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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 22:01

UV

 

 Le soleil décolore le linge, et les habits des Ouessant n'y échappent pas non plus. Les toisons neuves des moutons récemment tondus n'en montrent pas encore les signes et révèlent au contraire la véritable coloration des animaux. Les jeunes Lutins de trois-quatre mois ont par contre déjà subi les effets des UV;

 

juillet 11 113

 

 Agneau de bientôt quatre mois (Nazca des L.) sur lequel est apparu le phénomène de brunissement des parties externes des mèches. Cette décoloration est encore localisée à ce stade.

 

 

juillet 11 112

 

 Même phénomène sur une agnelle future grise d'un peu plus de trois mois (Anagénèse des L.). Possèdant un gène de dilution de la coloration noire de la fibre, l'effet du soleil sur ce type d'animal ne fait qu'accentuer l'évolution externe de l'aspect de la toison.

 

juillet 11 111

 

 Agnella des L., agnelle brune (noisette) de presque deux mois et demi a déjà bien subi les attaques du soleil. 

 

juillet 11 115

 

On remarque que les poils (membres et face) résistent mieux à ces agressions au moins à ce stade, certains animaux adultes roussissant malgré tout sur ces zones avec l'âge. Boudu des L., agneau noir de trois mois.

 

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 22:01

 

Ces deux jeunes béliers de bientôt quatre mois ne sont siamois que l'instant de la photo. Ils ne sont d'ailleurs pas frères.

 

 

juillet 11 120

 

Outre la situation amusante que proposent ces deux Lutins, j'ai profité de l'instant pour montrer les nuances entre à gauche une toison grise en cours d'acquisition et à droite une toison brune (dite noisette). Subtilité qui n'en est pas vraiment une pour un oeil exercé et un esprit connaisseur, mais qui est malgré tout trop souvent à l'origine de confusions. D'où interprétations, malentendus et problèmes de témoignages détournant parfois de la réalité.

 

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 22:01

 

 Les Ouessant bruns sont souvent communément dits "noisette". Il serait bon que ce dernier qualificatif sorte du langage et que je fasse moi-même l'effort de ne plus l'utiliser. Malheureusement, quand on parle de moutons bruns cela n'évoque pas grand chose contrairement au terme noisette...

Pourtant brun serait de rigueur.

 

juillet 11 020

 

Il existe de plus différents types de bruns. Il est d'ailleurs bon de savoir qu'ils sont récessifs génétiquement, c'est à dire qu'ils ne s'expriment que si les parents sont de cette couleur ou encore parfois, selon les règles des probabilités, si les deux parents possèdent ce gène caché dans leur patrimoine hérité.

 

Trois bruns sont présents dans le troupeau des Lutins.

Un brun foncé comme pour Brunella au premier plan.

Un brun très pâle (dit modifié) comme pour Merveille au second plan. Dans ce cas sur le même principe que chez les Ouessant gris travaillés chez les Lutins, un gène de dilution agit sur la toison. Ce morphe ne peut s'exprimer que si les deux parents en sont porteurs. Il est intéressant de noter qu'un animal gris accouplé à un brun de ce type peut donner un animal gris ou noir, selon que les gènes de dilution se sont exprimés et associés ou pas.

Un autre brun moins intense que le premier existe au troupeau.C'est le type d'Elaphe Des nouvelles d'Elaphe (7)  Il ne faut pas imaginer qu'il résulte de l'accouplement des deux types présentés en photo, sorte de mélange, non la génétique n'est pas de la peinture. Il existe bien en fait des bruns de différentes intensités (en dehors du brun modifié) tout comme on remarque des noirs plus ou moins marqués selon les souches, selon la présence de canitie, selon leur résistance aux UV et selon la composante génétique des animaux hétérozygotes.

(Il existe un brun agouti mais c'est encore une autre histoire)

 

La proximité de ces deux brebis sur ce cliché m'a amené à exprimer ces quelques principes présents dans mon troupeau, que j'ai certainement déjà dû exposer dans d'autres anciens articles. Mais l'occasion était trop belle sous ce soleil couchant du jour de  tonte de ces modèles qui ont accepté de poser et faire ainsi parler les contrastes possibles.   

