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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 09:30
Histoire sans paroles
Histoire sans paroles
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 20:45
Lève-toi et marche!

Il y a un mois, Calliope se retrouvait avec une atèle suite à une fracture ouverte du tibia gauche.

Elle avait alors 5 semaines. La véto avait tenté ce bandage, la patte se retrouvant prise sur la face externe dans une atèle en plastique, trop grande pour sa patte.

Au bout de deux semaines, lors de la vérification du bandage, pour éviter étranglement des muscles et de l'abdomen suite à la croissance de l'agnelle et dans l'intention de le refaire, j'eus la confirmation que le système n'avait pas tenu ses promesses. L'ensemble avait glissé à force d'être traîné et les onglons se retrouvaient alors à dix centimètres à l'intérieur de la gangue, le pied occupant la place du tibia.

Je constatai également, bon signe, que l'ossification réparatrice s'était faite, mais par contre sans que les deux segments du tibia se retrouvent correctement dans le prolongement l'un de l'autre emboîtés, mais légèrement côte à côte. Toujours est-il que ce tibia était à nouveau rigide, malgré tout avec tout de même en conséquence un petit centimètre de moins en longueur.

Cependant, il restait alors encore trois semaines de contention prévues par la prescription de la vétérinaire.

Je décidai de ne pas remettre en place l'atèle mais de refaire le bandage de sorte que le membre ne repose pas au sol, afin de lui permettre de poursuivre sa consolidation.

En fin de troisième semaine, je libérai totalement la patte, afin de lui permettre une rééducation précoce, rapide et efficace.

Et il en fut ainsi puisque quelques jours après, Calliope utilisait sa patte tout autant pour se gratter que se déplacer et qu'aujourd'hui, à quatre semaines de son accident mystérieux, elle marche normalement.

Du moins, presque normalement, en boitant légèrement, du fait d'une patte cassée se retrouvant un peu plus courte que l'autre. Mais cette patte est tout à fait fonctionnelle à tous les niveaux.

Lève-toi et marche!

Difficile de faire des photos à présent que la savane des Lutins est en tiges d'épiation.

Voilà tout de même Calliope qui commence une nouvelle vie. J'avoue ne pas savoir si ce type de consolidation offre des garanties de solidité pour le reste de sa vie, mais c'est déjà un miracle qu'il en soit ainsi.

Lève-toi et marche!

Voilà une petite brebis redevenue un mouton à quatre pattes.

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 11:46

Comme chaque printemps on me demande souvent des conseils concernant le nourrissage d'agneaux au biberon.

En résumé, la règle chez les Lutins est de 5, 4, 3, 2, 1, puis 0 en nombre de biberons au quotidien, sur une durée de trois mois.

En situation naturelle, un agneau boit souvent mais relativement peu à chaque fois...et cela jour et nuit.

S'il n'est pas possible d'imiter strictement ce qui se passerait pour un agneau sous la mère, il l'est peut-être de trouver un compromis entre la situation naturelle et la méthode en élevage d'exploitation où on ne pratique que deux allaitements par jour durant seulement deux mois.

Dans le premier cas ce serait beaucoup de contraintes, dans le second cas c'est faire le minimum (indications d'utilisation inscrites sur le sac de lait en poudre, à destination de l'éleveur de rente).

Il faut concevoir qu'un agneau ne devrait se retrouver au biberon que par obligation, suite à souci de la mère (mort, accident, maladie, manque de lait, rejet total de l'agneau, naissances trop nombreuses -inexistantes chez le Ouessant) ou de son agneau, et qu'il n'est guère glorieux pour ne pas dire qu'il est pervers de vouloir soustraire un agneau à une mère pour s'en faire un joujou à materner ou à imprégner par l'homme qui vous suivra partout, comme d'autres le font avec perruches, perroquets, ... élevés à la main dans le but d'imprégnation, pour satisfaire son propre plaisir.

L'agneau au biberon est donc un sauvetage et uniquement cela chez les Lutins.

