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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 10:00

"Le pedigree (origines), c'est ce que l'animal devrait être.

La conformation (morphologie), c'est ce qu'il semble être.

La performance (capacité au travail), c'est ce qu'il est." Voilà ce que dit un éleveur de renom à propos du chien en race Border collie.

Après réflexion, en appliquant ces propos au mouton d'Ouessant, si le pedigree précise les origines, si la conformation en fait un bel animal, c'est bien la performance, dans le sens de ce qu'il produit, qui révèle sa capacité à transmettre ses qualités observées.

Réflexion

Mélanine, une brebis noire avec de belles origines (pedigree), d'une belle conformation (prix d'honneur) mais d'une performance jusque là assez décevante du point de vue des jeunes qu'elle a produits, et ce quel que soit le bélier qui a pu lui être proposé.

Comme quoi pedigree et conformation ne font pas tout. Les plus beaux parents ne font pas forcément les plus beaux Ouessant.

Mais Mélanine n'a pas dit son dernier mot. Elle a encore de la carrière devant elle et peut-être que le printemps prochain contredira mes propos sur son manque de performance constaté jusqu'alors.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:46

 

 

Parfois en élevage il faut savoir devancer l'avenir en rapport aux événements négatifs qui pourraient survenir au sein du troupeau. Ainsi suite à la petite forme de Grichka il y a un mois, j'ai réalisé que ce petit mâle pouvait ne plus être là l'automne prochain pour procréer. Considérant que ce bélier n'avait eu jusque là que trop peu l'occasion de se reproduire et diffuser donc ses gènes, je me suis convaincu qu'il fallait profiter de l'instant avant d'avoir plus tard des regrets sur sa perte éventuelle. Ce bélier m'est particulièrement cher, peut-être ma plus belle production tous critères confondus et pour moi un des meilleurs animaux dans une optique du phénotype du Ouessant idéal (dans le sens typique), c'est à dire petit mouton à l'opposé des animaux de production bouchère et de rente.

 

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 Aussi, pour lui tenir compagnie et tenter d'obtenir quelques descendants supplémentaires de ce Grichka, une paire de jeunes femelles ont rejoint son enclos. Peut-être que d'autres les rejoindront sous peu. Il me faut faire vite avant mars si je me décide et trouver les meilleurs accouplements parmi les brebis encore libres.

Quelques naissances tardives sont donc possibles jusqu'en juillet chez les Lutins. 

 

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 13:02

 

 

Bel enfant, bel adulte? Pas systématiquement, mais assez souvent on devine en l'agnelle (ou l'agneau) la future brebis (ou le futur bélier) de qualité qui va s'épanouir.

 

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En retrouvant cette photo, je me dis qu'elle était déjà bien belle la petite Cannelle!

 

 

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Adulte, elle le demeura ou le devint plus encore dans cette autre étape de sa vie. Ce que son prix d'honneur confirma en son temps...

 

Ceci étant, je conseille toujours d'attendre l'âge d'un an pour condamner d'un mauvais jugement un jeune animal, certaines surprises ,bonnes ou mauvaises, pouvant arriver en cours de croissance.

Mais beau ou pas, chaque animal demeure un chouette compagnon et un Ouessant normalement sympa.

 

 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 13:40

 

Sauvegarder le Ouessant se mène (devrait se mener) en deux axes de travail intimement liés:

 

la conservation des caractères morphologiques de ce type ovin, avec en particulier le respect du standard concernant les maxima pour la taille au garrot (en rappel 46 cm pour la brebis et 49 cm pour le bélier, adultes de trois ans)...,

 

mais aussi, ce qu'on oublie trop souvent, la conservation de la "matière Ouessant de type ancien", patrimoine génétique. En effet, il ne suffit pas (plus) qu'un mouton ressemble à un Ouessant pour qu'il soit réellement Ouessant dans sa composante. Donc la seule base réelle de travail actuelle concerne les souches pionnières du GEMO qui font référence (dans l'attente d'éventuelles découvertes de nouvelles souches tout aussi intéressantes historiquement), mais que par honnêteté intellectuelle personne ne peut cependant prétendre être avec certitude de purs animaux issus en ligne directe de la population originelle ancienne insulaire du 19ième siècle, faute d'informations dans ce sens et l'absence d'un suivi précis des méthodes d'élevages de ces noyaux continentaux résiduels durant bien des décénnies avant leur découverte.