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 10:07

 

Les aplombs postérieurs du mouton peuvent  présenter différentes constructions, comme on le rencontre essentiellement chez d'autres nombreuses espèces animales domestiques, les individus des espèces libres ("sauvages") présentant bien moins de variations dans une même population de ce fait plus homogène. En bon ovin domestique, le Ouessant n'y échappe pas et possèdera ainsi des qualités ou des défauts à ce niveau de sa morphologie (comme sur d'autres points physiques).

 

Une espèce domestique est une espèce qui ne subit plus que très peu la part de sélection naturelle que lui infligerait le milieu à l'état "sauvage", l'Homme et la pression sélective en élevage orientant les caractères dans d'autres directions. Ainsi des points plus ou moins handicapants peuvent se trouver conservés voire miltipliés de façon volontaire ou non. L'espèce canine présente sans doute à ce titre le plus de malformations. S'il semble normal, dans une logique de conservation des caractèristiques d'une race, de multiplier par exemple, pour l'apparence, telle malformation comme l'écrasement du museau chez certains chiens (bien que ce ne soit pas dans ma logique personnelle...), on pourra chercher à combattre par la sélection certains problèmes de hanches, d'yeux... 

Pour revenir aux aplombs, pour mieux comprendre la situation, il suffit de regarder l'immense diversité physique qui existe dans l'espèce domestique la plus répandue, l'espèce humaine qui, pour elle-même, cherche à se soustraire au maximum à la pression sélective naturelle depuis des millénaires. Ainsi, nous sommes tous très nettement différents physiquement et pour aborder l'allure des pattes chez l'ovin, il faut comprendre celle de nos propres jambes. Plus longues, plus courtes, plus fines, plus épaisses, les genoux vers l'intérieur ou l'extérieur, les talons serrés ou pas, la pointe des pieds à midi ou dix heures dix,.... (Il n'y a pas, nous sommes bien tous différents.)

 

Il faut se rappeler ensuite que le mouton marche sur ses doigts et qu'en laine, il nous montre surtout ses pieds, le reste (mollet et cuisse) étant enfoui dans la toison.      

  

 

 

janv 11 081

 

 Les aplombs montrent la façon dont se tient l'animal. Voici une allure qu'on peut qualifier de normale ou encore correcte en terme d'appréciation. Ce sont donc bien les pieds qui sont couverts de poils, le talon se trouvant juste en limite de laine sur cette photo.

 

Pour pouvoir juger des aplombs, il faut considérer le mouton dans sa position la plus courante, quand il est en pâture en particulier. Tenu ou stressé, cela fausserait les choses. L'idéal est un sol plat et horizontal pour que l'animal ne soit pas désarticulé. Ne pas juger son mouton au râtelier où il bouscule les autres ou est bousculé, peut se pencher ou au contraire se dresser et de là jouer dans ses postures. L'observation du Ouessant calme comme sur cette vue est la plus fiable . Il faut l'analyser assez longtemps pour pouvoir en tirer des conclusions certaines.

 

Pour comprendre les aplombs de son mouton, il faut prendre en compte deux points essentiels. La verticalité des pieds mais aussi la distance entre les deux appuis au sol. D'autres éléments interviennent mais sont plus difficiles à concevoir quand le Ouessant n'est pas tondu. La forme du bassin et son inclinaison, les attaches aux hanches et genoux, le respect ou pas des proportions entre les différents os de la patte arrière, peuvent influer sur l'allure des aplombs.

 

Maintenant, on ne tirera de conclusions que si l'animal termine ou a terminé sa croissance et sa construction globale. De jeunes sujets qui présentent des faiblesses d'aplombs deviennent "normaux" vers un, deux ans ou plus. On ne s'inquiètera pas des aplombs style "Gordini" (pieds en V à l'envers) des ageaux et jeunes de quelques mois chez qui cette morphologie est normale pour une meilleure stabilité à leur entrée dans la vie.

 

Tous ces exemples en photos concernent des moutons de mon troupeau, que j'en sois le naisseur ou pas. Je ne peux donc prétendre présenter toutes les morphologies qui se rencontrent. Dans un sens heureusement car mes animaux n'ont pas de malformations extrêmes.

 

janv 11 096

 

 Voici par exemple ci-dessus un animal adulte chez qui on perçoit une tendance au rapprochement des talons et des pieds. Venant d'une production extérieure aux Lutins, j'en parle car le phénomène semble récurrent et plus accentué dans les lignées de son élevage d'origine.

