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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 20:06

La brebis est absolument sans ressource et sans défense. Les moutons sont encore plus timides que les brebis; c'est par la crainte qu'ils se rassemblent si souvent en troupeaux; le moindre bruit extraordinaire suffit pour qu'ils se précipitent et se serrent les uns contre les autres; et cette crainte est accompagnée de la plus grande stupidité, car ils ne savent pas fuir le danger: ils semblent même ne pas sentir l'incommodité de leur situation; ils restent où ils se trouvent, à la pluie, à la neige; ils y demeurent opiniâtrement, et, pour les obliger à changer de lieu et à prendre une route, il leur faut un chef qu'on instruit à marcher le premier, et dont ils suivent tous les mouvements pas à pas. Ce chef demeurerait lui-même, avec le reste du troupeau, sans un mouvement dans la même place, s'il n'était chassé par le berger ou excité par le chien commis à leur garde, lequel sait, en effet, veiller à leur sûreté, les défendre, les diriger, les séparer, les rassembler et leur communiquer les mouvements qui leur manquent.

Ce sont donc, de tous les animaux quadrupèdes, les plus stupides; ce sont ceux qui ont le moins de ressource et d'instinct. Les chèvres, qui leur ressemblent à tant d'autres égards, ont beaucoup plus de sentiment; elles savent se conduire, elles évitent les dangers; elles se familiarisent aisément avec les nouveaux objets; au lieu que la brebis ne sait ni fuir ni s'approcher: quelque besoin qu'elle ait de secours, elle ne vient point à l'homme aussi volontiers que la chèvre; et, ce qui, dans les animaux, paraît être le dernier degré de la timidité ou de l'insensibilité, elle se laisse enlever son agneau sans le défendre, sans s'irriter, sans résister, et sans marquer sa douleur par un cri différent du bêlement ordinaire.

Mais cet animal si chétif en lui-même, si dépourvu de sentiment, si dénué de qualités intérieures, est pour l'homme l'animal le plus précieux, celui dont l'utilité est la plus immédiate et la plus étendue: seul il peut suffire aux besoins de première nécessité; il fournit tout à la fois de quoi se nourrir et se vêtir, sans compter les avantages particuliers que l'on sait tirer du suif, du lait, de la peau et même des boyaux, des os, et du fumier de cet animal, auquel il semble que la nature n'ait, pour ainsi dire, rien accordé en propre, rien donné que pour le rendre à l'homme.

L'instinct est d'autant plus sûr qu'il est plus machinal, et, pour ainsi dire, plus inné: le jeune agneau cherche lui-même dans un nombreux troupeau, trouve et saisit la mamelle de sa mère sans jamais se méprendre. L'on dit aussi que les moutons sont sensibles aux douceurs du chant, qu'ils paissent avec plus d'assiduité, qu'ils se portent mieux, qu'ils engraissent au son du chalumeau, que la musique a pour eux des attraits; mais l'on dit encore plus souvent, et avec plus de fondement, qu'elle sert au moins à charmer l'ennui du berger, et que c'est à ce genre de vie oisive et solitaire que l'on rapporte l'origine de cet art.

Ces animaux, dont le naturel est si simple, sont aussi d'un tempérament très faible; ils ne peuvent marcher longtemps; les voyages les affaiblissent et les exténuent; dès qu'ils courent, ils palpitent et sont bientôt essoufflés; la grande chaleur, l'ardeur du soleil, les incommodent autant que l'humidité, le froid et la neige; ils sont sujets à un grand nombre de maladies, dont la plupart sont contagieuses; la surabondance de la graisse les fait quelquefois mourir, et toujours elle empêche la brebis de produire; elles mettent bas difficilement, elles avortent fréquemment, et demandent plus de soins qu'aucun des autres animaux domestiques.

Les gens qui veulent former un troupeau, et en tirer du profit, achètent des brebis et des moutons de l'âge de dix-huit mois ou deux ans. On peut en mettre cent sous la conduite d'un seul berger; s'il est vigilant et aidé d'un bon chien, il en perdra peu. Il doit les précéder lorsqu'il les conduit aux champs, et les accoutumer à entendre sa voix, à le suivre, sans s'arrêter et sans s'écarter dans les blés, dans les vignes, dans les bois et les terres cultivées, où ils ne manqueraient pas de causer du dégât. Les coteaux et les plaines élevées au-dessus des collines sont des lieux qui leur conviennent le mieux: on évite de les mener paître dans les endroits bas, humides et marécageux. On les nourrit pendant l'hiver, à l'étable, de son, de navets, de foin, de paille, de luzerne, de sainfoin, de feuilles d'orme, de frêne, etc . On ne laisse pas de les faire sortir tous les jours, à moins que le temps ne soit fort mauvais; mais c'est plutôt pour les promener que pour les nourrir; et, dans cette mauvaise saison on ne les conduit aux champs que sur les dix heures du matin: on les y laisse pendant quatre ou cinq heures, après quoi on les fait boire et on les ramène vers les trois heures après midi. Au printemps et en automne, au contraire, on les fait sortir aussitôt que le soleil a dissipé la gelée ou l'humidité, et on ne les ramène qu'au soleil couchant.