 

Ce second aspect est des plus importants puisque sans cette préoccupation le risque est de ne plus se retrouver devant des moutons d'Ouessant de type ancien, ce qui est pourtant l'axe principal d'une démarche conservatoire, mais devant des ovins de petite taille d'allure Ouessant, MAIS  qui risquent d'avoir perdu une partie du patrimoine génétique d'origine tout en ayant été pollués par d'autres races en des proportions inconnues.

 

 Malheureusement,  il est souvent bien difficile pour un éleveur de savoir si ses animaux déjà possédés sont véritablement des Ouessant ou de simples métis. La plupart des acquisitions de cet ovin correspond à ce qu'on pourrait appeler du mouton d'Ouessant "tout venant", c'est à dire sans origine précise connue. Une poignée d'éleveurs seulement peut cependant prétendre avoir un suivi de ses animaux de génération en génération depuis la constitution de ces fameuses souches pionnières.

 

Repartir à zéro n'est pas forcément la seule solution si on souhaite mener un élevage sérieux alors qu'on possède déjà une troupe d'origine non certifiée. Il y a moyen de "rectifier le tir".

 

Petite recette de pure logique à mener alors avec tout animal d'origine inconnue afin de ramener son troupeau dans le droit chemin des souches pionnières. Il importe d'abord d'acquérir un ou des Ouessant de ces souches pionnières (en gardant à l'esprit que se les procurer chez une personne qui se déclare être au Gemo n'est pas une garantie en soi s'il n'y a aucune trace d'origines et de suivis au sein de cet élevage). Cette quête d'acquisition est en fait la seule réelle difficulté puisque la suite n'est que patience dans un travail d'élevage calculé et passionnant.

 

Un Ouessant tout venant qui aurait tout de l'allure de ce type mais aussi une taille correcte peut prétendre être au pire d'une composante 1/2 de race extérieure (non Ouessant) sinon mieux 1/4 selon les éléments en notre possession, dont l'observation des parents.

Il convient alors de convenir d'appliquer rigoureusement le principe suivant:

d'abord accoupler ses animaux à un animal de souche pionnière, puis par la suite, toute naissance obtenue sera elle-même systématiquement accouplée à un individu garanti en souche pionnière et ainsi de suite pour toute nouvelle génération.

Ainsi à chaque nouvelle génération, le ou les jeunes obtenus, voient leur composante génétique en souche pionnière augmenter et celle en une race inconnue (ou connue mais indésirable), réduite de moitié.

Si on imagine ainsi à titre d'exemple un dit Ouessant possèdant 1/4 de Shetland (cas très fréquent), en appliquant les principes exposés ci-dessus, ses descendants au cours des générations suivantes n'auront plus que 1/8, puis 1/16, puis 1/32, puis 1/64, puis 1/128 de cet ancêtre Shetland connu. C'est à dire qu'au bout de la symbolique septième génération, la part indésirable du Non Ouessant est devenue négligeable et que le produit ainsi obtenu peut être considéré revenu en race "pure". En effet, à titre de comparaison, les 1 à 4% d'Homme de Néandertal qui, paraît-il, sommeillent dans mon patrimoine  génétique (et le vôtre) ne seraient pas perceptibles. C'est là que pour revenir au Ouessant de septième génération à intrusion extérieure diluée, il importe tout de même de s'assurer qu'au moins aucun caractère indésirable perceptible n'ait été transmis.

Il convient évidemment d'écarter de la reproduction au fur et à mesure des années les moutons qui ne sont pas de 7ème génération, à moins de les utiliser dans des nouvelles lignées de travail allant dans ce sens de reconstruction.  

 

 

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C'est ainsi que fut créée Châtaigne des Lutins, première Ouessant brune en patrimoine assuré de souches pionnières, sur ce principe appliqué des sept générations afin d'éliminer de façon certaine la composante indéterminée de l'autre race ayant au début des années 80 contribué à l'apparition de ce morphe brun en Belgique. Tout en oeuvrant durant ces années, il m'importait de conserver la couleur brune, but de ce travail.

