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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 17:41
Sur ce cliché de ma collection, que voir?                                                                                                                                         Cette fillette ouessantine de 6-8 ans (?) qui pose devant un décor peint  posé à l'extérieur donne un idée de la petitesse du mouton d'Ouessant de type ancien.

La brebis adulte tondue est solide, trapue avec des yeux assez proéminants caractéristiques de la "race". Ses oreilles entaillées permettaient à son propriétaire de l'identifier comme sienne parmi les autres animaux après des mois d'errance en toute liberté sur l'île, en automne et hiver . Ces marques, véritables codes d'identité, étaient enregistrées en mairie et différentes pour chaque foyer éleveur.

L'agnelle (normalement de cette brebis), jeune de l'année d'après sa laine et sa physionomie, est déjà bien grande et à 3 ans sera plus grande que sa mère. Preuve d'une certaine hétérogénéité dans le troupeau?

Ces deux moutons sont attachés non seulement pour la photo, mais aussi parce que c'est la période des cultures.Mères et jeunes sont liés ainsi à un piquet pour plusieurs mois.

Ce cliché a environ un siècle et montre des Ouessant blancs.
Je n'ai pas encore trouvé cette vue avec une oblitération. Si vous en trouviez une merci de me la communiquer. Ainsi, il serait possible de situer l'année de prise de vue avec l'oblitération la plus ancienne rencontrée.

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 14:33

Oui et non. Oui parfois. Oui souvent. Oui peut-être. Tout dépend de la période considérée.

Pendant longtemps, l'échouage du cargo grec le Mykonos, au large de l'île d'Ouessant en 1936, était présenté comme un tournant dans la disparition du petit mouton ouessantin. En effet, des moutons d'une plus grande race et blancs transportés par ce navire auraient  réussi à gagner le rivage et de là "polluer" la population ovine de l'île. Pourtant un témoignage recueilli par Gilles Delorme affirme que certains de ces moutons étaient noirs. G.Tronson mentionne suite à cet évènement l'arrivée d'un bélier et deux brebis; ceci est trop peu pour modifier rapidement une poulation ovine de plusieurs centaines voire milliers d'animaux. En fait, il y a probablement eu régulièrement et volontairement des apports sans doute assez nombreux de moutons du continent grossis et grandis par les croisements avec les races anglaises de par une politique agricole d'amélioration des races locales françaises. L'impact de ce naufrage  n'a fait par contre qu'amplifier (et encore?) le phénomène d'évolution de la race Ouessant,  mais comme j'ai pu le prouver par les documents photos et les écrits de vers 1900, la couleur blanche était déjà bien présente à cette période.

On parle aussi d'un apport de moutons blancs des Monts d'Arrée vers 1904-1910 pour grossir la race,ce qui, même si cela est vrai, n'est pas à l'origine du blanc sur l'île qui existait déjà fin 19ème comme je le prouverai ensuite.

 Cela a seulement amplifié l'extension des toisons blanches .

Gustave Geffroy dans son livre "Voyage à Ouessant" édité une première fois en 1897 et donc écrit sans doute quelques années avant relate l'observation suivante sans que je sache la date de son voyage sur l'île:
"Et partout, des moutons, des moutons, encore et toujours des moutons, DES NOIRS ET DES BLANCS, petits, vifs, attachés deux à deux par une longue corde, inquiets, allant et venant. Ils sont plus de cinq mille dans l'île, toujours dehors, hiver comme été. Il n'y a pas de bergeries pour les loger. On leur construit de petits abris triangulaires, trois petits muretins partant du même point et derrière lesquels ils s'abritent, choisissant l'angle à l'abri du vent. Ils se réfugient aussi au creux où l'herbe est plus haute et plus épaisse. Aux mois durs, en décembre, janvier, ils meurent par centaines. Ceux qui résistent, faits à toutes les températures, à toutes les sautes d'ouragan, sont des individus libres, solides et rusés autant que mouton peut l'être. Certes, les pauvres bêtes retournées à l'état de nature ne sont pas changés en loups, mais elles sont devenues perspicaces et avisées un peu à la façon du renard, habiles à se terrer au creux, à se blottir derrière les muretins, à trouver leursubsistance à travers les prés salés. Jusqu'au phare de Créach, je ne rencontre, je n'entends que ces MOUTONS NOIRS ET BLANCS, si agiles, tout réjouis par le soleil. L'île tout entière bêle dans la lumière."
Je n'ai pu m'empêcher de vous faire profiter de tout ce passage dans lequel on vit avec l'auteur cette atmosphère d'île à moutons et qui nous fait percevoir la dureté de la vie (ou survie) des troupes de moutons d'Ouessant. Et puis les blancs sont bien déjà présents, et bien présents pour être cités deux fois.

