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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 23:01
Lorsque ma curiosité me faisait encore répondre aux annonces que je pouvais rencontrer, j'ai souvent eu la surprise de découvrir des Ouessant qui ne correspondaient pas à la description faite, en particulier en ce qui concerne la couleur de leur toison.

Recherchant des animaux bruns (dits noisette) par exemple, j'ai régulièrement découvert de "simples" animaux noirs en vieille laine.

La couleur de la toison se définit par celle de la fibre de laine à sa base de pousse, c'est à dire tondue.
Ici un véritable Ouessant noisette (les membres et la face sont également bruns).

Ce type d'animal, parfois pris à tort pour un noisette, est un sujet noir (pattes et tête noires) dont la laine vieillissante agressée par les intempéries (pluie, soleil) peut finir par se décolorer et donner des aspects plus ou moins roussâtres selon les individus et leur pigmentation.
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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 23:01

Sous l'impulsion du GEMO, le mouton d'Ouessant de type ancien renaît de ses cendres il y a une trentaine d'années. L'engouement qui suit alors  pour cette race tout nouvellement définie aboutit en seulement ces trois décennies à voir se constituer en Europe deux populations principales ayant comparativement quelques divergences.

D'abord se dessine le cheptel français avec une nette tendance de localisation dans le Grand Ouest et alentours, fief de la race. Initialement composée d'animaux noirs, quelques blancs et de très rares gris, cette population fut également source du groupement d'éleveurs qui s'est constitué aux Pays Bas.

Ensuite de ce second cheptel hollandais, le mouton d'Ouessant ancien va évoluer également, par choix de ces éleveurs, vers des animaux dits noisette non présents dans les souches bretonnes retrouvées initialement sur le continent mais qui pouvaient exister sur l'île à une certaine époque. Résurgence de cette variété de toison ou résultat d'un croisement accidentel ou réfléchi orchestré,  toujours est-il que cette variété noisette largement élevée est devenue conséquente en nombre et a gagné progressivement la France, après s'être largement répandue en Allemagne, Belgique,... ayant su séduire de plus en plus d'éleveurs. Depuis, d'autres variétés de couleurs de toison sont apparues dans ces derniers pays limitrophes de l'Hexagone sans qu'une explication réelle ne soit véritablement donnée. On parle d'influence du Romanov, mais la taille, l'absence de cornes ou encore la très grande prolificité auraient pu avoir des conséquences plus évidentes. Mon regard qui n'est que personnel (et qui n'apporte que quelques hypothèses) y voit peut-être plus des influences comme le Soay, le Shetland, le Skudde ou encore le Heidschnucke... qui comme par hasard sont des races primitives de tailles peu importantes. De là, on peut imaginer des croisements (même si des mutations restent possibles, mais en si grand nombre?), certains éleveurs peu avertis ne faisant pas toujours la distinction. J'ai pu voir par exemple un site d'un particulier qui élève d'après lui des Ouessant mais dans le troupeau duquel j'ai remarqué des Heidschnucke. Un autre qui présente ses brebis Ouessant de plus de 50 cm(!).... Confusions ou volontés de certains, les résultats sont là en offrant une grande diversité de toisons dans cette seconde population de mouton d'Ouessant de type ancien dite de souche hollandaise. J'ouvre là un débat et si certains ont des informations plus précises que mes suppositions, je suis fortement intéressé.

Pour finir, ces deux grands ensembles de population du Ouessant interfèrent et s'influencent en particulier dans les zones limitrophes et intermédiaires et un vaste brassage est en train de s'opérer depuis pas mal d'années et s'accentue.

Après sa dispartion de l'île, puis sa résurrection sous une forme continentale française, on assiste à présent à une évolution du Ouessant  vers une forme européenne....

Brunella, agnelle brune(noisette) descendante de la vague d'animaux noisette hollandais qui font maintenant bien partie du paysage ovin Ouessant français...

