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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 12:10
Toujours pas

Toujours pas d'eau depuis mi-juin. Bientôt quatre mois sans pluie, si je me réfère aux prévisions météo de la semaine qui vient.

La vague de perturbations traversant la France et annoncée ce jour pour les Lutins n'a déposé que trois millimètres au matin histoire de mouiller la poussière.

Toujours pas

Chaque brin d'herbe qui oserait sortir grâce à la rosée des nuits fraîches à présent est rapidement scalpé. 

Toujours pas

Mais cela nécessite de se déplacer sans cesse, en quête de cette verdure exceptionnelle et bien maigre.

Toujours pas

Petit miracle au milieu du désert.

Toujours pas

Un semblant de vie végétale. Un petit miracle en un bijou floral qui va finir sous les molaires d'une chanceuse.

Toujours pas

La quête du moindre gland, qui est une rareté cette année, occupe bien sur la journée.

Toujours pas

Peu de châtaignes également cette année … et souvent n'ayant pu atteindre maturité.

Ce sont en conséquence près de soixante kilos de céréales qui sont consommés par la troupe, chaque semaine, depuis le début de la complémentation. Il importe que les Ouessant soient en forme pour l'hiver; une centaine de grammes d'orge et d'avoine les aident en cela au quotidien.

Outre les conséquences catastrophiques de cette sécheresse sur la végétation herbacée en premier, le désert en vie animale s'est installé également. Les passereaux sont rares malgré les mouvements automnaux; les merles ont par exemple quitté le secteur depuis belle lurette.

Toujours pas

Le mode de vie des taupes impose à ces animaux, en ces circonstances, de errer en surface plus que d'ordinaire, à la recherche d'un endroit où pouvoir creuser et s'alimenter, devenant vulnérables et finissant ainsi sous la dent ou le bec d'un prédateur ou simplement en mourant d'épuisement affamés. Les hérissons sont faméliques et bien d'autres signes des effets de la sécheresse sont décelables dans le milieu environnant dès qu'on lui est un peu attentif.

Toujours pas

Image insolite chez les Lutins qui trouvent l'occasion de s'installer, pour la nuit, sur les berges asséchées de la mare la plus proche de leur zone de dortoir nocturne.

Il n'y a plus d'espoir pour  que les prairies se reconstituent normalement avant l'hiver, si le froid arrive, d'autant que la durée du jour diminue rapidement.

Je n'ai pas gardé plus de foin que d'ordinaire ce printemps. La situation et le marché étant autour de cette denrée, il me sera impossible d'en trouver si besoin était. Je m'interroge sur ce que seront l'hiver et les réelles difficultés à devoir surmonter pour le troupeau.

Cependant c'est bien pour les professionnels qui vivent de l'élevage que la catastrophe s'annonce. Elle est même déjà présente.

De mon côté, je réfléchis, si besoin était, à l'organisation que j'appliquerais si je devais réduire mon troupeau en me séparant d'animaux. Combien? Qui? céder pour vivre ailleurs et permettre aux Lutins restants d'atteindre le printemps?

Enfin, on verra… mais il est sérieux de songer à cette issue ultime, si elle devait être.

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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 12:43
Inquiétant

Pas d'eau depuis trois mois à présent. Inquiétant d'autant que les températures dépassaient encore trente degrés dans les tout derniers jours d'été.

Inquiétant

Des travaux de terrassement chez les Lutins, il y a une semaine, permettaient de découvrir la situation en sous-sol, puisqu' à deux mètres de profondeur, aucun signe de la moindre humidité n'était décelable.

Inquiétant

Dans ces conditions, malgré le foin disponible, il est devenu inévitable de complémenter les Lutins en céréales, d'autant que cette année il n'y a pas de glands. Cela a commencé hier.

A voir les trainardes chercher les moindres grains, on comprend que certains animaux plus que d'autres ont besoin de se reconstruire, les plus âgés étant d'ailleurs les premiers touchés de par une dentition devenue défectueuse.

Plus de pluie!

C'est un peu mentir puisque qu'hier midi sont tombés 9 mm. Si cela apporte un peu d'humidité pour un jour ou deux en surface, c'est insuffisant pour le sol et de là les herbacées indispensables aux Ouessant. De plus le vent et le soleil revenu vont très vite faire évaporer ce peu d'eau.

A quand des prairies à nouveau verdoyantes chez les Lutins pour qu'ils puissent s'y nourrir véritablement?

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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 17:20

Plus de deux mois qu'il n'a pas plu.

Et la pluie?

Pas même un orage!

Et la pluie?

Avec la canicule, un soleil permanent et des 37 à l'ombre fréquemment, l'herbe n'a pas résisté. Surtout sur les points hauts.

