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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 09:31

 

 

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La prairie est un milieu artificiel contenu en l'état par la fauche ou le pâturage. Cependant aucun de ces moyens de maintien du milieu n'est parfait sur la durée. La nature comme le lieu sont perpétuellement soumis à des phénomènes évolutifs. 

Certains peuvent être appréciables pour l'éleveur alors que d'autres se montrent être un souci sous cet angle de l'élevage.

 

J'ai déjà présenté mon combat pour contenir ronces, fougères et orties dans les haies, au risque sinon de les voir envahir l'espace prairial, limitant ainsi les graminées consommées par les moutons (les ronces étant même un redoutable piège pour les Ouessant Sauvé ).

 

Les rumex ("oseilles sauvages") sont consommées par les ovins mais pas de façon prioritaire d'un point de vue appétance. Cette plante se trouve donc la plupart du temps  contenue par les dents des moutons, mais éliminée seulement en cas de forte pression.

 

 

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 La prairie de fauche ne bénéficie pas de ce régime et là où le rumex est installé il a le temps de fructifier et de donner des graines à maturité avant que les lames ne passent.

J'avais acheté du foin il y a deux hivers lors de la pénurie de cette denrée. Il s'avéra contenir beaucoup de rumex. Ainsi de par les graines, de nombreux pieds de cette plante se sont installés aux abords de l'abri, lieu d'affourragement.

 

 

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L'abondance d'herbe de par la pluviométrie du moment fait que les Ouessant délaissent beaucoup trop ce rumex et qu'il est bien parti pour fructifier et continuer à s'étendre. La seule solution, pas très agréable dans la décision, sera l'emploi ciblé et ponctuel du "poison", un désherbant sélectif systémique, employé en l'absence du troupeau durant une paire de semaines.

     

 

 

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Voilà l'arrivée de la bardane, non consommée par les moutons.

Ses boutons de graines de type "velcro" n'amusent que les écoliers en milieu rural qui se les "collent" dans le dos dans les cours de récréation, ou encore l'invité alcoolisé des tristes fins de soirée de mariages qui les fixe avec le petit carton à slogan humoristique (?) qu'ils supportent, dans le dos de tout bipède passant à sa proximité...

Un calvaire par contre pour les moutons dont la toison accroche ces boutons de graines. Seule la tonte les en débarassera.

 

Un pied, puis deux , puis trois....puis encore plus loin la plante s'installe. Pas encore trop nombreux, les pieds de bardane devraient pouvoir être éliminés par arrachage manuel profond pour bien extirper les racines.

 

Le "mal" récent provient d'une basse-cour d'un voisin à 150 mètres .... 

 

 

 

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Certains chardons deviennent vite un problème si on n'intervient pas, s'installant d'autant plus vite sur les surfaces pâturées. Là encore, la source du souci est un autre voisin qui était en surpâturage et chez qui ces chardons ont vite proliféré durant cinq ans sans aucune intervention du propriétaire des lieux. Situées sous bon vent (plutôt mauvais en la circonstance), les prairies des Lutins se sont trouvées être envahies à leur tour.

Une fois de plus, des heures et des heures de labeur en perspective à arracher ces milliers de chardons avant la floraison, seule l'huile de coude permettant de gérer la situation au mieux.  

 

 

 

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Les cirses des marais ont par contre l'autorisation d'être libres sur le domaine. Cette plante des lieux humides se limitant à la proximité de l'eau.

 

Il n'y a que peu de répit en élevage, chaque période apportant ses labeurs du moment.

Suivront la taille des onglons, le gros travail de tonte, la fauche des fougères et enfin juilletet août devraient être plus calmes si on excepte un ténia toujours possible à combattre ici ou là sur quelques agneaux, et la première vaccination et son rappel pour l'ensemble des agneaux. J'oubliais une seconde fauche des fougères fin août, la pose de la nouvelle identification  électronique avant juillet (si elle m'arrive un jour) et les prises de sang pour les analyses de la situation brucellose.

Finalement je réalise que les mois prochains sont bien remplis, ce qui fait de la lutte contre la végétation invasive un travail dont je me passerais bien.

 

 

 

 

 

 

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 18:05

 

 

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 Week-end aménagement.

Possèdant la couverture d'une ancienne cabane démontée et le lot des béliers devant regagner sous peu les lieux et les brebis, il fallait prévoir un peu plus de surface d'abri pour le confort de vie de tous, ne serait-ce face aux averses régulières du moment.

C'est chose faite.

 

Toute nouveauté intrigue.....

