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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 17:47

 

On peut aller plus loin dans l'investigation pour percevoir les influences mâles successives du côté maternel en ce qui concerne Golas. 

 

 

kilimandjaro 001

 

Kilimandjaro, élevage Delorme, arrière-arrière grand-père de Golas. En concours sur cette photo en 1998. Antenais, aussi surprenant que cela puisse paraître. Fils du bélier Frais, élevage Carré, et de la brebis Galipette II, élevage Masson. 

 

mario JPEG

 

Mario, élevage Delorme, fils de Kilimandjaro et de la brebis Kalika de l'élevage Billon (photo Gilles Delorme) et donc arrière-grand-père de Golas.

 

 

Ocelot 007

 

Ocelot, élevage Delorme, fils de Mario et d'une brebis élevage Delorme, Nectarine; et donc grand-père de Golas. On notera le compromis entre ses deux ancêtres présentés ci-dessus. Cornage puissant, d'envergure moins importante que chez Kilimandjaro et sans la convergence de Mario. (on excusera ce document d'archives préhistoriques obtenu avec appareil argentique)

 

 

janv 11 012

 

 Promesse, fille d'Ocelot et d'une brebis des Lutins, Irina, descendant de sujets de souches de l'élevage Vaillant.

La densité de laine d'Ocelot s'y retrouve ainsi qu'une certaine longueur de corps sans excès. (laine appréciée par Diane link que je remercie au passage pour le superbe bonnet)

 

 

janv 11 103

 

Pour arriver à Golas, fils donc de Promesse ci-dessus et Grichka dont je me dois à présent présenter la généalogie dans un futur article.

Je ne ferai pas une nouvelle fois les remarques de l'article précédent pour le cornage mais j'ajouterai que Golas a hérité du type de toison de Promesse et Ocelot ainsi que l'allure générale pour moi qui le cotoie.

 

Tous les béliers ancêtres dans les branches maternelles de Golas n'apparaissent pas. Je n'ai parlé que ceux que j'ai pu élever, voir ou simplement dont j'ai connaissance.  

 

J'aurais pu préciser taille et poids des animaux connus entrant dans la construction de Golas, mais cela riquerait de devenir indigeste. Je rappelle que Golas fut premier prix des béliers blancs au dernier concours 2010 à Cormont.

 

L'importance des ancêtres et les bons choix de l'éleveur en sélection permettent de ne pas laisser seul le hasard agir dans la construction de son troupeau, sans pour autant chercher à faire des bêtes de concours en ce qui me concerne.... 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 23:06

 

Une fois de plus, comme la situation le permettait, je reviens sur la prise en compte des souches d'animaux utilisés et les résultats des reproductions en élevage. J'entends parfois dire que la nourriture a fait grandir les animaux.... Si cela peut être vrai en quelques générations (dans ce cas c'est le phénotype qui déterminait la taille), il n'en demeure pas moins que le choix des souches d'animaux et leurs caractères héréditaires (génotype), donc la sélection détermine l'avenir.

 

 

déc 10 089

 

Vénus des Lutins et Eponyme des L., deux brebis grises du même âge, nées du même bélier (Grichka des L.) et de deux brebis de souches initiales différentes. Actuellement,  ma plus grande grise et ma plus petite grise. Même alimentation pour elles, mais mères de gabarits différents. Si on ne construit pas une théorie sur un exemple, il n'en demeure pas moins vrai que les brebis ont la plus haute importance dans la reproduction et non seulement le bélier comme je l'entends ou le lis parfois. Je pourrais donner d'autres exemples pour conforter mes propos.

Pour la petite histoire de chez les Lutins, j'ai pu diminuer la taille de l'agneau qu'a déjà eu Vénus en 2010, là encore par le calcul de l'accouplement.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 23:01

 

Dans mon troupeau, je travaille le morphe brun (noisette) depuis 2003.

 A partir d'une seule brebis à la base, il fallut plusieurs années de patience, de calculs et analyses des résultats pour qu'avec la part de loterie de la génétique tout ce travail me permette ainsi de faire naître (seulement) deux brebis de ce type à ce jour (en sept ans donc).

C'est peu, mais beaucoup également d'autant qu'au delà de la couleur, mon objectif est de ramener ce type dans une forme plus conforme à l'ensemble de mon cheptel et dans un patrimoine génétique de plus en plus proche des souches pionnières du Gemo.

C'est long mais possible, bien que l'aboutissement ne se fera totalement que dans un certain nombre de générations.

