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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 11:52

 

Il y a 48 h, je ne l'avais pas reconnue au matin. Toison humide et terreuse, il me fallut un certain temps pour l'identifier. Je compris de suite que quelque chose d'anormal se passait. Nuxi s'était roulée au sol durant la nuit, au point de salir des zones de sa toison qui normalement restent propres. Cette brebis de 10 ans n'étant pas gestante, un problème d'avortement se trouvait exclu d'office.

 

A son attitude, par d'autres exemples au troupeau dans le passé et par expérience personnelle concernant ma propre santé, j'ai de suite soupçonné que Nuxi était en crise de coliques néphrétiques (calculs rénaux). Toute la journée, elle a souffert, prise de spasmes et cherchant à expulser le ou les supposés "cailloux" bloqués quelque part dans les reins ou le système urinaire.

 

 

 

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    La brebis ne s'active plus normalement. Sa principale préoccupation: trouver une posture qui pourrait la soulager. 

 

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    Couchée mais embarrassée.

 

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    Le regard abattu, on grince des dents. 

 

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    Assise (peu ordinaire pour une brebis), cela n'est pas plus confortable. 

 

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    Elle tourne et vire, changeant très vite de position. 

 

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    Prise de spasmes comme pour expulser.

 

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    Et on recommence dans une nouvelle tentative bien vaine d'échapper à la douleur qui vous poignarde....

 

 

Le lendemain, les choses allaient mieux. Du moins plus de grosse crise qui vous contraint à vous rouler au sol. Seulement une attitude fatiguée. Aujourd'hui, les choses seraient presque normales si je ne décelais tout de même encore un manque d'appétit.

 

Pas de certitude absolue sur le mal, d'ailleurs le vétérinaire appelé il y a quelques années  pour des symptômes similaires sur une jeune brebis n'avait pas su m'apporter de réponses (malgré mes soupçons de problèmes rénaux)... Par contre, son traitement engagé pour la forme avait abouti à une allergie, un oedème, ... et la mort de l'animal. Une autre fois, pour une autre brebis adulte présentant les mêmes symptômes, je m'étais donc abstenu de toute intervention pour tout de même perdre cette Ouessant.

Aussi, concernant Nuxi, je fus une fois de plus assez désorienté, écartelé entre le souvenir d'un vétérinaire sans réponse, celui de moutons perdus et la crainte d'une nouvelle mort, et l'espoir que tout rentre dans l'ordre naturellement. Cela semble être cette dernière issue la bonne.

Il est toujours difficile également face à la douleur de s'obliger à attendre. Savoir l'animal en détresse sur le moment en étant impuissant. Craindre de le laisser souffrir inutilement s'il est appelé à mourir. Avoir alors le regret de ne l'avoir euthanasié pour lui rendre service.

 

Si mon diagnostic est le bon, les causes des calculs rénaux sont nombreuses et complexes. Certains aliments riches en oxalate de calcium peuvent être à l'origine mais difficiles à cibler. Face aux calculs formés, comme chez l'humain, les remèdes n'existent pas... si ce n'est l'intervention chirurgicale en cas extrême. 

Une erreur à ne jamais commettre par contre en cas de crise: faire boire. Ceci ne ferait qu'augmenter la pression, l'irritation des tissus donc la crise (douleur) en elle-même.

 

C'était la première fois que Nuxi était touchée par ce mal. J'espère pour elle que c'est la dernière... Je parle en connaissance de cause...

 

 

 

 

 

 

 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 18:17

 

Une fraction de seconde peut nous emmener vers un destin pas même soupçonné. Il en va ainsi également pour un mouton d'Ouessant assuré jusque là d'une belle vie sans issue vers la marmite.

Crumble se retrouve handicapée à vie depuis ce 21 décembre, début d'un nouveau monde pour elle.

 

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Originaire d'une souche un peu vive (émotive) ou "victime" d' un passé pauvre en contacts humains, cette nouvelle agnelle termina une simple fuite en réaction à la vue de ma chienne  par un tonneau dont elle se releva sur trois pattes.

 

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 Depuis plusieurs semaines pourtant, cette jeune brebis était habituée au travail quotidien de ma Gypse sur le troupeau. Pourquoi ce brusque écart du troupeau non raisonnable?