Toujours se rappeler que l'agneau doit avoir reçu en quantité suffisante du colostrum au plus tôt dans les premières heures après la naissance. Energisant, immunisant, au mieux il sera naturel (celui de la mère ou d'une autre) ou artificiel (tout prêt ou à reconstituer).

Très tôt on peut éduquer l'agneau à ne pas recevoir d'allaitement durant la nuit, à moins que son état ne nécessite interventions nocturnes également.

Ensuite, il convient de bien respecter les proportions poudre de lait pour agneau et eau, afin que le mélange soit correctement nourrissant et tout autant hydratant.

Chez les Lutins donc, cinq biberons du lever au coucher, espacés au mieux à intervalles réguliers (si on excepte la nuit), durant les trois premières semaines. C'est l'agneau qui détermine à son appétit le volume à chaque prise. En trop peu de biberons quotidiens, l'agneau affamé aurait tendance, à chaque biberon, à engloutir des quantités excessives à s'en dilater la panse, pour compenser le manque...et pleurer souvent pour réclamer.

Après trois semaines, je passe à quatre biberons, l'agneau mangeant de l'herbe du fait que je le laisse vivre avec le troupeau le plus rapidement possible.

Durant le second mois, l'agneau broute beaucoup et je descends à trois vers la fin, pour arriver à deux biberons en début de troisième mois. Ce mois est celui du sevrage progressif, 2, 1 et ces derniers biberons diminuent en quantité. Le tout dernier en dernière semaine finit vide progressivement. (Dans le cas d'un agneau qui aurait rencontré soucis divers dans ses premiers mois, un quatrième peut être nécessaire pour compenser son retard)

La méthode douce. Respect de l'agneau, de ses besoins alimentaires, de ses besoins de vie avec le troupeau dont la bande de jeunes, de ses besoins affectifs car la nourrice est devenue mère pour lui, en particulier si la mère véritable est morte ou si le lien mère/agneau n'a pas pu se créer. Aussi il convient de ne pas voir seulement l'agneau comme une outre à remplir, mais savoir lui offrir également dans le troupeau, moments de contact, repos à ses côtés, balade, sans l'isoler pour autant du monde ovin, tout au contraire.

Un agneau bien rempli, bien dans ses onglons, bien dans son troupeau, bien avec son berger, voilà rapidement les recettes mijotées chez les Lutins.

Le plus grand plaisir du berger n'est pas pour autant de biberonner, mais de ne pas avoir à le faire, signe alors de réussite de sa saison d'agnelage.

5, 4, 3, 2, 1, 0 ... sur trois mois

Spirogyre (devenue Louloutte, voire Ma Louloutte par la force des choses), agnelle-biberon 2016 en pleine forme, dans un moment de complicité partagée avec son berger. Rien qu'à deux, un des besoins de l'agneau avec sa mère de substitution.

Cela faisait trois ans que cette corvée/plaisir d'allaitement n'avait pas été nécessaire chez les Lutins. C'est toujours une fois de trop encore, mais il faut assumer. On est responsable de ce que l'on met au monde!

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 09:08

Il y a trois jours, je découvrais Calliope couchée alors que les autres jeunes broutaient.

Réflexe d'inquiétude, je m'approche et découvre que cette agnelle de cinq semaines se laisse prendre. C'est alors que je découvre que sa patte postérieure gauche est désarticulée. Le constat est rude: fracture ouverte du tibia.

La pauvre est encore sous le choc et l'accident semble récent, d'autant que dans la journée je l'ai vue gambader normalement.

La cause? Mystère!

Le mal est fait et de toute façon il faut à présent prendre décision, d'autant que l'endroit de fracture ne permet pas d'envisager une réparation aisée.

Avec la véto nous décidons de tenter quelque chose pour éviter l'euthanasie.