Antérieurement, Heuzé en 1840 explique que la couleur blanche augmente pour finir par concerner l'ensemble des animaux en Bretagne. L'île d'Ouessant est-elle atteinte par ce phénomène à la même période?

Et avant, peut-être le mouton d'Ouessant était-il noir du fait d'avoir été préservé plus longtemps qu'ailleurs de l'extension de la couleur blanche sur le continent et la Bretagne en particulier. Mais là encore, il faudrait nuancer en disant qu'il se peut que la couleur noire  ait été la plus répandue à une certaine époque d'avant le 19ème et que cela n'exclut en rien la possible présence de toisons de type plus ancien et/ou rares car récessives comme des gris ou des bruns et autres décrits d'ailleurs au 19ème sur le littoral. Donc qui dit éventuelle absence du blanc n'affirme pas pour autant que les moutons d'Ouessant d'un type plus ancien étaient forcément tous noirs....

 

 

Grichka et Castille des Lutins du Montana, moutons d'Ouessant de type ancien, blancs...et fiers de l'être.

Alors pourquoi les Ouessant actuels sont-ils majoritairement noirs?
 Il faudrait demander aux pionniers du GEMO (Groupement des éleveurs du mouton d'Ouessant) si dans leur démarche ils n'ont pas volontairement recherché les derniers troupeaux du petit Ouessant  sauvegardés par des particuliers, en ayant en tête l'image du petit mouton noir, excluant ainsi d'autres variétés.
La couleur noire n'a-t-elle pas été privilégiée  un certain temps, d'une part sur l'île pour des tissages sombres, et d'autre part chez les détenteurs de la souche ancienne sur le continent de par l'originalité de cette toison alors que la population ovine française était globalement devenue blanche pour nombre de races?
Ce sont là des hypothèses et des interrogations, car de toute façon en remontant dans le temps on se heurte à un certain moment au manque de "pièces à conviction".

Tout cela pour dire que rien ne doit contenir le petit Ouessant de type ancien dans la coloration noire uniquement.

 

 

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 14:07

Représentation du mouton dit des landes (Figuier): petit, malingre,...
NE PAS CONFONDRE les landes (milieu naturel) et Les Landes (département).


J'ai osé ce titre qui peut sembler provocateur pour préciser un fait bien réel. Je pourrais l'aménager en "Le mouton d'Ouessant n'a jamais vraiment existé".

En effet le concept de race est une notion assez moderne qui se développe au cours des 19 et 20ème siècles. Une race se définit aussi par une population animale sur laquelle on pratique une sélection rigoureuse et orientée vers des critères bien précis dans lesquels on essaie en quelque sorte de l'emprisonner et l'y maintenir.

Or ce n'est que vers le milieu des années 70 que le GEMO (Groupement des éleveurs du mouton d'Ouessant), sous l'impulsion de M.Abbé, définit un standard et des orientations d'élevage. La race Mouton d'Ouessant n'a donc qu'une trentaine d'années et est bien loin de présenter l'homogénéité que l'on peut attendre dans une race.

Auparavant, il serait préférable pour bien s'y retrouver de parler de moutons de type ou variété Ouessant. Comme nous le verrons, celui du Gemo, celui actuel sur l'île, celui de l'île vers 1950, vers 1900, vers 1850 et même avant présentent tous certaines différences notables liées à l'histoire de cette île et de son troupeau.