Tous les ans on fait la tonte de la laine des moutons, des brebis et des agneaux: dans les pays chauds, où l'on ne craint pas de mettre l'animal tout à fait à nu, l'on ne coupe pas la laine, mais on l'arrache, et on en fait souvent deux récoltes par an; en France, et dans les climats plus froids, on se contente de la couper une fois par an, avec de grands ciseaux, et on laisse aux moutons une partie de leur toison, afin de les garantir de l'intempérie du climat. C'est au mois de mai que se fait cette opération, après les avoir lavés, afin de rendre la laine aussi nette qu'elle peut l'être: au mois d'avril il fait encore trop froid; et si l'on attendait les mois de juin ou juillet, la laine ne croîtrait pas assez pendant le reste de l'été pour les garantir du froid pendant l'hiver. La laine des moutons est ordinairement plus abondante et meilleure que celle des brebis.

Comme la laine blanche est plus estimée que la noire, on détruit presque partout avec soin les agneaux noirs ou tachés; cependant il y a des endroits où presque toutes les brebis sont noires, et partout on voit souvent naître d'un bélier blanc et d'une brebis blanche des agneaux noirs. En France il n'y a que des moutons blancs, bruns, noirs et tachés; en Espagne il y a des moutons roux; en Ecosse il y en a des jaunes; mais ces différences et ces variétés dans la couleur sont encore plus accidentelles que les différences et les variétés des races, qui ne viennent cependant que de la différence de la nourriture et de l'influence du climat.

Buffon, dans "Histoire Naturelle"

Le mouton, la brebis.

Succulent!

Cet écrit du milieu du 18ème siècle, tiré de l'œuvre de Buffon donc, je m'en délecte encore et toujours. L'animal domestique brebis y est traité dans le même style et la même approche que ce qui fut rédigé alors sur les autres espèces. Un discours bien loin d'être véritablement naturaliste, bien plus empreint de projections de valeurs humaines derrière les simples constats de l'observation et sans grande rigueur de l'analyse comme on le ferait au contraire de nos jours de par l'ethologie et autres sciences de la nature..

Buffon n'étant pas un homme de terrain, il n'hésitait pas d'ailleurs à décrire des espèces qu'il n'avait jamais observées lui-même mais dont il avait connaissance par ce que ses confrères pouvaient rapporter.

On ne pourra pas lui reprocher par contre de ne jamais avoir vu de moutons, puisqu'encore durant le siècle de son existence ( 1707-1788), les ovins faisaient partie du paysage de la société d'alors comme depuis "toujours". Cependant, de par les lignes de Buffon, on perçoit les représentations du monde pour l'époque et en particulier celles du monde animal. Comme quoi culture et connaissances d'une société construisent le regard que nous pouvons avoir sur le monde qui nous entoure, au-delà des simples approches individuelles ... et nous devons bien être conscients que le chemin vers la lucidité est encore long pour notre humanité du 21ème siècle elle-même.

Concernant Buffon, une chose est certaine: il ne connaissait pas le mouton d'Ouessant qui n'est en rien concerné par certaines lignes qu'il a écrites sur la brebis. Mais on ne lui en tiendra pas trop rigueur et on se contentera de sourire avec indulgence devant ce texte (et bien d'autres de son œuvre).

Pour la petite histoire me concernant, c'est vers l'âge de dix ans que je découvrais une partie des écrits de Buffon, par un curieux hasard. Alors que mon grand-père était chargé de brûler le bric à brac du grenier d'une vieille dame en un tas élaboré en son jardin, je tirai in extremis du feu un vieil ouvrage qui regroupait descriptions par Buffon d' un certain nombre d'espèces animales . Pas un tome de l'œuvre originale, mais tout de même un de ces vieux livres du 19ème qui ont toujours le don de faire rêver, et qui alors se vit étancher partie de ma soif d'enfant passionné de zoologie ou du moins encore simplement d'animaux, à une époque où presse et ouvrages dits naturalistes se faisaient encore rares.