 

 

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A noter que ce gène étant récessif, il fallait concevoir que les deux branches parentales soient travaillées parallèlement en souches pionnières ayant hérité du gène brun. Si donc le principe des 7 générations de dilution reste de circonstance, dans la pratique face à ce cas précis, il fallut plus que sept années de travail. Dans les faits neuf suffirent bien que la malchance aurait pu décider de devoir attendre plus longtemps encore. J'estimais au moins une dizaine d'années nécesaires quand je me suis lancé dans cette aventure. 

      

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 12:52

 

On considère souvent comme une réussite en un troupeau le fait d'avoir homogénéisé l'ensemble de ses animaux?

Mais est-ce forcément une réussite?

Peut-être que oui si on voit les choses sous l'angle du travail accompli pour en arriver là! Pourtant il ne faut pas exclure que ce résultat peut être (simplement) le fruit d'une grande (trop grande?) consanguinité, le mérite devenant moindre.

Et puis quelle est la direction de cette homogénéisation? Le pire ou le meilleur?

Le meilleur serait à définir... correspondrait à la tendance du moment? ou le goût personnel? ou le cadre du standard? un peu tout à la fois?

Ce sont des questions parmi d'autres que je me pose quand je suis au milieu de mon troupeau.

N'y aurait-il pas contradiction à vouloir avancer vers l'homogénéisation d'un type ovin ancien? On met souvent en avant la richesse de la diversité au sein des races anciennes en opposition à la standardisation des races modernes, en particulier quand elles sont poussées dans la spirale du productivisme, chaque animal semblant presque la réplique de son voisin. 

A l'heure actuelle, on rencontre diversité de formes et caractères parmi les différentes souches Ouessant considérées proches du Ouessant ancien originel. En poussant à l'extrême, au bout de quelques années se dessine presque un type par éleveur....phénomène normal du fait d'un élevage en multiples micropopulations qui ne sont plus ouvertes à toutes les autres pour le brassage de leurs gènes. Ainsi devant mes animaux, comme chaque éleveur, je suis contraint à des choix qui orientent l'avenir du troupeau dans sa composante. Plus j'avance, plus je me dis que les choses sont complexes, notre perception commune ou individuelle du Ouessant pouvant l'emmener peut-être bien loin de la réalité de l'animal, en référence à une démarche conservatoire et de sauvegarde bien entendu. 

 

Pour ne prendre que les deux exemples  qui suivent (sans que la coloration de toison n'entre en ligne de compte). ...

 

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Face à Neige, prix d'honneur 2010, dois-je décider d'orienter mon troupeau dans cette qualité puisque c'est le type de mouton d'Ouessant apprécié? C'est tentant forcément, pourtant je réalise bien que cette appréciation du beau mouton d'Ouessant est sans doute sous l'influence inconsciente de cette conception face à nos races plus modernes et de rente (sans exclure des notions d'harmonies "architecturales"). 

 

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Face à Clarice, laissée sur la touche au concours 2010, dois-je décider de m'en détourner pour autant pour ne produire que de l'apprécié? Pourtant cette brebis est sous mes yeux une merveille et correspond à l'image type que je me suis construite du mouton d'Ouessant de type ancien à travers divers documents.( Rien de nombriliste en ces propos puisque cet animal n'est pas de ma production.)  Fausse représentation? Pourtant au plus profond de mon être je vibre devant ce type qui s'inscrit dans le profil du Ouessant souvent décrit comme "malingre, petit, pas forcément bien structuré et vêtu d'une toison primaire".

Cette problématique est une des raisons parmi d'autres qui m'ont fait me détourner des concours. Non pas parce que cette brebis n'a pas été primée, mais parce que je considère de plus en plus que juger des Ouessant sur une "beauté hypothétique" c'est faire fausse route. Le Ouessant n'a jamais été fait pour être beau. Il me semble de plus en plus important (et urgent) de par contre définir parmi les milliers d'animaux actuels qui n'iront jamais en concours, quels sont ceux qui entrent dans le cadre Ouessant ou pas (avec éventuelle appréciation). Ce sont eux qui dessinent le cheptel actuel de ce mouton. C'est sur ces bases qu'une sauvegarde réelle pourra se construire et qu'on  considérera alors que cet ovin est véritablement sauvé.

