Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
  • Contact

Recherche

19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 23:01

Que ce soit fixe au coin cantine...

... ou mobile en extérieur, après tatonnements et autres réalisations, j'ai conçu les auges à céréales et/ou granulés Période de "vaches maigres". les plus simples et plus pratiques pour les raisons suivantes.
De conception déjà existante et facile à réaliser, l'auge en gouttière PVC de petite section présente un diamètre qui correspond à la taille du museau du Ouessant. Elle est facile à nettoyer.
 Mobile, sa légèreté et son faible encombrement sont un avantage.
Fixe, elle n'est pas assez large pour que les jeunes s'amusent à y grimper, gaspiller nourriture et salir en y crottant ou urinant. Dans cette version fixe, veiller à décaler la construction par rapport au mur pour que les béliers au cornage de grande envergure ne soient pas gènés.
Dans les deux cas, on peut créer les longueurs que l'on souhaite selon son cheptel.
Partager cet article
Repost0
13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 15:11
La protection totale de son troupeau vis à vis des risques extérieurs (chiens errants en particulier) serait une clôture d'un mètre cinquante et plus bien tendue tout autour de ses terrains, en prenant la précaution supplémentaire d'enterrer tôles ou grillage à la base pour prévenir les creusements. Si cela est envisageable pour des terrains de surface modeste, cela l'est moins pour de grandes pâtures...Par contre rien n'est possible contre les personnes mal intentionnées qui volent les animaux pour une destination ou une autre (leur propre élevage ou la consommation). Pas d'excuses bien sûr pour ce genre de vandalisme qui malheureusement se rencontre.

Si on n'a pas ou peu à se soucier des risques extérieurs, un grillage d'un mètre de hauteur suffit à contenir des moutons d'Ouessant non ensauvagés (et non poursuivis). On peut y préfèrer des hauteurs de 1,20 ou 1,50 m pour se protéger un peu plus. Il faut penser que si une haie extérieure borde la clôture, c'est un plus au niveau protection grâce à la difficulté pour un chien de prendre son élan et sauter (mais il peut toujours creuser). La haie peut être intérieure et jouer le même rôle, mais il conviendra alors de la protéger, elle, de la dent des moutons.
Et puis la création d'une haie, outre son aspect paysager non négligeable, est aussi une façon d'enrichir la biodiversité de ses pâtures de par les plantes et la petite faune qui s'y installeront. Ici, les Lutins protégés par une clôture de 1,50 m avec grillage enterré et bordée d'une haie champêtre intérieure de quelques mètres de large plantée il y a vingt ans.
Cette bande boisée est elle-même protégée des moutons par un grillage de seulement 60 cm que mes Ouessant ne franchissent jamais, l'espace n'étant pas libre derrière pour se réceptionner.
Eh oui! Le mouton (et le Ouessant donc) est un redoutable prédateur du végétal. Même bien nourri, même bénéficiant d'un vaste enclos, un jour ou l'autre il mangera, testera ou malmènera les plantations.

Mieux vaut prévenir que guérir. Ce jeune poirier est emprisonné pour que sa jeune écorce ne soit pas grignotée, mais aussi pour limiter les attaques des béliers qui aiment déposer leur odeur en frottant cornes, front et larmier contre les arbustes au tronc de petite section. L'écorçage est plus fréquent en hiver mais aussi lors de la montée en sève des jeunes écorces. Les fruitiers sont très appétants. Les vieux arbres craignent moins, les prélèvements éventuels étant faits en surface.
Un pommier de vingt ans dont le tronc présente encore la balafre verticale, en cours de cicatristion, occasionnée par un bélier d'il y a dix ans maintenant qui était particulièrement spécialisé dans ce genre de dégradations. Un peu en dessous, un petit écorçage récent..."Ah, non!"
Après quelques années , la protection de la haie passe inaperçue. Le bois d'acacia bleui et fendu couvert de mousse s'intègre au milieu et le grillage s'est bien terni.
Et puis c'est un bon truc pour avoir déjà une petite idée de la taille de ses animaux (avant qu'ils ne passent un jour à la toise) lorsqu'ils longent le grillage....Sur ces 60 cm de haut, on situe bien les 50 (à ne jamais atteindre), puis 40, puis 30 cm au garrot selon l'âge et l'animal. La précision se fait lors de séances de mesures plus sérieuses... 
Partager cet article
Repost0
11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 23:01
Les végétaux apportant peu de sel à l'organisme, les herbivores, et donc le mouton d'Ouessant, ressentent ce manque et en sont assez friands.
Quitte à placer dans l'enclos un bloc de sel pour ses animaux, autant choisir une composition avec différents ajouts dont des oligo-éléments et vitamines, en veillant bien à ce que ce bloc soit spécialement conçu pour les ovins (à cause du dosage du cuivre qui peut être un danger pour le mouton).
Personnelllement quand c'est possible, j'évite les préparations qui se veulent satisfaire différentes espèces, pour préfèrer un bloc spécial ovins qui pourra rester à disposition des animaux qui en consommeront selon leurs besoins (et sans risques d'effets secondaires).
J'ai abandonné le système du bloc sur son axe  car il se désagrège sous l'effet de l'humidité et sous son poids.
Posé au sec sur une pierre, il contente tout le monde.

