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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 23:01

Avant de commencer, il est bon de rappeler que les éleveurs de moutons d'Ouessant ne coupent pas la queue de leurs animaux puisque celle-ci est relativement courte, signe d'ailleurs que ce type ovin se rattache aux premiers peuplements anciens de moutons primitifs du nord de l'Europe.

 

Après avoir présenté la variabilité de taille de la queue chez le Ouessant type ancien dans cet article, Queue courte. , je voulais décrire les différents morphes de cet appendice selon les souches et lignées parmi le cheptel Ouessant . 

 

D'abord, d'un point de vue historique, je ne connais que deux documents qui puissent prétendre nous apporter quelques idées à ce sujet.  

 

Mouton Ouessant ancien 002

 Cette vue prise avant 1910 permet d'observer un animal de dos. Sans devoir zoomer pour ne pas perdre trop en netteté, on perçoit suffisament bien que la queue est relativement dépourvue de laine, si ce n'est à sa base, alors que le reste se présente sous forme de poils sombres qui contrastent avec la toison grisonnante. 

 ouessant ancien 001

 

Par contre sur cette illustration réalisée au plus tard en 1909 (mais peut-être bien plus longtemps avant), en considérant qu'elle soit fidèle à la réalité sous les yeux du dessinateur de l'époque, on découvre des animaux à queue densément couverte de laine (et relativement plus longue comparativement à nos Ouessant actuels).

 

Selon les souches et lignées dans mon propre élevage, différents types de queues s'observent  également en dehors de la période de tonte. 

 

nov 10 039

 

  Type 1, qui se présente plus en poils, avec assez peu de laine (très courte là où elle est présente). Draille des Lutins, souche pionnière du Gemo. 

 

nov 10 054

 

  Type 2, qui se présente avec laine assez dense et longue à sa base, la pointe étant essentiellement en poils. Lamarck des Lutins, souche partiellement hollandaise pour ce sujet. 

 

nov 10 043

 

  Type 3, la laine recouvre densément la queue. Promesse des Lutins, souche pionnière du Gemo.

 

Ces trois exemples (on peut d'ailleurs rencontrer des intermédiaires à ces trois types) montrent toute la variabilité rencontrée dans le cheptel Ouessant continental actuel. Comme sur Ouessant par le passé d'après les trop rares documents?

 

 

Au sein de mon élevage, ma préférence va plus vers les types 1 ou encore 2 pour deux raisons.

D'abord parce qu'il n'est pas négligeable de conserver ces traits d'achaïsme chez le Ouessant ("race" la plus primitive des races françaises).

Ensuite parce que d'un point de vue pratique en ces zones stratégiques (aération! et hygiène, mais aussi accouplement...), une laine dense qui noie la queue dans le reste de la toison n'est pas ce qu'il y a de mieux.

 

J'aurais pu émettre une troisième raison qui n'est que personnelle et souvent exposée. C'est que moins un animal domestique présente de mutations (monstruosités!) plus il me séduit.

A ce titre, cette année, sans autre raison que l'hérédité, deux de mes jeunes Ouessant possèdent une queue assez courte, allant plus vers une normalité originelle, mais malheureusement avec de la laine à ce stade. Ils me sont précieux dans mes perspectives d'élevage.   

 

nov 10 056

 

  Un ageau en toison d'automne. Thalès des Lutins, souche pionnière Gemo.

 

nov 10 034

 

Une agnelle en toison d'automne. Hirta des Lutins, souche pionnière du Gemo.

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:37

 

 Comme il faut bien finir par conclure, au risque de se répéter, mais cela semble parfois nécessaire... il est bien difficile de définir (et de là affirmer) si un mouton est véritablement totalement un Ouessant ou pas. On ne peut souvent qu'au mieux, faute de connaître tous ses ancêtres et leur histoire, attester que son apparence semble fortement s'approcher ou correspondre à l'idée qu'on se fait d'un Ouessant, et rentrer dans le cadre défini par le standard.

 

Comme je l'ai déjà écrit, il y a l'apparence et la réalité cachée. Ce que j'ai comparé dans d'autres articles au contenant et contenu. Le contenant, l'apparence, n'est qu'une infime partie du patrimoine génétique du mouton, la partie visible de l'iceberg.

Face au Ouessant, j'entends tout Ouessant d'allure ancienne hors de son île, qu'il soit vivant actuellement ou que ce fut il y a 40 ou 80 ans..., la problématique est la même.

 

Il a fallu et il faut donc encore actuellement accepter la très grande probabilité (qui logiquement tombe dans la certitude) d'une part plus ou moins importante (parfois peut-être négligeable mais d'autres beaucoup moins) et pas forcément visible de la présence de gènes ovins étrangers au cheptel Ouessant insulaire d'avant 1900, parmi les animaux labellisés Ouessant que nous élevons. Sans l'acceptation de cette évidence parfois cachée, il n'y aurait jamais eu de renaissance du Ouessant type ancien et de là nous ne serions pas les heureux propriétaires de ces petits moutons. De là à oser affirmer qu'ils sont de type pur, ce serait être malhonnête et je n'emploierai jamais cette formule. 