Malchance de se prendre les sabots dans les aspérités du terrain...Résultat de cette réaction un peu folle: un genou explosé. J'avais songé un instant à une fracture ouverte du tibia sous la tête, mais la radio révéla une rotule en morceaux, des têtes d'os à plusieurs centimètres l'une de l'autre et donc des ligaments totalement arrachés.

 

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Aucune autre issue que l'amputation. Ainsi Crumble devra vivre désormais sur trois pattes. Après une paire de semaines de convalescence au sec pour une cicatrisation parfaite, elle retrouvera la prairie. A l'avoir vue se débrouiller après l'accident avant de pouvoir la rattraper, je lui fais totalement confiance pour exceller dans ce nouvel exercice gymnique contraint.

Une première chez les Lutins...

La vie n'est pas un long fleuve tranquille.

 

 

 

 

 

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 09:45

 

 

Déjà huit mois pour les agnelles et toujours les mêmes vêtements sur le dos. Cette généreuse mutation qu'est "la laine" chez le "mouflon domestique", comme le Ouessant, offre une bonne isolation face aux intempéries.

 

 

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 Revers de la médaille chez les animaux très pourvus en toison, ces derniers se salissent parfois par leur urine et leurs excréments, même sans problèmes digestifs.

Ainsi il a déjà fallu intervenir chez certaines agnelles, par une petite coupe localisée, pour remédier à cet inconvénient de mutation et il n'est pas garanti qu'il ne faille pas renouveler l'opération bien avant la tonte totale de fin juin prochain.

 

C'est toujours plus confortable pour le mouton d'être entretenu et le spectacle d'animaux pitoyables n'est ni agréable à voir ni jamais à l'honneur du berger. 

 

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 23:24

 

 

 

Le pauvre Besk vit ses dernières semaines ou derniers jours. Il ne peut plus se nourrir correctement et suffisamment. Dentition usée sans doute puisque l'herbe verte encore abondante est devenue pourtant bien trop dure pour lui, au point que peu de pelotes de rumination se trouvent être ingérées. Il me faut vérifier qu'une de ses molaires n' est pas déchaussée, ce qui risquerait effectivement alors de bloquer le passage de la masse en pelote.

Je crains que non malheureusement puisque, coïncidence, son demi-frère de même âge, le bon vieux Ouranos, est parti la semaine précédente vers "l'autre monde", le berger à ses côtés. Pour ce même souci de dents ayant créé dépérissement pendant des mois.  

 

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N'étant pas pour l'acharnement face à la vieillesse fatidique de la dentition chez les ovins et ne souhaitant pas incarcérer dans un réduit des animaux devenus le fantôme d'eux-mêmes, pour tenter de les prolonger un peu, il me faudra aider Besk à rejoindre Ouranos si le bonheur n'est plus dans le pré pour lui.

 

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 22:01

 

 

Les Ouessant aiment se reposer ou dormir en des places naturellement sèches ou devenues nues par leur fréquentation régulière des lieux.

 

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Ainsi le dortoir de plein air en terre battue par le piétinement est-il fort apprécié en ces moments plus estivaux.

 

C'est l'occasion au matin de faire une petite inspection des déjections laissées durant la nuit. Cela ne remplace pas les analyses fécales qui peuvent être faites, ces dernières ayant le mérite de déceler la partie non visible de l'iceberg de l'infestation parasitaires. Cependant, certaines observations, comme celles des traces de ténia dans les crottes des agneaux peuvent se faire à cette occasion car on ne passe pas sa journée derrière chaque animal. En cas de parasites décelés, un peu de patience en côtoyant ses animaux, permet ensuite de trouver les agneaux touchés.

 

On peut évidemment vermifuger le lot de jeunes s'ils ne l'ont jamais été, mais il n'est pas souhaitable de le faire ensuite systématiquement à chaque observation de ténia. Mieux vaut traiter au cas par cas (pour ce type d'infestation, mais pas pour d'autres) pour éviter de "droguer" inutilement tout le monde.

 

Le ténia chez l'agneau, un classique qui peut passer inaperçu ou être découvert un peu tard quand l'animal dépérit.

 

Ouvrons l'oeil en ces périodes!

 

 

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 20:11

 

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Induration mammaire pour Cannelle. Un petit souci de surveillance s'impose pour cette brebis afin d'éviter une mammite.