 

 

 

Vient ensuite ci-dessous une série de trois clichés de Lutins présentant de mêmes caractèristisques d'aplombs. C'est à dire, pieds bien verticaux et appuis bien distants.

 

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  Ensuite dans le morphe blanc, j'ai choisi trois aspects d'aplombs différents.

 

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  Aplombs corrects mais dont les talons pourraient prendre un peu plus vers l'extérieur.

 

janv 11 097

 

  Talons un peu rentrants avec appuis proches(chez un jeune sujet qui normalement s'améliorera).

 

janv 11 093

 

  Talons rentrants malgré de bons appuis (Là encore chez un animal en construction).

 

 

Attendre donc, toujours attendre là aussi.

A titre de témoignage tout récent, les aplombs de ce jeune bélier noisette de dix mois qui devient correct dans ses aplombs et continuera à s'améliorer alors que jusque là le doute pouvait persister.

Pour d'autres, il faudra attendre jusqu'à un an de plus.

 

janv 11 095

 

 

(Faute d'avoir ce problème, je ne peux présenter un animal dont les sabots seraient trop proches avec des talons projetés à l'excès vers l'extérieur.)

 

 

 

Qualité des aplombs, héréditaire?

Oui et non.

 

Oui comme pour bien d'autres choses, car en utilisant des animaux présentant certaines caractèristiques d'aplombs on ne fait que consolider telle ou telle apparence; au point que parfois on peut définir de quel élevage vient un Ouessant d'après ses aplombs, sorte de signe de fabrique.

Non, car les choses sont complexes. Dans mes témoignages personnels, je peux citer l'animal déficient en aplombs qui naît chez les Lutins malgré des ancêtres parfaits sur plusieurs générations...(on peut toujours imaginer une hérédité très lointaine).

Je peux également parler d'un bélier pas parfait en aplombs qui n'a transmis son problème qu'à un de ses jeunes sur dix (on pourra là aussi toujours supposer le caractère dominant de la qualité des aplombs de leur mère). J'avais su faire cette concession pour espèrer faire entrer ses qualités. 

Les choses sont donc complexes et rien n'est jamais garanti.

Par contre on évitera, pour ne pas tenter le Diable, de faire reproduire brebis et bélier présentant des faiblesses à ce niveau ou des animaux en consanguinité trop proche en cas de problème.

 

 

Et puis, un mouton ne se regarde pas seulement de l'arrière mais également de l'avant. Que donnent les pattes avant? 

 

 

PS: J'hésite toujours à publier ce genre d'article car je sais que je peux être indirectement complice involontaire de l'extermination d'animaux dont les propriétaires ne font pas grand cas dans leur course vers l'idéal. Que ce soit pour le cornage, la taille, les aplombs...je rappelle qu'on peut toujours castrer son bélier, le sortir de la reproduction, placer une brebis qui fera des heureux...

N'étant ni partisan ni pratiquant "d'eugénisme ouessantin radical" et tout animal m'intéressant pour ce qu'il est et non l'exploitation qu'on en en fait ou le profit qu'on en tire, il m'était important de le redire.  

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 23:01

 

La tenue est éphémère donc autant profiter des contrastes et accords dans la toison de première année de Linné. Après la tonte (et dans ses futures nouvelles toisons des années à venir)  le charme du Ouessant gris ne sera plus aussi intense.

 

janv 11 086

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 18:17

 

Question: Parmi les animaux du troupeau des Lutins qui suivent, qui est un Ouessant de morphe noir? ou qui n'est pas de morphe noir? 

 

 

janv 11 010

 

 Ouessant 1.

 

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 Ouessant 2.

 

janv 11 011

 

 Ouessant 3.

 

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 Ouessant 4.

 

janv 11 013

 

Ouessant 5.

 

M'étant réveillé après un moment d'absence, de quoi réveiller le visiteur (j'espère!). Pour cela quelques jours de réflexion et réponses du berger ce lundi, après la vague de visites du week-end.

 

.....................

 

Le week-end est fini et pour certains, "visiteur" a rimé avec "joueur" alors que d'autres ont peut-être eu "peur", dommage il n'y avait pas de quoi.

Toujours est-il que celles et ceux qui ont participé ont bien répondu malgré les pièges possibles. Merci à Annie, Lucine, Philippe pour leurs commentaires lisibles dans ce registre, et Diane pour son mail. (J'avais oublié de préciser qu'il était possible de répondre en allant sur commentaire au bas de l'article, ce que certains n'ont peut-être pas encore repéré.)