Dans les siècles passés, les populations étaient essentiellement rurales et les familles ne possèdaient (en Bretagne comme ailleurs) parfois que quelques moutons issus de ceux du voisin et du type que l'on trouvait sur le secteur. D'un vallon à un autre ou à quelques kilomètres de là, ces micropopulations ovines n'appartenant à aucune race bien définie pouvaient présenter des aspects différents selon les sols et la qualité de leur nourriture. Le mouton, animal très répandu, évoluait au fil des décennies et des siècles vers des formes diverses selon  les régions naturelles. On parlerait aujourd'hui de races locales (qui ont ,dans la plupart des cas, de  nos jours disparu, absorbées par les races modernes et un élevage non moins moderne).

La Bretagne n'échappe pas à ces principes. Au 19ème siècle, en Bretagne intérieure, on nomme ,Moutons des landes, les populations ovines constituées d'animaux chétifs de 40 à 50 cm et le plus souvent noirs, parfois blancs ou blancs aux pattes marquées de petites taches brunes ou rousses.
Sur le littoral et les îles, on les nomme Moutons des grèves. Ils sont encore plus petits car une nourriture plus maigre semble en faire des animaux plus légers. Il est important de noter que pour cette variété encore présente sur les côtes bretonnes au milieu du 19ème siècle sont décrites des toisons noires mais aussi brunes, rousses, grises, blanches piquetées de roux sur les membres. On peut imaginer d'autres coloris non décrits à cause de leur rareté et pas forcément décelés. Ces précisions sur la diversité des couleurs me tient particulièrement à coeur.
Les animaux élevés au 19ème sur l'île d'Ouessant se rattachent à ces groupements et sont déjà  qualifiés "de fort petite taille" par rapport à ceux du continent.
(inspiré des travaux de Denis et Mahler)

Le mouton d'Ouessant plus petit que tout autre semble bien une réalité déjà il y a quelques siècles.

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 13:24
Dans le précédent article, j'ai publié une carte postale ancienne de ma collection. Avant de vous faire partager le fruit de mes quelques recherches sur le Ouessant , je lance ce SOS:
Les décennies et les siècles passent et avec eux les témoignages vivants du passé. Il risque d'en être peu à peu de même des témoignages matériels. Je pense aux cartes anciennes mais aussi aux clichés de famille plus personnels ou de visiteurs faits sur Ouessant ou en Bretagne dans le passé et qui montrent des moutons.
Si vous êtes de Ouessant, ou votre famille, ou si vous connaissez des proches qui le sont ou encore si vous faîtes des trouvailles, merci de relayer ce message et penser à mon travail avant que les photos jaunies finissent rongées par les mites ou moisies (pourquoi pas aussi des petits films du tout début de cette technologie, qui sait?).
Tout témoignage écrit m'intéresse également, qu'il soit de la littérature ancienne, encyclopédique voire simple correspondance,....Pour les témoignages oraux, il semble bien tard...
Sans oublier la peinture qui permet certains constats.

Le mouton d'Ouessant type ancien a failli disparaître, si comme moi vous ne voulez pas qu'une partie de son histoire s'éteigne MERCI POUR LUI en me faisant connaître vos trouvailles. A bientôt donc......
                 Une petite photo d'espoir....avec ces jeunes Lutins du Montana (D.Morzynski)
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 12:40


Cela pourrait être le slogan d'une publicité pour une lessive, mais il n'en est rien.

 Le blanc est toujours aussi blanc et surtout le Ouessant est toujours aussi petit. Une chance que l'on doit à Monsieur Abbé qui s'est le premier soucié de sauver le mouton d'Ouessant de type ancien en créant le GEMO (Groupement des Eleveurs du Mouton d'Ouessant) au milieu des années 70.

Un siècle sépare ces deux clichés et on peut constater que le type ouessant a bien été conservé (du moins pour certains sujets...).

 




A gauche, sur Ouessant, début années 1900, une fillette ouessantine et ses deux ouessantines de brebis (jeune à sa droite et adulte à sa gauche).