Pour ceux qui ont des béliers farceurs, ils peuvent essayer ce système que j'ai conçu après réflexion. Il suffit de construire un petit caisson ouvert comme celui-ci que l'on accroche et cela protège ainsi le bloc des coups comme des salissures. A bonne hauteur, chacun peut y glisser le museau pour accèder aux minéraux.

Enfin, je tends de plus en plus vers le seau à lècher dont la structure de la composition est plus friable quand le mouton la lèche ou la grignote et qui peut contenir son ou mélasse qui offrent une appétance et un côté nutritif supplémentaires d'après mes observations.
Par contre, je pose le seau ainsi pour éviter que les agneaux n'y dorment, mais aussi pour que les déjections n'y séjournent pas. 
Partager cet article
Repost0
9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 23:01
On entend souvent dire, à tort, que le mouton ne boit pas.
Cette absurdité tient au fait que son alimentation à base d'herbe fraîche et autres végétaux est naturellement riche en eau et hydrate l'animal suffisamment pour qu'il ne ressente pas le besoin de s'abreuver,parfois, pendant quelques semaines. C'est ce qui arrive souvent au printemps où durant les années pluvieuses qui font que l'herbe regorge d'eau.
Mais les conditions climatiques n'ont qu'à changer et la végétation devenir ligneuse et sèche pour que le mouton ait besoin de boire chaque jour. Une alimentation à base de foin exige que le Ouessant dispose d'eau en permanence. Cette permanence d'eau propre à disposition permet à l'animal domestique (donc prisonnier) de réguler de lui-même ses besoins, été comme hiver, printemps comme automne. Quelques Lutins autour du point d'eau artificiel, le seau, pour lequel on pensera à casser la glace de surface chaque jour (voire plusieurs fois dans la journée) en cas de gel.
On veillera à le remplir au maximum afin que les béliers puissent boire sans être gènés par leur cornage car ils pourraient ne pas pouvoir accèder au fond du seau.
Attention aux bacs d'une plus grande surface dans lesquels les agneaux curieux  ou les nouveaux-nés encore chancelants peuvent se noyer.

Mérinos des Lutins du Montana à la mare, abreuvoir plus naturel. En cas de gel, il faut également casser la glace chaque jour.

 C'est l'occasion de préciser que dans sa technique pour boire, le mouton aspire l'eau de surface.
Attention encore, aux bassins artificiels à pente abrupte ou à pente lisse (bâche plastique, ciment,...) d'où les animaux ne pourraient pas s'extirper pour finir par se noyer.

Enfin par temps de neige le mouton consomme celle-ci pour se désaltèrer, et par grands froids, il n'hésite pas à croquer le givre...ce qui n'exclut pas de lui mettre à boire.Et glou, et glou, et glou...
Partager cet article
Repost0
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 23:01

Si on n'a pas la chance d'habiter une région aux riches herbages, l'automne avançant, le moment est venu,si ce n'est déjà fait depuis quelques semaines, de penser à suppléer le pâturage libre par du bon foin à volonté. Les dernières feuilles sont tombées et ne remplissent plus le ventre non plus. L'herbe, si elle est encore présente, n'est plus forcément de bonne qualité, peu nutritive ou peu appétante. Il ne faut pas oublier que le mouton recherche de préférence la repousse d'herbe qui ne se fait que peu avec le froid ou même plus quand il gèle.

 

Un bon foin, c'est d'abord celui que les moutons apprécient et mangent de bon appétit. D'un point de vue gustatif, ils sont seuls à pouvoir le trouver goûteux. Malgré tout, pour l'éleveur, on veillera à ce que la fameuse "bonne odeur de foin" soit ressentie lorsqu'on ouvre une botte et que l'aspect intérieur soit d'un joli vert pâle et non jaune, ce dernier point  indiquerait alors de mauvaises conditions de fanage et le risque de voir les animaux le refuser. Une odeur de moisi fera écarter le ballot qui, alors, n'est  pas bon pour la distribution.

