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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 23:01
Le chaton qui a grandi en évitant les savates qui volent ne viendra pas sur les genoux par la suite.   Le chiot qui s'est construit  en recevant des coups de pied ne manifestera pas sa joie à la venue d'un visiteur.
Le monde dans lequel l'agneau grandit déterminera de même, dès son bas âge, le relationnel qu'il établira avec l'humain. La confiance s'élabore, d'autant plus chez le mouton qui demeure de par nature un animal facilement inquiet, par tous les comportements  que l'éleveur adoptera avec ses animaux et déjà quand ils sont jeunes.
 
Les laisser venir à soi plutôt que les poursuivre permet de ne pas être considéré comme un danger. Je n'utilise jamais les friandises pour ne pas fausser les rapports qui deviendraient vite de l'intéressement. Je préfère une sorte d'harmonie naturelle et spontanée.
Dans ces contacts, on évitera de jouer avec les jeunes béliers pour ne pas les inciter  plus tard à se permettre le même comportement alors qu'ils auront un cornage (avec les conséquences imaginables qui pourraient découler). Ce, dans l'intérêt de l'humain, mais aussi de l'animal qui deviendrait un problème, non gérable par tout le monde. Ne pas jouer avec les mâles ne signifie pas pour autant les éviter ou les persécuter, mais les ignorer est déjà bien. C'est toute une éducation de l'éleveur tout comme du bélier.
   Moments de magie avec les jeunes Lutins ...
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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 11:44

Les Lutins et leur berger étant en estive pour ces deux mois, ils vous donnent rendez-vous à nouveau en septembre.

De nombreux articles débordent de ma besace et c'est avec plaisir que je retrouverai les fidèles et moins fidèles à ce blog pour partager ma passion pour le mouton d'Ouessant type ancien.

Merci à tous les visiteurs.
A bientôt, bonnes vacances à ceux qui en ont et bon courage aux autres.
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 22:02
La compagnie et l'observation du Ouessant est un délassement tout autant qu'un centre d'intérêt.
L'animal prenant le temps de vivre, il faut savoir soi-même les rejoindre quand on le peut, en sachant se faire oublier. Pour cela, devenir une sorte de "Diane Fossey" du Ouessant (de son côté ce bélier semble d'ailleurs  se prendre, lui, pour un vieux gorille avec son joli dos argenté), en gardant en soi le pouvoir de la contemplation tout autant que celui de l'observation de par l'analyse de l'animal et sa vie à différents niveaux.
Et puis surtout, en ces circonstances, devenir un peu mouton pour ne plus être un intrus dans l'univers du troupeau.
La preuve, pas un mouvement d'inquiétude chez ces Lutins qui m'acceptent tout près et de plus au dessus d'eux...  
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 22:01
Dans divers articles, j'exprime une orientation particulière dans mon élevage, pour des animaux dits "gris".

N'ayant jamais retenu jusqu'alors une attention réelle dans le monde du Ouessant,  puisqu'aveuglément pendant des décennies beaucoup ne juraient que par le noir dans un prétendu purisme (par méconnaissance), cette variété se trouvait ces dernières années dans une situation proche de la disparition avec une poignée d'individus recensés (une dizaine?).

A la fois tombé amoureux de ce type de toison et conscient du caractère précieux de ce patrimoine génétique, j'ai tout de suite voulu conserver et multiplier cette variété, il y a  plus de dix ans quand je me suis procuré des animaux possèdant ce gène. Les trois éleveurs que je connaissais détenant un animal de ce type, n'ayant pas répondu favorablement à mon désir d'acquisition pour travailler la chose et sauver la situation, j'ai dû, à partir de mes Ouessant possèdant ce caractère visible ou caché, mener tout un travail en cavalier seul pour comprendre le mécanisme de transmission, et ensuite, patienter année après année afin d'obtenir les animaux voulus. Un ami, sensibilisé au problème, m'a emboîté le pas. Et maintenant d'autres portent un regard intéressé sur ce phénotype (et génotype)...

C'est plus qu'un plaisir à présent d'obtenir régulièrement ce type de laine et de savoir le potentiel de son troupeau dans ce sens. Enfin, voir le cheptel Ouessant se renforcer en moutons "gris" est une autre satisfaction dans le souci de la richesse de la race,  dans sa valeur patrimoniale.

Que ce soit chez Bigoudène des Lutins du Montana....