Pourtant les Ouessant trouvent toujours de quoi se nourrir, comme l'indiquent leur comportement ainsi que les râteliers débordant de foin de l'année qui ne sont pas visités pour autant.

Certains trouvent encore des glands enterrés en grattant de la patte énergiquement sous les chênes. Dans le même temps, les nouvelles graines ont commencé à tomber, mais elles ne seront pas légion cette année. L'absence de ce complément alimentaire naturel pour l'automne et l'hiver fait penser que la distribution en céréales risque devoir commencer tôt. 

Les premiers animaux commencent d'ailleurs à pleurer lorsqu'ils me voient (ce qu'ils ne font jamais), signe qu'ils apprécieraient un petit plus.

Et la pluie?

Il n'y a plus qu'en quelques zones ombragées ou comme ici sur une maigre frange en bordure de ru qui coule toujours doucement, que les moutons peuvent trouver encore un semblant de verdure.

La vermifugation de tout le troupeau cette semaine m'a permis cependant de constater lors de la manipulation des animaux, que leur poids est correct à ce stade.

Et la pluie?

Qu'en sera-t-il côté météo pour ce dernier mois d'été…. puis à l'automne?

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13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 09:23

Une scène au quotidien qui fait plaisir à voir.

Farine et sa mère Pica

Farine et sa mère Pica

Cela fait plaisir à voir qu'après une naissance difficile, qui sans ma présence et mon intervention lui aurait coûté la vie, Farine se porte bien et évolue normalement à quelques mois à présent.

Un joli duo mis en valeur par la tonte de maman et le fauchage de cette parcelle.

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 09:37

L'épreuve de l'année est passée. Tranquille avec la tonte pour un an.

Il a fallu saisir la fenêtre météo favorable de ces derniers jours pour déshabiller l'ensemble des animaux, exceptés les agneaux du printemps bien entendu.

Vingt et une heures de labeur tout confondu: tonte à proprement parler, préparatifs et rangements sans oublier le nettoyage du matériel ni la gestion des toisons ou encore la manipulation des animaux et le tri pour ne faire patienter que les sujets concernés.

Bref, une bonne chose de faite et juste comme il se doit pour entrer dans l'été.

Chose faite une fois encore

Plaisir pour toute la troupe d'avoir retrouvé une allure normale.

Plaisir pour le berger de retrouver la réalité de ses animaux.

Chose faite une fois encore

Manifestement cette antenaise savoure la vie en sa nouvelle tenue.

Chose faite une fois encore

Mais la vie peut se savourer également à deux, entre mère et fiston.

Chose faite une fois encore

Cette vie peut se savourer également à deux entre copines sans agneaux. (Ici deux brebis Non agouti, une noire et une brune, toutes deux homozygotes faded pour ce gène récessif de décoloration de la toison)

Chose faite une fois encore

Moment de découverte des animaux après leur première tonte.

Chose faite une fois encore

Vérification de l'état général des mères allaitantes.

Chose faite une fois encore

Vérification de la qualité de la tonte. Les mèches rebelles, elles, partiront avec la mue.

Chose faite une fois encore

Une antenaise que je découvre minuscule sans sa toison.

Chose faite une fois encore

Les béliers adultes font du lard.

Chose faite une fois encore

Ce jeune voit son élégance naturelle accentuée suite à sa première tonte.

Chose faite une fois encore

Pour la génération 2018, il faudra attendre encore un an pour pouvoir savourer la vie estivale sans cette satanée toison.

Mais je ne suis pas du tout pressé de devoir tondre à nouveau ...

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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 12:19

Aucune urgence à tondre ses moutons bien qu' habituellement l'heure arrive de devoir bientôt s'y consacrer.

Y a pas le feu au lac

La météo de ces dernières semaines, avec averses orageuses presque quotidiennes, empêche de toute façon toute initiative.

Y a pas le feu au lac

L'herbe est haute, humide et les températures loin d'être durablement excessives.

Y a pas le feu au lac

L'habit d'hiver milieu juin n'est donc pas un luxe.

Estive, brebis Non agouti Noire homozygote "faded", et derrière Pistrelle en même type de toison non tondue.

Estive, brebis Non agouti Noire homozygote "faded", et derrière Pistrelle en même type de toison non tondue.

Ce fut par contre un handicap pour Estive ce dimanche passé.

Ayant avorté en journée, sa laine souillée et humide en croupe avait attiré les mouches et dès le lendemain je notais cinq à six zones de myiase bien vite avancée.

La brebis fut nettoyée et débarrassée des milliers d'asticots.Par sécurité, j'ai dû envisager de la tondre pour contrôler ainsi l'ensemble de la toison et éviter d'autres soucis.