Mais rien n'est gagné. D'ici cinq semaines de contention du membre bien des soucis peuvent survenir, des bandages à surveiller et refaire pour risque d'œdème, des salissures qui peuvent tenter les mouches à pondre, ... Et puis au final, la consolidation osseuse sera-t-elle correcte pour assurer une vie sur quatre pattes même avec séquelles et handicap? On verra... On aura tenté....

Accident

Dès le lendemain, Calliope semble s'être accommodée de son appareillage, l'atèle.

Accident

N'hésitant pas à se coucher sur sa patte meurtrie.

Accident

La station debout est parfaite.

Accident

Elle peut vivre presque normalement, broutant et tétant, mais devant traîner sa patte enrubannée dans ses déplacements.

Les semaines vont être longues pour elle d'abord, mais également pour le berger devant demeurer attentif et qui se serait bien passé de cet accident.

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 18:47

Pas de panique!

Oui cela arrive et heureusement en un jour ou deux le souci est résolu.

Contorsionniste

Il arrive parfois qu'à la naissance un agneau présente apparence de déformation d'une patte arrière.

Une faiblesse dans le talon en position debout ou durant le déplacement peut faire craindre au nouvel éleveur ou à celui qui n'a jamais été confronté à ce phénomène qu'il vient d'hériter d'un agneau handicapé.

Il n'en est rien. Le manque de tonus et de fermeté n'est que passager. L'articulation du talon semble plier dans la mauvaise direction....mais rien de cassé. Un peu d'exercice comme une vie d'agneau en exige et en moins de quarante hui heures, c'est oublié.

Rappelons que le mouton se tient sur ses doigts et que le talon, haut placé, ne repose pas sur le sol. Le pied, le vrai, allant des doigts avec les onglons jusqu'à ce talon dirigé légèrement vers l'arrière en position normale, comme on le voit sur ce cliché en la patte arrière au second plan.

(On pourrait faire la même démonstration quant à la position du poignet, haut perché lui-aussi, mais dont l'articulation plie naturellement en direction opposée à celle du talon, car là encore le mouton se tient sur les doigts, de sa "main" cette fois)

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 16:46

Un truc jamais survenu chez les Lutins, un jeune bélier du printemps voit une de ses cornes rongée de l'intérieur.

Nouvel incident

La corne droite de Gléglé présentait une extrémité cassée. Phénomène assez classique chez les jeunes lorsque leurs pointes sont encore tendres. Je ne m'étais donc pas inquiété outre mesure jusqu'à ce que je remarque ces derniers jours que la corne semblait se fissurer. Après capture du bélier, je découvris que sur une dizaine de centimètres cette pointe était creuse.

Je décidai de couper cette partie morte et m'aperçus que l'intérieur présentait de la corne "pourrissante". Il me fallut curer au maximum pour pouvoir ensuite injecter un désinfectant avec antibio en espérant stopper la progression.

Il me faudra répéter l'opération et logiquement tout rentrera dans l'ordre. L'avenir dira.

Nouvel incident

J'ai dû rogner l'autre corne pour redonner au jeune une allure plus craquante face aux agnelles de son âge lorsqu'il les retrouvera.

Nouvel incident

En équilibrant au mieux sous tous les angles.

Nouvel incident

Et en s'appliquant à une finition qui avec le temps redonnera une allure naturelle au cornage.

Voilà un travail de faussaire qui s'imposait pour raison de santé, sinon le berger ne trafique jamais les cornages de ses mâles pour tricher face à une nature qui n'aurait pas été très généreuse pour le sieur.

(Seule l'intervention réparatrice est également pratiquée parfois sur une corne cassée devenue un danger pour les autres animaux.)

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 13:15

FCO

Les éleveurs de moutons d'Ouessant ont heureusement de fortes chances que leur troupeau ne soit pas touché. Par contre ils peuvent être concernés par le souci des contraintes de circulation de leurs animaux.

Vous trouverez dans le lien suivant, infos sur la situation et en particulier carte mise à jour régulièrement.