 

La mamelle droite distendue par le lait prend une coloration d'un rose bleuté; Ce n'est pas encore très grave contrairement à des degrés de mammite où on observe une mamelle d'un noir violacé, avec à ces stades extrêmes toutes les complications que cela implique et les soins nécessaires qui s'imposent.

C'est en fait dès la naissance de son agnelle il y a deux semaines que le problème devait se poser mais m'est passé inaperçu. Quelques jours après seulement, je découvrais la situation.

 

Cette brebis n'accepte pas que son petit se nourrisse à cette mamelle douloureuse. Ce qui ne fait que renforcer le problème puisque les glandes sécrètent du lait qui non évacué distend les tissus in flammés. Je me vois donc dans l'obligation de traire pour tarir régulièrement. J'espère ainsi que, la douleur devenant moindre, Cannelle accepte enfin de se laisser téter. Ce qui permettrait alors aux choses de rentrer dans l'ordre.

Je surveille également la petite Châtaigne, sa fille, pour constater qu'elle se nourrit convenablement à l'autre mamelle car agacée par son état douloureux, sa mère pourrait ne pas se laisser importuner. Tout semble aller pour ce jeune à ce jour. Vive, alerte, joueuse, cette agnelle ne montre pas de signes de malnutrition et va bien à la mamelle autorisée.

 

Cannelle semble assez coutumière de cet état. Déjà lors de son premier agneau, des complications mammaires se manifestaient bien avant la naissance. Mal allaitée et sans prise correcte du colostrum en quantité les premières heures, la petite Ouessantine devint une agnelle chétive qui fut emportée par des complications vers deux mois.

 

Cette fois, il s'agit de surveiller que la santé de mère et agnelle soit au rendez-vous.

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 22:01

 

 La (pas le) tique prolifère...

 

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 Les pluies de ces deux derniers mois et le retour du printemps avec des journées de plus en plus longues en lumière et plus chaudes, font de mai et bientôt juin, la période de l'année à laquelle l'herbe prospère....au point qu'on n'y voit plus un Ouessant parfois.

 

 

 

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C'est le cas en particulier pour  Châtaigne la petite dernière.

Malheureusement, dans les régions où elles existent, les tiques sont là par centaines, par milliers à se hisser aux extrémités des herbes, attendant leur chance, le passage d'un mammifère (le plus souvent) afin de s'accrocher au pelage et de là gagner une partie généralement assez nue du corps pour s'y ficher. Commence alors le festin pour le petit monstre qui se gorge de sang au point de devenir une outre.  

Cette agnelle devait bien être porteuse d'une cinquantaine de tiques de différentes tailles avant que je ne les enlève. Impressionnant après seulement une dizaine de jours d'existence de cette petite! Ceci étant, c'est habituel sur la contrée, les tiques étant actives presque toute l'année, si on excepte les périodes de fortes gelées.

Tous les moutons sont contraints de vivre avec. Les agneaux à faible toison non encore cireuse...et à peau bien tendre sont les premières victimes.

Combattre ces parasites externes est pratiquement impossible. Il existe bien quelques produits permettant une lutte, mais les traitements sont à renouveler.

Si on n'a que deux ou trois moutons, on peut également enlever les tiques régulièrement avec une petite pince spéciale comme on le fait pour un chien ou un chat. Ce qui est sympa en passant pour le confort de l'animal

Cela est gérable quand on ne possède qu'une poignée de moutons, mais devient pratiquement impossible lorsqu'on gère une nombreuse bande.

Depuis seize ans, animaux...et humains doivent faire avec. 

 

 

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Tique encore peu gorgée de sang sur une brebis. La zone de mue est un morceau de choix pour le parasite, tout comme les parties de peau nue.

 

Pour l'instant, tout le monde s'en sort bien. La crainte de la maladie de Lyme ou encore de la piroplasmose véhiculées par les tiques qui pourraient en être porteuses est pourtant toujours présente à l'esprit. L'observation quotidienne des Ouessant dans leurs comportements et leur forme s'impose donc.

Heureusement, la terrible piroplasmose semble être absente de mon secteur géographique à ce jour. Ce qui n'était pas le cas sous d'autres cieux où j'ai ainsi perdu un chien il y a bien longtemps.

