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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 13:19

Ces dernières années, sous l'impulsion de quelques éleveurs dont le berger des Lutins, le monde de la génétique se penche sur l'expression des colorations de toisons chez le Mouton d'Ouessant de type ancien.

Ainsi au printemps 2012, Roger Lundie de Nouvelle Zélande (généticien de renom en ce domaine), ainsi que de l'Afrique du Sud Dawie du Toit et son épouse, rendirent visite à une petite équipe de passionnés du Ouessant (Diane Falck, Dominique Leplant, Hervé Vaillant et moi-même) afin de découvrir leurs troupeaux et ce type ovin en sa diversité.

De là s'engagèrent quelques travaux d'élevage et d'analyse précis en ces troupeaux et l'opportunité fut saisie de présenter quelques uns des résultats au "Congrès mondial du mouton de couleur" qui vient de se tenir en France en mai dernier. La chose put se faire grâce à Diane Falck notre méritante "anglophone de service".

Ces présentations sont accessibles, en anglais seulement pour l'instant (plus tard en français aussi) dans la rubrique ci-dessous en lien du site du GEMO (Groupement des Eleveurs du Mouton d'Ouessant). L'obstacle de la langue ne doit pas en être un totalement pour les francophones, un certain nombre d'illustrations parlantes à leur façon pouvant être découvertes.

Bonne lecture!

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 09:05

Il existe au moins quatre variantes d'expression de coloration du noir de la toison chez les Ouessant de ce type. Certaines ne sont perceptibles qu'à l'âge adulte, d'autres le sont dès les premières semaines.

Noir pas toujours noir.

A gauche un agneau noir basique chez qui rien ne peut être connu sur la forme de noir qu'il présentera à l'âge adulte.

A droite un autre agneau noir du même âge, mais en construction d'un noir en dilution.

Noir c'est pas toujours "noir" (mais il y a toujours de l'espoir...)

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 11:36

Quelques exemples de la grande variabilité de la marque blanche sur le crâne de certains agneaux cette année.

Un peu,

Un peu,

beaucoup,

beaucoup,

.....

Un peu, beaucoup,... pas du tout.
Un peu, beaucoup,... pas du tout.

......

pas du tout.

pas du tout.

Et parfois, en y regardant bien, comme sur "la tête à Mathieu", on ne trouve qu'un poil blanc sur le crâne de l'agneau...

... ou guère plus.

... ou guère plus.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:15
Présent et avenir réunis.

Les premiers agneaux ont ou approchent un mois et se sont (déjà!) transformés en moutons miniatures qui d'ailleurs broutent et ruminent.

Leur morphologie se dessine un peu plus.

Et enfin ils se construisent dans leur aspect coloration, selon leur patrimoine génétique hérité de leurs parents.

Présent et avenir réunis.

L'agneau du premier plan que certains imagineraient demeurer noir une fois adulte, deviendra en fait comme son aîné au second plan (un antenais, bélier d'un an).

Cette métamorphose est due à un gène particulier que peuvent posséder certains Ouessant (sans que la marque blanche frontale ait un lien avec ce phénomène; il s'agit d'une autre caractéristique génétique). L'évolution de la coloration du pelage chez les mammifères, entre le stade juvénile et adulte, voire vieil adulte, n'est pas rare. Au sein des races domestiques, les exemples sont nombreux également et parfois très spectaculaires (cas du cheval de race Camargue par exemple).

A peine quatre semaines et l'évolution est déjà bien notable sur ce jeune mâle.

A peine quatre semaines et l'évolution est déjà bien notable sur ce jeune mâle.

Et plus encore quand il nous autorise à scruter la couche inférieure de sa toison au niveau de la peau.

Et plus encore quand il nous autorise à scruter la couche inférieure de sa toison au niveau de la peau.

Phénomène à ne pas confondre avec la contre façon de certains jaloux véritablement noirs qui voudraient être "gris"...

Phénomène à ne pas confondre avec la contre façon de certains jaloux véritablement noirs qui voudraient être "gris"...

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 23:07

Observer, analyser ses agneaux, permet de les connaître et reconnaître.

C'est plus particulièrement évident avec les blancs.

Pour tous, outre leur taille, leur physionomie et leur sexe, on peut différencier déjà les types de toison. Découvrir les frisés, bouclés, ondulés ou à poils raides.

Chez les blancs donc, on notera le dessin et l'étendue du "bronzage"( s'ils en possèdent), son intensité et le type de pigment (coloration) qui le caractérisent.

Et puis par exemple, se souvenir que parmi les "à bronzage limité sur l'encolure" X a les sabots blancs. Et le nez et lèvres roses.