 

Explication par l'image (j'en rêvais, elles l'ont fait, elles se sont réunies...alors qu'elles ne savaient pas que je souhaitais faire un article à leur sujet):    

 

déc 10 094 

  A gauche, Nuxi ma première brebis noisette (45 cm). A droite, Merveille sa fille ( 42 cm). Et au centre, Biche sa petite fille (40 cm, fille de Merveille).

Trois générations de brebis. Même lignée maternelle. Amélioration du physique et de la taille depuis la brebis souche pour atteindre un type plus Lutins par le choix des béliers et des accouplements.

 

Dernière gestation en cours pour Nuxi qui sera en retraite l'an prochain.

Seconde naissance attendue en avril pour Merveille.

Toute première mise bas pour Biche à bientôt deux ans.

 

Une chance sur deux pour chacune d'avoir un jeune brun, si le bélier utilisé est bien porteur de noisette (faire ce type d'accouplements peut permettre de vérifier ce détail important pour ce mâle).

 

 

 

déc 10 086

 

Biche des Lutins (ici en photo) et Merveille des L. , deux brebis appelées à donner une dizaine d'agneaux précieux (à elles deux) durant leur vie. Jeunes pour qui j'espère les qualités de leurs génitrices.  

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 17:16

 

... toujours attendu. Mon bélier idéal. 

 

Par jour, jusqu'à 116 visiteurs différents parcourent le blog. Ce qui doit certainement représenter, depuis la parution de mon appel, quelques centaines de personnes qui m'ont lu. Si on enlève les curieux (qui sont les bienvenus), les simples sympathisants de ce type de mouton (également bienvenus), il doit tout de même y avoir un certain nombre d'éleveurs qui auraient des animaux à montrer. Peut-être que ce défi a fait peur et que personne n'a osé prétendre possèder l'animal qui me séduirait.

A moins que mon bélier idéal n'existe pas. Pour ne pas l'avoir encore rencontré, je crains que ce soit le cas et comme je l'ai déjà écrit plusieurs fois, je sais qu'il reste à construire.

 

Ceci explique en partie cela. Cela...le nombre de béliers que je conserve.

 

Outre le fait que je travaille l'animal dans ses différents morphes actuels pour les toisons, ainsi que le fait qu'il faut être prévoyant, patient et que l'avenir se prépare, l'ensemble du lot béliers des Lutins est une banque génétique sur pattes.  

 

 

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 Taxon des Lutins, gardé à ce jour pour le fait qu'il est fils, petit fils et arrière petit fils de brebis primées et que je n'ai pas encore conservé de jeune de sa mère, championne blanche cette année. Il possède de plus le gène noisette.

Mais...le cornage est déjà bien grand pour un jeune de 8 mois et risque, à ce rythme de pousse, ne plus savoir où en finir avec ses pointes. 

 

déc 10 021

 

 Thalès des Lutins, 7 mois, fils et petit fils de brebis primées, ainsi que petit fils d'un bélier primé, est conservé à ce jour car dernier jeune de sa mère maintenant à la retraite. De morphe gris, il possède (grand intérêt) une queue particulièrement courte (comme maman). Mais, la symétrie parfaite du cornage risque de ne pas être au rendez-vous par la suite.

 

déc 10 019

 

 Ksar des Lutins, 8 mois, fils et petit fils de béliers primés, possède une morphologie de rêve. Futur morphe agouti, je regrette que sa queue soit un peu longue à mes yeux et qu'il ait grandi vite. Mais s'il fait comme sa demi-soeur qui a beaucoup poussé au départ pour s'arrêter à un an, il y a peut-être alors espoir qu'il ne finisse pas au haut du standard. Sinon, il devra partir du troupeau... 

 

déc 10 030

 

 Willom des Lutins, 8 mois, minuscule bélier gris. Bien fait, père et grands-pères primés. Seul manque à ce jour, le cornage...mais l'avenir dira.

 

déc 10 018

 

 Lamarck des Lutins, 7 mois. Morphe agouti. Bien fait, cornage un peu serré mais qui pourrait être agréable tout de même en grandissant. Queue parfaite, courte et en poils. Aplombs postérieurs qui laissent à désirer à ce jour. Grosse hésitation sur le fait de le garder, d'autant que son père risque de ne pas être son père (!) mais nous verrons avec le temps...

 

déc 10 033

 

 

  Linné des Lutins, 8 mois. Bélier gris très mignon. Peut-être mon premier animal gris à cornage futur sympa...

