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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 22:01

avril 10 070

 

 En avril, il peut être bon de se découvrir d'un fil. C'est, toujours est-il, bienvenu pour Framboise atteinte de problèmes intestinaux . Sans doute la conséquence d'une herbe de printemps (trop) tendre, mais il ne faut pas exclure la nécessité d'une vermifugation et agir en ce sens.

En attendant, la petite coupe du train-arrière, limite les salissures et les complications à cause des mouches qui peuvent venir y pondre.  

 

avril 10 071

 

Dans la densité de la toison, on imagine le manque d'hygiène autour des points "stratégiques". Si on n'est pas convaincu par une coupe d'aération, il convient par contre de surveiller de près ses animaux de temps à autre. Les observant, déceler des comportements d'agacement, de nervosité peut indiquer que quelques centaines d'asticots (parfois encore provisoirement bien minuscules) font festin de l'animal vivant (pour le moment). Dans cette situation, la brebis peut rejeter l'agneau qui vient de naître ou repousser celui qu'elle élève déjà et qui voudrait téter.

Pour limiter les risques, je taille la laine sale des futures mères et pratique une seconde taille pour nettoyer quelques jours après la mise-bas.

 

Avril, mai et juin sont des mois qui me contrarient beaucoup. Je sais que la toison est encore nécessaire. Mais chaleur et insectes sont de retour avec tous les dangers que cela engendre. Inconfort avec la montée du thermomètre, myiase possible de par certaines mouches.

 

Mais en mai ne fais pas ce qu'il te plaît pour autant.. La température de mi-mars à l'heure où j'écris ces lignes (début mai) est là pour le rappeler. La tentation de tondre était grande de tondre ses moutons durant les grosses chaleurs de la semaine dernière. Mais voir ses animaux trembler de froid ou être atteints de complication respiratoires, ce n'est pas mieux. Fin mai, courant juin ou début juillet, on peut espèrer une météo plus certaine (ainsi qu'une laine plus facile à tondre).

En attendant j'ouvre l'oeil et m'arrange pour prévenir au maximum plutôt que guérir...

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 23:01
Pour cette année 2010 une nouvelle fois, dans les mois qui viennent, les éleveurs et possesseurs de moutons seront dans l'obligation d'avoir fait vacciner leurs animaux contre les différents sérotypes de la fièvre catarrhale qui sévit depuis quelques années en Europe et en France. Cela se fait avec l'intervention du vétérinaire avec qui il faut donc prendre contact...

Il n'y a sinon pas d'autres vaccins obligatoires pour les ovins. En ce qui me concerne, je vaccine pourtant moi-même mes moutons contre les entérotoxémies (et pas mal d'autres maladies éventuelles que couvre le produit). Certains éleveurs de Ouessant le font mais d'autres pas parce qu'ils n'en voient pas la nécessité ou argumentent dans le sens que c'est enlever une partie de la réputation de rusticité de cette race.
Je le fais car le coût est modique et que je tiens surtout à chacun de mes animaux . Il est vite fait de perdre ce que l'on a construit.
L'entérotoxémie est un empoisonnement souvent mortel du sang suite à la libération de toxines produites par certaines bactéries qui se mettent à prolifèrer dans le système digestif à cause d'un choc alimentaire. Si on est amené à changer de parc ses animaux, s'ils ont accès à une végétation luxuriante, s'il y a risque de chutes de fruits en abondance sur leur parcelle, si on peut craindre les promeneurs qui déversent leurs sacs de croûtes de pain dans votre enclos,....on peut songer à vacciner son troupeau.
S'il y a un rappel un mois après la première injection pour la première année, un rappel annuel suffit ensuite . S'en inquiéter maintenant  peut être bienvenu car fait un mois avant les naissances ce vaccin aide à immuniser l'agneau dans les premières semaines de sa vie. Je ne ferai pas de "pub" mais une marque propose des dosettes pour deux moutons, pratique pour les petits élevages ou un nouvel animal. Pour avoir vu des Ouessant mourir d'entérotoxémie ou encore du tétanos, je suis un convaincu.