Il existe deux zones actuellement à connaître si vous deviez faire circuler vos moutons. En découlent contraintes selon sa situation si le voyage devait se faire d'une zone à l'autre.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 18:38

Malgré de l'eau pour s'abreuver, cet été, trois brebis ont souffert de complications suite à une alimentation trop peu hydratée, en ayant problèmes urinaires et infections...auxquelles le berger a évidemment remédié.

Conséquence de la sécheresse

Comme dernièrement cette brebis de 10 ans touchée pour la première fois de sa vie. Ce n'est pas dû à son âge car une agnelle eut également des soucis d'ailleurs assez graves.

J'ai déjà noté effectivement ce genre de problème par le passé lors d'étés secs et on m'en a signalé d'autres cette année.

Heureusement cela demeure rare chez les Lutins, 4 ou 5 cas en 19 ans d'élevage.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 13:53

Dite FCO (ou encore maladie de la langue bleue en rapport avec un des symptômes), elle a fait sa réapparition dans le centre de la France depuis quelques semaines. Elle est véhiculée par un moucheron piqueur contaminé sur un animal malade et qui va ensuite piquer un animal sain. (Elle touche également les bovins et non seulement les ovins)

Et "bingo", les Lutins se trouvent cernés par quelques foyers dans les vingt kilomètres.

Mon troupeau n'avait eu aucun souci remarqué lors des épisodes épidémiologiques similaires d'avant 2010. J'avais suivi les recommandations d'usage d'alors, comme la désinsectisation des animaux à titre préventif ou encore la campagne de vaccination obligatoire et même celle volontaire.

A ce jour, la vaccination ne concerne que les animaux destinés à l'exportation. A titre préventif, histoire de dire que je n'aurai pas rien fait, tout le troupeau a été traité avec un produit "pour on". Cependant ce genre d'intervention n'a aucun effet garanti, d'autant que quand on lit les notices, ces produits ne protègeraient les ovins que des poux et des mélophages (alors qu'également des mouches pour les bovins)

Il ne reste surtout qu'à croiser les doigts et espérer que l'arrivée de températures plus basses diminue la vitalité du moucheron et bloque ainsi la propagation de la maladie.

Sans conséquence sur l'Homme, sur les ovins, la FCO provoque fièvre et complications dont pustules et nécroses en bouche justement.... mais aussi soucis de reproduction et avortements, ainsi que parfois la mort.

Le genre de truc dont on se passe, même quand l'élevage n'est pas mené dans un but de rente.

Ouvre et fais "Aaaaaaa...h"

Ouvre et fais "Aaaaaaa...h"

Humour à part, il faut positiver, courber l'échine ... et attendre que cela passe en espérant que cela ne tombera pas chez soi!

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 11:35

Prophylaxie n'est pas encore le nom donné à une nouvelle femelle chez les Lutins (mais ce le sera certainement dès l'an prochain).

La prophylaxie, contrairement à ce que croient parfois de nouveaux éleveurs, n'est pas non plus une maladie qui touche les moutons. Inutile donc d'en rechercher les symptômes ou encore les remèdes.

Prophylaxie

Non, la prophylaxie n'est donc pas contagieuse....

La prophylaxie est tout simplement le nom donné à l'ensemble des moyens mis en œuvre pour garantir le bon état de santé d'un cheptel.

Concernant les ovins, donc les Ouessant, on y trouve en particulier le dépistage de la possible brucellose (anciennement maladie de Malte) du fait de son danger également pour l'espèce humaine.

C'est pourquoi, contrairement aux possesseurs de lapins ou volailles, pour tout propriétaire de moutons (ou de chèvres d'ailleurs) il est obligatoire de déclarer son "élevage" afin que des dépistages (à ses frais) puissent être menés périodiquement.

Si donc un Ouessant est concerné par la prophylaxie mise en œuvre dans le département de son éleveur et l'élevage en question, un mouton d'Ouessant n'attrapera jamais la prophylaxie...!! (gag!)

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