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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 23:02
Mes brebis "retraitées" ne se reproduisent donc plus pour leur éviter une fatigue de gestation et d'élevage d'un jeune qui pourrait leur être fatale. Elles ont bien mérité le droit de finir leurs jours tranquilles en faisant un peu plus de gras.
 A ce lot sont associées les agnelles de l'année que j'ai choisies de ne pas mettre à reproduire non plus, préférant les voir devenir plus solides pour la saison 2010. Seulement deux, pour l'urgence à conserver leurs gènes, côtoient un bélier. 
  

Pourtant, ces jeunes brebis sont déjà arrivées à maturité sexuelle vers 6 mois.
 Quelques unes (pas toujours les plus petites) ne seront matures que dans un an, donc à leur deuxième hiver.


Io ici, 8 mois, n'est pas insensible au charme de Besk (responsable de féconder  son lot de brebis dont elle ne fait pas partie). Il est étonnant de voir que c'est toujours ce bélier qui a la préférence des femelles (l'âge?). Elle se colle au grillage qui les sépare de longues heures, sachant se présenter au mieux à ce mâle
.
 
Pourtant, devant l'impossibilité pour Besk de répondre à ses avances, elle finit par aller voir un instant le voisin Elaphe qui est bien dans l'embarras également.

La morale de cette histoire...on n'en fera pas, sinon sous l'angle de l'élevage.
Il est évident que lorsqu'on le peut, il est préférable que les animaux à séparer vivent dans des enclos éloignés. Heureusement la période de chaleur ne dure que deux jours, pour à peine un de fécondation possible.
Si on a la possibilité de voir ses moutons chaque jour, cela permet tout de même de découvrir qu'une de ses brebis est fécondable et offre ainsi la possibilité de mettre celle-ci avec un bélier pour 48h. C'est d'ailleurs ce que je risque de faire pour Io , à ses prochaines chaleurs dans 18 jours, en la proposant à Elaphe. En effet cette jeune possède éventuellement le gène brun, cela peut être une opportunité pour moi de le vérifier (une chance sur deux) dans cinq mois...

Enfin par rapport à ce genre de situation, je précise qu'il faut se méfier des grillages  trop peu tendus. Obstinée, agile et chanceuse, dans ses acrobaties répétées contre le grillage?... il m'est déjà arrivé de découvrir qu'au final une brebis était gestante (et donc s'est reproduite) bien qu'à aucun moment de l'hiver elle n'ait été mise avec un bélier. Mais le bélier est tout aussi obstiné, agile et chanceux...et donc, à deux on unit ses désirs et une surprise bien inattendue est toujours possible.
De plus ce matin, j'ai découvert Elaphe chez Besk et ses brebis. Depuis combien de temps y était-il dans l'après-midi de la veille? Depuis trois semaines, il a tellement malmené la clôture qu'un trou s'est formé...et de là s'est retrouvé de l'autre côté... J'ai noté précieusement cet incident dans mon carnet pour comprendre une éventuelle surprise dans les naissances dans l'avenir.
Ces deux anecdotes montrent que même pour une personne soucieuse de gérer les reproductions, le dérapage est possible. Cela me permet, une fois de plus, d'insister sur la forte probabilité que déjà dans le siècle passé, parmi les troupeaux Ouessant importés sur continent, bien des croisements avec un mouton des voisins (pas Ouessant) se sont certainement produits sans qu'on le sache forcément, tout comme aujourd'hui encore, et quand on découvre des personnes peu scrupuleuses chez qui différentes races vivent sur le même espace, sous prétexte que les grands ne pourront féconder les petits ou inversement, on imagine les dérapages et les conséquences avec des animaux vendus sous l'étiquette Ouessant malgré tout.
  
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 16:52
Depuis début novembre jusqu'à fin décembre, mes brebis sont regroupées par lots dans des enclos, avec un bélier attitré. Ces restrictions de liberté plus grande s'imposent pour permettre de prévoir des naissances à partir de début avril à fin mai. D'une part, des agnelages pas trop précoces limiteront ce printemps d'éventuels soucis de surveillance  des nouveaux-nés grâce à une météo théoriquement plus clémente qu'en fin d'hiver. Ensuite pour des raisons pratiques personnelles, j'ai donc choisi cette année de définir la période de mise-bas.