 

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 08:10

 

 

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 En cette période, la laine est devenue un véritable handicap pour le Ouessant. Salissures d'excréments et d'urine depuis plusieurs mois. S'ajoute ces dernières semaines le fait que les moutons ramassent les brindilles qu'ils rencontrent sur leurs parcours en s'emmêlant dans la toison. Se crée alors un véritable pont fétide entre les pattes postérieures qui accumule d'autant plus la saleté. La mise-bas ne fait qu'apporter son lot de glaires et sang à tout cela. 

 

Laine humide puante et "grasse", irritation de la peau en ces zones voire soucis éventuels d'infection urinaire chez les brebis, sans oublier les risques de myiase fortement augmentés dès les beaux jours.

 

 

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 Il n'est pas inutile de répéter comme chaque année ce conseil d'attention pour ses animaux. Une intervention s'impose chez les Ouessant pouvant être confrontés à ces problèmes. Une simple paire de bons ciseaux en faisant attention à ne pas blesser et le tour est joué. 

Le mouton se sent mieux, frétille de la queue, peut s'accroupir....et le berger se sent mieux également, heureux d'avoir sous les yeux une troupe en bon état et de savoir ses Ouessant bien dans leur toison.

 

 

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Quand on voit la densité de laine que peut possèder un animal sur lequel on n'est pas intervenu (à gauche), comparé à un qui vient de passer chez l'esthéticien(ne), on comprend que certains moutons puissent se retrouver en situation de détresse. La toison ramasse pas mal de choses comme sur ce cliché. Ici les rameaux secs des tiges forales du rumex ("oseille sauvage") sont une plaie. L'un est perceptible sur la cuisse gauche de la brebis de droite, mais les plus petits rameaux sont bien plus encombrants.

 

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 18:53

 

 En cas de myiase Myiase  bien installée, apparaît une marque plus sombre sur la zone infestée des toisons claires.

 

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 Cela peut ressembler à ceci.

Pourtant dans le cas de Castille , c'est une fausse alerte.

 

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Cette brebis, après avoir uriné, est une adepte du " je frétille de la queue et m'en badigeonne le haut des cuisses".

Elle a toujours fait cela, d'où les marques sombres symétriques sur sa croupe.

Se prendrait-elle pour un hippopotame qui lui agit ainsi avec ses excréments pour marquer son territoire environnant de ses projectiles? Non, simplement l'inconvénient de la laine souillée là où elle n'existe pas à l'état naturel, du moins originel chez ses ancêtres mouflons. De là son comportement tout personnel d'essorage...

 

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 12:46

 

 

 

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 On pourrait le croire, mais non, heureusement, elle n'est pas morte.

 

 

 

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 L'abondance de glands et une herbe qui réclame l'eau désespérément font que Désirée se remplit la panse de ces graines qui tombent des chênes depuis un mois.

Ce comportement compulsif qui l'amène à ne pas savoir se limiter n'est pas une réaction à une éventuelle déception de n'avoir pu se présenter au dernier concours de beauté des Ouessant.

C'est purement héréditaire. Tous les ascendants de cette brebis ont comme elle cette attitude d'excès quelle que soit la nourriture en question, simple herbe y compris.

Ensuite, ce ne sont que râles et difficultés à respirer quand ils ne font pas déjà entendre une façon bruyante de s'alimenter.  

 

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En ces circonstances, il lui faut alors attendre d'éructer pour ruminer. Les positions qu'elle prend en patientant inquiètent toujours son berger qui craint à chaque fois le pire. Pourtant, cela fait des années que cela dure, je sais que Désirée est ainsi et que je ne la changerai pas malgré toutes les recommandations que je ne manque jamais de lui faire. "Mange doucement!...Tu ne crois que cela suffit à présent!..." Mais le plaisir de manger l'emporte toujours sur la raison.

 

Durant toute cette période de glands, je suis tout de même inquiet, sachant qu'il me fallut certaines années remédier à ses indigestions qui auraient pu être fatales. Cet aliment lourd, riche et à mauvaise réputation pour les reins bétonne vite la panse. Aussi, je ne manque pas de la surveiller plusieurs fois par jour et dès mon lever tout comme avant mon coucher, je vais m'assurer que Désirée se sortira bien de son faible pour cette nourriture.

Un cas cette Désirée!

 

 

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