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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 12:48

 

On n'est jamais trop attentif et pour preuve.

 

J'essaie toujours dans la mesure du possible de veiller à une certaine propreté des moutons et plus particulièrement lorsqu'ils sont en laine. Les toisons ont maintenant quatre mois chez les Lutins.

 

Depuis plusieurs jours, avec la chute des glands et le festin permanent, une des brebis plus fragile au niveau digestif s'est retrouvée avec la diarrhée. J'attends habituellement que le problème se résolve de lui-même plutôt que médicamenter systématiquement, finissant par intervenir si la situation est grave et dure.

 

Le problème calmé, j'entrepris donc de couper la laine souillée pour le confort de l'animal et l'hygiène. Je découvris alors que ma Ouessant était atteinte d'une myiase bien avancée. La laine souillée attire les mouches qui peuvent venir pondre à proximité des salissures. Les pontes se localisent souvent (mais pas seulement) sur la croupe, au-dessus de la queue. La chaleur de l'animal (plus celle de la météo des jours derniers) a vite fait de faire éclore les centaines voire milliers de larves qui grossissent vite. 

 

 

sept 11 030

 

 Des asticots déjà de belle taille qui entre les fibres profitent bien et attaquent la peau, créant des humeurs qui colorent et humidifient les zones atteintes.

 

sept 11 031

 

Une seule solution, couper la laine et enlever toutes les larves, ce qui est plus délicat quand elles sont jeunes et encore de petite taille. Il faut veiller à tondre et scruter bien au-delà de la zone atteinte car il y a toujours quelques asticots pionniers qui étendent leur restaurant.

La peau, peu lésée à ce stade, fut désinfectée (en évitant vulve et anus puisqu'heureusement aucune attaque n'avait eu lieu à ce niveau.) ainsi que la toison sur le pourtour de la surface grignotée. L'air sec et le soleil du moment vont assainir la peau. Une antibiothérapie est menée sur quelques jours pour limiter toute éventuelle surinfection bactérienne.

 

Cela faisait plusieurs années que ce genre de problème n'était pas arrivé au troupeau. Hier, en voyant ma brebis qui se montrait embarrassée, je n'ai pas eu le réflexe de songer de suite à une myiase puisque tranquille avec ce mal depuis longtemps; cela ne m'a pas effleuré l'esprit, pensant simplement que le moment était venu de faire un nettoyage de l'animal.

 

On n'est donc jamais trop attentif. Un animal atteint se montre nerveux, agacé, piétine ou encore se frotte. On peut observer à un stade avancé une coloration brune et humide de la zone infestée.

Attention également aux toisons trop denses et souillées simplement par l'urine qui attirent les attaquantes ailées.

Saisons et périodes chaudes sont forcément les plus redoutables à ce niveau...mais même en hiver je fais des toilettes régulières de mes protégés....sans oublier la laine salie autour du fourreau (sexe) des béliers où des myiases s'installent parfois.

 

 

   

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 14:05

 

 

 

août 10 008

                                                                   

                                                  Donner puis reprendre?

 

Je fus contraint de reprendre, il y a quelques semaines,...pour son bien.

 

Outre le regret d'avoir perdu une amie de longue date à l'histoire un peu particulière, j'ai aussi celui de ne pas avoir su être assez attentif. Je m'explique.

 

Vienetta ne pouvait plus s'alimenter et dépérissait à vue d'oeil. Les pelotes non ingurgitées qu'elle fabriquait au moment de la rumination se retrouvaient perdues au sol ou bloquées en gueule. J'avais conclu à une dentition déjà trop usée malgré un âge pas des plus avancés. Ce phénomène étant fréquent chez les vieux moutons, je m'étais fait une certitude sur la situation. Pourtant celle-ci était autre puisqu'une fois accompagnée vers l' Autre Monde, j'eus la curiosité de vérifier l'état de la dentition de ma brebis.

Je compris alors mon erreur de jugement,mais trop tard de toute façon. En effet les dents n'étaient pas usées. Par contre une prémolaire ou un bel éclat de l'une dépassait largement en gueule, créant ainsi un obstacle aux pelotes d'herbe qui ne pouvaient plus être avalées.