                                                              

 

 

 

 

  A droite, sur le Continent, début années  2000, ma bergère et ses deux ouessantins de moutons , Albâtre et Gwen des Lutins du Montana.
                                                                 (Photo: D.Morzynski)



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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 11:50

                                                                                                                                                                                                                                                          Ouessant, une île d'un abord difficile (Photo: D.morzynski)

 










Un milieu balayé par les vents, la pluie (même s'il y tombe la moitié des précipitations de Brest) et une nourriture maigre.
(Photo: D.Morzynski)







 

Une île à visiter pour son originalité, son histoire, ses paysages, le dépaysement apporté mais aussi pour comprendre et imaginer la vie de ces petits moutons d'Ouessant puisque ce sont eux qui nous intéressent.

Un lieu où dans la solitude et la brume, j'ai aimé, lors de plusieurs séjours, arpenter la lande en attendant de voir apparaître furtivement les fantômes des moutons des siècles passés. Si, si il faut y croire; cela doit être possible.
Ou du moins l'imaginer. Ne les voyez -vous pas cabrioler, disparaître derrière un rocher? Dominés par le bruit du ressac n' entendez-vous pas les bêlements plaintifs des agneaux éloignés de leur mère....


Pour en savoir plus sur cette île:
le superbe ouvrage de Françoise Peron "Ouessant, l'île sentinelle", vous y découvrirez en particulier le système ancestral de l'élevage du mouton et le principe de la "vaine pâture" encore pratiquée.



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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 19:31

 

D'abord, dans un premier temps, le phénomène de la domestication semble réduire la taille des animaux par rapport à celle de l'espèce d'origine (le mouflon), à cause du stress de ces individus sauvages devenus captifs.

Ensuite, la nourriture proposée par les premiers éleveurs ne couvrait sans doute pas correctement les besoins des mouflons domestiques et des carences alimentaires devaient exister.

Et puis peut-être que les animaux moins grands étaient plus faciles à manipuler et donc à élever du fait d'un manque de docilité de ces mouflons pas encore vraiment moutons. De là une préférence?

                                        

                                      Rustique, petite, ... comme ses ancêtres, Sidney brebis Ouessant
                                                        Les Lutins du Montana (Photo: D.Morzynski)




Suite à des fouilles archéologiques sur Ouessant,sur un site du premier âge du fer, les ossements retrouvés des moutons de cette période indiquent des animaux d'une taille de 58,7 cm en moyenne au garrot (Patrice Méniel).

Il est considéré que les Ouessant actuels sont assez proches sur différents points de ce que pouvaient être les moutons du Moyen Age? D'ailleurs, des animaux domestiques plus petits que de nos jours semblent être un phénomène assez répandu dans le passé.

Il ne faut pas oublier le principe d'insularité (connu des naturalistes ) qui, pour les espèces sauvages, tend à diminuer leur taille comparativement à celle des mêmes espèces du continent. Les races domestiques semblent ne pas y échapper (poney Shetland,.....). L'île d'Ouessant possédait également des chevaux de petite taille ainsi que de petites vaches, mais ces deux races avaient déjà disparu il y a un siècle.

Pour ce qui est du Ouessant, l'île a en quelque sorte joué le rôle de terre conservatoire pour "notre" mouton de type moyen âgeux grâce à un certain isolement du continent (courants violents, contacts limités avec l'extérieur....) alors qu'en Bretagne  continentale ces moutons du même type ou proches  disparaissaient peu à peu.

Les conditions de vie du Mouton d'Ouessant sur l'île a joué un rôle important dans la réduction de la taille: des animaux à l'extérieur toute l'année sans beaucoup d'abris, sous le vent et la pluie, avec une nourriture maigre . A l'attache la moitié de l'année sur les bords des falaises (car l'île était entièrement cultivée), puis libres l'autre moitié de l'année à errer en troupes immenses après les récoltes (au milieu du 19ième siècle étaient recensés en mairie 6000 moutons pour 1500 hectares), on comprend, comme je l'ai relevé dans un écrit, que  ces animaux puissent mourir par centaines l'hiver. Une sélection naturelle donc bien présente, les plus résistants survivant. Etre petit pouvait être un avantage en cela (?).
Une sélection humaine enfin qui n'allait sans doute pas dans le bon sens puisque la logique veut que, si on souhaite manger un animal, on le choisit parmi les plus grands et plus gros. Les animaux de petite taille n'ont plus qu'à se reproduire entre eux et diffuser leurs caractères génétiques: rusticité, petite taille,...