Mais attention, si mieux vaut un Ouessant de souche à 99% que pas de Ouessant du tout, il serait logique de préfèrer un Ouessant de souche à 90% plutôt qu'un à 80% quand on a la possibilité de le savoir à présent. (Sauf dans ce dernier cas si ce n'est dans un but bien précis, comme par exemple dans celui de l'élevage des Lutins qui oeuvre dans une direction que je me plairai à nouveau d'expliquer dans un futur article, puisque toujours pas comprise d'après certains commentaires de visiteurs).

 

Si "l'habit ne fait pas le moine", la toison et l'allure ne font pas forcément le Ouessant. Démonstration par l'image.

Pour cela, ne pouvant pas prendre comme référence la souche Ouessant insulaire d'avant 1900 et comme il en faut forcément une, nous considèrerons comme "mètre-étalon" les souches continentales d'il y a 35 ans élevées suite à l'initiative de sauvegarde conservatoire du GEMO.

 

D'abord parmi les deux individus suivants qui trahissent de par leur toison un (des) métissage(s) durant le 20ième siècle...

 

avril 09 031   Ce premier Lutin est 100% souches pionnières du GEMO.

  avril 10 013

 

 Alors que ce second Lutin est légèrement moins Ouessant à sa façon. Pourtant rien d'extérieur ne permet de le définir. Seul le fait que je connaisse l'origine et les ancêtres de chacun de mes animaux me permet de déterminer au niveau du patrimoine génétique caché lequel est plus Ouessant que l'autre. On voit là les limites du regard par rapport aux seuls critères du standard pour définir lequel peut être étiqueté Ouessant. 

 

 

Autre exemple, parmi ces deux Lutins qui correspondent plus à l'image classique de ce mouton, lequel mérite davantage le label Ouessant?

avril 10 045

mai 09 167

 

 La réponse est le premier. Pourquoi? Parce que je suis le seul à le savoir, pour les mêmes raisons que précédemment. Pourtant rien ne permet de l'affirmer visuellement.

 

 

Derniers exemples sur le même principe.

 

novembre 09 055

 

Un Lutin, Ouessant à 100% souches pionnières du GEMO pour son patrimoine génétique.

 

ouessant fin 03 08 006

 

  Un Lutin, légèrement moins Ouessant pour son patrimoine génétique (pas pour sa couleur pour ce qui nous intéresse).

 

novembre 09 054

 

Le Lutin qui est le moins Ouessant dans son patrimoine génétique parmi ces trois derniers, ce noir; alors que le premier réflexe serait de légitimer celui-ci.

 

 

Morale de tout cela, une fois de plus, il ne suffit pas d'être noir (et comme ci ou comme ça) pour que cette apparence fasse un Ouessant "jusqu'au bout des onglons". Inversement, on peut ne pas être noir et être bien plus Ouessant que d'autres, sinon totalement, de par son patrimoine génétique.

 

Estampiller Ouessant (ou pas) un mouton, seulement sur sa simple apparence (bien qu'elle soit importante) demeure encore trop souvent un mauvais réflexe, ne serait-ce que pour l'éleveur-vendeur ou encore l'acheteur. Le regard ne suffit pas, d'où l'importance de connaître une généalogie sérieuse et honnête de chaque mouton, et menant le plus loin possible dans le temps. 

 

Donc, si l'aspect visuel du mouton a son importance pour entrer dans le cadre du standard Ouessant, il ne faudrait pas sous-estimer et négliger la partie cachée de l'iceberg si on veut tendre vers la sauvegarde de ce type d'animal (hissé maintenant au rang de race) dans un patrimoine génétique au plus proche de celui de ses ancêtres de sur l'île.

 

(C'est ce à quoi je m'emploie depuis 14 ans dans mon élevage, contrairement aux apparences, et l'expliquerai une nouvelle fois, en essayant d'être encore plus précis que jusqu'alors). 

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 23:01

 

Pour résumer, le Ouessant n'est donc plus ce qu'il était. Normal!

 

Ce qu'il était quand? 

  D'abord sur l'île. En moins 52 avant JC (façon de prendre conscience de nos limites), en l' an 800 (dont on ne sait rien), en l'an 1700 (on en sait presque rien), vers 1850 (on en sait peu mais un peu plus), 1920 (on en sait bien davantage),....? J'entends, sur l'île. ( Nous considérerons qu'à partir de cette dernière date, il a bien perdu de sa petite taille et a beaucoup changé dans son aspect et sa morphologie sur les trois dernières dates, au point de ne plus sembler vraiment nous intéresser dès lors, puisque devenant peu à peu la grande race à viande qui peuple actuellement l'île d'Ouessant).