Surprise et grande déception chez le berger qui réalisa qu'une paire de pinces, un peu d'aide et un bon traitement antibiotique auraient pu résoudre ce problème purement "mécanique" et offrir quelques années encore à Vienetta. Mais cela si j'avais découvert la réalité au plus tôt. Cette brebis était devenue un cadavre sur pattes et mon aide tardive n'était plus que la seule solution pour interrompre ses souffrances. 

 

On en découvre tous les jours. Une expérience malheureuse de plus dont je serai plus riche pour affronter l'avenir et éviter ainsi de conclure un peu vite devant ce genre de situation. Comme quoi on n'est jamais assez attentif.

 

Un jour, ce témoignage servira peut-être à d'autres également! Le pourquoi de ces quelques lignes qui se veulent utiles.

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 20:36

 

Suite à un article sur le ténia écrit par le passé Etat de vigilance sanitaire   j'ai retrouvé dans mes archives un cliché du monstre.

 

juillet 11 157

 

Une partie du monstre exterminé quelques heures après le traitement d'un agneau infesté et rejeté par celui-ci. Une bien plus grande bête en réalité...dans un tout petit agneau....

La réalité est parfois à la hauteur de certains films de science-fiction.

 

 

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 22:01

 

Pour la seconde fois dans l'histoire des Lutins, une brebis fait de l'infection urinaire. En fait elles sont deux cette fois-ci. Faut-il y voir un lien entre ces deux cas? La saison estivale est-elle en rapport avec le premier cas d'il y a quelques années?

 

Toujours est-il que ces dames sont sous traitement et qu'une chose est certaine, la prochaine fois si cela doit à nouveau arriver, je réagis dès les premiers signes pour éviter un mal bien installé qui rend la vie impossible et douloureuse pour les animaux. 

 

 

juillet 11 075

 

Pelote des L. dans la position dans laquelle elle passe ses journées pour faire une goutte ou deux...ou rien.

 

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 15:18

 

Selon le caractère primitif des souches de Ouessant possédées et élevées, parfois même selon seulement les individus, on assiste en ces dates à des signes de mue naissante, en particulier sur le cou ou le crâne (et les joues selon l'étendue de la laine sur celles-ci normalement pas ou peu recouvertes).

 

juin 11 037

 

 Perruque encore en place,

 

juin 11 036

 

 en cours de mue,

 

juin 11 039

 

crâne dégarni de laine, seul le poil est présent.

 

Tous ces petits signes qui montrent que la tondeuse va bientôt être la bienvenue pour aider les Ouessant à être débarrassés complètement de leur carapace de laine. Ce qui ne se fait que rarement totalement naturellement dans leur cas.

 

La météo de cette fin juin n'incite pas à se précipiter pour oeuvrer. J'attends encore. Le vent violent et le "froid" d'aujourd'hui me donnent bien raison.

 

 

 

 

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 22:01

 

Il est arrivé le ténia nouveau.

 

Pour l'instant, depuis quinze ans, mon troupeau semble avoir été préservé des parasites internes (comme externes). C'est en tout cas ce que révèlent les analyses régulières que je fais effectuer à partir des excréments. Ceci étant, il est vrai que certains à certains stades peuvent passer inaperçus; mais comme mes animaux ne semblent pas à avoir souffert jusque là d'éventuels pirates cachés, je pense que l'état sanitaire est plutôt bon.

 

Le seul parasite ponctuel remarquable (de par sa taille et les indices qu'il laisse) que je puisse regretter de temps à autre est le ténia du mouton. Impressionnant s'il nous était donné de le voir en entier. On n'en décèle cependant que les anneaux remplis d'oeufs, libérés avec les déjections. Pas de panique! Il est facile de s'en débarrasser avec un vermifuge qui couvre ce problème, en prenant soin de doser correctement selon le poids du mouton atteint et de vérifier sur la notice les effets secondaires du produit, comme par exemple sur les femelles gestantes selon leur stade de gestation. En moins de 24h le monstre est mort et on est étonné de découvrir le tas de "nouilles" que cela représente; Malgré tout, je crois savoir qu'il n'existe aucun vermifuge qui détruise les oeufs de cette très longue bête qui s'est fixée dans l'intestin grêle et qui vit comme tout parasite au détriment de son hôte. Aussi, il est bon de pouvoir isoler le Ouessant traité afin de détruire ensuite les fumiers souillés. Cependant les oeufs ne sont un futur danger que parce qu'un minuscule acarien de l'herbe, l'oribate, hôte intermédiaire en aura ingéré. Cet acarien happé avec l'herbe que le mouton broute va ainsi le contaminer. De ce fait, un jour, on peut déceler la présence du ténia au troupeau, alors que depuis des années il y était absent, et sans même avoir introduit de nouvel animal.    