Et puis par exemple, se souvenir que parmi les "à bronzage limité sur l'encolure" X a les sabots blancs. Et le nez et lèvres roses.

Alors que Y a les sabots noirs. Et le nez et lèvres sombres....

Alors que Y a les sabots noirs. Et le nez et lèvres sombres....

Tous ces petits trucs, en y associant le nom de l'animal et sa parenté, permettent de connaître ses agneaux et les reconnaître quand ils sont dispersés et sans plus la référence de leur mère.

Ensuite l'analyse de leur évolution au quotidien permet de ne pas perdre ses capacités personnelles d'identification déjà construites.

Pour les noirs, cela est moins évident, bien qu'en y regardant de plus près...

Par contre interdiction de s'absenter quelques jours, car au retour, la surprise est grande devant leur croissance qui ne vous a pas attendu et vous déroute un certain temps avant que vous ne vous reconstruisiez les nouvelles images mentales correspondant bien à chacun et chacune... et plus il y a d'agneaux...

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 18:05

Je reçois parfois des messages dans lesquels les propriétaires s'interrogent sur le fait que leur Ouessant ne possède plus de dents "en haut".

C'est normal! Du moins pour les incisives qui ne sont présentes que sur le maxillaire inférieur. Ce sont d'ailleurs les seules dents qu'on peut apercevoir sans avoir à manipuler le mouton, molaires et prémolaires se trouvant profondément en gueule.

C'est normal

Cette brebis mène sa vie et son occupation favorite qui prend beaucoup de temps sur une journée (et parfois la nuit), brouter.

Les incisives "du bas" sont perceptibles en regardant bien, alors qu'elles sont naturellement absentes "en haut", seule la gencive apparaissant.

Ceci étant, à plus ou moins six ans ces incisives seront définitivement tombées. C'est d'ailleurs à partir de cet âge que le mouton entre dans un lent mais certain déclin...

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 18:26

Il n'y a pas deux humains identiques. Il n'y a pas deux moutons identiques.

Si on se limite à la tête, on observe une variété infinie de constructions du crâne et des caractéristiques du facies selon un schéma de base.

Ensuite, pilosité, chevelure, sourcils, ...barbe augmentent encore la diversité de résultats.

Portrait robot

Pour le Ouessant, si on est attentif, on s'apercevra que la pilosité selon l'importance de la laine ou des poils sur la tête, leur répartition et leur longueur, exprime également une grande variété de résultats.

Amusons-nous sur quelques brebis Lutines qui ont bien voulu se laisser tirer le portrait cet après-midi.

Laine dense et étendue sur la joue.

Laine dense et étendue sur la joue.

Absence de laine sur la joue. Présence limitée sur le front.

Absence de laine sur la joue. Présence limitée sur le front.

Belle densité de laine sur la joue comme sur le front.

Belle densité de laine sur la joue comme sur le front.

De même.

De même.

Laine frontale très proche de l'oeil comparativement à la brebis précédente.

Laine frontale très proche de l'oeil comparativement à la brebis précédente.

Oeil très "aéré".

Oeil très "aéré".

Absence de laine, avec surtout du poil en particulier sur le crâne.

Absence de laine, avec surtout du poil en particulier sur le crâne.

Laine rase et poils.

Laine rase et poils.

Laine limitée sur les joues.

Laine limitée sur les joues.

La coloration de la pilosité peut créer elle aussi diversité.

La coloration de la pilosité peut créer elle aussi diversité.

Densité, coloration des poils de la face, zone bien dégagée au-dessus de l'oeil.

Densité, coloration des poils de la face, zone bien dégagée au-dessus de l'oeil.

Front cranté!

Front cranté!

Contraste avec poils de la face.

Contraste avec poils de la face.

L'épaisseur (ou minceur) de la structure osseuse sur laquelle s'étend la pilosité contribue à l'individualité.

L'épaisseur (ou minceur) de la structure osseuse sur laquelle s'étend la pilosité contribue à l'individualité.

N'est-ce pas?

N'est-ce pas?

Poils ras et lègère bande de laine sur la joue.

Poils ras et lègère bande de laine sur la joue.

Pas deux moutons identiques donc.

Cet été, ma véto s'étonnait que je puisse identifier chacun de mes Ouessant alors qu'ils étaient tondus, mais en laine c'est toujours possible et parfois plus évident encore. Et puis on voit que si on se limite seulement à leur tête, avec de l'observation et l'habitude, cela demeure évident. Question d'attention et de mémorisation.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 18:04

.... du moins en apparence....