Enfin, le fait d'être vacciné n'autorise pas à faire subir n'importe quel régime alimentaire à ses moutons par la suite.

mai 09 033 
L'herbe, le premier aliment dangereux quand le mouton en a été privé et qu'il la retrouve.

Mes Ouessant (qui se prélassent et ne sont pas mourants) seraient vulnérables s'ils n'étaient pas vaccinés au moment du changement de prairie pour arriver sur ce type de pâture luxuriante de printemps. C'est à dire en passant d'une végétation maigre à une végétation riche.
De même, il faut être d'une grande prudence lorsqu' on installe un mouton nouvellement acquis qui vivait sur peu d'herbe alors que chez soi elle abonde...


 
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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 15:26

Bien-être animal
, l'expression qui agace les uns ou les fait sourire, alors qu'elle en rassure d'autres.

Parmi ceux que cela agace, on trouve en particulier les éleveurs qui ont des choses à se reprocher ou, si ce n'est pas dans leur possibilité de conscience, savent au moins que l'on pourrait leur reprocher certaines choses.
Il y a également ceux qui imaginent que vouloir limiter la souffrance animale c'est ignorer celle des humains ou encore que cette détresse animale est normale et non grave, puisqu'ailleurs ou à côté, un être humain est en détresse. On perçoit fort les limites intellectuelles de tels raisonnements. C'est bien évidemment un tout qui ne s'oppose d'aucune façon. Laisser un animal en détresse n'a jamais sauvé un humain pour autant.
  
Ceux que cette formule fait sourire sont souvent les personnes qui considèrent que le monde tourne autour d'elles-mêmes ou du moins autour de l'espèce humaine et que de là tout est permis et acceptable pour ce qui n'est pas humain. On voit là encore les limites de ces esprits qui n'ont pas une réelle conscience de la précarité de leur place dans l'univers... Ce sourire peut également être le fait d'ignorer (ou ne pas vouloir accepter) qu'un animal puisse souffrir dans son corps et son mental.

L'agacement ou le sourire peuvent se justifier parfois quand on rencontre des propriétaires d'animaux qui ont perdu le sens de la mesure ou font preuve d'ignorance dans leur élan de générosité vis à vis de l'animal. Certains reportages animaliers font un tort considérable à ceux qui par ailleurs essaient de défendre la cause animale. Pour ne citer que quelques exemples de dérive, je revois ce bouc à qui on offre un gâteau d'anniversaire avec bougies, ce petit chien qu'on affuble d'un joli noeud rose ou d'un chapeau, ce monsieur qui fait cuire les haricots verts de sa tortue et lui sert sur une assiette ....La bêtise peut donc alors se rencontrer aux deux extrémités comportementales humaines, tortionnaires ou "amoureux" d'animaux.

Le bien-être et le respect de l'animal, ce n'est pas gagné puisque ce n'est pas encore une réalité  dans le monde des humains pour les humains, ni pour le bien-être ni pour le respect, malgré des avancées indéniables siècle après siècle.

Le bien-être animal qu'est-ce que c'est?
 Il ne s'agit à aucun moment pour moi de considérer l'animal domestique comme un enfant, mais ils ont en commun le fait que l'animal domestique tout comme l'enfant sont sous l'entière dépendance de l'adulte. Cet adulte humain pouvant être le meilleur ou le pire pour eux...
Derrière bien-être animal  vont de soi le fait d'être correctement nourri(qualité et quantité) et abreuvé, abrité, transporté, soigné, (mis à mort), ... de ne pas être battu, mais on oublie trop souvent à mon sens un domaine tout aussi important qui est celui du souci des conditions de vie qui vont permettre de répondre aux besoins comportementaux de l'animal. Besoins qui s'ils ne sont pas assouvis font glisser l'animal dans des troubles de substitution. J'explique un peu plus: une poule s'est fait pour gratter le sol, courir, manger de l'herbe...combien peuvent le faire? Un porc devrait pouvoir se déplacer, fouiller le sol, se bauger,...combien le font?  Un chien devrait pouvoir parcourir plusieurs kilomètres par jour..... un oiseau pouvoir voler, marcher dans sa cage-prison...Chaque espèce est en quelque sorte programmée pour certains comportements qui s'ils ne peuvent pas s'exprimer se transforment en comportements déviants divers signes de souffrance intérieure...
Et un mouton, et un Ouessant dans tout cela, cela doit aussi, en particulier, pouvoir courir et pouvoir paître .... 