Y a pas le feu au lac

Le choc thermique qui lui fut imposé n'était pas forcément le bienvenu dans son état d'affaiblissement et il fallut l'isoler à l'abri pour lui éviter de souffrir du froid. Dans le même temps, cet emprisonnement passager permit de lui prodiguer les soins nécessaires pour lutter contre toute infection.

Aujourd'hui, avec le retour du soleil et d' un peu plus de chaleur, elle a retrouvé ses prés et les siens. C'est bon pour son moral.

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26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 12:45

La suite des naissances de ce printemps se fait attendre.

Durant ce temps, les nouveaux Lutins qui ont vu le jour explorent le vaste monde, s'émerveillent, s'inquiètent, jouent avec la diversité des éléments ludiques qu'ils rencontrent sur leur domaine.

De découverte en découverte.

Certaines mères demeurent attentives, mais de moins en moins.

De découverte en découverte.

Elles savent leur rejeton quelque part avec copines et copains.

De découverte en découverte.

C'est à qui découvrira le premier tout nouvel endroit mystérieux, y entraînant les autres.

De découverte en découverte.

Ce ne sont pas les jeux qui manquent pour offrir plaisir de l'escalade.

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 10:48

?

Probablement, du moins on peut l'espérer car mars arrive et dans le même temps les possibles premières naissances au milieu du mois chez les Lutins.

Moins dix degrés tout de même cette nuit. Depuis une semaine c'est le retour du froid.

Par ce temps, les Ouessant mangent plus. Plus de besoin en énergie pour lutter contre le froid, donc plus de besoin en "carburant" à trouver par l'intermédiaire de la nourriture, en quantité ou/et en qualité.

Pourtant chez les Lutins, le régime ne varie pas depuis décembre, herbe d'hiver à volonté, foin à volonté comme toujours (pour ainsi dire délaissé cependant), complémentation en ration quotidienne de céréales (100 g par animal), seau habituel de minéraux à lécher ... et même encore malgré l'époque, beaucoup de glands et aussi de châtaignes consommables au sol. Le tout sans oublier l'eau évidemment.

Malgré une importante consommation des glands par les Lutins, la densité encore importante au sol en cette fin février montre à quel point la fructification fut importante l'an passé.

Malgré une importante consommation des glands par les Lutins, la densité encore importante au sol en cette fin février montre à quel point la fructification fut importante l'an passé.

J'avais hésité devant cette denrée naturelle à profusion encore présente en hiver, à complémenter en céréales, mais je me suis dit que ces dernières apporteraient tout de même éléments non disponibles par ailleurs, pour l'entretien de tous en une bonne forme. Les vieux animaux ayant besoin d'un coup de pouce, les jeunes devant se construire, les femelles gestantes devant ne pas manquer, surtout dans les derniers mois quand l'agneau grandit beaucoup et que dans le même temps il limite le volume de la panse de la mère s'alimentant moins.

Cela s'avère bien ainsi, tout le monde est en pleine forme.

Au 1er mars, ce jour devant coïncider d'ailleurs avec le retour du redoux, comme chaque année, je débute la diminution de la quantité de céréales. Diminution qui s'étalera graduellement sur tout le mois pour finir par ne plus complémenter en céréales en avril.

S'il est bien connu qu'il faut éviter les chocs alimentaires lors d'un apport nouveau, je me suis aperçu qu'il était judicieux d'éviter également à l'inverse des ruptures brutales dans cette alimentation. Tout cela pour des questions d'équilibre du système digestif mais aussi ménager le métabolisme. En effet, si ces chocs sur l'organisme peuvent passer inaperçus, ils sont pourtant réels et vérifiables sur les mâles en particulier. Leur conséquence par exemple sur la pousse des cornes des jeunes béliers est décelable et trahit l'épreuve vécue par l'animal. Un simple changement de pâture, chacune ayant son identité végétale et nutritive, peut laisser des traces importantes de perturbations, lisibles sur la croissance de la corne, tout comme on peut lire, par ses anneaux de croissance en une coupe de tronc d'arbre, les bonnes et mauvaises périodes vécues par cet arbre.

Derniers frimas

L' apport de céréales n'empêche pas les Lutins de consommer les glands toujours au sol. Régulièrement en journée, ils vont sous les chênes choisir les meilleures graines. Ce ne sera qu'en fin de saison et par nécessité qu'ils dédaigneront croquer celles de qualité moindre. Le mouton est capable de choix et sait, en reniflant et triturant la graine du bout des lèvres, si elle mérite d'être engloutie. De plus c'est un gourmet et il évite d'ingurgiter les salissures.

Derniers frimas

Par ce temps froid mais sec, donc ensoleillé, ce sont les pâtures situées à l'adret qui ont la faveur des Lutins, d'autant que le vent du nord s'avère désagréable.