 

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 Mais la première ondée venue fait vite disparaître les hésitations... 

 

 

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 10:59

 

 

Un défaut qui aurait pu coûter la vie à Agnella, avec des "si"... Si le berger ne l'avait pas découverte plus tôt,.... s'il avait plu ou neigé et continué à faire froid......

 

 

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Agnella, la tête coincée dans la clôture.

 En quête d'une feuille de ronce ou de lierre, elle a passé sa tête dans une maille de surface réduite par le poteau passant devant. Malheureusement pour elle, il lui était devenu difficile (impossible?) de s'extirper, la laine engagée faisant masse et obstruction en sens inverse. Il fallut mes mains pour tordre le grillage et faire manoeuvrer la tête. Heureusement qu'elle bêlait et n'était pas trop loin de la maison pour que je m'inquiète, sinon de loin j'aurais pu penser qu'elle ne faisait, comme toutes les brebis, que grignoter au-delà du grillage à l'occasion.

 

Sauvée! Il n'en fut pas de même par le passé pour une autre brebis. C'est l'inconvénient du grillage dit "à moutons" du fait que les Ouessant femelles passent la tête entre les mailles et que les béliers peuvent y coincer leurs cornes. Il existe des grillages à plus petites mailles, mais bien plus coûteux. (Avantage également du grillage à moutons, il a le mérite de ne pas faire obstacle à une bonne partie de la faune).

 

L'accident ne demeurant qu'un accident, donc événement exceptionnel, je ne m'inquiète pas pour autant. Le grand nombre de Lutins, les kilomètres de clôture posés, la rareté de ce genre de mésaventure sur les années montrent bien qu'en terme de probabilité ce genre d'accident demeure heureusement fort rare.

 

  

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 20:02

 

 

 

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Au premier plan une parcelle pâturée par les Ouessant.

Au second, d'autres auxquelles les moutons n'ont pas encore eu accès pour l'instant cette année..

La clôture jouant le rôle de frontière, le contraste est frappant. Sur la première, les fleurs ont disparu, alors que sur les autres la végétation s'exprime encore librement. en particulier à cette époque avec tous les boutons d'or (renoncule) fleuris.

Le mouton est un gourmet et même un gourmand. A moins d'une faible pression des dents sur une très vaste surface, on ne peut espérer conserver beaucoup de fleurs sur une prairie, celles-ci étant globalement bien appréciées des ovins.

C'est pourquoi une prairie pâturée est plus pauvre en diversité du vivant, flore et faune qui s'en trouve liée, qu'une prairie de fauche (avant que les lames ne passent).

 

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 21:32

 

 Il me restait un piquet de châtaignier décidément vraiment trop tordu pour que j'en fasse usage dans ma pose de clôture.

Après réflexion, je vis en lui une belle occasion de tirer profit de cette déformation.

 

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 Voilà un superbe grattoir, planté en terre en oblique pour satisfaire tous les âges, qui fut adopté dans les quinze secondes.

Il faut dire qu'un mouton est curieux, est intrigué par toute nouveauté sur son domaine et n'hésite pas venir se rendre compte par lui-même de la cause de son étonnement. 

 

 

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Le trou déserté d'une ancienne taupinière permit d'assurer au pieu d'être bien fiché en terre. A tour de rôle, les locataires viennent tester ce nouvel aménagement qui soulagera un peu les grillages de clôture bien souvent utilisés pour s'y frotter.

La nouvelle d'une réalisation en dur bien efficace semble s'être vite répandue; au point que quelques jours après, plus d'herbe ne pousse dessous, trop piétinée.

 

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 23:59

 

Du choix de la couleur du seau pour abreuver les Lutins sur leurs différents parcs... 

 

 

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 Ceux de couleur jaune vont être remisés dès demain pour de longs mois. En effet, je ne les utilise qu'en période hivernale ou plus globalement en dehors de la période d'activité des insectes. Ces derniers sont attirés par cette couleur et, pour plusieurs espèces, viennent se noyer en grand nombre. (Chacun connait le problème d'être habillé en jaune au printemps et d'être pris pour un champ de colza). Le seau-abreuvoir devient donc un piège non sélectif pour cette petite faune et voit alors son eau claire croupir très vite avec tous les cadavres à six pattes.

Par contre le plastique dont ces seaux sont faits (seaux à minéraux à l'origine) est très résistant au gel et à la prise de l'eau en glace...Ce qui est parfait en hiver.