Je songeais à tout cela, il y a quelques heures, quand je finissais de tailler les onglons de mes Ouessant. Certains en avaient déjà besoin bien que je veille à la chose régulièrement. Le travail terminé, j'étais bien heureux de les voir et les savoir en "bon état". De même, j'ai aéré l'arrière des cuisses des brebis et agnelles souillé par les déjections et l'urine, pour les animaux qui ont beaucoup de laine après six mois de pousse. Je n'ai pas oublié de faire aussi une coupe autour du sexe des béliers quand la toison est devenue putride.       

mars 09 030

Pour illustrer un peu tous ces propos, voici l'état des pieds d'une chèvre que j'ai pu rencontrer. Elle était bien heureuse à vivre en totale liberté permanente à croquer tout ce qu'elle voulait. Malheureusement, ses propriétaires ne se souciant jamais de soins divers à son égard, voici ce qu'étaient devenus les onglons qui ne pouvaient jamais s'user sur un sol trop souple....Sans commentaires!

janvier 2009 044

J'aurais pu comme tout le monde qui la croisait ou le savait depuis des années, rester indifférent ou médire... Pour le bien-être de cette chèvre, je suis revenu avec le taille-onglons et ai fait ce qu'il y avait à faire ( 14 cm pour les plus grands morceaux de corne).... Elle pouvait enfin marcher et n'avait plus besoin de se dandiner pour avancer.
Je sais , pour les esprits grincheux, pendant ce temps des enfants meurent malheureusement dans le monde, mais ne rien faire pour cet animal ne les aurait pas sauvés pour autant...

Comme c'est l'époque des voeux, les miens seraient que l'Homo sapiens (qui s'est qualifié Homme sage lui-même) trouve le chemin pour être vraiment sapiens  pour sa propre espèce et celles qui l'entourent...  


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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 23:01
L'oeil qui larmoie n'est pas quelque chose de rare, celui-ci pouvant être agressé de diverses façons lors de la quête de nourriture (foin, épines des haies,...).
 Le mieux est alors de vérifier qu'un épi d'herbe ou un brin de foin n'est pas resté coincé sous la paupière. Si c'est le cas, on peut le sortir délicatement avec un coton-tige ou encore le collyre que de toute façon on utilsera, même si on n'a rien décelé d'anormal. Tout peut en rester là.
Mais dans le cas où certains germes sont présents dans l'oeil, la petite blessure de la cornée peut entraîner une kératite partielle ou totale. Paupière gonflée et oeil tuméfié, le mouton souffre. L'idéal serait de connaître le ou les germes précis pour cibler au mieux le traitement, mais cela nécessite des analyses.
Il existe des pommades ophtalmiques qui soulagent et soignent mais le traitement est long ainsi que la guérison. On pourra consulter évidemment le vétérinaire, mais je me permets ces remarques pour avoir été confronté parfois au problème et avoir cherché beaucoup de solutions sans en trouver une radicale. Les produits vétérinaires demeurent souvent onéreux mais ceux pour les humains le sont généralement moins, par contre ces derniers nécessitent parfois une ordonnance.
Dans tous les cas, il s'agit d'agir au plus tôt, du jour au lendemain le mal évoluant très vite. Attention à n'utiliser un traitement avec anti-inflammatoires que sur une période très courte au risque d'aggraver le mal en cas d'ulcère à l'oeil. Une de mes brebis a perdu ainsi un oeil suite au (mauvais) conseil d'un vétérinaire qu'un autre a découvert ...mais trop tard.
Là où les choses se compliquent c'est que les animaux se contaminent par contact ou par les mouches ; mais de toute façon généralement tout le troupeau est porteur de ces germes. Souvent les animaux sont des porteurs sains et donc ne développent jamais de problème, mais parfois un ou des animaux plus sensibles sont atteints de temps à autre ou de façon plus chronique.