...ou chez Vénus des Lutins du Montana, le caractère de futur animal gris est perceptible dès la naissance (Mignon  , Vrai espoir.  ) avec une pointe de museau (lèvres) et un tour des yeux, clairs, gris-rosé; mais ceci s'accentue jour après jour y compris sur la tête (face) en premier pour gagner semaine après semaine le reste de la sous toison du corps. J'oubliais de dire (parce que cela me semblait évident sur les photos): tout cela chez un agneau en apparence noir à la naissance.
Une série d'articles consacrés à cette évolution sur les semaines et mois à venir sera régulièrement publiée sur ce blog.
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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 23:01

Après dix ans d'élevage et des visites régulières aux concours annuels du GEMO (Groupement des éleveurs du mouton d'Ouessant), je perçois les attentes dans le domaine des animaux primés et décide de m'autoriser à m'inscrire à celui de 2006: disponibilité, transport possible,...et je dois bien l'avouer un regard plutôt satisfait dans l'évolution de mon troupeau.

Pourtant, la veille de ce concours, en voyant les animaux qu'installent les participants, je n'ai que l'espoir de ne remporter ne serait-ce qu'un titre; ce qui me ferait grandement plaisir.

Au final, sur les 7 catégories dans lesquelles je présentais des animaux, j'en remporte (mieux vaudrait dire mes moutons) 4 et est suis primé dans une 5ème  avec:
le meilleur bélier blanc
le meilleur bélier noir antenais (bélier d'un an)
le meilleur bélier noir adulte
la meilleure brebis noire adulte
un deuxième prix pour une brebis blanche adulte (de 7 ans à l'époque!)
et une mention spéciale pour le bon niveau d'une première participation.

Mes espoirs étaient plus que comblés et mon travail récompensé et conforté par là -même dans ses orientations.

Depuis ce premier et unique concours, je n'ai pas reparticipé faute de disponibilité et à cause du problème de distance, mais je n'écarte pas la possibilité de renouveler cette expérience dans l'avenir si c'est possible.

Je ne peux qu'encourager d'autres à faire comme moi pour vivre le mouton et rencontrer d'autres éleveurs passionnés que ce soit en concurrent ou en visiteur de ce concours annuel du mouton d'Ouessant.
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 23:01
Si chaque mouton de la planète possède inévitablement un mouflon lointain  comme ancêtre (d'il y a environ 10 000 ans semble-t-il), chaque humain de ce jour peut être certain de son côté de possèder un et même des bergers parmi ses ancêtres de ces dix derniers millénaires.
En effet, immanquablement rurale à la base, l'humanité s'est construite en partie sur l'élevage dont celui du mouton en particulier. Durant de longues périodes, le mouton fut omniprésent avant de décliner avec l'arrivée de l'agriculture  moderne et le glissement des populations humaines vers les villes.

 
Un de mes arrières grands -pères maternels avec son troupeau et ses chiens.





Un de ses arrières petits-fils avec une partie de ses Lutins du Montana et ses chiennes, sur d'anciens parcours à moutons abandonnés.
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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 23:01
L'aspect "décoratif" du Ouessant est indéniable.

Certains apprécient les nains de jardin figés sur leur pelouse, j'y préfère mes Lutins animés qui tout en tondant  offrent l'occasion de mille et une observations, des moments de détente dans la contemplation, ainsi qu'une compagnie qui n'est pas des moins intéressantes.
Celui ou celle qui tomberait sous le charme de ces ambiances buccoliques ne doit pas pour autant oublier qu'en contre partie ses pensionnaires lui demanderont un minimum de travail et contraintes, malgré leur fameuse rusticité.

C'est en imaginant le même endroit sans mes Lutins que l'on peut se rendre compte que le mouton d'Ouessant est un plus dans le paysage, pour qui apprécie la campagne.
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 18:35
A ce dicton du milieu de l'élevage (concernant un petit morceau en fin de repas), je rajouterais "Bon berger s'occupe de son troupeau avant soi-même..."

Je suis convaincu des deux et y adhère pleinement, question d'éthique et de responsabilité vis à vis de ses pensionnaires.

Un moment fort pour le berger (même du dimanche), son chien  et les moutons: le travail sur troupeau, autre forme de partage.
Chacun y gagne.
Le chien en communion et complicité avec son maître chef de meute.
Les moutons qui comprennent que l'éleveur devient la brebis meneuse vers qui on se réfugie.
Et bien sûr l'humain que je suis et qui peut entrer en relation étroite avec le prédateur domestique et la proie domestique.
Mais tout cela sera un jour le sujet  d'autres articles sans doute....