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 23:01
Sur des petits animaux, un ou quelques centimètres de plus ou de moins cela peut forcément faire de grosses différences.

Sur ce cliché de Kapouille et Merveille vers neuf à dix mois, on peut percevoir cette importance.
Malgré une légère pente en allant sur la droite, la différence entre la première avec ses 39 cm au garrot et la seconde avec ses 41 cm est bien notable et, vers leurs  trois ans, ce ne seront non plus 2 cm mais certainement 3 à 4 qui les différencieront.
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 23:01
Durant ses trois premières années, un mouton (brebis comme bélier) se construit d'un point de vue physique, aussi bien pour la taille, la corpulence et son allure générale.
Ensuite, de trois à six ans, c'est le bel âge.
Mais après six ans commence un lent mais progressif déclin.

Premier signe la perte d'incisives qui ne seront pas remplacées à cet âge. Celles-ci ne sont d'ailleurs présentes que sur le maxillaire inférieur.  Le mouton possède cependant 32 dents au total, comme les humains, du moins pour ceux qui ont été sages...

Noisette des Lutins du Montana nous montre cette belle incisive qui se déchausse et ne demande qu'à tomber.
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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 23:01
A diverses occasions, il est nécessaire de rassembler les animaux pour quelques soins (tonte, taille des onglons,vermifugation,bouclage, blessure, vaccination, prise de sang...) ou observations (état d'avancement de la gestation, état physique,...).
Aussi plutôt que tenter sournoisement une fois de plus le coup de la biscotte ou autre friandise pour attraper un animal, il finit par être plus simple et moins stressant (y compris pour l'éleveur) d'amener les moutons dans un petit enclos de contention au sein duquel on pourra oeuvrer à loisir.
Dans mon cas, cette manoeuvre s'opère avec mes chiennes dressées pour le travail sur le troupeau, mais si on n'en est pas arrivé au besoin devenu indispensable du chien de berger, on pourra une nouvelle fois attirer les gourmands dans le piège avec la fameuse biscotte bien craquante (ou autre gourmandise)...

...avant de refermer la porte. La capture demeure un moment d'angoisse pour le mouton du fait que le contact est  pour lui (sauf pour les Ouessant  habitués à être manipulés comme ces deux Lutins) synonyme du dernier instant avant de passer de vie à trépas (comme pour beaucoup d'espèces proies au départ).
Alors, finies les courses poursuites en s'étalant dans la boue dans un majestueux plongeon avec quelques brins de laine entre les doigts?
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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 23:01
Avec ou sans cravate (ou jabot), ce n'est pas une question de mode mais un caractère héréditaire lié, de par son absence ou sa présence, à certaines souches ou lignées de Ouessant.
Le jabot (ou cravate) est l'ensemble de longs poils que certains béliers possèdent sous et sur l'encolure en période hivernale (en laine) et qui peut leur donner une certaine noblesse ainsi qu'un côté "sauvage".


 Maout des Lutins du Montana avec un semblant de jabot.

 Jabot bien développé à 8 mois pour Daguet des Lutins du Montana.

Un peu moins de jabot chez Eliot des Lutins du Montana à 8 mois également.

Joli jabot chez ce bélier adulte (Laurent Wynant).
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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 23:01

 Chez le bélier, le museau est plus ou moins busqué selon les individus ainsi que l'âge. Ici, la courbe se dessine sur celui de Grichka des Lutins du Montana qui a maintenant un peu plus d'un an et demi. 

 

 

 

 Chez Ocelot (élevage Delorme) qui a le museau assez court et qui a dépassé les 6 ans et demi, ce caractère sexuel secondaire est plus marqué. 

 

 

 

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 23:01
On appelle caractères sexuels secondaires les caractères présents chez un animal d' un sexe ou l'autre, mais qui n'entrent pas directement dans le processus de la reproduction et ne concernent donc pas les zones génitales elles-mêmes.

Le caractère sexuel secondaire le plus remarqué chez certaines races ovines et le mouton d'Ouessant en particulier est bien le cornage.