Ensuite sur le continent. En quelle année furent introduits les premiers Ouessant de petite taille tels qu'on les imagine? Et où? Qu'ont-ils donné? Que sont devenus leurs descenants? Avec quels types locaux ou races se sont-ils croisés? Quelles furent les importations suivantes? En quel nombre?  En quels lieux ? A quelles dates? Leur devenir?...

 

Quand on retrouve un troupeau considéré comme ancien du type Ouessant, peut-on répondre à toutes ces questions? Non. On sait parfois que les animaux sont élevés dans la famille depuis plusieurs générations. C'est déjà bien et miraculeux, une chance vers laquelle on se tournera, mais rien ne garantit l'absence totale de métissages sur d'aussi nombreuses décennies. Et puis les premiers animaux élevés sont-ils plus proches du cheptel 1920 ou celui de 1850? Ce qui change beaucoup de choses. Après 1900, les moutons d'Ouessant sont fort métissés, et bien avant probablement beaucoup moins (ne serait-ce que par encore une certaine rareté du morphe blanc, pour ne parler que de ce caractère facilement observable).  

 

Grâce au blog des Lutins, plusieurs personnes m'ont contacté pour me mentionner l'existence de troupeaux familiaux  anciens qui de plus n'ont pas servi à la constitution du cheptel de base organisée par les pionniers du GEMO. Cela montre qu'ici et là subsistent bien d'autres élevages type Ouessant, jusque là inconnus, sans doute très intéressants mais sur lesquels je me pose les mêmes questions que pour les autres. Par exemple dans l'un, on trouve une grande hétérogénéité en taille, des animaux blancs (et autres morphes insolites) et une forte proportion de femelles cornues. Les descriptions anciennes connues semblent ne pas présenter ce dernier caractère chez le Ouessant proche de nous. Faut-il y voir le signe d'une souche très ancienne et encore plus primitive, ou celui de métissages?

 

Il n'existe donc pas un Ouessant de race pure comme il m'arrive de le lire, mais des animaux présentant certaines caractèristiques des diverses documentions connues décrivant ou présentant ces animaux . Le Ouessant sur le continent est depuis longtemps un coktail de souche Ouessant et diverses influences. Le petit Ouessant d'aujourd' hui étant lui-même le "cocktail" de ces divers "cocktails"....auxquels continuent toujours de s'ajouter d'autres influences pas forcément nouvelles (allusion aux précédents articles).

 

Si je m'interroge sur l'importance du phénomène d'introduction des Ouessant, par le passé, sur le continent, je trouve tout aussi intéressant de me poser la question quant au phénomène inverse, c'est à dire me demander dans quelle mesure les apports extérieurs d'autres moutons (bateaux de passage et autres possibilités) ont influencé le cheptel Ouessant insulaire. Certains me diront qu'il a peu évolué sur de longues périodes. Certes, comme dans l'évolution des espèces dans la nature, on peut supposer pour le Ouessant des changements internes graduels et lents,  mais également des bouleversements plus importants sortes de "révolutions" dans le cheptel insulaire venues de l'extérieur, autres que les dernières connues comme: l'arrivée du morphe blanc, des animaux grandis durant le 20ième siècle, un brassage et la confection de "cocktails" Ouessant sur le continent...

 

Notre tort est de nous représenter une image fixe du Ouessant alors que des premiers moutons primitifs au petit mouton qui nous passionne il a existé bien des types de Ouessant...sur Ouessant, puis ailleurs. Tout bouge et évolue dans notre monde. Notre mouton n'y échappe pas. Nous voudrions le contraire que le phénomène s'exprimerait de toute façon du simple fait que les enfants sont toujours différents des parents. Le principe de la race et du standard ne fait que ralentir l'inexorable. C'est bien mais gardons à l'esprit que nos animaux d'hier sont perdus et que nous n'en conservons que des copies imparfaites. 

 

Quand donc je me trouve devant un "Ouessant", rien ne me permet de dire que c'est un "Ouessant". Je ne peux que dire qu'il ressemble à un Ouessant et présente un certain nombre de caractères qui vont dans ce sens, sorte de regard de conformité (sans y introduire un jugement de qualité). Nous en sommes tous là.      

 

 

janvier 2009 038 

Ouessant? Pas Ouessant? Animal issu en ligne directe du cheptel des pionniers du sauvetage de la "race", Noisette (de son nom) présente pourtant une toison assez peu primitive; son morphe blanc trahit de plus d'un métissage pour au moins un de ses ancêtres il y a plus de 100 ans. Fille de bélier primé, mère et grand-mère de béliers primés avec certificat de conformité, elle est de plus dans le standard. Une Ouessant à mes yeux non parce qu'elle m'appartient et mérite honneurs, mais simplement parce que j'ai bien conscience qu'un Ouessant de race pure à 100% cela n'existe pas (plus).

