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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 23:01
Mes documents photographiques confirment ce qui est généralement admis: la disparition effective du petit mouton de type ancien sur l'île d'Ouessant dans une période approximative des années 1920 à 1930.Le Ouessant ancien fut "digéré" par les croisements avec de plus grandes races introduites sur l'île (le monde moderne arrive...lire l'ensemble des articles sur l'historique).
Sur ce cliché supposé des années 1930 d'après son aspect, on découvre des animaux ici tous blancs, hauts sur pattes, à longue queue, dégingandés et à la grande silhouette bien que pas encore aussi lourds que les Ouessant modernes actuels des lieux.
Heureusement, dès le 19ème, certains amateurs avaient rapporté de Ouessant le petit mouton de type ancien  pour l'élever sur le continent. Grâce à ces initiatives aux motivations diverses sans doute, c'est à ces éleveurs, à leurs familles qui ont suivi leur voie et enfin à Monsieur Abbé et ses amis qui ont su sortir de l'oubli l'animal et relancer un élevage de type agrément cette fois, que nous pouvons profiter de ce mouton tout autant superbe qu' insolite.
A l'initiatve de ces derniers, le GEMO était créé afin de pérenniser l'existence de cette race ancienne primitive qu'est le mouton d'Ouessant de type ancien.
Chaque éleveur soucieux de son rôle dans l'acte d'élever ce petit mouton peut rejoindre cette association afin de fédérer les motivations.
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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 23:01
Je ne résiste pas au plaisir de publier un second cliché faisant suite à la composition de la veille.
Je ne ferai pas l'analyse des animaux une nouvelle fois, mais par contre une remarque sur les deux jeunes humains.
Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, je trouve ces deux enfants étonnamment modernes si on excepte décors et vêtements.
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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 18:30
Jolie récompense à l'existence de ce blog, cette carte ancienne envoyée par un internaute attentif que je remercie beaucoup.
Superbe composition datant d'il ya un siècle et qui met en scène ces enfants mais aussi deux jeunes béliers.
Rien dans l'édition de la carte ne permet de désigner des moutons d'Ouessant avec certitude mais tout dans leur physionomie peut nous faire penser à ce type d'animaux ou encore celui décrit sur les côtes de Bretagne encore au début du 19ème siècle.
Ce jeune noir et ce jeune blanc sont très fins d'ossature et bien de petite taille comparés aux enfants d'une dizaine d'années. Leur aspect malingre fait beaucoup penser à la représentation de Figuier ( Le mouton d'Ouessant n'a jamais existé. ).
Ensuite le côté gadget de ces animaux les a amenés à être utilisés dans cette scène comme moutons de compagnie (avec toute une symbolique).
Maintenant on peut se demander si la maison d'édition parisienne est allée en Bretagne pour composer cette prise de vue ou si des animaux proches de Paris ont été utilisés, ce qui dans ce dernier cas témoignerait d'animaux élevés par quelques propriétaires en France intérieure séduits par l'animal, comme il en existait sans doute déjà. 
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 23:01
Sur cette carte non voyagée qui dans son type correspondrait aux tirages des années 30, on découvre un couple d' Ouessant blancs déjà assez grandis (bien que trapus et bien dodus) par des introductions non référencées de races plus grandes et plus lourdes.
L'utilisation du premier bateau à vapeur, La Louise, quelques décennies avant, assurant la liaison entre l'île d'Ouessant et le continent est, en temps qu'avancée du modernisme et commodité, présenté comme un élément ayant contribué aux apports extérieurs d'autres moutons. En fait cela n'a fait sans doute qu'accélèrer, jusque sur Ouessant, le processus d'une politique d'élevage plus rentable qui gagnait comme partout pour évincer les races locales et qui n'existait qu'encore peu à l'époque des uniques voiliers.
La morphologie du type Ouessant ancien est alors en train de se perdre.
 