Cet instant, en une ambiance automnale sous les clameurs des grues voyageuses, fut donc pour moi un de ces instants magiques qui vous suit toute votre vie. Les années ont passé et quand il m'arrive de retomber sur ce livre, c'est un trésor que je tiens entre mes mains, pour le souvenir, pour les vibrations d'alors que je perçois encore...

Succulent n'est-ce pas cette description de la brebis (et du mouton!)? On ne tiendra rigueur en rien à Monsieur le Comte de Buffon et on reconnaîtra au moins l'œuvre magistrale que fut la sienne en son temps (36 tomes... avec l'aide de Lacépède pour la poursuivre après sa mort).

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 18:04

Oui, je sais, il paraît que ce n'est pas qu'une question de taille! (concernant le Ouessant j'entends). C'est ce que diront certains esprits grincheux.

Ils n'ont pas tort car c'est bien d'abord la matière génétique Ouessant qui importe en ce mouton. Il n'empêche que l'importance de la taille vient en seconde place, tout juste suivie par les qualités morphologiques attendues.

N'empêche encore, qu'après la présentation du cas Hobbit des Lutins du M., le cas Kiki qui va suivre est particulièrement intéressant et tout autant le phénomène qui semble avoir construit le bélier en question.

Kiki, né en 1994 chez Monsieur Claude Barré dans la Sarthe, était considéré dans la fin de ces années 90 comme étant le plus petit bélier (connu!) du monde. Une taille annoncée de ... 34 cm au garrot le Kiki. Et n'en déplaise aux grincheux, pas mal fichu du tout le Kiki.

Outre ce record annoncé, le phénomène l'ayant engendré est particulièrement intéressant. D'abord, la mère de Kiki mesurait 40 cm (adulte je pense), donc au bas du standard taille. Son père par contre semblait bien se situer dans le maxi taille, à ce que j'en ai perçu. Jusque là, rien de particulier. Cela devient par contre particulièrement intéressant quand on apprend que Kiki est né en juillet alors que sa mère avait déjà donné naissance six mois avant en janvier de la même année.... ???? Cette brebis fut donc fécondée alors qu'elle allaitait logiquement encore. Faut-il voir en cela l'explication d'une croissance moindre du fœtus?

Merci à Claude Barré qui m'avait à l'époque communiqué un certain nombre d'articles (et même une vidéo) concernant son protégé. Il m'avait expliqué de plus qu'il avait d'abord pensé à un chaton en découvrant son minuscule agneau parmi ses moutons.

Malheureusement Kiki est mort prématurément de façon stupide (comme bien des moutons gloutons).... d'une indigestion de cerises.

Encore une fois, comme je n'ai pu m'empêcher de le répéter: "particulièrement intéressant" car une brebis Ouessant ne donne d'ordinaire qu'un agneau par an même en la laissant en permanence en compagnie d'un bélier....

Kiki (et ses 34 cm) et son père (au haut du standard taille).

Kiki (et ses 34 cm) et son père (au haut du standard taille).

Après vérification des points sur lesquels Thomas s'interrogeait en commentaire, non rien dans les éléments extérieurs (météo en particulier) qui puisse venir s'ajouter au fait que Kiki était déjà bien minuscule à la naissance et qu'il n'a jamais rattrapé une croissance et une taille plus classiques.

Pour info, l'autre jeune né en janvier de la même mère était de taille "normale".

Kiki n'ayant jamais été utilisé en reproduction, on ne saura jamais si son caractère "très petite taille" pouvait s'inscrire en terme de génétique acquise et transmissible...

(Merci Philippe, le fin limier).

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 12:23

Certains agneaux Ouessant naissent avec une marque frontale blanche plus ou moins étendue, quelle que soit la couleur de leur toison.

Parfois on ne décèle que quelques poils blancs. Parfois la marque est si étendue qu'elle donne l'impression d'une véritable perruque qui déguise l'agneau.

Ce phénomène est arrivé par deux fois (seulement) dans le troupeau des Lutins, sur 17 ans de reproduction.

D'abord en 2002 sur cette agnelle blanche en toison "bronzée" juvénile riche en phaeomélanine.

D'abord en 2002 sur cette agnelle blanche en toison "bronzée" juvénile riche en phaeomélanine.

Puis ce printemps 2013 sur un agneau brun..... A quand le troisième? Sur un animal noir ce serait pas mal!

Puis ce printemps 2013 sur un agneau brun..... A quand le troisième? Sur un animal noir ce serait pas mal!