D'ailleurs...., un Ouessant de quelle date? Quel Ouessant?....

 

A suivre

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 17:47

 

Tout comme le morphe Ouessant noisette actuel est le fruit d'un métissage d'il y a plus de deux décennies, le morphe Ouessant agouti, là encore venu de l'étranger, a été également obtenu par croisement dans les mêmes périodes.

Cependant lui aussi demeure possible dans certaines souches Ouessant de base que l'on suppose encore proches des animaux de l'île (mais, une fois de plus, ceux de quelle date?), à partir des animaux blancs.

 

On comprend donc que si on accepte l'un, on se doit d'accepter l'autre; d'autant que le standard actuel précise que toute couleur de toison unie est acceptable, ce qui est le cas de nombreux animaux de ce type. Si certains présentent des nuances, je ferais remarquer que beaucoup de moutons d'Ouessant blancs ont des zones roussâtres ou encore que parmi les noirs rares sont ceux d'un noir uniforme...Simple question de logique.

 

Comme dans les articles précédents, l'éleveur qui ne jurerait que par le noir se devrait donc de veiller à ce qu'aucun ancêtre de ses moutons ne se révèle avoir été agouti...

 

Une fois de plus, en toute logique, accepter le blanc amène à devoir accepter les autres morphes.

C'est ce qui se fait à l'étranger. 

C'est ce que je fais.

C'est ce qui est dit, sans l'être vraiment, en France par la référence au standard citée ci-dessus et par la création d'une section "Autres couleurs" en concours. Mais, on notera la contradiction qui existe dans le fait de ne certifier jusqu'alors que les animaux noirs (pouvant pourtant possèder des gènes autres couleurs) et les descendants de métisses blancs (pouvant également être porteurs d'autres couleurs).L'approche dans les faits ne suivant pas les écrits de référence.   

 

 

Voilà pour la personne qui serait encore un peu perdue devant les moutons d'Ouessant qu'elle rencontre, en espèrant qu'elle s'y retrouve mieux après ces quelques articles.

A elle ensuite, selon ses désirs, de définir son orientation. Parfois, comme je l'entends, y compris chez des éleveurs expérimentés, telle couleur n'est pas voulue car simplement jugée pas très belle, sans autres considérations de sauvegarde ou de débat sur sa légitimité.

 

mai 10 035    

 

Quenouille, brebis agouti clair.

 

Remarque: Ce ne sont là que les toisons les plus courantes, le Ouessant pouvant donner des morphes insolites comme cela arrive parfois...et sans phénomène de croisement.

 

A suivre.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 17:50

Du blanc, du noir, du gris et autres chez le Ouessant.

Le noir étant le plus commun, puis le blanc dans une certaine mesure, devant la rareté du gris et autres couleurs, en fréquentant les concours longtemps en spectateur, j'ai pu observer l'évolution quant au regard sur cette dernière classe.

Elle fut un temps étiquetée "Gris et autres", plus tard viendra "Noisette et autres couleurs", pour être désignée finalement "Autres couleurs".

"Gris et autres" car à l'époque seuls quelques animaux gris étaient présentés et s'y trouvaient associés, comme j'ai pu le voir, des noirs atteints de canitie (grisonnement). En fait donc, tous les animaux qui n'étaient à l'évidence ni blancs ni vraiment noirs ou pour lesquels on ne savait pas vraiment ce à quoi ils pouvaient correspondre.

"Noisette et autres couleurs" a correspondu à l'apparition des moutons bruns dans le cheptel français y compris parmi des éleveurs élus en milieu associatif ( remarque,certains de ces animaux seront à l'origine du gène noisette introduit dans mon élevage en 2003).

"Autres couleurs" correspond mieux aujourd'hui à la réalité du paysage Ouessant type ancien dans sa version moderne actuelle, puisqu'il n'y a pas de raison de mettre en avant un morphe plus qu'un autre dans cette catégorie.

 

Cette entrée en matière me permet d'arriver où je voulais en venir pour le morphe brun (appelé communément noisette).

Comme je l'expliquais dans l'article précédent, si l'apparition de cette couleur rare (récessive aux autres morphes) demeure possible chez le mouton et le Ouessant qui nous intéresse, je n'ai encore ni vu la chose ni entendu parler de l'événement parmi les animaux de souches supposées proches du cheptel Ouessant du 19ième siècle sur l'île. Il serait d'ailleurs intéressant qu'un lecteur ou éleveur me lisant nous mette sur la piste si je me trompe.