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 23:01
Il y a une dizaine d'années en découvrant ce cliché de début 20ème, j'ai pensé avoir découvert quelques moutons de type Ouessant parmi ce troupeau paissant sur les prés salés de la baie du Mont Saint Michel.
Le fait que deux animaux plus petits que les autres portent en plus une sorte de collier me faisait penser que ces animaux bénéficiaient d'un statut particulier car justement animaux particuliers.
Mais à bien y regarder on s'aperçoit que le sujet noir le plus proche à gauche a eu la queue coupée (comme celui en second plan) et que ses oreilles sont assez grandes. Et puis si on étudie le comportement, la façon de talonner la grande brebis blanche et le manque de laine montrent, semble-t-il, que ce mouton noir est son jeune et a d'ailleurs un jumeau un peu plus petit juste à ses côtés. L'autre noir à collier est également  "dans les jupons de sa mère"  brebis blanche.
Pour aller dans ce sens, de grandes brebis noires composent également la troupe et ces petits moutons noirs sont sans doute appelés à devenir de grands moutons noirs.
Ce n'était qu'un mirage du Ouessant...
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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 23:03

 Nous sommes au début du 20ème. Je possède cette carte oblitérée en 1906 en Vendée.

 Ce ne sont pas des moutons d'Ouessant qui sont présents même si un air de famille surprend. La taille est plus importante, du moins pour les animaux au premier plan. La queue est plus longue.

 Malgré les jeunes présents, l'ensemble est très hétérogène. Un mouton blanc est visible. Une fois de plus, sans doute des ovins de race locale pas bien déterminée mais aux allures de moutons "bretons" anciens.

D'après l'architecture, nous ne sommes pas en Bretagne, mais pas loin car un visiteur de ce blog m'indique que la maison d'édition de cette carte serait nantaise et on peut donc supposer une prise de vue dans les environs.

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 23:01
Cette carte ancienne de Carnac (Bretagne) est une parenthèse dans notre problèmatique Ouessant. Je l'avais achetée pour les vaches qui sont vraiment très petites. Cela témoigne bien qu'autrefois les races (ou variétés locales, comme on voudra) étaient assez souvent de petite taille comparées à ce que nous connaissons aujourd'hui en élevage...

Cela me permet de faire le parallèle avec les chevaux et vaches d'Ouessant qui comme les moutons de cette île étaient particulièrement petits à ce que l'on raconte. Seuls ces derniers, les moutons, ont atteint le 20ème siècle pour s'éteindre de l'île en quelques décennies absorbés par les grandes races introduites. Les premiers, chevaux et vaches, semblent diparaître peu à peu dans la seconde moitié du 19ème siècle (dans leur forme "naine").

Françoise Peron relate dans "Ouessant, l'île sentinelle" qu'en 1803 la future impératrice, Joséphine de Beauharnais, fit l'acquisition de deux chevaux d'Ouessant ( sa lettre de demande au préfet maritime de Brest a d'ailleurs été retrouvée). Le roi de Rome aurait donc eu pour premières montures des chevaux ouessantins...
 Par la suite des croisements font perdre leurs caractères aux chevaux de l'île (1,10 m à l'origine) et le déclin de l'agriculture entraîne l'extinction même de leurs descendants métissés (260 en 1872, 76 en 1914).
Mais en 1911, il y a encore 400 vaches (pour 360 habitants) ; mais de quel type alors? (en un temps imprécis, on parlait d'une vache noire grande comme un veau et de 80kg)
Dans les années 1960, plus de chevaux ni de vaches sur Ouessant mais encore des moutons par contre métissés avec de grandes races, comme aujourd'hui toujours, et sans grand rapport avec le type ancien. 
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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 23:03


Photo accompagant un article de Georges Toudouze, écrit dans le numéro 620 de la Revue Mame du 19 août 1906 (communiqué par Diane Falck) .