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 22:12

Grande variabilité d'onglons chez les Ouessant blancs.

Et ce sans que le fait que le mouton soit blanc homozygote ou hétérozygote, ou encore de type riche ou pauvre en phaeomélanine (pigment "roux") sur le corps ou les extrémités, soit déterminant de façon évidente dans l'expression des barres du sabot.

Quelques exemples de cette diversité en photos...

Code barre
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A noter que sur un même pied les deux onglons peuvent être d'aspect différents et que de là les quatre pieds (8 onglons) peuvent offrir une belle variété, allant du noir (sombre) total au blanc (clair) total, avec panachures de contrastes variés, ... et bien des combinaisons.

On pourrait supposer que chaque animal possède son propre code barre au niveau des sabots (ce qui permettrait de l'identifier également par ce moyen). Malheureusement, la technique n'est pas fiable (ou du moins seulement sur une période donnée) puisque l'aspect de coloration du sabot et son dessin évoluent durant la croissance du jeune, puis au cours de sa vie.

C'est pas le pied!

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 11:14

Les deux couleurs de base chez l'ovin sont le noir et le brun.

Couleurs de base

Chez le mouton d'Ouessant, les toisons noires sont les plus communes, tout comme cela semblait être le cas dans les anciennes populations ovines bretonnes sur la partie la plus récente de leur histoire.

Les véritables toisons brunes (expression d'un gène récessif au noir), personne ne pourra jamais en prouver l'existence ou l'inexistence dans l'histoire d' une population ovine ouessantine vieille de plusieurs millénaires. Cependant, cette couleur figure dans le premier recensement de la race (début des années 80) au sein du GEMO (Groupement des Eleveurs du Mouton d'Ouessant) par mention de quelques animaux belges. Cette couleur brune est de plus inscrite au standard du Ouessant, celui-ci acceptant d'ailleurs toute toison unie.

Noir et brun sont génétiquement les deux couleurs de base de cet ovin. Réunies chez les Lutins, Guanine et Shéhérazade nous les présentent.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 10:35

Il ne se fait pas de coloration, ni ne stationne en cabine UV.

Caramélisé

Pourtant Caramel, bélier blanc, conserve à vie certaines zones de "bronzage" de sa première toison d'agneau.

Caramélisé

Ce sont les extrémités du corps qui sont le plus souvent touchées par ce phénomène. Croupe, membres, face et/ou comme on le voit ici grâce à la tonte, le chignon et l'encolure.

Caramélisé

Une fois adulte, son fils Hubot, agneau blanc, devrait conserver une forme de toison assez proche.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 17:08

 

Les semaines passent.

 

Les jeunes Lutins ont déjà deux ou trois mois pour les premiers nés. (le petit dernier, un mois)

 

Durant ce temps, la croissance a transformé les agneaux et parfois les colorations de toison ont évolué.

 

 

 

repertoire-12 7597

 

Si les blancs à la naissance sont demeurés blancs Ouate , ....

 

 

 

 repertoire-12 7598

 

l'agneau blanc bronzé à la naissance a bien blanchi Hubot .

 

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Le brun, premier né de la saison, s'est éclairci et ses mèches sont déjà bien décolorées  par les UV  Comme prévisible  

 

 

 repertoire-12 7602

 

    Le noble brun à perruque s'est bien dilué Ah! Quand même!

 

 

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    Du côté des noirs, on brunit sous les UV Dame Hersent  

 

 

 

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    Parfois de manière très localisée Symphorien  

 

 

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    Le noir appelé à devenir gris se décolore Oixant . 

 

 

 

 repertoire-12 7600

 

Le noir agouti gris se précise Dikor  

 

 

 

 

 

 

 Du côté des adultes, les toisons ont bien vieilli sous les UV et autres phénomènes génétiques. Les habits ont un an et vont bientôt passer sous les lames.

 repertoire-12 7604

 

Difficile de reconnaître un mouton noir parfois.

 

 

 

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Surtout quand le noir grisonne.

 

 

 

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Ou encore que ce noir roussit. 

 

 

 

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Pas de difficulté à reconnaître les animaux blancs,...

 

 

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bien que certains bruns sont génétiquement bien décolorés,...

 

 

 repertoire-12 7607

 

et que d'autres de ces bruns subissent également les UV.

 

Difficile pour l'éleveur débutant de s'y retrouver dans tout ce bric à brac et connaître parfois la véritable couleur de son Ouessant.

Mais on se rappellera qu'une fois la tondeuse passée, une grande part de vérité se révèle, bien que des pièges demeurent...

