ridiculement peu également quand en plus l' exploitation de ces photos (cartes anciennes) se trouve limitée du fait que ces clichés ne présentent pas le Ouessant de type ancien pour lui-même, mais d'abord des scènes de vie (fort intéressantes sur d'autres points) où il se trouve (trop rarement) être là.

C'est pourquoi dans le travail de détective que nécessite cette quête du maximum d'indices sur la réalité passée du Mouton d'Ouessant de type ancien, j'ai effectué ces quelques clichés présentés dans les deux précédents articles de cette série.

Les voilà encore.

Evident ou pas (3)
Evident ou pas (3)
Evident ou pas (3)

Alors!

Ces Ouessant de type ancien devant le moulin, quelle coloration de toison?

Evident ou pas?

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 19:16

Merci aux quelques visiteurs qui ont osé donner leurs impressions sur les animaux présentés. Presque bravo pour certains dans leurs réponses, mais jamais rien d'entièrement juste par rapport à la réalité que je vais présenter.

Il y a les novices en Ouessant qui n'ont pas osé s'exprimer, j'imagine, de peur d'être ridicules. De même les éleveurs plus confirmés n'ont pas tenté le coup de crainte de l'échec.

Mais comme on dit, l'essentiel est de participer. Donc merci à tous ceux qui m'ont contacté.

Voilà ce qu'il fallait voir par ces clichés en noir et blanc.

Evident ou pas (2)
Evident ou pas (2)

D'abord un Ouessant noir en toison de type décoloré de par un gène particulier. Toison particulièrement claire, ce qui a fait croire à certains qu'il s'agissait d'un mouton blanc (aux pattes "bronzées").

Evident ou pas (2)
Evident ou pas (2)

Puis toujours un mouton noir dans le même type de toison soumise au même gène mais dans une expression un peu plus foncée.

Evident ou pas (2)
Evident ou pas (2)

Enfin, toujours un mouton noir, mais absolument pas concerné par le gène de dilution mentionné précédemment, par contre atteint d'un phénomène dit de canitie acquis avec l'âge et lui donnant un aspect argenté.

On se rend compte que si en l'absence de couleur les trois clichés se ressemblent, il en est de même pour les vues colorées.

Tout cela dans quel but?

Suite dans un prochain article...

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 16:48

Dès que j'ai découvert l'existence du mouton d'Ouessant de type ancien, je me suis demandé ce qu'il avait été réellement et cherchai dès lors à en découvrir plus à son sujet.

Pour cela, les trop rares documents photographiques anciens que j'ai pu trouver et faire sortir de l'oubli, au delà de l'émotion procurée, sont de précieux instantanés pour mener la réflexion.

Se pose cependant parfois la problématique représentation intellectuelle de la réalité de la coloration de l'animal de par le fait que ces clichés sont évidemment en noir et blanc.

Petite démonstration par étapes.

J'ai eu le souci de définir ma perception de certaines colorations de toisons existant actuellement si celles-ci avaient été photographiées "façon 1900".

Voici trois exemples.

Evident ou pas? (1)
Evident ou pas? (1)
Evident ou pas? (1)

Comme moi, essayez de définir la coloration apparente de chaque Ouessant, et surtout la réalité génétique de cette coloration.

Me concernant, j'ai la réponse puisque ce sont mes animaux.

Cet exercice que je me suis infligé a un but bien précis à découvrir dans un article suivant.

En attendant, qui veut faire travailler ses méninges?

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