La constitution des lots et le choix du bélier qui y est inclus sont basés sur les objectifs d'élevage que je me fixe, en prenant en considération pour ces animaux la taille, la morphologie, la couleur, le cornage, la résistance à la tremblante, la consanguinité, les probabilités des résultats des naissances quant au type obtenu, tout ce qui peut influer sur les oreilles, la queue, les onglons, la laine, ....et toutes ces petites choses que je souhaite conserver, voir apparaître ou éliminer dans mon troupeau.

Loaren, courtisée par Elaphe, lui répond par son comportement de non-fuite qu'ils sont bien sur la même longueur d'onde et qu'elle est en chaleur pour 48 h (mais fécondable sur bien moins).
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 17:18
Sur les 24 brebis mises à reproduire cette saison, les résultats  (fécondation et naissance) sont très bons, comme d'habitude, bien que la réussite ne soit pas totale.

Comme chaque année, l'une s'est montrée stérile. Une autre pas encore mature. Et enfin, un avortement a eu lieu.

Ce qui donne pour les 21 naissances:
7 béliers qui se répartissent en 3 blancs, 1 gris, 2 noirs et 1 agouti noir de type hollandais.
14 femelles avec 4 blanches, 3 grises, 1 noisette, 5 noirs et 1 agouti noir.
Enfin une année à brebis chez les Lutins.

La programmation des accouplements d'automne se prépare sur le papier dans la complexité de mille et un critères selon ce que l'on souhaite obtenir en taille, allure, caractères physiques, couleurs, résistance tremblante....gènes à éliminer ou conserver...lignées à consolider ...souches à multiplier. Tout ce qui fait un véritable casse-tête pour l'élevage dans un souci de sélection, mais aussi tout l'intérêt. Reste à faire les bons choix afin de favoriser les probabilités (sans jamais être certain des résultats).



                                    
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 22:01

La parution de cet article arrive à une période où l'hypothermie se pose moins du fait d'une hausse des températures et un temps plutôt sec. Pourtant ce problème peut être d'actualité à tout moment du fait des caprices de la météo et le retour possible d'une vague de froid dans un printemps qui, comme chaque année, cherche à s'installer avec toujours des hésitations.

Par temps froid et humide, l'agneau qui vient de naître sèche mal. La mère le lèche tout autant pour le nettoyer que le sècher justement, mais il peut y avoir plus de quarante degrés d'écart, en particulier certaines nuits, entre le cocon du ventre maternel et le milieu extérieur dans lequel le jeune est "éjecté".
Un kilo et demi (ou moins) de vie trempé "jusqu'aux os" et qui n'a pas encore toutes les ressources pour lutter contre des températures basses, parfois sous zéro, ainsi que le vent qui accentue la sensation de froid, c'est très fragile. La rusticité de l'agneau a ses limites. Le petit corps se refroidit au point que sa température interne baisse et il finit par s'engourdir...pour toujours si rien n'est fait pour lui. C'est l'hypothermie.

Cela est à craindre par des températures très basses, surtout la nuit quand on n'est pas là pour découvrir la naissance assez tôt. On s'inquiétera également pour l'agneau venu au monde dans l'après-midi et pas sec au soir quand la nuit tombe. Février et mars pour les naissances les plus précoces sont des mois plus critiques si la météo n'est pas favorable, mais rien n'empêche, par la suite, d'avoir à l'esprit ce problème et jeter un coup d'oeil sur ses naissances.

Que faire si on a repèré des signes inquiétants? Frictionner l'agneau avec de la paille ou un tissu pour l'aider à sècher. Ensuite l'abriter en compagnie de sa mère dans un local sans courants d'air au sec sur du foin ou de la paille ou, à défaut de cabane, au pied d'un mur, tas de bois...  dans ce micro-climat de fortune si on n'a pas mieux. D'ailleurs la brebis choisit souvent elle-même un recoin pour mettre bas, mais parfois ne le fait pas et n'a pas la possibilité,ensuite, d'entraîner un jeune chancelant ou engourdi vers un abri.

