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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 14:44
Et donc, suite aux deux précédents articles (Pour être un beau mouton... ) et (Et encore... ) qui apportent des éléments décalés par rapport à la réalité du Ouessant type ancien qui nous intéresse, voici la raison de ces inexactitudes que je pense avoir trouvée.

Je possède copie de la page 76 d'un ouvrage dont je ne connais malheureusement aucune référence précise. C'est à dire ni date de publication, ni titre, ni auteur. Je lance donc à cette occasion un appel à qui cela dirait quelque chose et qui pourrait m'en dire plus.
Néanmoins, cette page titrée "Mouton d'Ouessant" d'après son contenu mais aussi les caractères utilisés ainsi que le style de mise en page semblerait provenir d'un livre du milieu du 20ième siècle. De plus les moutons décrits ne sont pas encore aussi lourds que par la suite sur l'île.

On y distingue bien la race primitive de la race présente sur l'île à la période de la publication. Justement en ce qui concerne la race du moment, on parle d'un poids moyen de 35 à 40 kg comme l'ont repris plus tard les auteurs des deux ouvrages présentés en début de cet article que j'écris. J'y retrouve également le terme mouton marron (en parlant de noir) comme dans le premier. 
On peut fortement supposer qu'à partir de cet écrit de vers 1950, certains amalgames entre le Ouessant primitif et celui plus moderne (et grand), les deux se nommant mouton d'Ouessant, ont été faits par la suite par certains auteurs pas forcément suffisamment au fond de leur sujet (le Ouessant n'étant dans ces livres qu'une race présentée parmi beaucoup d'autres).


janvier 2009 021 mod

Quelques Lutins pour représenter le Ouessant primitif, c'est à dire d'avant 1900, un petit mouton, noir le plus souvent (mais pas exclusivement), d'une taille de 40 à 49 cm (selon le sexe et les individus) et d'un poids de 10 à 20 kg (idem). On est loin d'une moyenne de 40 kg parfois annoncée. Morale de cette histoire:" Ce n'est pas parce que c'est écrit que c'est vrai".      
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 18:04
J'ai retrouvé le même type d'erreur que celle présentée dans le précédent article (Pour être un beau mouton... ) ,déjà en ce qui concerne le poids annoncé du mouton d'Ouessant type ancien, dans un ouvrage de ces dernières décennies, sorte de livre rouge des races domestiques en difficulté de conservation pour leurs effectifs (J'en préciserai le titre dès que j'aurai remis la main sur ses références...Après commentaire fait par un fidèle visiteur et lisible au bas de l'article, ce doit bien être "l'Inventaire des animaux domestiques de France").

On y parle bien de la sauvegarde de cet ovin dans les années 1976; puis est abordée la description de l'animal. La petite taille, avec ses (environ) 50 cm, est mentionnée mais une fois encore on avance un poids de 35 à 40 kg en moyenne, donc presque trois fois la moyenne réelle....
Le mouton présenté en dessin d'illustration est pourtant bien un Ouessant (bien que pas très joli en temps que spécimen).

J'ai pu y lire plusieurs imprécisions qui frôlent l'inexactitude sur d'autres points, mais je retiendrai surtout celle-ci qui, faisant référence toujours à la physionomie du Ouessant, avance: "Laine noire, brune ou blanche". Allons pour le noir et le blanc, mais l'annonce du brun pourrait fair penser à la toison dite noisette alors qu'il faut plutôt y voir une erreur d'interprètation de l'observation de moutons noirs en vieille laine qui décolorée tire sur une sorte de marron-brun.

En consultant les documents que j'entasse, j'ai pu comprendre le pourquoi de la répétition de ces erreurs. Mais comme dans tous les bons feuilletons...suite au prochain numéro.... 

décembre 08 024 mod

Une vraie Ouessant type ancien noire, en vieille laine décolorée par le soleil et les intempéries (ni brune ni marron) et d'un poids de 13 kg (bien loin de la quarantaine) : Promesse des Lutins du M.
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 23:01
"Pour être un beau mouton, l'Ouessant l'est; il est remarquablement proportionné, mais de petite taille; 49 cm au garrot pour le bélier, 46 cm pour la brebis. Le poids est à l'avenant; jamais plus de 40 kg pour les mâles et les femelles adultes...." et comme pour aggraver les choses, plus loin..." Aujourd'hui l'île est le dernier sanctuaire où l'on peut voir ces petits moutons noirs en liberté."