Ici Tess, une de mes chiennes, m'amène les reproducteurs de la saison.
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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 23:01

Jeune bélier gris de 8 mois dont la laine a presque acquis son aspect définitif malgré quelques zones encore roussâtres: Daguet des Lutins du Montana.

 

Plusieurs visiteurs m'ont envoyé des mails pour me dire qu'ils appréciaient les photos de ce blog. Merci encore à eux.

Je saisis l'occasion pour expliquer que c'est un point auquel je donne de l'importance car c'est le seul moyen de présenter la réalité de l'animal.

Ayant, dans mes passions naturalistes de toute une vie, consacré une quinzaine d'années à la chasse-photo (photo animalière, je préfère) afin de prolonger la magie des rencontres avec l'animal et fixer l'observation, je m'autorise à donner quelques petits conseils fondamentaux de prise de vue qui s'appliquent également au  mouton, y compris d'Ouessant.

 

Un, s'il y a une mise au point à faire c'est sur l'oeil qu'elle doit se réaliser. Aussi étrange que cela puisse paraître, c'est dans les yeux que l'on regarde l'animal. C'est là que le courant passe.

Deux, on privilégiera donc l'instant où la tête est éclairée.

Trois, figer l'image du mouton de la façon dont le voient ses congénères. Donc, devenir mouton en se baissant, s'accroupissant, voire s'allongeant afin de voir le moins possible le dessus du dos de l'animal. Sans objectif particulier sur son appareil, cela sera d'autant plus facile si le Ouessant est confiant et peut être approché. Si on a un côté pro- et que l'on possède un téléobjectif, il y a alors moins besoin de se baisser , bien que s'agenouiller améliore les choses, et cela permet de tirer le portrait  d'animaux plus farouches en donnant plus la sensation d'une image un peu volée comme en pleine nature. 

Quatre, garder en esprit  qu'une prise de vue de dessus écrase l'animal et ne permet pas de le percevoir correctement, mais que par contre le prendre légèrement de dessous le glorifie.

 

Enfin, on fait ce qu'on peut: selon son appareil, la météo, la circonstance, ....la coopération du Ouessant et aussi la rareté de l'instant. Et parfois, on n'avait pas le choix ou encore cela s'imposait de faire autrement. 

 

En ce qui me concerne, mes prises de vues de la faune sauvage font maintenant partie des antiquités de l'époque révolue de la diapositive.

Mes clichés de moutons d'Ouessant ont été longtemps tirés sur papier afin d'alimenter mes dossiers. Ils se remarquent par l'aspect moins net et moins lumineux  ou encore mal scanné quand je les utilise sur mon blog...

Depuis bientôt un an seulement, j'ai rangé l'appareil argentique pour me lancer dans le numérique. C'est autre chose mais cela ouvre d'autres possibilités, comme...

présenter Daguet, ci-dessus , comme le voient (exceptées les couleurs!) les autres Lutins du Montana.

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 23:07

Depuis toujours, tout à la fois animé d'une curiosité de naturaliste et d'éleveur, la nature, le monde du vivant et l'animal en particulier (qu'il soit  "sauvage" ou domestique) ont nourri mon enfance ainsi que mon temps libre d'adulte.

 

La petite taille du Ouessant, ses mystères et les orientations d'élevage que j'y perçois ne pouvaient que séduire mon âme d'éleveur.

 

Son aspect de mouton primitif de type moyen-âgeux, voire de mini-mouflon civilisé, ne pouvait que séduire mon âme naturaliste.

 Moins il possède de monstruosités issues du phénomène de la domestication, plus l'animal domestique m'intéresse. Malgré le même respect que je voue aux uns et aux autres, je suis plus malinois que teckel ou boxer, plus chat de gouttière que persan, plus pigeon biset de ville que pigeon paon,...donc plus Ouessant que Mérinos. Et la laine! pourrait-on me rétorquer. C'est tout à fait vrai; si, à l'image du mouton du Cameroun, le Ouessant n'en avait pas vraiment, je le trouverais encore plus beau. Mais le Cameroun est plus grand (pourtant magnifique)  et je préfère un animal de nos latitudes.

D'où un faible également pour l'ensemble des races ovines primitives: Soay, Islandais, Shetland, Norvégien,....et autres.

 

 

Sorte de "mouflon" miniature, le Ouessant a su séduire mon profil de naturaliste/éleveur. Ici, Besk des Lutins du Montana (vainqueur concours 2006 antenais noirs) dans toute sa "sauvagerie domestique". Je serai arrivé à mon but quand j'aurai obtenu un troupeau avec des animaux de cette qualité dans les divers coloris de toison.

 Y arriverai-je un jour?

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