 

juin 11 058

 

Ces dernières semaines, je guette les déjections car nous sommes en pleine période de cette infestation. Le plus intéressant est de déceler la présence d'anneaux de ténia au moment où l'animal fait ses besoins. Cela permet de traiter uniquement le sujet atteint sans obligatoirement "droguer" tout le monde (à moins que cela corresponde à la date de vermifugation préventive de l'ensemble du troupeau ou à celle des agneaux dans leurs premiers mois ). Les ageaux sont les plus souvent touchés et justement ce matin j'ai surpris une agnelle être l'auteur du petit cadeau du cliché. On y note quelques anneaux en surface et d'autres plus enfouis (plus blancs à l'état frais mais déjà un peu désséchés et jaunis après une paire d'heures au soleil, l'urgence étant de traiter avant de photographier). On peut également déterminer l'animal atteint aux quelques anneaux qui restent parfois accrochés autour de la queue. 

Je sais qu'il va me falloir ouvrir encore plus l'oeil qu'à l'ordinaire dorénavant; la guerre est déclarée et heureusement il est facile d'en être vainqueur.

 

(Ne pas confondre cependant les glaires rencontrées parfois dans les déjections avec des parasites et celui en question en particulier)

 

 

 

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 12:43

 

C'est elle la fautive. Cette prairie particulièrement luxuriante et grasse.

Le mouton est habituellement un animal d'herbages plutôt pauvres, aussi faut-il se méfier lors du changement de prairies et opérer de manière graduelle pour éviter les désordres intestinaux. Les éleveurs qui gardent leur troupeau en bergerie durant l'hiver connaissent bien ce problème au printemps lors de la mise à l'herbe, d'autant si les animaux ne sont pas vaccinés contre le pire, l'entérotoxémie. Pour les cas moins graves mais dérangeants tout de même, on découvre par les coliques qui salissent le mouton que le système intestinal est agressé. (Les parasites internes peuvent créer également des désordres)   

 

 

mai 11 026

 

 Les moutons les plus solides peuvent un jour se salir ainsi. Excès, plante nouvelle, petite forme, choc alimentaire ... Heureusement pour eux le désordre ne dure pas et le lendemain ils sont repartis pour des années de tranquillité.

 

avril 11 102

 

D'autres, moins chanceux, vont être ennuyés quelques jours. Une fois les misères terminées, il est bon de nettoyer l'animal en coupant la laine souillée afin d'éviter les pontes de mouches. Si cela perdure, mieux vaut mettre le mouton au foin et à l'eau quelques jours.

Le printemps 2010, particulièrement froid et humide, offrant aux ovins une herbe grasse gorgée d'eau, a contraint nombre d'éleveurs de ma région ( en races bouchères) de rentrer leurs animaux face à ce genre de problème que sont les diarrhées.

Mais il faut rester prudent en toute saison, en pensant toujours à accoutumer le mouton à son nouveau restaurant.

 

 

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 13:15

 

On peut ne pas vacciner ses Ouessant en argumentant qu'il s'agit d'une race rustique qui doit conserver sa résistance naturelle (au risque assumé de perdre des animaux), par souci de limiter les frais d'élevage, par simple ignorance de cette possibilité ou encore parce que ce n'est pas une préoccupation puisque tout s'est toujous bien déroulé jusque là.  