 

 

 

 

 

 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 13:43

 

 Lors d'une séance de tonte, un éleveur apporta ses deux moutons d'Ouessant ...

 

 

grand ouessant

 

 A sa grande surprise, l'assemblée hilare découvrait, le bélier d'Ouessant blanc....

 

 

 grand ouessant 1

 

 et la brebis d'Ouessant  noire.....

 

Le gag est évident lorsqu'on compare ces animaux à côté d'humains.

L'éleveur en question était assuré de bien avoir acquis des Ouessant et le vendeur d'origine certain d'élever des Ouessant.

 

Problème de connaissances des deux sur un Ouessant digne de ce nom ou malentendu simplement sur la dénomination?

L'erreur est de 60 kg au moins entre les Ouessant qui nous intéressent plus particulièrement dans ce blog et ces deux animaux en photo.

Pourtant ces deux moutons sont probablement bien des Ouessant, mais des Ouessant modernes  du type de ceux élevés à présent sur l'île. Rien à voir avec nos Ouessant d'un type ancestral encore présent sur Ouessant jusque vers 1910 et élevé aujourd'hui sur le continent en démarche conservatoire dans un standard de 40 à 49 cm au garrot.

C'est pourquoi j'aime à préciser concernant mes Lutins et autres Ouessant de petite taille, "Ouessant de type ancien".

 

(Merci à Lucine pour cette anecdote succulente et ses clichés)

 

 

 

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 12:48

 

 Comme on garde toujours le meilleur pour la fin, en dernier exemple de mouton noir de la série Déclinaison en noir (1)  , le bélier ci-dessous. 

 

 

repertoire-12 6858

 

    Bélier Ouessant noir dont le caractère noir est totalement masqué (dominé) par le gène Agouti blanc qui donne ce qu'on appelle communément (mais parfois à tort) un mouton blanc.

 

Comment savoir que mon mouton blanc est en fait un mouton noir?

D'abord il faut bien considérer qu'un mouton hérite génétiquement pour moitié de son père et pour autre moitié de sa mère.

La solution la plus courante et la plus fiable est d'avoir connaissance des parents (bien que parfois il faille considérer un ancêtre plus lointain). Si l'un des deux était de couleur noire, alors mon mouton est assurément porteur de ce noir hérité du parent en question, malgré l'apparence blanche héritée de l'autre parent.

Ce mouton, cas de celui en photo, est dit alors "blanc hétérozygote" c'est à dire que l'apparence blanche n'a été transmise que par un seul parent (l'autre ayant transmis la couleur noire qui elle (récessive) est dominée d'office par le blanc (qui génétiquement est dominant).

Il y a également la solution d'observer les naissances produites par mon mouton "blanc". Si une au moins n'est pas de toison blanche, c'est que l'adulte "blanc" en question est hétérozygote. 

 

 

L'appellation mouton "blanc" ne devrait être réservée que pour désigner un mouton "blanc homozygote", c'est à dire un animal qui a hérité pour sa moitié maternelle du gène Agouti blanc et pour son autre moitié paternelle du gène Agouti blanc également.

 

Si donc on est un peu curieux ou/et simplement rigoureux et précis, devant un Ouessant "blanc" on se demandera ou on demandera, ou encore on dira si c'est un "blanc homozygote" ou un "blanc hétérozygote".

On gardera à l'esprit qu'un Ouessant "blanc homozygote" ne pourra donner toute sa vie que des agneaux de toison d'apparence blanche... et quel(le) que soit son/sa partenaire d'accouplement.

On gardera à l'esprit qu'un Ouessant "blanc hétérozygote" pourra donner par contre des agneaux de coloration autre que blanche selon sa composante génétique et celle de son/sa partenaire.

 

Pourquoi ces deux articles "Déclinaison en noir"?

Simplement pour bien montrer qu'un Ouessant réellement noir peut prendre des apparences bien trompeuses sous l'effet de certains gènes et les règles qui orchestrent leur expression.

 

 

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 12:16

 

 

repertoire-12 7246

 

 

 

Pour qui viendrait à penser que Hubot n'est pas un agneau blanc... Hubot  et que décidément le Père Morzynski est encore plus barge qu'il n'y paraît....

 

 repertoire-12 7263

 

.... la preuve en image.

 

Il est vrai que quelque part on regrette qu'il soit blanc car on aimerait tant un Ouessant adulte dans les couleurs et les tons de ce juvénile! Mais non, il faut s'y résoudre, le remarquable Hubot n'est qu'un "simple" Ouessant blanc.

 

 

 

 

 

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