 

déc 10 035

 

Copernic des Lutins, 8 mois. Bélier noir possèdant le noisette. Jolie allure bien que je ne recherche pas vraiment des animaux  trop élégants et trop légers. Bon cornage à ce jour.

 

 

déc 10 029

 

  Golas des Lutins, deux ans au printemps. Petit, cornage convergent mais agréable. Inconvénient queue très en laine.

 

déc 10 027

 

 Amadeus des Lutins (2006), vieillit mal et supporte mal le froid. Mais peut toujours servir au cas où....

 

déc 10 031

 

  Le bon Ouranos des Lutins (2005), devenu doyen après la perte des anciens. Toujours prêt à servir...

 

déc 10 028

 

J'allais oublier Besk des Lutins en arrière plan, précieux pour la diversité dans le noir avec son dos argenté. Autre patriarche avec Ouranos. Il transmit ses qualités à son fils Ksar en premier plan.

 

Et puis il y a ceux qui oeuvrent pour l'avenir en ce moment et qui n'étaient pas devant l'objectif ce jour là. Buffon des Lutins et Grichka des Lutins...et Elaphe.

 

Des béliers donc, avec leurs plus et leurs moins, pour tenter de faire toujours mieux dans les jeunesses des années futures. 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 23:01

 

L'autre groupe de brebis (14) se retrouve depuis quelques jours également avec son bélier. Celui-ci est Buffon, jeune de l'année de couleur noisette. Là encore, dès les premiers instants, il s'avèrait que certaines femelles étaient réceptives à ses avances et que l'accouplement pouvait se faire. 

 

 

nov 10 004

 

 

Que des brebis noires ou blanches d'au moins deux étés pour ce mâle. Chaque agneau à naître sera donc blanc ou noir . Quelques jeunes gris ne sont pas impossibles puisque quelques brebis sont porteuses de ce gène qui alors peut dominer. Tous les agneaux seront porteurs du gène brun récessif du père. Enfin quelques agneaux bruns pourront naître puisque certaines femelles sont porteuses de ce même gène  brun qui ne peut s'exprimer que si les deux parents sont porteurs.

 

Je découvrirai tout cela dans cinq mois. L'automne et l'hiver ne sont pas des périodes tristes pour l'éleveur puisque se construisent jour après jour les agneaux qu'il attend pour le printemps.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 23:01

 

C'est parti pour la nouvelle saison de reproduction. Bien  que la chose pouvait éventuellement être possible dès la mi-septembre, j'ai préféré attendre novembre pour réunir les animaux sélectionnés afin de faire naître en avril, sous des cieux théoriquement plus cléments qu'en février ou mars. 

 

nov 10 001

 

 Depuis ce 31 octobre, ce groupe de brebis vit avec un bélier, le nouveau, présenté dans un précédent article.

 Elles sont quatorze avec ce mâle noir potentiellement porteur de brun dans ses gènes. Les futures naissances permettront normalement de vérifier ce dernier point. Pour cela les brebis brunes font partie du lot, les grises également (certaines étant d'ailleurs porteuses de brun) et enfin les quelques femelles de type agouti.

 Aucune agnelle de l'année dans cette bande, les différences de taille, bien que tous les animaux soient dans le standard, s'expliquent par l'origine(souche) des brebis pour certaines. De 38 à 45 cm au garrot, on comprend toute l'importance de la sélection.

 Pas de brebis blanches non plus, ne souhaitant pas obtenir d'agneaux blancs dont je ne connaîtrais pas le génotype couleur complet. Avoir un nombre conséquent d'animaux permet à présent de faire des choix plus judicieux, afin de mieux orienter ses résultats en limitant le hasard et le mystère quant au patrimoine génétique que l'on obtient. Connaître ce dernier est un gain de temps pour l'avenir quand on ne cherche pas à obtenir n'importe quel agneau, ne serait-ce que pour le type de toison. 

 

 

nov 10 003

 

Dès l'arrivée des dames, monsieur analyse la situation. L'observant durant les heures suivantes, les festivités remarquées me permirent de noter que certaines brebis étaient bien "à point", leurs chaleurs les autorisant à accepter le contact et plus, même sans affinités jusque là...

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 20:17

 

Elaphe n'est plus au troupeau depuis six semaines bientôt Commerce équitable.  , mais il n'a pas oublié les Lutins en leur envoyant cette carte postale dans laquelle il nous dit qu'il dort bien, qu'il mange bien, ...et surtout qu'il prend beaucoup de bon temps. Bref, des vacances de rêve pour un bélier.