Les agneaux 2013 approchent à présent un an et peuvent donc bien mériter le nom d'antenais.

Ces antenais ont bien évolué depuis leur naissance au printemps dernier. En taille, dans leur morphologie, en caractère... dans leur toison. Cette dernière dans la texture, la densité, le volume .... comme dans la coloration.

Quand les extrêmes se rejoignent

Par cette belle journée de ce mercredi, après quelques jours bien gris, j'ai plaisir à contempler un peu les grands garçons.

En observant Agnello De et Hubot, je ne peux m'empêcher de penser, une fois encore, que plus d'un observateur se ferait prendre au piège devant leur ressemblance à ce stade.

Quand les extrêmes se rejoignent

Agnello De, jeune bélier brun "dilué" ...

Quand les extrêmes se rejoignent

... et Hubot, jeune bélier blanc "bronzé" pourraient faire croire qu'ils sont du même type de coloration de toison, alors qu'ils sont en vérité génétiquement bien différents. Le premier est un bélier brun donc et le second un bélier blanc.

Comme quoi les apparences peuvent être bien trompeuses!

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 20:06

La brebis est absolument sans ressource et sans défense. Les moutons sont encore plus timides que les brebis; c'est par la crainte qu'ils se rassemblent si souvent en troupeaux; le moindre bruit extraordinaire suffit pour qu'ils se précipitent et se serrent les uns contre les autres; et cette crainte est accompagnée de la plus grande stupidité, car ils ne savent pas fuir le danger: ils semblent même ne pas sentir l'incommodité de leur situation; ils restent où ils se trouvent, à la pluie, à la neige; ils y demeurent opiniâtrement, et, pour les obliger à changer de lieu et à prendre une route, il leur faut un chef qu'on instruit à marcher le premier, et dont ils suivent tous les mouvements pas à pas. Ce chef demeurerait lui-même, avec le reste du troupeau, sans un mouvement dans la même place, s'il n'était chassé par le berger ou excité par le chien commis à leur garde, lequel sait, en effet, veiller à leur sûreté, les défendre, les diriger, les séparer, les rassembler et leur communiquer les mouvements qui leur manquent.

Ce sont donc, de tous les animaux quadrupèdes, les plus stupides; ce sont ceux qui ont le moins de ressource et d'instinct. Les chèvres, qui leur ressemblent à tant d'autres égards, ont beaucoup plus de sentiment; elles savent se conduire, elles évitent les dangers; elles se familiarisent aisément avec les nouveaux objets; au lieu que la brebis ne sait ni fuir ni s'approcher: quelque besoin qu'elle ait de secours, elle ne vient point à l'homme aussi volontiers que la chèvre; et, ce qui, dans les animaux, paraît être le dernier degré de la timidité ou de l'insensibilité, elle se laisse enlever son agneau sans le défendre, sans s'irriter, sans résister, et sans marquer sa douleur par un cri différent du bêlement ordinaire.

Mais cet animal si chétif en lui-même, si dépourvu de sentiment, si dénué de qualités intérieures, est pour l'homme l'animal le plus précieux, celui dont l'utilité est la plus immédiate et la plus étendue: seul il peut suffire aux besoins de première nécessité; il fournit tout à la fois de quoi se nourrir et se vêtir, sans compter les avantages particuliers que l'on sait tirer du suif, du lait, de la peau et même des boyaux, des os, et du fumier de cet animal, auquel il semble que la nature n'ait, pour ainsi dire, rien accordé en propre, rien donné que pour le rendre à l'homme.

L'instinct est d'autant plus sûr qu'il est plus machinal, et, pour ainsi dire, plus inné: le jeune agneau cherche lui-même dans un nombreux troupeau, trouve et saisit la mamelle de sa mère sans jamais se méprendre. L'on dit aussi que les moutons sont sensibles aux douceurs du chant, qu'ils paissent avec plus d'assiduité, qu'ils se portent mieux, qu'ils engraissent au son du chalumeau, que la musique a pour eux des attraits; mais l'on dit encore plus souvent, et avec plus de fondement, qu'elle sert au moins à charmer l'ennui du berger, et que c'est à ce genre de vie oisive et solitaire que l'on rapporte l'origine de cet art.

Ces animaux, dont le naturel est si simple, sont aussi d'un tempérament très faible; ils ne peuvent marcher longtemps; les voyages les affaiblissent et les exténuent; dès qu'ils courent, ils palpitent et sont bientôt essoufflés; la grande chaleur, l'ardeur du soleil, les incommodent autant que l'humidité, le froid et la neige; ils sont sujets à un grand nombre de maladies, dont la plupart sont contagieuses; la surabondance de la graisse les fait quelquefois mourir, et toujours elle empêche la brebis de produire; elles mettent bas difficilement, elles avortent fréquemment, et demandent plus de soins qu'aucun des autres animaux domestiques.