Le morphe brun est issu des Ouessant étrangers de cette couleur ou d'une autre couleur mais possèdant ce gène brun. Dans le milieu "officiel" du Ouessant, c'est d'ailleurs à l'occasion d'un concours d'il y a plus de dix ans qu'un éleveur était invité à présenter les animaux bruns qu'il avait eu la surprise de voir naître et qu'il faisait déjà se multiplier. Mais...élément intéressant pour mon esprit de détective déjà en éveil, cette résurgence du noisette venait  en fait d'animaux ancêtres noirs hollandais qui possèdaient donc ce gène caché. (Et pour la petite histoire...les pendeloques/pampilles se promenaient déjà dans cet élevage, sans forcément un rapport avec le brun).

De ce jour, le morphe noisette faisait son entrée officiellement (si l'on peut dire) dans le paysage du Ouessant français, alors que de par ailleurs des importations se faisaient déjà bien avant ici et là dans l'hexagone.

 

Tout comme le morphe blanc, la couleur brune/noisette résultat d'un métissage elle aussi (bien que plus légitime d'une certaine façon car toujours possible un jour sans croisement, et donc à ce jour simple imitation d'un possible non encore vérifié) a trouvé sa raison d'être et remporte un certain succès tout en demeurant encore plus rare que la toison blanche.

 

Ce qui séduit nombre d'éleveurs devrait être en fait le cauchemar de qui se voudrait puriste, celui-ci se devant alors d'exclure de son troupeau tout animal de ce morphe, mais aussi tous ses ancêtres et parents ayant transporté ou transportant ce gène puisque issus d'un métissage lointain. Ce qui représenterait dans l'absolu la condamnation à mort (faute de stérilisation possible) de milliers de moutons d'Ouessant étrangers et français, qu'ils soient pour ne citer qu'eux, noirs (ou blancs pour le demi-puriste ), primés ou pas, avec ou sans pédigree ou certificat de conformité. Une nouvelle fois le phénomène du "contenant" et "contenu"...et un nouveau mal de crâne.

Depuis longtemps, j'ai dit qu'"une brebis ne retrouverait pas son agneau" dans la problématique Ouessant. Pour cette raison, j'ai très tôt fait le choix de considérer le Ouessant du 21ième siècle dans son ensemble, placé devant le véritable sac de noeuds que représente le cheptel européen actuel après 35 ans à être livré à lui-même ou mal analysé.

 Vouloir faire une copie, dans son apparence, d'un cheptel d'un temps révolu (d'il y a plusieurs siècles losqu'il vivait sur Ouessant) est légitime à titre d'image patrimoniale dans un écomusée par exemple, mais la réalité actuelle des choses est autre. Je pense qu'il faut bien ne pas se voiler la face et savoir gérer ce qu'est devenu ce mouton à présent. D'une certaine façon, il est bien trop tard pour revenir en arrière et il y aura toujours des petits moutons noirs pour qui en voudra, puisque seule l'apparence semble être un véritable problème pour certains.

 Au risque de me répéter, accepter les blancs, c'est par la force des choses accepter tous les autres morphes. 

 

avril 10 092  

 

Merveille des Lutins, plus Ouessant dans son "contenu" que certains animaux noirs ou blancs malgré un "contenant" (apparence) noisette.

 

avril 10 053

 

Un Ouessant blanc est-il un Ouessant? Oui à partir d'une certaine époque (depuis plus de cent ans). De plus un Ouessant blanc (ou autre) peut en cacher un autre.

 

L'agnelle de gauche (Cytosine) possèdant dans son patrimoine le gène donnant le gris est-elle de ce fait  une Ouessant? Oui, tout à fait, possèder ce gène récessif n'est pas une tare mais un plus.

 

L'agneau de droite (Taxon) possèdant le gène noisette dans son patrimoine est-il un Ouessant? ...Pas de doute, c'est assurément un Ouessant du 21ième siècle... 

 

 

A suivre. 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 19:46

 

Blanc (parfois blanc jaunâtre à roussâtre), noir (avec d'ailleurs des variations d'intensité dans ce noir et des phénomènes de canitie) ou encore gris (plus ou moins foncé ou plus ou moins clair, comme on voudra), voilà les principaux morphes de toisons rencontrés jusque là parmi les Ouessant issus des troupeaux ayant permis à ce type ovin de renaître depuis environ 35 ans.

Un collègue éleveur m'a parlé d'une sorte de gris dans un ancien troupeau, différent de ce que nous observons dans l'article précédent. Ce morphe plus revu (perdu?) et pas suffisamment documenté restera un mystère.... (à moins que ce ne soit une confusion toujours possible avec un noir atteint de canitie).

Monsieur Lauvergne (généticien), dans un écrit publié par le GEMO, parle au début de la "seconde vie du Ouessant" de quelques animaux noirs avec larmiers. Ce qui depuis, à ma connaissance, n'est plus rencontré ni relaté  dans le milieu.

Hors domaine associatif, dans quelques troupeaux considérés comme anciens (c'est à dire?), on découvre des animaux de morphe agouti.