Les agressions du soleil, des poussières, des corps étrangers dans l'oeil,... ouvrent des portes aux germes responsables de ce désagrément.


Le cas Nuxi est intéressant puisque c'est la seule brebis de mon troupeau qui de temps à autre, sans que l'on sache vraiment pourquoi, se trouve ennuyée par ce problème. Une faiblesse donc particulière chez elle qui fait qu'elle peut être tranquille pendant des mois  et sur certaines périodes se trouver atteinte régulièrement. Heureusement, jusque là, les choses ne sont jamais top graves bien qu'assez impressionnantes, et cela passe en environ deux semaines au minimum.
Le reste du troupeau semble s'être d'une certaine façon immunisé naissances après naissances au cours des ans. Je me souviens avoir été ennuyé une première fois suite à l'intoduction d'un bélier dans mon cheptel, il y a une douzaine d'années. Par contre cette brebis, introduite il y a sept ans, ne s'est jamais armée contre ce mal.
Beaucoup de cheptels sont atteints et tout éleveur peut être un jour confronté à ce mal sans l'avoir été jusqu'alors.

Sur la photo, l'unique fois où Nuxi fut atteinte aux deux yeux, elle devint aveugle. Mais il était étonnant de la voir réussir à évoluer sur un territoire qu'elle connaissait bien, en gardant malgré tout le contact corporel avec les autres, et vivre tout en se nourrissant normalement. Par contre elle était plus inquiète et sur le qui- vive, cela se comprend.  
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 23:01
Dans les régions où existe ce petit acarien, il est difficile pour les humains tout comme pour les animaux de vivre paisiblement dans l'herbe. Pas plus gros que la tête d'une épingle et difficile à percevoir à l'oeil nu, il n'y a que sur un linge blanc que l'on peut réellement déceler son existence.
Ensuite, nos démangeaisons et les petits boutons qui parsèment notre peau sous les vêtements indiquent que nous accueillons ces passagers clandestins plantés à notre épiderme.
Ils étaient déjà-là en juillet et encore en ce début novembre, il faut faire avec, malgré le froid qui les éliminent habituellement.


Sur les animaux, c'est sur les zones nues ou avec peu de poils qu'on peut voir leur présence par les petites plaques orangées qu'ils forment lorsque, comme des baigneurs à la plage, ils s'agglutinent par centaines.
Biche ne s'est pas maquillée; elle se passerait bien de tout ce petit monde qui s'est incrusté sur le pourtour de ses paupières.

Le bélier Besk pèle même un peu sur les zones de son museau  où les aoûtats ont installé leur camp.
 Et quand on vit le nez dans l'herbe...
J'avoue ne pas savoir si les animaux traités aux insecticides habituels pour ovins sont infestés de la sorte. Il me faut vérifier sur les jeunes qui ont bénéficié du traitement il y a quelques semaines.
Si quelqu'un sait, merci. 
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 22:01
Les années passent. Les dents, incisives, sont tombées les unes après les autres; les molaires sont usées; les gencives devenues irritées pour brouter....l'animal dépérit peu à peu et s'affaiblit devenant l'ombre de lui-même.

Noisette vieille Ouessant des Lutins courbe l'échine et se recroqueville tout en se déssèchant sur pieds.

Brouter devient difficile puisqu'il faut le faire en penchant la tête sur le côté afin d'arracher l'herbe avec les molaires.
Ensuite, malgré l'apport de compléments alimentaires, ruminer se solde souvent par l'échec avec des pelotes herbeuses mal broyées qui ne peuvent être avalées et se trouvent alors régurgitées. Sans parler de la salive qui coule de la gueule ou encore se disperse par les narines.
Il faut alors bien comprendre que la voie est sans issue ou du moins fatale et donc savoir mettre fin à une déchéance qui apporte également la souffrance.
Aussi dur soit l'instant, malgré la tristesse, j'apprécie d'être là pour aider ces vieux compagnons de vie à quitter un monde qui ne veut plus d'eux. J'étais là lorsqu'elle est née, j'étais là pour mettre fin à une vie partagée au quotidien.
Mais Noisette, ainsi nommée, a laissé son empreinte et ses gènes dans le troupeau des Lutins...elle vivra ainsi un peu plus que dans le souvenir.
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 22:01
Il existe une mouche qui vient pondre ses oeufs à l'entrée des naseaux du mouton. Les larves (asticots) progressent ensuite jusque dans les sinus où elles vont bien se nourrir avant de passer au stade pupe (cocon si on veut mieux comprendre). Les éternuements répétés de l'animal gèné expulsent ces larves à leur dernier stade de croissance. A l'extérieur, la mouche éclot de cette pupe, s'accouple et va pondre à son tour sur le premier mouton qu'elle croisera.