Murinette des Lutins du Montana (Fin de gestation ) vient de mettre bas de Io qui, bien humide, prend heureusement très vite le colostrum pour pouvoir surmonter les agressions de son nouvel environnement.


Parfois mieux vaut prévenir que guérir et employer les grands moyens en ayant recours à la lampe infra-rouge qui créera artificiellement le micro-climat favorable aux premières heures ou la première nuit ou journée de l'agneau.
Ici une lampe de 250 watts est installée dans un coin  de local (plus petit en réalité que l'impression donnée par le grand angle de l'appareil-photo). Celle-ci n'est pas trop basse (ici 1,20 m) pour ne pas brûler non plus le jeune mouillé. Les animaux ne s'y trompent pas et se placent bien sous la source de chaleur.

Cette nuit-là, il faisait encore, fin mars, moins six degrés dehors et donc, à l'abri sous la lampe aucune inquiétude à avoir. Le lendemain matin, j'éteignais et la mère sortait elle-même son petit au parc. Bien nourri du premier lait, reposé et la laine bien sèche et gonflée, l'agneau est alors à même d'affronter la vie et les nouvelles rigueurs de la nuit suivante, mais à l'extérieur cette fois blotti contre sa mère.

Enfin, si on découvre un agneau qui ne respire presque plus, raide et froid comme un glaçon, il y a peut-être encore un soupçon de vie qu'on peut réanimer. Frictions, bain tiède,  sèche-cheveux pas trop près, serviette sur bouillotte (non bouillante) au fond d'un petit carton....des petits trucs avant d'atteindre au plus vite le premier véto pour les soins d'urgence; puis série de piqûres glucosées... si la vie s'accroche colostrum , ....et sans doute biberons pour trois quatre mois suivants car la mère risque de ne plus vouloir son agneau ( rupture, perte d'odeurs, ...,). Vienetta des Lutins du Montana (Le bonheur est bien dans le pré. ) est l'exemple type de miraculé qui par la suite a toujours eu une santé de fer et aussi beaucoup d'agneaux. Mais tous n'ont pas ce destin et vous meurent parfois entre les mains dans un dernier petit bêlement qui déchire la tension du silence, comme si le peu d'énergie qui restait s'y concentrait.

Heureusement, les échecs sont plus rares que les joies et ces cas ne doivent ni noircir les choses ni créer des inquiétudes inutiles. Mais simplement, il faut être vigilant quand c'est possible.

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 23:01
Comme ça saute dans ce ventre là!

L'agneau ou l'agnelle qui y finit de grandir semble vouloir s'exercer déjà grandement aux futures cabrioles qu'il fera bientôt avec les copains...
Nuxi, de son côté, qui m'avait donné son jeune au 26 février l'an passé n'a toujours pas libéré son ventre distendu .
Déjà trois semaines de retard par rapport à l'an dernier, mais cela sera malgré tout sans doute la première mère de l'année. Après avoir regardé mes notes d'observations d'accouplements, ce fut bien elle la première à accepter le bélier le 22 octobre dernier. J'étais trop impatient. Il n'y a pas, les cinq mois approximatifs se terminent. Mais comme je n'étais pas là pour "tenir la chandelle" en octobre, un accouplement plus précoce aurait pu avoir lieu.
Et puis après pas mal d'années d'élevage maintenant, je me méfie à présent des ventres énormes qui donnent la vie plus tard qu'on l'imagine, alors que de petits ventres aux mamelles sans grande montée de lait peuvent donner un jeune  qu'on n''attendait pas de si tôt. 
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 23:01
Outre la montée de lait dans le dernier mois de gestation, un signe qui indique que l'on approche de la fin de cette période c'est la courbure de la colonne vertébrale qui s'affaisse.

Mais quand aura lieu exactement l'évènement? Cela n'est pas possible de le savoir précisément.

Murinette des Lutins du Montana pliant sous le poids  d'une gestation dont elle voudrait bien voir la fin, c'est du moins ce que semble évoquer son expression de brebis bien fatiguée par tout cela.