Voici ce qu'écrit l'auteur:       PETITS MOUTONS D'OUESSANT

"Y a-t-il là une bizarrerie de la nature? Cette anomalie est-elle due à un concours de conditions climatologiques spéciales? Je laisse cette question à élucider aux zoologistes, et je me borne à constater. Ouessant, l'île tragique qui termine l'Armorique, à l'ouest, celle que les Bretons appellent, d'un terme énergique, l'île de l'Epouvante, et à laquelle ils appliquent ce proverbe d'une terrifiante justesse: Qui voit Ouessant, voit son sang, Ouessant nourrit une race spéciale de moutons nains, de minuscules petits moutons noirs qui ne grandissent pas, et , parvenus à l'âge adulte, gardent les mêmes proportions minuscules.
Véritables joyaux d'étagère, ils paissent les maigres landes d'Ouessant toutes parfumées de bruyères, toutes humides d'embruns; et le goût particulièrement savoureux de leurs côtelettes les désigne de manière trop décisive aux gourmets de la grande terre. Aussi bien leur prix, aussi modique que leurs dimensions, les met-il, ces pauvres moutons noirs, à la portée de toutes les bourses; car, tout vivants, ils se vendent là-bas, dans l'île sauvage, cinq francs pièce!
Hélas! la civilisation les atteint, eux aussi, sous la forme du couteau de boucher, et l'espèce tend à diminuer; elle disparaîtra, la race des petits moutons d'Ouessant, comme disparaissent les coiffes, les brayou-braz, les pen-baz, les tabliers brodés légendaires de l'Armor; et c'est pourquoi j'ai cru amusant de présenter aux lecteurs de la Revue Mame ce bélier et cette brebis parfaitement adultes et parvenus à leur plein développement, avec lesquels on peut faire des haltères et des exercices de force le plus aisément du monde, sans craindre de se fatiguer!

Quelques commentaires:
L'auteur a-t-il vu de ses yeux les deux moutons de la photo. Si non, cela peut être une brebis et son jeune (à l'attache durant la période des cultures). Si oui, ce serait donc un bélier comme il l'indique, dans la main droite de l'homme qui pose et c'est alors bien dommage que nous n'en voyons pas la tête....
Ensuite Georges Toudouze a des propos de visionnaire. Déjà il y a cent ans, il fait partie de ceux qui voient la civilisation avancer à grands pas jusque sur Ouessant et s'en inquiète, prévoyant même une disparition prochaine du petit mouton d'Ouessant.
Enfin dans ses propos, on note, qu'à cette époque comme de nos jours, le mouton d'Ouessant de type ancien surprend, intrigue et pose les interrogations d'aujourd'hui encore.

Pour préciser le second commentaire, j'en profite pour communiquer ces chiffres que Françoise Peron publie dans son magnifique ouvrage "Ouessant, l'île sentinelle":
Au 18ème siècle, chaque famille élevait en moyenne 20 moutons.
A la fin du 19ème et au début du 20ème siècle,la moyenne descend déjà à 6 à 18 moutons par famille.
Actuellement (fin 20ème), les familles qui pratiquent encore cet élevage ne conservent plus à l'année que 2 à 8 brebis au grand maximum....Ma remarque pour ce dernier renseignement: il ne s'agit plus du petit mouton ancien mais de la grande race moderne de 60 kg et plus qui a remplacé le type ancien.
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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 23:01

Cette vue que j'avais achetée sur le Net montre un bel ensemble de moutons locaux sur la côte du Morbihan (Bretagne). Du début du 20ème siècle, ce troupeau est composé de moutons noirs à laine primitive comme celle du Ouessant de type ancien. Ces animaux mériteraient bien le surnom de Moutons des grèves employé au 19ème ,vue la situation (voir autres articles sur l'historique).
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 23:01

 

Vue panoramique de 1917 (comme toujours si vous connaissez une oblitération antérieure merci de me la communiquer).
Les moutons sont loin, c'est vrai, mais cela reste intéressant: on voit l'homme ou garçon  avec devant lui  ses ou les moutons attachés par deux. C'est donc encore la période des cultures. La lande est bien rase et la nourriture maigre pour ces animaux qui ne peuvent aller à leur guise mais sont simplement déplacés régulièrement. D'autres paires (4 ou 5) de moutons d'Ouessant type ancien sont perceptibles plus loin à gauche et au centre et ont la même vie que les précédents.
Un joli gwasked  (Evolution de l'abri    Cornage et cornage   Morceaux choisis ) a été élevé avec les pierres qui ne manquent pas, mais ne doit pas être accessible, pour la saison, à ces moutons dont l'attache n'est pas très très longue. Son utilité se révèlera quand les animaux seront à nouveau libres durant l'automne et l'hiver. 
Comme souvent, le vent souffle (d'après le drapeau) malgré le temps clair.
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