Les gens qui veulent former un troupeau, et en tirer du profit, achètent des brebis et des moutons de l'âge de dix-huit mois ou deux ans. On peut en mettre cent sous la conduite d'un seul berger; s'il est vigilant et aidé d'un bon chien, il en perdra peu. Il doit les précéder lorsqu'il les conduit aux champs, et les accoutumer à entendre sa voix, à le suivre, sans s'arrêter et sans s'écarter dans les blés, dans les vignes, dans les bois et les terres cultivées, où ils ne manqueraient pas de causer du dégât. Les coteaux et les plaines élevées au-dessus des collines sont des lieux qui leur conviennent le mieux: on évite de les mener paître dans les endroits bas, humides et marécageux. On les nourrit pendant l'hiver, à l'étable, de son, de navets, de foin, de paille, de luzerne, de sainfoin, de feuilles d'orme, de frêne, etc . On ne laisse pas de les faire sortir tous les jours, à moins que le temps ne soit fort mauvais; mais c'est plutôt pour les promener que pour les nourrir; et, dans cette mauvaise saison on ne les conduit aux champs que sur les dix heures du matin: on les y laisse pendant quatre ou cinq heures, après quoi on les fait boire et on les ramène vers les trois heures après midi. Au printemps et en automne, au contraire, on les fait sortir aussitôt que le soleil a dissipé la gelée ou l'humidité, et on ne les ramène qu'au soleil couchant.

Tous les ans on fait la tonte de la laine des moutons, des brebis et des agneaux: dans les pays chauds, où l'on ne craint pas de mettre l'animal tout à fait à nu, l'on ne coupe pas la laine, mais on l'arrache, et on en fait souvent deux récoltes par an; en France, et dans les climats plus froids, on se contente de la couper une fois par an, avec de grands ciseaux, et on laisse aux moutons une partie de leur toison, afin de les garantir de l'intempérie du climat. C'est au mois de mai que se fait cette opération, après les avoir lavés, afin de rendre la laine aussi nette qu'elle peut l'être: au mois d'avril il fait encore trop froid; et si l'on attendait les mois de juin ou juillet, la laine ne croîtrait pas assez pendant le reste de l'été pour les garantir du froid pendant l'hiver. La laine des moutons est ordinairement plus abondante et meilleure que celle des brebis.

Comme la laine blanche est plus estimée que la noire, on détruit presque partout avec soin les agneaux noirs ou tachés; cependant il y a des endroits où presque toutes les brebis sont noires, et partout on voit souvent naître d'un bélier blanc et d'une brebis blanche des agneaux noirs. En France il n'y a que des moutons blancs, bruns, noirs et tachés; en Espagne il y a des moutons roux; en Ecosse il y en a des jaunes; mais ces différences et ces variétés dans la couleur sont encore plus accidentelles que les différences et les variétés des races, qui ne viennent cependant que de la différence de la nourriture et de l'influence du climat.

Buffon, dans "Histoire Naturelle"

Le mouton, la brebis.

Succulent!

Cet écrit du milieu du 18ème siècle, tiré de l'œuvre de Buffon donc, je m'en délecte encore et toujours. L'animal domestique brebis y est traité dans le même style et la même approche que ce qui fut rédigé alors sur les autres espèces. Un discours bien loin d'être véritablement naturaliste, bien plus empreint de projections de valeurs humaines derrière les simples constats de l'observation et sans grande rigueur de l'analyse comme on le ferait au contraire de nos jours de par l'ethologie et autres sciences de la nature..

Buffon n'étant pas un homme de terrain, il n'hésitait pas d'ailleurs à décrire des espèces qu'il n'avait jamais observées lui-même mais dont il avait connaissance par ce que ses confrères pouvaient rapporter.

On ne pourra pas lui reprocher par contre de ne jamais avoir vu de moutons, puisqu'encore durant le siècle de son existence ( 1707-1788), les ovins faisaient partie du paysage de la société d'alors comme depuis "toujours". Cependant, de par les lignes de Buffon, on perçoit les représentations du monde pour l'époque et en particulier celles du monde animal. Comme quoi culture et connaissances d'une société construisent le regard que nous pouvons avoir sur le monde qui nous entoure, au-delà des simples approches individuelles ... et nous devons bien être conscients que le chemin vers la lucidité est encore long pour notre humanité du 21ème siècle elle-même.