 

 

B-lier avec les brebis le 11 10 2010 -1-[1]

 

Elaphe au milieu de son harem (et dans une herbe comme j'aimerais bien en avoir ici). Merci à Patrice Royer pour la photo.

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 22:07

 

Cette année encore, la programmation de la saison de reproduction à venir s'oriente vers l'obtention souhaitée d'agneaux bruns et, qui plus est, dans une allure Lutin souvent définie dans divers articles. Je sais que ce ne sera certainement pas une réussite totale et pense dès lors, bien que j'y travaille depuis 2003 qu'il me faudra encore quelques années. Cinq ans maximum; mais tout dépend si l'an prochain je réussis à faire naître un jeune bélier brun dont les qualités  me permettent ensuite d'avancer toujours plus. 

 

 

sept 10 103

 

Cette année, j'ai réussi à obtenir Buffon, cinq mois à présent. Dans un mois, il devrait commencer à avoir un peu plus de vigueur pour assumer le rôle de reproducteur dans lequel je l'engage. Pas parfait, je l'apprécie malgré tout. Je sais que l'idée que je m'en fais une fois adulte pourrait ne pas être la bonne puisqu'il a bien le temps de changer d'ici une paire d'années. Mais c'est une production Lutin et pour obtenir ce que je recherche , son utilisation comme reproducteur est incontournable. Pour le ménager un peu, il n'aura que 13 brebis à féconder sur quatre mois, dont 7 porteuses certaines ou potentielles de noisette (mais non noisettes), les autres (noires ou blanches également) étant utilisées pour leur petite taille et ainsi pour créer des animaux porteurs de brun et de faible gabarit. Calculs et patience sont les seules méthodes pour pouvoir gravir les marches de ses projets. 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 22:01

 

Il est rare qu'on ne puisse trouver des défauts à un mouton, y compris aux plus beaux . Le nouveau, malgré ses points forts très intéressants, exposés dans l'article précédent, n'y échappe pas.

Outre une ossature moins épaisse que mon type élevé qui fait qu'il faut toujours un temps d'adaptation pour se faire à un nouveau "look", certains points dénotent avec ce que j'ai dans l'ensemble établi chez les Lutins.  

 

 

sept 10 042

 

 En particulier, on observe un net déséquilibre dans les proportions des membres. Les postérieurs étant trop grands, l'arrière-train s'en trouve surélevé et l'animal doit les tenir plus en arrière que de normale. Ce qui a pour effet de casser malgré tout l'horizontalité souhaitable du dos, même quand ce bélier redresse la tête d'ailleurs. Je ne peux qu'espèrer que cet effet s'estompera quand l'animal va encore grandir un peu. Il arrive que les choses se rétablissent alors. Simple étape de construction ou caractère physique génétiquement transmissible?  

 

sept 10 108

 

Inquiétude également en ce qui concerne les onglons. Ceux-ci sont particulièrement déformés malgré la taille récente que j'ai effectuée. Pour les antérieurs, sur la photo, les onglons intérieurs sont courbes et les extérieurs suivent la même trajectoire avec un élargissement anormal. Les postérieurs non visibles sur le cliché) sont moins marqués bien que légèrement. Donc... y aura-t-il risque de transmission de cette malformation en première génération? Et dans les suivantes?  

 

Ces remarques sont faites dans un but constructif. Mon collègue éleveur en est conscient, tout comme je suis conscient des défauts que possède également Elaphe, mon bélier échangé.

 

Une nouvelle fois, il me semblait important de rappeler qu'il y a toujours une prise de risques quand on décide de faire reproduire un animal extérieur (ou pas) au troupeau. Il peut tout autant apporter ses qualités que ses défauts, ceux qu'on a vus mais également ceux qu'on n'avait pas vus. Le bélier parfait n'existant pas, du moins je n'en ai encore jamais vu, je sais qu'il reste à construire.

Ces risques, je les prends. Ces concessions, je les fais, en espèrant que tout ira dans le sens que je souhaite...amélioration du cornage, conserver une taille basse et gagner à la loterie de la génétique si ce bélier possède bien le gène noisette. Le reste...on verra. De toute façon, il faut savoir se décider. Si dérapage est avéré à la découverte des futures naissances, il ne restera qu'à "séparer l'ivraie du bon grain".