Enfin, comme cette année chez un collègue éleveur détenteur d'un troupeau pionnier, l'animal rare et insolite, difficile à décrire, peut naître.

 

Par cette palette, on comprend que les possibilités de toisons sont d'une richesse génétique qui va bien au-delà du simple noir profond même si dans un temps maintenant révolu, sur l'île d'Ouessant, les habitants semblaient vouloir privilégier ce morphe noir.

 

Si on se réfère aux possibilités génétiques dans d'autres races ovines (primitives en particulier), les probabilités de rencontrer encore d'autres morphes existeraient. On peut penser en particulier à la toison brune (noisette) dont on attend le scoop parmi les animaux des souches pionnières du Ouessant. Morphe obtenu à l'étranger depuis longtemps, mais il semblerait par métissage (volontaire ou non?), la morphologie particulière de ces premiers moutons plaidant pour cet évènement.

 

Déjà devant tous ces types de toisons qui ne font qu'enrichir la diversité au sein de la "race" Ouessant, faudrait-il ne voir la vie qu'en noir et blanc? Pour moi, non, j'ai choisi de conserver et de travailler cette richesse au maximum, sans oublier les animaux à toison pie plus ou moins tachée qui ne sont qu'une expression de plus du potentiel ovin (remarque, la toison pie n'est pas admise dans le standard actuel). Il était important de sauvegarder le Ouessant pour la diversité ovine. Il est pour moi, et dans mon élevage, tout aussi important de sauver la diversité dans ce type ovin.

 

 

reproductrice 015   

 

La superbe Promesse avec une de ses mèches blanches bien visible. Ouessant donc hors standard, mais pourtant mère de Golas, jeune bélier blanc primé en concours cette année (et que beaucoup auraient voulu m'acheter)....Quand je dis qu'il ne faut rien "jeter"...

 

A suivre.

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 20:15

 

Le paysage français du Ouessant se présente comme une photocopie en noir et blanc d'un monde de l'animal dont le potentiel est pourtant en fait un univers de couleurs.

 

Dans le standard du GEMO, on peut lire que toute toison unie est acceptée. Pourtant dans les faits, il existe encore une forte réticence chez certains éleveurs à accepter un mouton qui ne serait ni blanc ni noir.

 

Il y a à cela plusieurs explications.

D'abord, on admet facilement qu'un mouton puisse être blanc puisque c'est la couleur la plus fréquente dans le genre ovin en général. Puis, comme on parle de Ouessant, l'image du petit mouton noir vient assez facilement à l'esprit.

Mais, par méconnaissance, le plus souvent, on ne soupçonne pas qu'au delà de ces couleurs dominantes génétiquement d'autres plus récessives apparaissent ou sont susceptibles d'apparaître (Ce qui n'est d'ailleurs pas spécifique au Ouessant). A ce jour, dans le cheptel de souche française, existe en particulier le type de gris que je privilégie dans mon élevage et qui est hérité des premiers animaux de Monsieur Edmond Vaillant, d'il y a une trentaine d'années. Type génétique qui a essaimé depuis. D'autres colorations sont possibles mais pas toujours vérifiées avec certitude ou particulèrement rares.

 Un Ouessant qui n'est ni blanc ni noir, cela semble encore trop souvent suspect (parfois à juste titre par crainte de croisement, ce qui n'est pas forcément le cas). Pourtant, il ne suffit pas d'être blanc ou noir pour être pour autant un Ouessant, même petit. On ne se demande pas dans ce cas, à tort, d'où vient la coloration blanche ou noire comme si l'origine Ouessant était évidente de par une taille moindre. Alors que cela peut être tout autant le fruit de métissage avec une autre race blanche ou même noire. Dans un cas excès de méfiance, dans l'autre excès de confiance.

 

J'en arrive à suivre le même raisonnement, comme dans un article précédent, en ce qui concerne l'éleveur qui se dirait puriste avec une orientation exclusive vers le morphe noir. S'il se doit d'exclure tout animal ayant un ancêtre blanc, il se doit d'exclure, s'il ne jure que par le noir les moutons des deux sexes (et leurs ancêtres) qui auraient  donné un jeune non noir (gris dans le cas étudié). Chose qui d'ailleurs serait une erreur de logique vis à vis du patrimoine génétique possible chez le Ouessant noir.... Une nouvelle fois, on sent le mal de crâne qui approche.

Ma politique est que les animaux gris sont légitimes et particulièrement précieux, issus des minuscules moutons de type Ouessant du Morbihan dont Monsieur Vaillant était le détenteur avant même que le petit mouton d'Ouessant soit en vogue.

 

  été 09 096

     

 

Brebis grise et son agnelle (Esmeralda et Eponyme). Dans un "contenant" gris, des moutons bien plus Ouessant dans leur "contenu" que parfois certains autres animaux dans un "contenant" pourtant blanc ou noir...