 

Enfin, j'ai en fait trouvé réponse à mes questions depuis longtemps. Au sein de mon troupeau, dans le cadre d'une certaine homogénéité de taille toute relative dans une fourchette de 4 cm, je considère important de conserver une certaine diversité de morphologies, car là-aussi ce minimum de diversité doit être considéré comme une richesse, une des richesses des types domestiques anciens. Bien des Neige, des Clarice... et bien d'autres formes encore continueront à voir le jour chez les Lutins tout en garantissant le Ouessant et son avenir.  

 

 

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 13:31

 

Il émane sans doute assez souvent de mes articles, mon inquiétude quant à ce qu'est devenu le mouton d'Ouessant, tout comme mes interrogations sur ce que l'avenir lui réserve.

Au chapitre avenir, je m'inquiète de certaines orientations que je vois naître et qui consisteraient à vouloir améliorer ce type ovin dans des buts de profit au sens large ou plus souvent le transformer par ignorance.

 

 D'abord concernant la laine, puisque comme tout mouton celle-ci peut présenter un intérêt. La tentation pourrait être grande de chercher à produire par sélection orientée sur ce caractère des Ouessant porteurs de toisons de toujours plus grande qualité et toujours plus imposantes. Cette direction entraînerait cet ovin dans une nouvelle forme de Ouessant loin d'une démarche purement conservatoire comme je la conçois. Le Ouessant doit être sauvegardé pour ce qu'il est et non pour ce qu'on pourrait en faire.

 

Ensuite concernant le poids et la taille. Certaines personnes voient en ce petit mouton d'Ouessant l'occasion de remplir le congélateur familial. Sa petite taille le rend pratique en cela. Mais comme il n'est pas très lourd, la tentation est grande de s'orienter vers l'élevage d'animaux plus volumineux donc plus dodus et plus forts en taille. Cette dérive engendre là aussi la construction d'une nouvelle forme de Ouessant.

 

Et comme toutes ces "bêtes à laine ou à viande" se retrouvent en vente ici et là, cette forme de pollution du Ouessant ancien s'installe chez les nouveaux éleveurs un peu naïfs qui construisent avec "du pas cher et pas loin" tout venant pour le diffuser encore et encore. Ces éleveurs ne soupçonnant pas un instant que leurs brebis Ouessant de 25 kg font le double ou presque de ce qu'elles devraient être.

 

C'est bien l'aspect zoologique et le but conservatoire qui m'animent dans cette aventure avec le petit mouton d'Ouessant de type ancien. Sauvegarde, conservation, comme on voudra, c'est tout le mal que je souhaite à cet animal domestique... Je crains malheureusement que comme l'espèce humaine ne préserve jamais rien gratuitement et que l'intéressement n'est jamais bien loin  bien des choses regrettables attendent le Ouessant...

 

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Dodu le Ouessant? Oui parfois...mais pas forcément, pas toujours, pas exclusivement et surtout pas un but en soi.

 

 

 

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 12:36

 

 

Dans le choix de ses reproducteurs, on focalise malheureusement trop son attention sur l'allure générale de l"animal ou encore le cornage (chez un bélier), en oubliant d'autres petits détails qui pourtant risquent parfois d'être transmis. Effectivement c'est par dizaines que les points d'analyse d'un Ouessant devraient nous venir à l'esprit. Mais il suffit que le mouton "en jette" globalement à notre point de vue pour qu'il nous fasse tourner la tête et qu'on oublie certains caractères qui risquent de s'installer durablement dans notre troupeau et qu'on aura bien du mal à éliminer par la suite. Parmi ceux-ci le souci des onglons.

 

  Les onglons sont le genre de détails auxquels peu d'éleveurs prêtent attention, y compris parfois les plus passionnés. Ces sabots sont naturellement plus courts aux membres antérieurs qu'aux postérieurs. Mais au-delà de ce principe, on rencontre une certaine variété de formes allant entre ces deux extrêmes présentés ci-dessous. 

 

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Doigts avant d'un Ouessant.