Pour le cheptel, mieux vaut soigner au plus tôt l'animal atteint, afin de détruire les larves avant qu'adultes elles sévissent sur un autre.

Pour son Ouessant, il est important de limiter les dégâts dans les sinus , d'autant que des infections peuvent surgir. De plus, le système respiratoire infecté, les problèmes pulmonaires sont favorisés l'hiver venu ou avant.
Et puis pour le bien-être de son mouton, c'est plus sympa de s'en inquiéter.

Il y a des régions où on rencontre ce problème, dans d'autres moins ou pas. Il y a les années avec , pour d'autres peu ou pas de soucis.

Une fois de plus le vétérinaire détient divers médicaments. Avant de s'y précipiter, on attendra de voir si ces éternuements sont répétés et symptomatiques, pour ne pas "droguer" un animal qui n'était que titillé par les poussières du sol ou de son foin.

Jeune bélier Ouessant atteint d'oestrose avec surinfection......(pas chez les Lutins cette fois)
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 22:01
Les parasites que peut héberger un mouton sont nombreux et plus ou moins dangereux. Qu'ils soient internes ou externes, ils peuvent être la cause du déclin d'un animal voire du troupeau (parfois la mort).

Externes (poux, tiques, gales, teignes...myiases, aoûtats....insectes piqueurs), on peut déceler certains alors que d'autres opèrent à l'insu de l'éleveur.
Internes, ils agissent, selon les espèces et leur stade de développement, dans les différentes parties du système digestif (caillette, foie, intestins,...) , poumons, sinus, muscles,...cerveau. Certains sont assez facilement décelables (ténia avec ses anneaux dans les crottes), d'autres peuvent être soupçonnés (toux, éternuements, amaigrissement), mais beaucoup agissent dans l'ombre.

Deux attitudes possibles. Laisser vivre ses animaux en attendant d'être confronté à un problème ou à titre préventif bourrer ses animaux de tout ce qui existe pour parer au pire. L'une n'est pas plus judicieuse que l'autre.
On peut en concevoir une troisième qui consiste à être curieux. Chercher à savoir quels parasites sévissent dans le secteur de son élevage. Faire analyser régulièrement les selles de ses moutons. Observer ses Ouessant le plus souvent possible pour déceler que quelque chose ne va pas, quand on les connaît bien. Les regarder de près lors de la tonte, pour les parasites externes.

En cas de souci particulier, seul le vétérinaire sera à même de délivrer le remède.
Savoir qu'il n'existe pas le produit miracle qui couvre toutes les agressions possibles. Mais certains offrent un large éventail de possibilités que l'on peut compléter avec un second, si vraiment on rencontre un problème.
Injectable ou buvable? Faire absorber la potion magique est plus simple mais pas toujours suffisant pour couvrir l'ensemble des problèmes.
Savoir que certaines molécules qui se retrouvent expulsées, empoisonnent semble-t-il la petite faune qui se délecte des crottes et de là .... les consommateurs de ces petites bêtes en pâtissent indirectement.

Croire que ses prairies resteront saines pour toujours et ses Ouessant aussi est naïf. La faune peut apporter des parasites, les foins introduits également. Enfin, on ne rentre jamais un nouveau mouton dans son troupeau sans l'avoir examiné, traité à l'extérieur et vermifuger à l'intérieur par précaution systèmatique.