 

A suivre...

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 17:31

 Nous étiquetons donc un mouton du nom d'Ouessant (type ancien), à son apparence, son allure générale et ses caractèristiques physiques. Pourtant, il faudrait pouvoir avoir une approche autant du contenant (apparence) que du contenu (patrimoine génétique hérité, rarement connu sur une période suffisamment longue) pour déterminer le poucentage Ouessant réel du patrimoine de l'animal sous nos yeux. 

  

D'abord le puriste, s'il souhaite n'élever que des moutons d'Ouessant se rapprochant au maximum (en apparence) des plus anciennes descriptions qu'on en ait, ne devrait donc pas élever d'animaux blancs puisque c'est le signe concret (visible) des premiers  métissages datant d'il y a plus de cent ans pour certains. Mais pour aller plus loin, il ne devrait pas non plus élever d'animaux, quelle qu'en soit la couleur, dont au moins un parent (ou ancêtre même lointain) serait connu pour être (ou avoir été) blanc, puisque bien que dilués il y aurait eu diffusion de gènes extérieurs à la "race".

On voit très vite qu'on n' est pas loin du mal de crâne et qu' à moins d'aller dans ce sens extrémiste tout à fait légitime, il y a peut-être une attitude intermédiaire à adopter. C'est celle que je suis, en me disant d'abord que cette arrivée du morphe blanc fait partie de l'histoire (ancienne) du mouton d'Ouessant qui n'a d'ailleurs été jusque là qu'un type fruit de nombreuses autres événements qu'on ne connaîtra jamais et qui ont construit ce petit mouton au fil des siècles. Nous acceptons par la force des choses (notre ignorance) les étapes mystèrieuses de son évolution, pourquoi devrait-on rejeter celle que l'on connait.

A noter que l'association GEMO accepte les moutons d'Ouessant blancs dans son standard.

 

Enfin, une remarque importante, la pratique, comme on le voit parfois, d'élever et se faire reproduire les animaux blancs uniquement entre eux est une grosse erreur. D'abord, j'argumente souvent en disant que sur Ouessant s'effectuait un brassage entre les différentes couleurs, les animaux étant libres au moment de la reproduction. Ensuite, cette pratique ne peut sur le long terme qu'amener à construire deux races différentes (les blancs et les noirs, pour ne parler que de ces morphes) qui n'auraient plus de liens réels et présenteraient des caractères physiques différents. 

 

 

mai 17-08 011 

 

Une brebis d'Ouessant (Cannelle)? Oui, du type de certains moutons de la fin du 19ième siècle.

Son agnelle (Ouessantine)...donc d'Ouessant de par sa mère pourtant blanche...(et de par son père).

 

A noter que cette agnelle est une future brebis à toison grise...ce qui permettra de faire la transition  avec le futur article.

 

A suivre... 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 17:37

 

Cet article fait suite à Reconnaître un Ouessant. (1)  si on ne l'a pas sous les yeux.

 

Imaginons que l'on soit puriste, c'est à dire je pense, que l'on veuille sauvegarder et élever des Ouessant de la première catégorie qui sont (qui étaient) les seuls à véritablement mériter le titre de "Ouessant type ancien". Première difficulté, on ne peut plus se les procurer. On ne peut que se tourner vers ce qui est considéré comme leurs descendants, c'est à dire la catégorie quatre.

Les animaux de cette catégorie correspondent, pour ceux qui ne connaîtraient pas la situation, aux descendants de petits moutons d'Ouessant importés sur le continent par diverses personnes, à des périodes non datables avec précision semble-t-il. Il n'est donc pas impossible que ces importations aient puisé dans des cheptels Ouessant très différents selon la période considérée. En effet à la charnière 1900, de grosses évolutions s'opèrent chez cet ovin. A titre d'exemple, les animaux de vers 1910 n'ont plus rien à voir avec ceux de vers 1880. Les premiers sont devenus essentiellement blancs (et ont peut-être un peu grandi) alors que ces derniers (1880) semblent encore majoritairement noirs et petits. On comprend donc que le moment où les importations ont puisé dans le cheptel d'Ouessant a son importance pour la suite puisque les animaux de base ne sont pas forcément identiques. Ces troupeaux dispersés (et différents?) ont de plus évolué durant plusieurs décennies sous des pressions sélectives diverses selon les choix de leurs éleveurs. A cela, personne ne peut assurer aucune nouvelle intrusion génétique de par d'autres races dans ces troupeaux présents sur le continent  pendant de nombreuses décennies.

On comprend donc que les moutons retrouvés vers 1970 par Monsieur Abbé et ses amis ne sont plus vraiment des Ouessant de la première catégorie, d'ailleurs cela explique les différences observées (on consultera le site du GEMO pour des descriptions précises de ces moutons). Il est impossible d'en connaître la généalogie sur une centaine d'années et de les qualifier de Ouessant de "race pure" (je préfère de "type pur").