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 15:00

NON, non et non.

Souvent, j'entends sortir de la bouche de mes visiteurs: "Ah! oui! Ce sont des moutons nains....."  ou encore venant d'un éleveur ovin professionnel plus habitué de par son métier à rechercher les kilos et le rendement: "Oui, mais , là, c'est du dégénéré..."

Non, non. Du nain, du dégénéré...et puis quoi encore!!!!!

Le Ouessant n'est pas un mouton nain mais une race à part entière. De petite taille certes mais une race unique alors qu'il est vrai qu'il se fait (aux Etats Unis en particulier) des moutons nains, réductions de grandes races pour créer des ovins de "compagnie".

Le Ouessant n'est la réduction d'aucune race. Il est lui, fruit de son histoire.
Non personne n'a voulu sur Ouessant faire le plus petit mouton. La vie y était suffisamment rude pour ne pas avoir de temps à perdre avec de telles idées. D'ailleurs ceux qui l'élevaient lui ont peu à peu préféré des races plus lourdes qui ont "digéré" en quelques décennies le minus.
Allez proposer à un habitant de l'île d'Ouessant, à l'heure du congélateur, d'élever des moutons de 10 à 20 kg à la place d'animaux de 60 kg et plus maintenant. La réponse est vite trouvée.

                                              Les Lutins,  Cannelle (12 kg) et Ouessantine (1 kg)    (Photo D.Morzynski)

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 16:25

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du berceau du Moyen Orient, le mouton ou mouflon domestiqué va  progresser vers l'Europe actuelle et celle du nord en particulier. Une première vague de diffusion, comprenant des races encore primitives à queue courte, installerait en ces régions les ancêtres de races comme le Soay, le Romanov ou encore le Ouessant (travaux de M.Lauvergne). D'autres vagues suivront plus au sud avec des moutons présentant encore plus de mutations.
                                                          

Un "Mouflon" d'Ouessant: Ocelot(élevage Delorme), Les Lutins du Montana
                                                                                      

Le Ouessant (ou Ouessantin) pourrait donc être, comme d'autres races "nordiques" considéré comme une relique des premières races apparues.
Une singularité qui à mon avis fait bien du Mouton d'Ouessant un "Mouflon" d'Ouessant à sa façon.

 

 

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 14:32

 

 

On considère actuellement que c'est en Moyen Orient, il y a environ 9000  à 10 000 ans, que le Mouflon d'Asie mineure (Mouflon rouge ou Mouflon oriental) fut domestiqué et donna les premiers moutons, même si des apports d'autres espèces de Mouflon restent possibles.
La capture et l'élevage de ces animaux provoquent d'abord des diminutions de la taille (conséquences de carences alimentaires et de stress? choix des éleveurs?)
Des modifications du cornage ( voire la disparition des cornes ) apparaissent. La queue s'est allongée. La toison laineuse apparaît sans oublier les mutations dans sa coloration. La mue peut disparaître.
Ce ne sont que les étapes les plus essentielles car elles sont nombreuses et se sont effectuées sur plusieurs millénaires donnant au final la diversité de races actuelles avec leurs diverses "monstruosités" fruit de la domestication et de la sélection humaine.
Chaque race ayant évolué dans une région donnée avec ses contraintes de climat, de ressources, de terrain,..., son histoire, alors une adaptabilité des populations ovines  à certaines conditions de vie est apparue. De ce fait certaines races présentent plus ou moins que d'autres, points forts ou points faibles selon les finalités de leur élevage.

 

 







Une variante du Mouflon oriental après 10 000 ans de domestication,

Le mouton d'Ouessant.
(Troll, Les Lutins du Montana)


Photo: D.Morzynski

 

 

 

 

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