 

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Doigts arrières du même mouton.

 

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Doigts avant d'un autre Ouessant.

 

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Doigts arrières du même animal.

 

La différence est frappante. Les sabots du premier sont dans une tendance courte et arrondie dans la forme. Ceux du second sont nettement dans l'allongement. De plus il est intéressant de noter que les deux animaux ont été parés à la même période et que la corne a déjà repoussé de façon excessive chez le second depuis deux mois.

 

Je n'orienterai pas le choix, mais on devinera facilement ma préférence pour des raisons qui sembleront évidentes à tous. Ceci étant, ces deux animaux sont bien dans mon troupeau. C'était simplement l'occasion d'indiquer que nous n'ouvrons jamais assez l'oeil et que face à tous les compromis que nous devons accepter devant des animaux qui ne sont (heureusement?) jamais parfaits, certains peuvent nous engager sur des voies glissantes... "Héréditaire, héréditaire!" (mon cher Watson).

 

  

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 23:26

 

Dans l'adulte, on lit l'enfant qu'il était. Et dans l'enfant on perçoit l'adulte qu'il sera.

 

J'entends, chez les moutons...(bien que...)

 

Quand je découvre un agneau et plus encore au moins 48h après, lorsque le corps a pris une allure un peu plus naturelle, dans mon souci de sélection et de résultats, j'envisage la brebis ou le bélier appelé à se construire. Souvent certains signes sont déjà là.

 

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 Comme je les aime. Tête bien ronde, pattes épaisses et pas trop hautes, dos frôlant l'horizontale, queue courte, oreilles dressées... Une agnelle qui me plait bien dans sa physionomie.

 

 

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Même appréciation pour cet agneau mâle.

 

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 18:03

 

En génétique, il y a des domaines bien cernés qui présentent des règles permettant de connaître certains résultats dans les naissances. Mais à toute règle, il y a parfois des exceptions. Enfin il y a la part apportée pour moitié par chaque parent et de la une sorte de loterie qui apporte ses surprises, d'autant que chaque parent a hérité lui-même de ses ancêtres.

Ainsi, en dehors des questions de couleurs de toison, on s'interroge toujours sur ce que sera l'agneau ou l'agnelle  à naître en ce qui concerne ses caractères physiques.

En plus donc du traditionnel "garçon" ou "fille"? Ou encore, noir ou blanc, ou autre couleur? Découvrira-t-on un petit animal ou plutôt un grand? Un longiligne ou un trapu? Un comme ci ou comme ça....?

 

Un même couple de moutons peut donner dans sa vie des jeunes tous différents d'allure ou parfois presque indentiques. C'est un peu comme chez les humains, certaines fratries "semblent sorties du même moule" alors que d'autres montrent une grande variabilité.

 

Un jeune mouton pourra donc tenir plus de sa mère ou de son père.  

 

 

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Antenais qui a hérité de la morphologie de sa mère ci-dessous.

 

 

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 Comme elle, il possède cette allure rectangulaire bien équilibrée.

 

 

 

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 Ici une jeune brebis de deux ans, qui elle a pris la morphologie de son père ci-dessous.

 

 

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Comme lui, elle possède une allure plus carrée. En découle une impression d'animaux plus hauts sur pattes pour ces individus noirs, comparativement aux blancs précédents.

 

 

Selon les résultats de ses naissances, on peut ainsi priviligier ou écarter de la reproduction une brebis ou un bélier, selon l'influence notable que ceux-ci peuvent avoir sur leur descendance et selon les objectifs que l'on se donne dans ses critères de sélection.

 

 

 

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 17:55

 

La couleur brune (dite noisette) est la plus récessive. Ainsi on ne peut obtenir un mouton brun qu'à partir de parents de cette couleur (homozygotes) ou porteurs du gène (hétérozygotes) mais de toison d'une autre coloration apparente.

 

Il ne semble pas que cette couleur brune soit encore réapparue dans la population souche de la renaissance du Ouessant. Une pression sélective pour la couleur noire a sans doute éliminé ce morphe brun, mais on peut espérer qu'il demeure peut être en dormance lointaine dans les patrimoines génétiques et il n'est pas exclu qu'il revienne au jour par atavisme.