Il n'y a dans mes propos aucune critique dans le sens négatif du terme. Il s'agit là d'une simple analyse et d'une réflexion sur la situation complexe du Petit Ouessant actuel.

Ces propos n'enlèvent rien au mérite des pionniers qui ont remis ces moutons témoins au devant de la scène. Chaque jour, je remercie au fond de moi M. Abbé et ses confrères éleveurs des premiers temps du GEMO (Groupement des Eleveurs du Mouton d'Ouessant) pour leur travail qui me permet de vivre ma passion pour ce petit ovin, sans oublier d'être reconnaissant également vis à vis des générations d'éleveurs qui avaient conservé ce mouton-relique sur le continent alors qu'il disparaissait peu à peu de son île.

 

Une fois de plus, cet article est  une façon pour moi de dire stop à l'emploi de l'étiquette "race pure" qui ne se justifie pas. 

 

Un Ouessant est donc actuellement un petit mouton le plus souvent noir ou blanc ... et qui entre dans le standard établi par l'association GEMO.

 

juin 09 092

 

En blanc (Cannelle)...

 

novembre 08 018

 

...ou en noir (Ocelot), les deux versions les plus courantes  du Ouessant.

 

Et pourtant cela ne fait que se compliquer...(à suivre)   

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 17:02

 

Grosse difficulté puisque d'abord de quel Ouessant parle-t-on?

 

Première catégorie (d'un point de vue chronologique):

Celui (sur l'île) du milieu du 19ième siècle ( 1850 et avant) de petite taille et qui se présente encore essentiellement dans un morphe noir.

Sans omettre sans doute quelques colorations récessives au noir, trop rares pour être simplement remarquées et mentionnées (et/ou probablement éliminées dans un supposé désir de conservation du noir de par une tradition vestimentaire utilisant cette couleur).

 

Deuxième catégorie:

Celui (sur l'île) de début 1900, encore pour peu de temps de petite taille, devenu essentiellement blanc suite aux apports extérieurs à Ouessant. Fruit donc de métissages non seulement avec des types locaux proches de Bretagne, mais suite aussi à des influences de diverses races blanches étrangères utilisées dans l'hexagone dans une politique d'amélioration du cheptel ovin français. Sans oublier les morphes noirs et autres récessifs comme précédemment; ainsi que ceux transportés par l'arrivée du blanc. 

 

Troisième catégorie:

Celui (sur l'île) du milieu 20ième siècle (1950) à nos jours, de grande taille et de poids important (suite à des choix de la part des habitants d'Ouessant s'orientant vers une certaine "rentabilité en carcasse" même si le type d'élevage reste familial), essentiellement blanc mais avec une certaine variété d'autres morphes récessifs.

 

Quatrième catégorie:

 Celui sur le continent, issu de troupeaux sauvegardés en France (et utilisés par le GEMO pour relancer l'élevage de ce petit ovin). Animaux qui ont évolué différemment suite à l'isolement des troupeaux et qui présentent parfois des signes de perte de leurs caractères primitifs, preuve de croisements avec des races plus modernes. Parmi ces caractères non primitifs, on peut citer la présence de toisons blanches, parfois des toisons à laine courte et serrée, souvent des queues fortement enlainées, certains cornages particuliers (comme ceux des blancs pendant longtemps difficiles à se faire rapprocher de ceux des noirs dans un type plus primitif; problème de gènes associés?).

 

Cinquième catégorie:

Celui sur le continent, labellisé Ouessant dans quelques pays voisins de la France et au-delà, construit à partir de la catégorie précédente à laquelle se sont ajoutés divers métissages (dont certains avec des races ovines nordiques primitives) pour des raisons obscures (simple négligence ou désirs d'amélioration de certains caractères physiques, comme le cornage par exemple?).

 

Sixième catégorie:

Celui qui est le fruit du brassage des deux précédentes. Celui qui est sans doute le plus abondant.

 

 

Pour ces trois catégories précédentes, je résonnais avec des animaux issus d'éleveurs ayant un minimum de souci et d'intérêt dans un suivi de leur cheptel et de ses origines. Mais on pourrait établir un dernier groupe. 

Septième catégorie: Tous les moutons (noirs ou autres) de petite taille ou pas encore très grands, récupérés à droite et à gauche au hasard des trouvailles et des annonces dont on ne sait pas grand chose sinon qu'ON nous a dit que c'était des Ouessant.

 

C'est en ayant encore lu une annonce dans un magazine avec les termes "pur Ouessant" que la nécessité de faire cette synthèse m'est apparue. Quel pur Ouessant? Si on pense, en toute logique, à la première catégorie, il y a bien longtemps qu'elle a disparu et il n'en reste que plus ou moins des traces (visibles ou non) dans toutes les catégories énumérées.

 

A suivre...       

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