 

Pour comprendre les bonnes réponses quelques explications. Tous ces clichés ont été pris un même jour de la semaine dernière.

 

En 1, (Nerpa), il s'agit d'une agnelle agouti/noir en toison juvénile encore sombre, mais l'éclaircissement des pattes, la sous-laine grise visible au travers des plis qui s'ouvrent ainsi que le museau et tour des yeux presque blancs nous l'indiquent.

 

En 2, (Promesse), vieille brebis noire adulte dont la toison grisonne (canitie), se décolore et jaunit sur certaines mèches sous l'effet du soleil.

 

En 3, (Thymine), agnelle noire dont l'ensemble des mèches sont fortement roussissantes mais elle sera véritablement noire après la tonte. 

 

En 4, (Guanine), agnelle noire aux pointes de mèches d'un roux rougeâtre mais qui sera vraiment noire après la tonte également.

 

En 5, (Hirta), agnelle grise, ce qui se verra à la tonte mais jusqu'alors on remarquera le museau et le tour des yeux éclaircis sans être blancs comme pour un animal agouti.

 

Encore merci et bravo aux visiteurs qui ont participé à ce petit jeu.  

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 17:49

 

La génétique chez l'ovin, et chez le Ouessant y compris, renferme parfois une étendue de possibilités de morphes colorés et de variantes de toisons. Ce qui n'est pas pour déplaire aux amoureuses et  amoureux de la laine qui y trouvent de quoi satisfaire leur passion.

 

Diane, la bergère filandière, apprécie les toisons des Lutins et me permet de découvrir le résultat de cette laine une fois filée pour divers animaux de mon troupeau. Etonnantes ces variations dans chaque couleur selon les individus!

Pour les passionnés comme pour les simples curieux, n'hésitez pas à vous rendre sur le blog de Diane pour y découvrir son univers, son travail...et apprendre sur les toisons. link  

 

 

janv 11 003

 

Merci Diane...Mais! Je ne savais pas avoir obtenu les mutations verte, bordeaux ou violette chez le Ouessant!!!

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 20:17

Si ma passion pour le mouton d'Ouessant n'existe que pour l'animal qu'il est et non pour l'éventuelle bête à laine qu'il peut représenter, sa toison ne m'intéressera tout de même que pour l'aspect qu'elle peut avoir. En effet, cet ovin faisant partie des races primitives, me séduit plus qu'un autre Ouessant celui qui présentera et aura conservé, contrairement à d'autres, cette allure primitive.

 

 Pour m'expliquer un peu plus, voici quatre aspects différents parmi diverses toisons observées dans mon troupeau des Lutins. A noter que la couleur n'entre aucunement en cause dans cette analyse. Seule l'opportunité des prises de vue et l'allure des toisons sont responsables de ces choix des images.

 

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 Une brebis à toison avec peu de mèches et laine serrée.

 

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 Un type plus dense avec un peu plus de mèches chez cette brebis. 

 

déc 10 131

 

 Toison très fournie avec longues mèches, en particulier sur l'encolure et les cuisses, pour celle-ci.

 

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Un type d'aspect un peu plus hirsute avec beaucoup plus de poils, parfois longs, pour celle-là. Ce "manteau" remporte ma faveur pour mon regard dans une logique de toison d'aspect primitif, comparativement aux précédentes présentées qui bien que jolies tendent davantage vers des représentations d'autres races plus modernes .

 

Si donc c'est lors de la tonte que les réelles qualités physiques du Ouessant sont bien visibles, l'aspect de l'animal en laine n'en demeure pas moins intéressant à mes yeux pour l'allure plus ou moins primitive qu'il peut s'en dégager.

 

Encore un caractère et une piste de plus à travailler dans ma sélection. Ce qui ne fait que s'ajouter à bien d'autres exigeances, donnant encore plus de complexité dans le travail mais en en étoffant que davantage la richesse. 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 23:01

Avant de commencer, il est bon de rappeler que les éleveurs de moutons d'Ouessant ne coupent pas la queue de leurs animaux puisque celle-ci est relativement courte, signe d'ailleurs que ce type ovin se rattache aux premiers peuplements anciens de moutons primitifs du nord de l'Europe.