Celui-ci chez le Ouessant peut se présenter de diverses façons: plus ou moins épais, plus ou moins écarté, plus ou moins ample, plus ou moins enroulé,.......voire absent ou presque. L'hérédité, les problèmes de croissance, .... et le physique de chacun défini par Dame Nature pour de nombreuses raisons qui nous échappent à ce niveau, font que les individus sont plus ou moins avantagés à nos yeux, dans nos considérations purement esthétiques. Pour le mouflon, ancêtre du mouton, l' importance du cornage associée au poids et à la hargne du mâle contribue, lors des combats entre béliers, à déterminer le dominant qui pourra ainsi s'accoupler avec les femelles pour une saison.
Cornage peu écarté chez Troll des Lutins du Montana.

Cornage assez écarté chez Grichka des Lutins du Montana.


Cornage assez enroulé chez  Amadeus des Lutins du Montana.

Cornage en un seul "croissant", une seule volute, et non torsadé chez Besk des Lutins du Montana et qui tend vers celui du Mouflon. Chose positive et à rechercher.
Mais il va sans dire que de nombreuses combinaisons de ces quelques exemples (parmi d'autres) amènent aux résultats les plus divers qui font de chaque cornage une résultante unique lorsque l'animal est arrivé à l'âge adulte (plus de trois ans).  
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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 23:01

Ouranos des Lutins du Montana occupé à ruminer par un après-midi de cet été 2008.

 

Paître, ruminer,...., paître, ruminer,...on a souvent l'impression, en l'observant, que le mouton passe une grande partie de sa vie à ces occupations.

Ce n'est pas tout à fait faux. D'abord, manger des végétaux, aliments globalement peu énergétiques nécessite d'en consommer beaucoup et donc souvent. Ensuite, le fait d'être un ruminant oblige le Ouessant à consacrer deux fois plus de temps à l'acte de se nourrir.

En effet, dans un premier temps, le mouton va stocker un maximum de nourriture dans sa panse en mâchant grossièrement. Ce qui prend un temps variable selon les bouchées qu'il peut faire (taille de l'herbe), nécessité ou pas de chercher sa nourriture, mais aussi possibilité de choisir ce qui est le plus goûteux ou le plus nutritif... Bien rempli, il se mettra ensuite au repos en se couchant ou en restant debout. Dans cette dernière position, il ne bouge plus, incline un peu la tête vers le sol, ne semblant pas toujours au mieux (pas dans son assiette) dans ces instants (surtout si le coup de fourchette a été un peu lourd). Il attend...Et tout à coup, il semble éructer. C'est parti; la première boulette herbeuse remonte à la gueule et peut être mastiquée correctement et finement, afin d'être ensuite à nouveau avalée et dirigée cette fois dans le circuit digestif véritable. Ce système est assez complexe et se compose de plusieurs parties  qui mériteraient plus un dessin qu'une explication écrite...

Le système digestif est d'ailleurs peut-être le point faible du mouton et le Ouessant n'y échappe pas si on ne prend pas certaines précautions...Sujet de futurs articles...

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 18:16



                                         Cannelle (42 cm)  Les Lutins du Montana (D.Morzynski)


Il y a un siècle, les rares clichés montrent des animaux dont le garrot arrive sous le genou des femmes.
Cela semble assez bien correspondre aux limites du standard fixé par le GEMO (Groupement des Eleveurs du Mouton d'Ouessant).
Ce dernier fixe comme maximum 49 cm au garrot pour un bélier adulte (donc à 3 ans et plus)
                                      et maximum 46 cm au garrot pour une brebis adulte (donc à 3 ans et plus).

Les animaux plus grands, que l'on rencontre souvent, ne peuvent être condérés alors que comme de type ou allure Ouessant, mais ne méritent plus le nom de Mouton d'Ouessant.




                                                           

                                      Ouranos (44 cm) Les Lutins du Montana (D. Morzynski)

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