Mais, en ce 11 mars, toujours pas de petit nouveau ou petite nouvelle chez les Lutins bien que pas mal de brebis semblent vouloir exploser. Quinze jours de retard par rapport à l'an dernier alors qu'un bélier adulte a toujours été présent avec  les dames...Ce n'est pas plus mal, les sept jours qui sont annoncés semblent comme il faut pour que les agneaux profitent de journées ensoleillées pour leurs premiers pas.
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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 23:01
Janvier tire à sa fin et la période d'accouplement également, si elle n'a pas été volontairement retardée.
Des fécondations à cette époque donneront des naissances vers la fin de juin.
Mais attention, si les brebis ont été séparées du bélier durant l'hiver ou si une brebis a rencontré des problèmes de cycle ou de stérilité passagère, elle pourra être fécondée encore dans les mois qui viennent comme pour rattraper l'occasion perdue et donner un jeune (non désiré?) en été. J'ai même eu une naissance en octobre (sans problème pour l'agneau ensuite) chez une brebis ayant des soucis de fécondité une année sur deux et devenue d'ailleurs définitivement stérile après cette dernière naissance automnale.
Une fréquence anormale (et non accidentelle) de naissances hors saison peut amener l'éleveur à s'inquiéter de la "pureté" de son animal en temps que Ouessant, race non désaisonnée.

Grichka, ces derniers jours, profite de l'arrivée d'une petite nouvelle tout à fait réceptive à ses argumentations pendant quarante huit heures ...
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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 23:01
Pour l'éleveur qui a laissé faire les choses dans son troupeau, fin décembre début janvier est le moment où les mères qui portent sont décelables. Chez les Lutins du Montana, bon nombre de brebis laissent entrevoir les promesses de naissances d'ici deux mois.

C'est le cas par exemple pour Loaren qui ici lézarde au soleil pour emmagasiner un peu de chaleur alors qu'il gèle. On perçoit la lourdeur du dessous du ventre.                                                                                                                                   
Ou encore chez Draille dont la couleur permet de mieux percevoir le phénomène.

Et enfin chez Nuxi pour qui il n'y a plus aucun doute et qui, cette année encore, a des chances d'être la première à mettre bas. Sans doute vers fin février(?), à suivre...
Un ventre qui porte la vie donne cette sensation d'attraction par la pesanteur et porte plus vers l'avant qu'un ventre dont la panse est bien remplie et gonflée et monte vers l'arrière-train.
L'éleveur qui veut tendre vers des conditions idéales de mise bas, s'arrangera pour faire naître mi-avril en ne remettant le bélier avec les brebis que début novembre, après l'avoir séparé des femelles au plus tard mi-septembre. Ainsi les agneaux ont des chances d'entrer dans la vie sous une météo plus clémente (théoriquement).
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 23:01
Grichka et Gaïa des Lutins du Montana travaillent consciencieusement à l'avenir du troupeau dans cette série d'images qui décompose les opérations, depuis les belles paroles jusqu'à leur finalité.












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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 23:01
Grichka et Gaïa des Lutins du Montana bien occupés.


L'éleveur n'est pas toujours présent au moment où ses animaux s'accouplent.
Malgré tout, certains indices associés peuvent permettre de suspecter que les choses ont bien eu lieu en observant la brebis.

En regardant la croupe de celle-ci, on verra que la laine est ébourrifée, désordonnée, électrifiée (comme une chevelure humaine au réveil) par rapport au reste de la toison, à cause des montées répétées du bélier et des frictions occasionnées.
De plus, selon la nature du sol et la météo du moment, les flancs de la femelle (surtout pour les toisons claires) peuvent être salis par les pattes avant boueuses du mâle lorsqu'il agrippe son amoureuse.
Les éleveurs téméraires pourront tenter de vérifier un peu plus les choses en inspectant la vulve de la brebis, gonflée pour l'occasion durant ses chaleurs.

Mais une fois de plus, comme déjà expliqué dans un autre article, rien ne permet à ce stade de conclure que la fécondation est réussie. Ce sera peut-être 18 jours environ plus tard, lors de nouvelles chaleurs et nouveaux ébats... 



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