Ces propos sont tirés d'un livre  "Tous les moutons" de Daniel Babo. L'ouvrage est attrayant au départ mais colporte de fausses idées.
L'Histoire, c'est aussi hier et quand on lit cette publication de 2001, on comprend une fois de plus la méfiance qu'il faut avoir face à l'écrit, tout en gardant donc un oeil critique. En effet si les tailles sont justes, bien que non mentionnées comme des maximales, le poids est  farfelu puisqu'il correspond à deux ou trois fois la réalité. Enfin, il y a bien longtemps qu'il n'y a plus de moutons d'Ouessant type ancien, en liberté sur l'île.

 Imaginons donc les représentations qui peuvent ainsi se construire dans l'esprit de celui qui découvre ce mouton. Pour preuve, voici une situation assez cocasse que j'ai pu vivre...
M'arrêtant devant l'enclos des Ouessant dans une dite ferme pédagogique (alors qu'à mes yeux ces lieux sont souvent des parcs animaliers qui rassemblent des animaux domestiques), j'aperçois une brebis particulièrement intéressante car petite comparée aux autres bien trop grandes (comme souvent). Le hasard veut que le responsable soit là et je lui en demande donc un peu plus sur l'origine de ses animaux, au cas où je décide de faire une acquisition. Une fois de plus, cela ne m'intéresse plus quand j'apprends qu'ils viennent d'un parc bien connu qui vend des animaux, dont des Ouessant, comme on vendrait des patates...Je lui fais tout de même remarquer qu'une de ses brebis est particulièrement belle. A ma grande surprise, je m'entends répondre qu'il se désole que ses animaux soient si petits (pourtant déjà trop grands pour des Ouessant type ancien) car ils devraient en fait ,pour lui, peser 70 kg....!!! Je me lance donc dans l'explication que si c'est le cas pour les ovins actuels de l'île, il en était tout autrement pour les
moutons anciens (comme les siens) qui ne dépassent guère les 15 kg. A chacun son tour d'écarquiller les yeux. Je n'insiste pas trop voyant que je commence à passer pour un illuminé...

Ce n'est donc déjà pas simple aujourd'hui, mais si on imagine dans quelques siècles, la personne qui tomberait sur cet ouvrage dans le cadre d'une recherche historique, on comprend les erreurs qui pourraient être également colportées.Ce qui arrive de nos jours quand on se contente, sans analyse,de rapporter des informations relevées dans des documents anciens. Je ne peux m'empêcher de penser à la fameuse histoire de l'échouage du Mykonos présentée (à tort ) comme la cause de disparition du Ouessant type ancien. Cause largement reprise dans bien des publications, livres, articles de journaux....alors que cette disparition avait déjà bien commencé avant cette catastrophe.


été 09 206 

"Pour être un beau mouton, l'Ouessant l'est..." 
Pour ça, c'est bien vrai. (Vénus et Blanche des Lutins du M.)    
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 23:01
Largement repris dans divers ouvrages et à différentes occasions, voici  le passage écrit en 1898 par Paul Gruyer au sujet des moutons de l'île d'Ouessant suite à un voyage sur les lieux.

"Tout autour de cette zone cultivable, il n'y a qu'une herbe rase, imprégnée de sel marin par la pluie d'écume impalpable que le vent y apporte, gazon serré où fleurissent quelques thyms, quelques scabieuses roses, et où paissent de nombreux moutons noirs. Ils sont tous, ça et là, attachés deux par deux à une longue corde fixée en terre; jamais ils ne rentrent dans une étable, mais ils vivent exposés à toutes les intempéries, protégés seulement par de petits murs bas, en forme de croix, contre lesquels ils se blottissent, du côté contraire à celui du vent. Une épaisse toison les recouvre, sorte de crin imperméable à la pluie, qui les fait paraître, non tondus, d'une grosseur raisonnable. Mais quand les ciseaux ont passé sur eux, il ne reste plus que des bêtes au-dessous de la taille moyenne d'un chien. Deux personnes mangent facilement un de leurs gigots, dont la chair est très savoureuse; c'est en outre une race robuste et précieuse pour l'île. Ils valent de quarante à cent sous pièce." 