 

 

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 Les seaux de couleur verte ou encore noire sont donc plus réservés aux beaux jours, bien qu'ils présentent malgré tout un petit inconvénient. Il s'agit de celui de voir proliférer les algues microscopiques qui verdissent l'eau et les parois. Ce qui nécessite de bien les frotter intérieurement régulièrement.

 

 

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Je rencontre bien moins ce problème de verdissement de l'eau avec les seaux blancs qui de plus résistent bien au gel (en ce type de plastique) et attirent assez peu les insectes. Le fait que le blanc s'explique par le renvoi de la lumière, peut-on imaginer un réchauffement plus réduit des eaux et de là un décalage dans le temps pour la prolifération des algues? Sans doute puisqu'à l'inverse les seaux noirs voient ce problème amplifié quant à leurs eaux...

 

 

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 19:53

 

 

 

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 Testé et approuvé, au masculin...

 

 

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... comme au féminin.

 

Le vieux noyer, tronçonné et agencé pour devenir un lieu de jeu et d'escalade, a eu un succès immédiat. Toute le troupe ou presque est passée satisfaire une curiosité tout à fait ovine.

 

Les arbres morts ou mourants sont sacrés sur mon domaine afin d'enrichir le milieu en éléments de sénescence bien utiles à toute une faune très variée (insectes et larves xylophages, oiseaux et mammifères cavernicoles...) qui régresse dans des campagnes de plus en plus simplifiées et "aseptisées". Ce noyer creux a d'ailleurs accueilli bien du monde durant cette sorte de seconde vie (mésanges, pics, lérots, martres ...). Pourtant, devenu menaçant avec le temps de par une situation trop proche du coin bergerie, il me fallut me résoudre à l'abattre.

 

Je me console un peu en pensant que commence pour lui une troisième vie. Celle où il fera la joie des agneaux alpinistes à venir.

Et puis, une multitude d'invertébrés va s'occuper de lui encore, même dans cette nouvelle position.

 

 

 

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 17:17

 

Merci le temps, merci le vent. Depuis quelques semaines, une branche morte est tombée du vieux châtaignier. Sa base bien coincée dans le houppier pour longtemps, sa fourche d'extrémité, quant à elle au sol, offre un nouveau grattoire fort apprécié des béliers qui occupent le parc en question. En un matériau durable, cet aménagement gratuit tombe à pic, les vieux pommiers jusqu'alors utilisés étant devenus humus. 

 

 

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Devenu lieu prisé, on s'y gratte, on y rumine, on y fait la sièste, on y bavarde et refait le monde.

 

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 17:43

 

 

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Temps d'avril en janvier durant ces derniers jours...mais les frimas peuvent revenir subitement.

 

 Le groupe des garçons n'est pas inquiet pour autant car leur nouvel abri, simple mais efficace, les satisfait pleinement. Protection contre les vents dominants. Large ouverture sur l'est pour profiter du lever du soleil. Etre à l'abri tout en étant presque à l'extérieur pour conserver une vie rustique tout en bénéficiant des soins du monde moderne. Milieu aéré et possibilité de sortie pour les rares vents d'est ...

Foin à volonté pour compenser une herbe encore peu abondante et peu nourrissante...Les refus faisant office de litière pour se mettre un peu au sec. De quoi passer un hiver de plus pour les pépés et soutenir les plus jeunes non complètement construits. Et puis comme pour les brebis, ration de granulés au moins de novembre à février-mars selon la météo.

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 23:01

 

L'an dernier, durant l'été, une grande et vieille branche maîtresse d'un des châtaigners plusieurs fois centenaires cassait sous son propre poids, auquel s'ajoutaient ceux du feuillage et des fruits. L'hiver est passé, puis encore un été. Un nouveau grattoir pour Ouessant était né. Plutôt que tomber dans le travers de vouloir "faire propre" (c'est à dire désertifier et aseptiser le milieu), outre pour le charme visuel de ses formes artistiques, cet enchevêtrement restera pour le bien des moutons qui sauront apprécier de pouvoir y frotter leur corps emprisonné de laine.

 Sans oublier l'aubaine qui se présente pour toute une petite faune dont la hulotte qui s'y perche à l'affût la nuit venue, pour écouter les petits rongeurs trottinant au sol avant de fondre sur eux.

 Laissons la nature qui subsiste s'exprimer sans trop la jardiner ni trop la canaliser sous prétexte d'être maître de tout ou vouloir trop l'organiser comme on aménagerait son appartement.    

 

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Dame Nature a fait un nouveau cadeau aux Lutins (et caresse les yeux de leur berger). 

 

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