La météo doit être de la partie lors de la fenaison. La maturité de la prairie est importante, le meilleur moment étant celui de la floraison et l'épiage des herbacées (Ce qui est variable selon les régions.) La composition des espèces végétales présentes sur le terrain influera sur la qualité nutritive et l'appétance du foin. Du soleil, il en faut, sans laisser griller l'herbe trop longtemps, mais simplement pour bien la sècher, en la retournant pour éviter ensuite la moisissure. Pluie et orages peuvent lessiver l'herbe coupée encore au sol et faire perdre ainsi de la qualité. Au moment de presser ce foin,au milieu de journée pour éviter les remontées d'humidité, il doit être sec ainsi que le sol. On évitera de le laisser en ballots sous la pluie et au contraire, on le rentrera au plus vite.

 

Si on ne fait pas son foin soi-même, le dialogue et le contact avec le vendeur permettent, avec l'observation de la marchandise, de se faire une idée sur la qualité. Le ouessant est un petit animal et un foin pas trop grossier lui convient mieux. Celui de prairies naturelles permet d'y trouver des végétaux divers. Enfin, il existe des foins de seconde coupe, lors des bonnes années, qui sont moins en tiges et plus en feuilles que les premières coupes.

Quelques Lutins du Montana testent la récolte 2008.  On dirait que c'est bon...Monsieur L-

 

Stocké au sec et à l'abri, le foin en petits ballots d'une quinzaine de kilos est le plus pratique pour le transport et la manipulation dans nos petits élevages. Une réserve permanente, en faisant en sorte d'organiser le roulement des bottes pour ne pas se retrouver avec un foin trop vieux, permet également d'éviter la disette lors d'un été particulièrement aride. De toute manière, il est bon que les moutons aient du foin en permanence, tout au long de l'année, à leur disposition, pour complémenter l'herbe s'ils en ressentent le besoin, que ce soit pour une raison nutritive, pour rééquilibrer l'excès d'humidité de leur herbe fraîche ou encore lester leur panse. Là encore, l'animal "prisonnier" doit pouvoir trouver tout ce dont il a besoin pour son équilibre alimentaire.
Partager cet article
Repost0
27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 23:01

Station d'hiver pour les Lutins du Montana.

 

Abriter ou pas ses Ouessant?

Certains éleveurs préconisent de ne pas offrir d'abri à leurs animaux afin qu'il conservent leur rusticité. D'autres ne conçoivent pas de ne pas les rentrer en bergerie chaque soir.

 

Ma conviction se situe entre ces deux comportements. Sur l'île d'Ouessant, les moutons n'avaient que murets de pierres ou rochers pour s'abriter du vent ou/et de la pluie mais les avaient... Qu'il soit mouton sur Ouessant ou mouflon sauvage en montagne, l'un et l'autre recherchent et apprécient les abris qu'ils peuvent trouver pour mieux survivre et moins souffrir des agressions de la nature. On pourrait d'ailleurs parler du soleil qui, s'il est recherché en certaines périodes, est véritablement fui en d'autres.

Il ne faut pas oublier que l'animal domestique est un prisonnier dans l'enclos dont il dispose. Donc soyons sympas et n'argumentons pas dans le sens d'une sélection naturelle qu'on n'applique pas à soi-même... Que la pâture fasse quelques dizaines d'ares ou quelques hectares, l'animal doit pouvoir trouver sur cette surface ce qu'il rechercherait en pleine nature selon la météo, s'il pouvait se déplacer librement: rocher, arbre, haie,...ou maintenant aménagements humains: tas de bois, mur,...et bien sûr cabanes et autres abris spécialement aménagés à leur intention.

 

Le hasard veut, qu'après réflexion et expérience, ma situation m'apparaît comme idéale pour différentes raisons. L'avancée de toit de cette grange permet aux Ouessant de s'y réfugier en cas d'averse. Le foin disponible en permanence est au sec. Les animaux peuvent choisir de se coucher, pour dormir ou ruminer, sur les refus de foin servant de litière. A ce niveau, ils mènent leur vie comme ils l'entendent et surprennent parfois le visiteur qui les trouve au repos dans le parc, plutôt qu'à l'abri par grand froid.

Enfin, ce type d'abri a le mérite d'être on ne peut mieux ventilé, tout en étant protégé des vents dominants de par son orientation plein est.

Donc, mes Lutins sont toujours dehors sans en subir les désagréments éventuels. Ce sont eux qui choisissent ce qui est bien pour eux...

Partager cet article
Repost0