L'auteur parle de moutons noirs. De là, l'idée que les moutons type ancien de l'île d'Ouessant étaient tous noirs, en particulier à cette époque a été un raccourci largement repris.
En fait, si la majorité est sans doute encore, en 1898, constituée de noirs, les blancs y sont bien déjà présents bien que Paul Gruyer ne se soit pas attardé sur cette présentation plus précise, alors que lui même phtographiait dans le même temps des animaux noirs mais aussi des blancs.( voir Les plus vieux Ouessant)
Dans les mêmes années (avant 1897), Gustave Geffroy, n'omettait pas quant à lui de décrire des moutons noirs mais aussi des blancs(voir Le Ouessant, un petit mouton noir? ).

Comme dans d'autres domaines, et on le constate chaque jour dans les nombreuses infos dont on nous abreuve, la précision voire les contradictions sont toujours à craindre dans les témoignages, qu'ils soient oraux ou écrits.
Tout cela pour dire que lorsqu'on n'a pas été particulièrement frappé par la présence de toisons blanches, on peut craindre que d'autres types de toisons rares ou très rares qui ne s'expriment qu'exceptionnellement (car génétiquement récessifs) aient pu passer inaperçus. Ce qui quand on se penche sur la génétique est du domaine du certain.
Un témoignage est donc toujours à prendre avec du recul quand il ne provient pas d'une personne ni forcément avertie ni simplement obligatoirement observatrice.

A l'heure du net et de la diffusion des connaissances, on voit encore de nombreuses confusions dans la perception de leurs animaux par certains éleveurs eux-mêmes. Alors, il y a quelques siècles, on était bien loin de tout cela...
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 19:33
Je connaissais ce document en une version de moins bonne qualité (ouvrage de Françoise Peron sur Ouessant, l'île sentinelle).
Me voici enfin devant ce qui est à ce jour le plus vieux document photographique (que je connaisse) permettant de se faire une réelle idée du mouton d'Ouessant type ancien. La photo date de 1898 et l'image de ces petits moutons est ainsi immortalisée depuis 111ans.
C'est une confirmation de plus à mes propos qui relatent souvent la présence de la couleur blanche sur l'île bien avant la fin du 19ème siècle.
Peu d'animaux sont présents sur ce cliché mais on perçoit malgré leur laine une silhouette malingre aux pattes fines. Pas de conclusion hâtive à tirer sur un cheptel sans doute hétéroclite puisque d'autres clichés montrent, quelques années après, certains animaux plus solides bien que toujours petits.
L'allure des agneaux est intéressante.Dans l'agnelle blanche, je retrouve la physionomie de la souche que j'élève. Le jeune noir semble être un futur bélier.
  
Vraiment un immense merci à Diane pour cette vue.
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 22:01
Pour comparaison d'avec le mouton d'Ouessant de la même époque, voici un instantané d'il y a environ un siècle des moutons que l'on pouvait trouver plus au sud que la Bretagne, sur l'île d'Yeu au large de la Vendée (merci encore à Dominique pour son envoi).
Bien qu'en contrebas derrière les enfants, la taille perceptible de ces ovins n'est pas encore très importante. Mais leur queue descend bien en dessous des talons. On y note des animaux blancs et plutôt clairs en général (gris, bruns, ...? mystère) avec une absence de noirs sur cet échantillon de cheptel, mais toujours est-il une certaine diversité de variantes colorées de toisons.
Si cette photo ne montre pas des Ouessant , cela demeure intéressant de se faire une approche de représentation des populations ovines  côtières ou insulaires de l'ouest français pour comparer les unes et les autres et mieux les comprendre.
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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 22:01
Dominique (un autre) m'envoie cette très intéressante carte de début 20ème siècle. Merci une fois de plus.

Au 19ème les moutons dits des grèves de Bretagne étaient mentionnés comme déjà assez petits comparativement à ceux de la région intérieure bien que faisant partie du même peuplement ovin. Le type Ouessant ancien est considéré comme un mouton des grèves "isolé" sur l'île du même nom.
Ce jeune garçon garde ici sur la côte de Quiberon des animaux de ces anciens types. On peut percevoir une taille un peu plus importante que celle du Ouessant actuel (du moins pour ce dernier quand il est dans le standard), mais aussi  une queue plus longue qui arrive aux talons, ainsi qu'une hétérogénéité des statures malgré la présence de jeunes à prendre en compte. Enfin un point important à mes yeux qui rejoint mes objectifs d'élevage, la variété de toisons avec la présence du blanc, du noir, des noirs marqués de blanc, d'un non noir derrière l'enfant,...et peut-être d'autres pas perceptibles.
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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 22:01
On présente souvent le mouton d'Ouessant de type ancien comme étant le plus petit mouton du monde. Peut-être l'est-il à l'heure actuelle, mais encore  n'est-il pas exclu que des populations ovines de race indéterminée sur lesquelles personne n'a vraiment porté les yeux existent dans des coins reculés du monde. Qui sait?