 

On rencontre pourtant cette couleur assez fréquemment dans la population Ouessant des groupements étrangers. Cependant faute de références précises (à ma connaissance) il semble très probable qu'une intrusion de gènes suite à un métissage soit à l'origine de cette apparition. Shetland ou autre race a probablement laissé un peu de son histoire dans ces Ouessant d'autant que d'autres caractères, morphologiques cette fois, y sont notables. Ce à quoi, assez souvent, sur ce point du physique, n'ont pas échappé les autres morphes colorés étrangers (noir comme blanc).

 

Dans mon attachement à conserver pour les générations à venir toute l'histoire (insulaire et continentale depuis plus d'un siècle) du type Ouessant ancien, une partie du travail d'élevage chez les Lutins s'oriente dans la direction du brun.

Mais tout aussi attaché à travailler les souches pionnières du Ouessant des années 1970 ayant servi à la renaissance de ce type ancien et devant à mon sens servir de référence (bien que sans doute incomplète), il m'importe d'élever des animaux bruns correspondant à ce profil.

 

C'est là que débute un travail de longue haleine.

 

Régulièrement, les particuliers, d'autres éleveurs (y compris étrangers) et parfois les instances du Ouessant, me contactent pour obtenir de tels animaux. Je suis contraint d'expliquer que pour moi une séparation de Ouessant bruns issus de mon troupeau demeure plus qu'exceptionnelle puisque je ne peux à ce jour me séparer de briques qui me permettent de construire l'avenir.

 

Petite explication en images.   

 

 

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  Ma toute première brebis brune, issue de plusieurs générations de moutons d'Ouessant noirs (mais forcément hétérozygotes) à composante bretonne mais avec de lointains ancêtres de souche hollandaise. Certains traits physiques trahissent d'ailleurs cette dernière remarque.

Cette brebis m'a servi depuis 2003 à introduire le gène brun dans des accouplements avec Lutins de souches pionnières du Ouessant.

 

 

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  Une brebis de souche hollandaise, utilisée sur le même principe. (Pour les spécialistes, elle est de plus hétérozygote pour le gène agouti gris.)

 

 

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  Une brebis de souche belge mais de lignées hollandaises. Utilisée sur le même principe. Intéressante pour sa couleur brune soutenue (ce qu'indiquent la face et les pattes).

 

 

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  Des années de subtils accouplements pour faire naître cette brebis brune, en concentrant toujours par principe les gènes des souches pionnières (tout en réduisant la taille, autre difficulté).

 

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 Tout comme celle-ci sur le même principe de longue construction. 

 

 

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  Une jeune brebis encore plus Lutins et de plus en plus en souche pionnière, ce que les regards exercés ne manqueront pas de remarquer en observant le physique de ce bijou.

 

 

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Pour donner un coup de pouce, un bélier brun d'un élevage français mais de souche hollandaise. Animal utilisé seulement sur des souches pionnières.

 

 

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 Un de ses fils, diminué en taille, présentant encore des traits non caractéristiques des Lutins

 

 

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Un jeune bélier encore un peu plus concentré en gènes des souches pionnières (les habitués l'auront remarqué).

(Merci à Diane la filandière pour la photo de ce Lutin exilé. Site de Diane en lien link)

 

Nous sommes en 2012, bientôt 9 ans de construction du brun chez les Lutins. On mesure toute la patience et la difficulté à atteindre ses buts quand on garde à l'esprit de vouloir créer et travailler vers les souches pionnières du Ouessant et donc sans accoupler d'animaux bruns qui ne soient pas d'origine Lutins.

2012 sera une saison d'agnelage non orientée sur le morphe brun (mais une surprise reste toujours possible de par un génotype complet encore inconnu chez un animal). 

Cependant les choses mûrissent pendant ce temps et si tout va bien, je sais que 2013 devrait être l'année de quelques Lutins bruns comme je cherche à en obtenir.

 

Car non seulement les animaux bruns sont importants dans ce genre de travail mais souvent plus encore mes moutons d'une autre couleur mais portant le gène brun caché. Ce sera l'occasion d'une autre présentation pour les éleveurs qui voudraient eux-aussi travailler dans ce sens et sachant être patients.

 

 

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