Concernant Buffon, une chose est certaine: il ne connaissait pas le mouton d'Ouessant qui n'est en rien concerné par certaines lignes qu'il a écrites sur la brebis. Mais on ne lui en tiendra pas trop rigueur et on se contentera de sourire avec indulgence devant ce texte (et bien d'autres de son œuvre).

Pour la petite histoire me concernant, c'est vers l'âge de dix ans que je découvrais une partie des écrits de Buffon, par un curieux hasard. Alors que mon grand-père était chargé de brûler le bric à brac du grenier d'une vieille dame en un tas élaboré en son jardin, je tirai in extremis du feu un vieil ouvrage qui regroupait descriptions par Buffon d' un certain nombre d'espèces animales . Pas un tome de l'œuvre originale, mais tout de même un de ces vieux livres du 19ème qui ont toujours le don de faire rêver, et qui alors se vit étancher partie de ma soif d'enfant passionné de zoologie ou du moins encore simplement d'animaux, à une époque où presse et ouvrages dits naturalistes se faisaient encore rares.

Cet instant, en une ambiance automnale sous les clameurs des grues voyageuses, fut donc pour moi un de ces instants magiques qui vous suit toute votre vie. Les années ont passé et quand il m'arrive de retomber sur ce livre, c'est un trésor que je tiens entre mes mains, pour le souvenir, pour les vibrations d'alors que je perçois encore...

Succulent n'est-ce pas cette description de la brebis (et du mouton!)? On ne tiendra rigueur en rien à Monsieur le Comte de Buffon et on reconnaîtra au moins l'œuvre magistrale que fut la sienne en son temps (36 tomes... avec l'aide de Lacépède pour la poursuivre après sa mort).

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 18:04

Oui, je sais, il paraît que ce n'est pas qu'une question de taille! (concernant le Ouessant j'entends). C'est ce que diront certains esprits grincheux.

Ils n'ont pas tort car c'est bien d'abord la matière génétique Ouessant qui importe en ce mouton. Il n'empêche que l'importance de la taille vient en seconde place, tout juste suivie par les qualités morphologiques attendues.

N'empêche encore, qu'après la présentation du cas Hobbit des Lutins du M., le cas Kiki qui va suivre est particulièrement intéressant et tout autant le phénomène qui semble avoir construit le bélier en question.

Kiki, né en 1994 chez Monsieur Claude Barré dans la Sarthe, était considéré dans la fin de ces années 90 comme étant le plus petit bélier (connu!) du monde. Une taille annoncée de ... 34 cm au garrot le Kiki. Et n'en déplaise aux grincheux, pas mal fichu du tout le Kiki.

Outre ce record annoncé, le phénomène l'ayant engendré est particulièrement intéressant. D'abord, la mère de Kiki mesurait 40 cm (adulte je pense), donc au bas du standard taille. Son père par contre semblait bien se situer dans le maxi taille, à ce que j'en ai perçu. Jusque là, rien de particulier. Cela devient par contre particulièrement intéressant quand on apprend que Kiki est né en juillet alors que sa mère avait déjà donné naissance six mois avant en janvier de la même année.... ???? Cette brebis fut donc fécondée alors qu'elle allaitait logiquement encore. Faut-il voir en cela l'explication d'une croissance moindre du fœtus?

Merci à Claude Barré qui m'avait à l'époque communiqué un certain nombre d'articles (et même une vidéo) concernant son protégé. Il m'avait expliqué de plus qu'il avait d'abord pensé à un chaton en découvrant son minuscule agneau parmi ses moutons.

Malheureusement Kiki est mort prématurément de façon stupide (comme bien des moutons gloutons).... d'une indigestion de cerises.

Encore une fois, comme je n'ai pu m'empêcher de le répéter: "particulièrement intéressant" car une brebis Ouessant ne donne d'ordinaire qu'un agneau par an même en la laissant en permanence en compagnie d'un bélier....

Kiki (et ses 34 cm) et son père (au haut du standard taille).

Kiki (et ses 34 cm) et son père (au haut du standard taille).

Après vérification des points sur lesquels Thomas s'interrogeait en commentaire, non rien dans les éléments extérieurs (météo en particulier) qui puisse venir s'ajouter au fait que Kiki était déjà bien minuscule à la naissance et qu'il n'a jamais rattrapé une croissance et une taille plus classiques.

Pour info, l'autre jeune né en janvier de la même mère était de taille "normale".

Kiki n'ayant jamais été utilisé en reproduction, on ne saura jamais si son caractère "très petite taille" pouvait s'inscrire en terme de génétique acquise et transmissible...

(Merci Philippe, le fin limier).

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