 

 

mars 11 087

 

Chez les Lutins par contre, chaque année, tout le troupeau reçoit son rappel courant mars. Le choix de cette période tient au fait qu'en pratiquant cette intervention quelques semaines avant la mise-bas, les agneaux s'en trouvent mieux protégés durant leurs premières semaines de vie. Comme la plupart des brebis ont été mises avec un bélier en prévision de les faire agneler durant avril, j'ai choisi une date proche du quinze mars pour vacciner. Pour une dépense annuelle modique, on peut réaliser soi-même cette intervention par piqûre sous-cutanée (bien soulever et tirer la peau). Je prends soin de désinfecter correctement au point cutané d'injection derrière l'épaule (après avoir évacué l'air de la seringue) et de changer d'aiguille pour chaque animal.

 Dans leurs premiers mois, je fais de même pour les agneaux en notant avec précision leur date de première injection puisque comme pour tout mouton nouvellement vacciné un rappel s'impose un mois après.

Cette protection n'est pas un luxe pour moi, ayant déjà perdu des animaux à cause du tétanos et connaissant bien les problèmes d'entérotoxémies vécus par plusieurs collègues éleveurs dans leurs troupeaux suite à des chocs alimentaires (changement de parc non progressif, distribution de tontes de pelouses par des voisins ou encore les classiques sacs de pain jeté par les promeneurs quand ce n'est pas  la réserve de grain des volailles qui est visitée par les gourmands...). De par mes installations, devant faire voyager mes animaux d'une pâture à l'autre selon leur production d'herbe, je pratique ces changements de parcs l'esprit plus tranquille , tout en respectant les nécessaires étapes d'accoutumance progressive sur plusieurs jours pour préparer le système digestif des Ouessant.

 

Plusieurs vaccines sont disponibles chez les vétérinaires et une marque propose même des dosettes pour deux moutons, ce qui est intéressant pour les seulement quelques animaux possédés généralement.

 

Ensuite chacun fait ce que bon lui semble. Vacciner ou pas....et si oui, choisir son produit et sa période de rappel la plus judicieuse.

 

A mon niveau personnel, je dois ajouter qu'étant installé à présent en région d'élevage et percevant la médiocrité sanitaire environnante assez fréquente, cela ne me conforte que plus dans mon choix de vacciner (bien que si ce genre de vaccins protège de pas mal de risques, il ne fait pas barrage à tout. Ce qui serait trop beau!)   

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 13:55

 

L'identification des moutons est obligatoire. Le Ouessant avait la chance jusqu'alors(avec le Soay et les chèvres de moins de 50 cm) de bénéficier d'une dérogation pour porter des marques correspondant à la taille de ses oreilles. Les petites boucles alu avaient le mérite d'être discrètes et non disgracieuses.

Pourtant elles n'en étaient pas idéales pour autant, pouvant s'arracher dans les grillages et rameaux. De plus, même en désinfectant matériel et oreilles à la pose, le faible espace entre les deux branches de métal pouvait créer, au cours des nombreuses années, une zone peu aérée où crasse et pourissement s'ajoutant à de petites blessures créaient l'infection. 

 

 

mars 11 027

 

C'est ce que j'ai découvert sur Pangée qu'il va falloir nettoyer et désinfecter en espèrant que l'oreille ne s'en trouvera pas cisaillée.

 

Ah! Si seulement un jour les marques externes étaient supprimées!

Ne rêvons pas, la nouvelle règlementation avec grandes barrettes électroniques ne simplifie pas les choses. Bien au contraire. Espèrons qu'un aménagement spécial puisse être trouvé pour les Ouessant.

Si être dans les règles est une chose normale, encore faudrait-il que les décideurs en hautes instances fassent le nécessaire pour qu'elles puissent être adaptées selon les différents types ovins, ce qui serait là aussi normal (et qui pourtant n'avait pas été pensé... Sidérant!).

On ne peut demander aux éleveurs de faire des efforts si ce qu'on leur propose est inapplicable. 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 21:42

juillet 10 084

 

 

Durant la semaine qui suivit la perte de son agneau à la naissance, les mamelles d'Iroise étaient si gonflées et dures à cause de la montée de lait qui n'avait pas trouvé preneur, qu'elle s'occupait régulièrement à se lècher comme pour apaiser la zone irritée par le mal. Heureusement, maintenant tout rentre peu à peu dans l'ordre. De toute façon, j'avais un regard quotidien sur la situation pour intervenir en cas de début de mammite.

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