 

Après avoir présenté la variabilité de taille de la queue chez le Ouessant type ancien dans cet article, Queue courte. , je voulais décrire les différents morphes de cet appendice selon les souches et lignées parmi le cheptel Ouessant . 

 

D'abord, d'un point de vue historique, je ne connais que deux documents qui puissent prétendre nous apporter quelques idées à ce sujet.  

 

Mouton Ouessant ancien 002

 Cette vue prise avant 1910 permet d'observer un animal de dos. Sans devoir zoomer pour ne pas perdre trop en netteté, on perçoit suffisament bien que la queue est relativement dépourvue de laine, si ce n'est à sa base, alors que le reste se présente sous forme de poils sombres qui contrastent avec la toison grisonnante. 

 ouessant ancien 001

 

Par contre sur cette illustration réalisée au plus tard en 1909 (mais peut-être bien plus longtemps avant), en considérant qu'elle soit fidèle à la réalité sous les yeux du dessinateur de l'époque, on découvre des animaux à queue densément couverte de laine (et relativement plus longue comparativement à nos Ouessant actuels).

 

Selon les souches et lignées dans mon propre élevage, différents types de queues s'observent  également en dehors de la période de tonte. 

 

nov 10 039

 

  Type 1, qui se présente plus en poils, avec assez peu de laine (très courte là où elle est présente). Draille des Lutins, souche pionnière du Gemo. 

 

nov 10 054

 

  Type 2, qui se présente avec laine assez dense et longue à sa base, la pointe étant essentiellement en poils. Lamarck des Lutins, souche partiellement hollandaise pour ce sujet. 

 

nov 10 043

 

  Type 3, la laine recouvre densément la queue. Promesse des Lutins, souche pionnière du Gemo.

 

Ces trois exemples (on peut d'ailleurs rencontrer des intermédiaires à ces trois types) montrent toute la variabilité rencontrée dans le cheptel Ouessant continental actuel. Comme sur Ouessant par le passé d'après les trop rares documents?

 

 

Au sein de mon élevage, ma préférence va plus vers les types 1 ou encore 2 pour deux raisons.

D'abord parce qu'il n'est pas négligeable de conserver ces traits d'achaïsme chez le Ouessant ("race" la plus primitive des races françaises).

Ensuite parce que d'un point de vue pratique en ces zones stratégiques (aération! et hygiène, mais aussi accouplement...), une laine dense qui noie la queue dans le reste de la toison n'est pas ce qu'il y a de mieux.

 

J'aurais pu émettre une troisième raison qui n'est que personnelle et souvent exposée. C'est que moins un animal domestique présente de mutations (monstruosités!) plus il me séduit.

A ce titre, cette année, sans autre raison que l'hérédité, deux de mes jeunes Ouessant possèdent une queue assez courte, allant plus vers une normalité originelle, mais malheureusement avec de la laine à ce stade. Ils me sont précieux dans mes perspectives d'élevage.   

 

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  Un ageau en toison d'automne. Thalès des Lutins, souche pionnière Gemo.

 

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Une agnelle en toison d'automne. Hirta des Lutins, souche pionnière du Gemo.

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:37

 

 Comme il faut bien finir par conclure, au risque de se répéter, mais cela semble parfois nécessaire... il est bien difficile de définir (et de là affirmer) si un mouton est véritablement totalement un Ouessant ou pas. On ne peut souvent qu'au mieux, faute de connaître tous ses ancêtres et leur histoire, attester que son apparence semble fortement s'approcher ou correspondre à l'idée qu'on se fait d'un Ouessant, et rentrer dans le cadre défini par le standard.

 

Comme je l'ai déjà écrit, il y a l'apparence et la réalité cachée. Ce que j'ai comparé dans d'autres articles au contenant et contenu. Le contenant, l'apparence, n'est qu'une infime partie du patrimoine génétique du mouton, la partie visible de l'iceberg.

Face au Ouessant, j'entends tout Ouessant d'allure ancienne hors de son île, qu'il soit vivant actuellement ou que ce fut il y a 40 ou 80 ans..., la problématique est la même.