Ensuite on présente également le fait de l'insularité pour avoir créé la petite taille du Ouessant. Ce point y a sans doute contribué grandement et est reconnu pour bien des espèces, mais on oublie trop souvent faute de traces documentées que les animaux domestiques des siècles passés étaient dans l'ensemble bien plus petits que ceux que nous connaissons aujourd'hui, fruit  des connaissances de sélection moderne pour augmenter le rendement des carcasses.

Du début du 20ème siècle ( même époque que la disparition du mouton d'Ouessant type ancien sur l'île), cette carte postale ancienne qui nous montre des moutons de petite taille (qui semblent bruns). Ceux-ci ne dépassent pas le genou de leur berger qui ne paraît pas être un homme très grand, si on le compare à son chien. Des animaux, pour ce que l'on peut en voir, d'allure générale proche du Mouton d'Ouessant qui nous intéresse (mais avec la queue qui a été coupée.).
Et cela...en Suisse(!) Il serait intéressant de savoir ce qu'est devenu ce peuplement ovin malgré la grande crainte que, comme beaucoup d'autres, il soit disparu à jamais.
(Un très grand merci à Dominique)
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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 23:01
Ils ne parcourront plus la lande en bandes éprises de liberté, les petits moutons d'Ouessant d'il y a 100 ans.
Leur métissage avec de grandes races importées du continent en a fait, en moins de vingt ans sans doute, un nouveau type de mouton d'Ouessant, bien plus grand, bien plus lourd.
Le temps où leurs ancêtres ne dépassaient pas le genou des femmes semble bien loin.
 Cette vue semble faire suite à la précédente (Les limites de la photographie ).
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 23:01
Comme je l'ai déjà expliqué à maintes reprises, j'ai considéré, dès le départ de mon élevage de Ouessant type ancien, qu'il fallait se représenter ce qu'était l'animal avant sa disparition définitive de l'île.
Pour cela, seules les photographies anciennes peuvent en donner un aperçu indiscutable, bien plus qu'un dessin ou une peinture pour lesquels on ne peut jamais totalement exclure une certaine interprétation de leur auteur voire un talent limité.

Cependant le cliché ne présente que quelques animaux sur les milliers qui vivaient sur l'île et parfois, dans les mises en scène avec humains, nous n'avons pas d'explication sur le choix des animaux photographiés, s'il y en a eu un. On ne peut alors que considérer que telle ou telle allure existait mais nous n'aurons jamais une vision globale de la réalité du cheptel, réalité qui devait sans doute fluctuer à différents niveaux et parfois assez rapidement selon les béliers laissés dans les troupes. Je dis les troupes car les milliers d'animaux ne constituaient évidemment pas un troupeau unique, mais plusieurs qui exploitaient tel ou tel secteur de l'île.

Enfin les limites de la photographie sont bien sûr liées à l'apparition de cette technologie mais aussi au fait que la pratique n'était que peu répandue et le fait de quelques ateliers.

Toutefois, on ne peut exclure des clichés avec moutons dans les collections privées car l'île d'Ouessant au début du 20ème siècle attirait beaucoup la bourgeoisie du continent. Celle-ci à la recherche "d'exotisme", pouvait trouver là un monde à part dans son fonctionnement social, sans parler du lieu qui ne laisse personne indifférent...Ce sont ces clichés de particuliers qu'il faudrait pouvoir retrouver.

En ce qui concerne les cartes anciennes à grands tirages, seules deux à ma connaissance représentant le type ancien n'ont pu encore rejoindre ma collection. En particulier celle de Jean Louis Miniou, capitaine de La Louise(premier vapeur) dont un des matelots tient une agnelle blanche. Mais je cherche toujours.
  Une vue non datée (années 20, connue oblitérée en 1925) qui de toute manière nous montre ce qu'il est advenu de l'ancien petit mouton d'Ouessant: disparu ou tout comme... 
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