Un minimum de traitements  s'imposent donc, qu'ils soient préventifs ou curatifs selon certaines périodicités, et ce d'autant plus qu'il peut falloir plusieurs années pour faire disparaître des lieux (prairies) ces petites bêtes qui vivent chez des plus grosses, les parasites.

Buvables, injectables ou applicables, les produit antiparasitaires s'avèrent parfois indispensables pour retrouver une situation sanitaire correcte face aux problèmes des parasites.
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 04:43
La taille des onglons est souvent nécessaire plusieurs fois par an. Pour le vérifier, la meilleure solution est de regrouper ses moutons pour une petite visite de leur état de pousse et soigner tout le monde en même temps, sinon les cas les plus urgents. Certains animaux ont la particularité de fabriquer plus de corne que d'autres et imposent des interventions plus fréquentes.

La périodicité de base de cet acte dans mon élevage suit le calendrier suivant:
 taille d'octobre afin d'oeuvrer avant les mois de mauvais temps qui font que les pieds sont souvent dans l'humidité et la boue collante; avant également la gestation des brebis qu'il convient de ne pas trop manipuler par la suite.
taille d'après mise-bas.
taille de fin juin début juillet après la tonte
sans oublier à tout moment la taille des cas particuliers décelés.


Troll, bélier adulte parmi les anciens, avait échappé à la dernière séance de taille, dans sa vie solitaire de vieux mâle, n'ayant pas été noté absent au rassemblement. L'occasion de servir de cobaye pour une petite démonstration.
 Doigts avant avec la corne non usée qui pousse de l'extérieur jusque sous l'onglon.

Doigts postérieurs avec le même phénomène auquel s'ajoute une pousse excessive des pointes.

Le coupe-onglon est idéal avec ses lames courtes, épaisses et solides. Mise à niveau au niveau du coussinet, juste aplanir en taillant l'excès.

Même travail pour les bourrelets latéraux. A gauche la sole remise à niveau.

Doigts avant taillés et curés. Prendre garde de ne jamais tailler en entamant la partie rosée perceptible sur le cliché, zone vivante et riche en vaisseaux et nerfs au risque de blesser et faire saigner...

Onglons arrières taillés. Parfois, il faut aussi limiter l'excès de longueur. MAIS...

ATTENTION, la forme et la dimension des onglons varient d'un mouton à l'autre. Il faut adapter ses gestes en fonction des différentes physionomies.
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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 22:01
Au nombre de deux par membre chez le mouton, ils correspondent à la partie cornée de la pointe des doigts sur lesquels l'animal se déplace.

Dans la nature, chez l'ancêtre sauvage (le mouflon), l'usure est assurée par le fait de devoir marcher beaucoup pour se nourrir ou courir souvent pour s'éloigner des prédateurs et leur échapper. De plus, ce mouflon étant lié aux terrains secs et caillouteux, ces derniers jouent le rôle de lime...

Pour le mouton, une vie domestique plutôt casanière sur des sols souples et plus humides ne permet pas qu'un équilibre s'installe entre la pousse et l'usure de la corne des onglons.

Aussi, il convient d'intervenir régulièrement pour tailler "les pieds" de ses Ouessant et ce pour plusieurs raisons.

D'abord un confort de marche puisque les excroissances importantes peuvent devenir un handicap pour les déplacements.
Ensuite pour des raisons sanitaires. Les bourrelets de corne emprisonnent terre, graviers voire fumiers ...et par là, humidité et bactéries qui avec les petites blessures risquent de déclencher diverses maladies du pied parfois difficiles à guérir.

Même si on donne au Ouessant une réputation de bien résister au piétin (une de ces maladies), mieux vaut prévenir que guérir en taillant régulièrement les onglons.
Et puis, il est tout à l'honneur de l'éleveur (et dans  son intérêt) d'avoir des animaux en bonne santé et correctement entretenus. Dans les cas extrêmes, voir les animaux devoir se mouvoir sur les poignets parce qu'ils souffrent (sans parler de la puanteur dégagée par la pourriture) est un bien triste spectacle qui ne devrait pas exister si on suit l'état de ses animaux de près...

Troll des Lutins du M. pour la démonstration qui suivra.
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