Jeune bélier gris de 8 mois dont la laine a presque acquis son aspect
définitif malgré quelques zones encore roussâtres: Daguet des Lutins du Montana.
Plusieurs visiteurs m'ont envoyé des mails pour me dire qu'ils appréciaient les photos de ce blog. Merci encore à eux.
Je saisis l'occasion pour expliquer que c'est un point auquel je donne de l'importance car c'est le seul moyen de présenter la réalité de l'animal.
Ayant, dans mes passions naturalistes de toute une vie, consacré une quinzaine d'années à la chasse-photo (photo animalière, je préfère) afin de prolonger la magie des rencontres avec
l'animal et fixer l'observation, je m'autorise à donner quelques petits conseils fondamentaux de prise de vue qui s'appliquent également au mouton, y compris d'Ouessant.
Un, s'il y a une mise au point à faire c'est sur l'oeil qu'elle doit se réaliser. Aussi étrange que cela puisse paraître, c'est dans les yeux que l'on regarde l'animal. C'est là que le courant
passe.
Deux, on privilégiera donc l'instant où la tête est éclairée.
Trois, figer l'image du mouton de la façon dont le voient ses congénères. Donc, devenir mouton en se baissant, s'accroupissant, voire s'allongeant afin de voir le moins possible le dessus du
dos de l'animal. Sans objectif particulier sur son appareil, cela sera d'autant plus facile si le Ouessant est confiant et peut être approché. Si on a un côté pro- et que l'on possède
un téléobjectif, il y a alors moins besoin de se baisser , bien que s'agenouiller améliore les choses, et cela permet de tirer le portrait d'animaux plus farouches en donnant
plus la sensation d'une image un peu volée comme en pleine nature.
Quatre, garder en esprit qu'une prise de vue de dessus écrase l'animal et ne permet pas de le percevoir correctement, mais que par contre le prendre légèrement de dessous le
glorifie.
Enfin, on fait ce qu'on peut: selon son appareil, la météo, la circonstance, ....la coopération du Ouessant et aussi la rareté de l'instant. Et parfois, on n'avait pas le choix ou encore cela
s'imposait de faire autrement.
En ce qui me concerne, mes prises de vues de la faune sauvage font maintenant partie des antiquités de l'époque révolue de la diapositive.
Mes clichés de moutons d'Ouessant ont été longtemps tirés sur papier afin d'alimenter mes dossiers. Ils se remarquent par l'aspect moins net et moins lumineux ou encore mal scanné
quand je les utilise sur mon blog...
Depuis bientôt un an seulement, j'ai rangé l'appareil argentique pour me lancer dans le numérique. C'est autre chose mais cela ouvre d'autres possibilités, comme...
présenter Daguet, ci-dessus , comme le voient (exceptées les couleurs!) les autres Lutins du Montana.