Derniers frimas

La proximité des bois offre protection par rapport au vent, chaleur par insolation des lisières et glands sous les chênes.

Derniers frimas

Au plus près des Ouessant, on peut entendre le bruit caractéristique des glands qui éclatent et craquent sous les molaires.

C'est par cette météo hivernale que l'on réalise que les mutations des toisons primitives des moutons leur ont permis de faire souche, au cours des millénaires, en des régions nordiques pas forcément accueillantes pour tout mouton.

Derniers frimas

Départ du troupeau pour aller, sur sa propre initiative, visiter une autre prairie ...

Derniers frimas

Les Lutins ont une parfaite connaissance de leur domaine vital. Une fois encore, ce mouvement avait pour but d'aller visiter la zone sous un très vieux chêne pour y choisir quelques glands.

Derniers frimas

Puis retour sur une prairie proche du dortoir pour y pâturer. Secteur "jardiné" par les Ouessant de par une pression plus importante sur la prairie, provoquant pousse de regain limitée en hiver mais tout de même appréciée

Tout au long de la journée, si on prend le temps d'observer et comprendre ses animaux, on réalise qu'ils savent profiter au mieux des ressources et équilibrer leur consommation selon leurs besoins ... sous condition de disposer d'un choix alimentaire le plus large possible et aux intérêts divers.

Parmi les nombreux messages que je reçois, revient souvent la question de l'alimentation du mouton. Si dans ma réponse je donne les grandes lignes, je n'oublie pas de préciser que cette alimentation est forcément à adapter selon les conditions de vie des animaux et que sur ce point, seul l'éleveur est amené à trouver le meilleur compromis puisque connaissant précisément sa situation ... et qu'il ne faut jamais oublier qu'un animal dénutri peut s'engager vers l'excès face à un apport nouveau pour lui, excès répondant à un manque ressenti par son organisme ou simplement ses papilles (Le "trop" n'étant pas forcément mieux que le "pas assez" et parfois pire) .

Ainsi plus l'espace de vie sera réduit, plus les ressources limitées, plus il revient à l'éleveur d'apporter alimentation suffisante et équilibrée ... et qu'à l'inverse, plus les surfaces seront grandes et diversifiées, plus les animaux seront à même de s'autogérer d'un point de vue alimentaire. 

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 09:33
Côté cornillons

Début février, les jeunes mâles 2017 ont été sortis du groupe des béliers.

Côté cornillons

Non pas pour incompatibilité, mais simplement pour tenir compagnie au jeune bélier brun en prêt, le temps qu'il termine ses vacances d'hiver chez les Lutins avant de retourner chez son éleveur.

Côté cornillons

Dans le même temps, cela permet d'exploiter un petit enclos où l'herbe est nourrissante.

Et puis pour ces ados, ce regroupement passager n'est pas un souci tant ils ont préoccupations et centres d'intérêt communs. Ils s'apprécient beaucoup.

 

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 13:54

Côté mâles, changement de parc depuis début février, dans l'attente de retrouver les femelles dans quelques mois.

Côté cornes

Neige et pluie ont gorgé d'eau les sols qui ne savent plus comment l'évacuer. Seul un téméraire vient à ma rencontre à mon arrivée, osant se mouiller...les onglons.

Côté cornes

Les autres préfèrent demeurer plus au sec et savent attendre mon intrusion sur leur territoire hivernal.

Côté cornes

Les béliers apprécient mes quelques visites quotidiennes qui égayent leur routine et il m'est difficile de ne pas les avoir dans mes pas.

Côté cornes

D'ailleurs dès que je fais une pause, c'est à qui aura la priorité de venir se frotter à moi, déposant de leur front et leur larmier, leur odeur individuelle pour me marquer sans violence comme un vulgaire piquet, indiquant de fait que je leur appartiens, que je suis de leur environnement et qu'ils existent bien au nez de qui voudra humer leur parfum.

Une façon indirecte et finalement bien moderne (plus que le net?) de passer des billets doux olfactifs aux brebis qui lorsque je les rencontrerai ne manqueront pas de se frotter à moi, de heurter mes bottes de leur front...

Et le lendemain, involontairement, je me ferai messager de ces dames pour les naseaux de ces messieurs. La boucle est bouclée.

Côté cornes

Les gaillards aimeraient pouvoir me suivre. Ils savent qu'il est un ailleurs qu'ils connaissent bien, où la mixité aurait du bon.

Côté cornes

C'est toujours un peu triste que je me dois de les abandonner.

Résignés, ils me lancent un dernier regard dépité.

Je repars assuré par ces visites que tout va bien pour eux, hormis qu'ils se languissent, avec en moi ce sentiment d'impatience de pouvoir leur offrir des jours meilleurs dans deux mois.

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