Mais je ne mets pas tous mes oeufs dans le même panier puisque d'autres béliers oeuvreront avec d'autres brebis.

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 22:01

Depuis 14 ans d'élevage, tout le travail de sélection au sein de mon troupeau a eu d'abord pour but de fixer une taille dans la moitié inférieure du standard pour mes moutons.

 

 Mais aussi de créer des individus hétérozygotes qui  possèdent dans leur patrimoine génétique un maximum de diversité des différents morphes colorés rencontrés chez le Ouessant d'avant sa renaissance dans les années 80, mais aussi ceux d'après, dans une conception plus moderne prenant en compte les événements vécus par la "race".

 

Malgré tout, mon orientation tend avec les ans vers un troupeau qui pourra bientôt s'avérer être à 99,9 % (c'est une formule) de la "matière" des animaux des pionniers du groupement (GEMO) ayant remis ce petit mouton sur le devant de la scène. J'y tiens.

 

Au fil de ces années d'élevage, je n'ai pas oublié de travailler l'allure des animaux et autres points physiques. Les résultats en concours montrent que je ne me suis pas trompé dans mes choix.

 

Par contre, mon souci pour la structure du cornage ne passait jusqu'alors qu'après tous les points précédents, bien que quand un bélier s'avèrait mieux équipé que d'autres dans mes naissances, j'en profitais bien évidemment pour le faire reproduire. Je considère que le cornage est bien le dernier point à travailler après tous les précédents exposés. L'éleveur obsédé par le trophée risque de rester aveugle à ce qui fait le mouton. Un bélier, ce n'est pas un cornage; ce dernier étant essentiellement (pour nos yeux) un élément "décoratif". Tout comme l'arbre peut cacher la forêt, le cornage peut cacher le bélier.

 

On n'oubliera pas non plus qu'apporter du "sang neuf" de temps à autre est important pour élargir le patrimoine génétique bien que cela casse toujours plus ou moins ce qu'on avait pu construire. Restera ensuite à sélectionner pour ne pas avoir forcément détruit.

   

Bref, me voilà arrivé à présent à une nouvelle étape dans la construction de mon troupeau, progresser vers un cornage "plus mouflon" chez mes béliers. C'est ainsi que j'en viens au nouveau présenté sur cette photo. 

 

sept 10 038

 

Premier point fort. Ce bélier aura deux ans au printemps prochain. On remarque tout de suite la puissance de son cornage qui va en plus vers une forme particulièrement intéressante. Ce trophée ne sera-t-il pas trop volumineux par contre? Ou trop divergent? A vérifier avec la croissance de l'animal, durant les deux années qui viennent. Je ne recherche pas à obtenir des cornages excessifs comme j'en perçois parfois, car je considère qu'ils doivent rester en proportion avec les béliers. Le toujours plus n'étant pas forcément une qualité à mes yeux. Cela étant, je souhaite qu'il passe le caractère actuel aux jeunes qu'il me donnera ou du moins améliore le patrimoine cornage chez les Lutins.

 

Second point fort, sa taille de 42 cm à cette époque, ce qui en fait un animal qui correspond tout à fait à la moyenne dans mon cheptel.

 

Troisième point fort, cet antenais noir peut possèder en couleur cachée le gène brun (noisette) d'après les naissances obtenues chez sa mère et sa grand-mère, ce qui pourrait me permettre d'étoffer cette catégorie de toison dans mon troupeau. Pour le vérifier, il me faut l'accoupler à toutes mes brebis noisettes. La probabilité d'obtenir un agneau brun étant de une chance sur deux, avec 5 brebis brunes je peux espèrer. S'il ne devait être que noir et seulement noir, cela me permettrait tout de même d'avoir des agneaux noirs porteurs de brun en couleur cachée et donc à conserver pour le travail des années à venir.

Ensuite, pour augmenter les possibilités, je vais lui proposer également toutes mes brebis grises parmi lesquelles certaines sont porteuses de noisette. Là encore donc des possibilités d'avoir des naissances brunes. Et enfin , une fois de plus, s'il ne devait s'avérer n'être que noir, je n'aurais pas perdu mon temps. En effet, bien que tous ses jeunes seraient alors donc noirs ils n'en demeureraient pas moins précieux car ayant récupéré le gène gris ou brun de leurs mères (gènes récessifs)...C'était une recette d'élevage de Tonton Dom pour ceux qui seraient encore un peu perdus avec leurs moutons de différentes couleurs, ne sachant pas comment favoriser le hasard.

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