 

Il a fallu et il faut donc encore actuellement accepter la très grande probabilité (qui logiquement tombe dans la certitude) d'une part plus ou moins importante (parfois peut-être négligeable mais d'autres beaucoup moins) et pas forcément visible de la présence de gènes ovins étrangers au cheptel Ouessant insulaire d'avant 1900, parmi les animaux labellisés Ouessant que nous élevons. Sans l'acceptation de cette évidence parfois cachée, il n'y aurait jamais eu de renaissance du Ouessant type ancien et de là nous ne serions pas les heureux propriétaires de ces petits moutons. De là à oser affirmer qu'ils sont de type pur, ce serait être malhonnête et je n'emploierai jamais cette formule. 

Mais attention, si mieux vaut un Ouessant de souche à 99% que pas de Ouessant du tout, il serait logique de préfèrer un Ouessant de souche à 90% plutôt qu'un à 80% quand on a la possibilité de le savoir à présent. (Sauf dans ce dernier cas si ce n'est dans un but bien précis, comme par exemple dans celui de l'élevage des Lutins qui oeuvre dans une direction que je me plairai à nouveau d'expliquer dans un futur article, puisque toujours pas comprise d'après certains commentaires de visiteurs).

 

Si "l'habit ne fait pas le moine", la toison et l'allure ne font pas forcément le Ouessant. Démonstration par l'image.

Pour cela, ne pouvant pas prendre comme référence la souche Ouessant insulaire d'avant 1900 et comme il en faut forcément une, nous considèrerons comme "mètre-étalon" les souches continentales d'il y a 35 ans élevées suite à l'initiative de sauvegarde conservatoire du GEMO.

 

D'abord parmi les deux individus suivants qui trahissent de par leur toison un (des) métissage(s) durant le 20ième siècle...

 

avril 09 031   Ce premier Lutin est 100% souches pionnières du GEMO.

  avril 10 013

 

 Alors que ce second Lutin est légèrement moins Ouessant à sa façon. Pourtant rien d'extérieur ne permet de le définir. Seul le fait que je connaisse l'origine et les ancêtres de chacun de mes animaux me permet de déterminer au niveau du patrimoine génétique caché lequel est plus Ouessant que l'autre. On voit là les limites du regard par rapport aux seuls critères du standard pour définir lequel peut être étiqueté Ouessant. 

 

 

Autre exemple, parmi ces deux Lutins qui correspondent plus à l'image classique de ce mouton, lequel mérite davantage le label Ouessant?

avril 10 045

mai 09 167

 

 La réponse est le premier. Pourquoi? Parce que je suis le seul à le savoir, pour les mêmes raisons que précédemment. Pourtant rien ne permet de l'affirmer visuellement.

 

 

Derniers exemples sur le même principe.

 

novembre 09 055

 

Un Lutin, Ouessant à 100% souches pionnières du GEMO pour son patrimoine génétique.

 

ouessant fin 03 08 006

 

  Un Lutin, légèrement moins Ouessant pour son patrimoine génétique (pas pour sa couleur pour ce qui nous intéresse).

 

novembre 09 054

 

Le Lutin qui est le moins Ouessant dans son patrimoine génétique parmi ces trois derniers, ce noir; alors que le premier réflexe serait de légitimer celui-ci.

 

 

Morale de tout cela, une fois de plus, il ne suffit pas d'être noir (et comme ci ou comme ça) pour que cette apparence fasse un Ouessant "jusqu'au bout des onglons". Inversement, on peut ne pas être noir et être bien plus Ouessant que d'autres, sinon totalement, de par son patrimoine génétique.

 

Estampiller Ouessant (ou pas) un mouton, seulement sur sa simple apparence (bien qu'elle soit importante) demeure encore trop souvent un mauvais réflexe, ne serait-ce que pour l'éleveur-vendeur ou encore l'acheteur. Le regard ne suffit pas, d'où l'importance de connaître une généalogie sérieuse et honnête de chaque mouton, et menant le plus loin possible dans le temps. 

 

Donc, si l'aspect visuel du mouton a son importance pour entrer dans le cadre du standard Ouessant, il ne faudrait pas sous-estimer et négliger la partie cachée de l'iceberg si on veut tendre vers la sauvegarde de ce type d'animal (hissé maintenant au rang de race) dans un patrimoine génétique au plus proche de celui de ses ancêtres de sur l'île.

 

(C'est ce à quoi je m'emploie depuis 14 ans dans mon élevage, contrairement aux apparences, et l'expliquerai une nouvelle fois, en essayant d'être encore plus précis que jusqu'alors). 

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