Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
  • Contact

Recherche

12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 22:01
Dans les premiers jours et premières semaines de l'agneau, il arrive que l'oeil soit irrité par des agents extérieurs. Après un moment d'endormissement les paupières sont alors parfois collées au réveil. Un coton imbibé d'eau tiède permet avec patience et délicatesse de les déssouder. Ensuite une pipette ophtalmo assainira l'oeil pour que généralement tout rentre dans l'ordre.
Partager cet article
Repost0
13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 22:01
"Mieux vaut prévenir que guérir."
"Il ne restera que les yeux pour pleurer."
Nombreuses sont les formules qui expriment le trop tard. Pour avoir été pris plusieurs fois (ou plutôt mes moutons), je m'arrange à éviter les myiases toujours possibles avec le retour des beaux jours. Ce problème de mouches qui pondent sur la laine et ses salissures en particulier, avec très vite des asticots qui dévorent l'animal vivant , est très sournois. Le désagrément et la mort qui peut suivre par infection, peuvent être évités et limités par un souci de propreté de son cheptel, sans forcément se lancer dans les insecticides préventifs. Pour cela, dès le retour de températures clémentes, la tonte étant encore loin, je taille la laine autour des parties génitales, l'anus et les mamelles, ainsi que la queue pour éliminer les souillures de plusieurs mois et en particulier celles suite à la mise bas (sans oublier le pourtour du sexe pour le mâle). Ces parties retrouvent une aération normale que la pousse de la toison leur avait fait perdre et les animaux ne salissent plus la laine en faisant leurs besoins (urine en particulier).Cette précaution limite bien des problèmes
  
Même si cette femelle n'a pas encore agnelé, je lui ai prodigué ces soins. Une brebis peut par exemple refuser son jeune qui l'agace simplement parce qu'elle est déjà fortement agacée par tout un amas d'asticots qui la dévorent vivante... 
Partager cet article
Repost0
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 22:01

Nous ne sommes pas tous égaux d'un point de vue santé et il en va de même pour les autres espèces.
Chez le mouton, Ouessant y compris, la vieillesse s'exprime souvent d'abord par la perte  progressive des incisives suivie de l'usure du reste de la dentition. Cela prend certains relativement tôt  (6-7 ans), d'autres quelques années plus tard. Toujours est-il qu'à sept ans certains Ouessant sont déjà des petits vieux alors que d'autres en exprimeront les signes qu'à dix ans et plus.
Herbivore ruminant, le mouton d'Ouessant passe une grande partie de sa vie à brouter et ruminer d'où une sollicitation particulièrement importante de la dentition. L'usure dépend également des conditions d'alimentation selon le type d'éléments à broyer.
Stockés dans la panse les aliments sont ensuite longuement mâchés par petits lots éructés lors de la rumination.
Le bol alimentaire qui ne peut être finement broyé finit par former une grosse pelote herbeuse que l'animal ne pourra pas avaler pour la diriger vers la réelle digestion qui devrait suivre. Le mouton n'a d'autre issue que de recracher cette boule d'aliments. Et il recommence après une autre éructation....sans plus de succès. Et ainsi de suite. Au final, le Ouessant ne s'est que peu ou pas réellement alimenté même si on le voit passer beaucoup de temps à brouter. Et pour cause...

 

 

Pourtant constituées d'herbe fraîche  qu'il est plus facile de broyer que le foin, ces pelotes n'ont pas pu être avalées pour être digérées. C'est un signe annonciateur de déclin. L'animal va dépérir peu à peu et finir sous-alimenté.
Que faire?
Vérifier que cela n'est pas la cause d'une blessure dans la bouche ou d'un abcès.
Compenser le problème par une alimentation à base de granulés qui sont constitués d'éléments fins qui sont faciles à mâcher, mais sans pour autant abandonner foin ou herbe nécessaires au "lestage" de la panse. Donner d'autes compléments en vitamines , minéraux et oligo-éléments.
Enfin, se résoudre, si on voit son Ouessant devenir l'ombre de lui-même, à considérer que les choses ont assez duré et qu'il vaut mieux arrêter là....... 

 

Partager cet article
Repost0
25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 23:01

 

Un peu à l’image de ce qui se passe dans une cour de récréation (mais en bien plus calme), la vie au troupeau fourmille de mille et une anecdotes. Et en ce qui concerne les agneaux, comme pour des enfants, on se demande souvent comment ils se sont mis dans une telle situation. Situation qu’on n’aurait pas pu imaginer s’il avait fallu l’inventer.

Ils n’en ratent pas une .

 

Une de ces anecdotes, assez cocasse est celle d’il y a trois ans quand, un matin, je remarque un agneau de quelques semaines qui marche bizarrement. Surprise encore plus grande au moment où il grimpe sur la pente pierreuse et qu'il se met « à faire des claquettes ».

En m’approchant, je découvre qu’un de ses sabots est emboîté dans une coquille de noix qui lui forme un soulier. Après quelques ruses pour l’attraper, je le libère de ce chausson inconfortable qui, en y regardant bien, ne se serait pas enlevé si facilement de lui-même.

 

Cela faisait pas mal de temps que je voulais raconter cette anecdote pour le moins cocasse ; et aussi incroyable que cela puisse paraître. Ce dimanche 22/03, allant rendre visite à Vénus (Vrai espoir. ) dans ses premiers pas à l’air libre, la voilà qui, sous mes yeux, pose son sabot avant droit dans une demi coque de noix, qu’elle emmène ainsi chaussée dans ses explorations de son nouveau monde. Une chance inouïe que cette situation se reproduise, que je sois là, que j’aie l’appareil photo autour du cou.
L’occasion de pouvoir illustrer, sans trucage aucun certifié, une situation que j’imaginais avoir été unique.

 

C’est décidé, je joue au loto…

Il faut le faire...

Pas très pratique mais assez joli...

A y regarder de plus près, on voit qu'étrangement l'intérieur de la coquille de noix correspond assez bien à celle du sabot d'un jeune Ouessant.
Et avec les différentes pointures que Dame Nature semble avoir fait spécialement pour eux, il y en a pour tous les âges.

Aucun noyer ne pousse dans le parc de mise-bas des Lutins, mais tout l'hiver, les corvidés, en particulier, viennent y ouvrir leur casse-crôute, abandonnant nombre de coquilles vides.

Connaissant le nombres de coques ouvertes, le nombre de Lutins présents et la superficie de sol où ils peuvent poser le pied (même s'ils en ont quatre), qui pourra me dire la probalité de chances pour quece genre d'anecdote se reproduise une troisième fois? 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 19:54
Cette année, la campagne de lutte contre la FCO (fièvre catarrhale ovine qui sévit depuis quelques années) implique pour les éleveurs de faire obligatoirement vacciner leurs animaux.
Je n'ai pas attendu, par le passé, à faire vacciner tout mon troupeau contre le sérotype 8 qui sévissait sur plus d'un quart nord-est du pays. La crainte de perdre des animaux étant ma motivation principale.
La remontée du sérotype 1 depuis le sud-ouest  associée à l'inefficacité d'une campagne de vaccination 2008 contre le 8 basée sur le volontariat, ont amené les pouvoirs publics à imposer pour 2009 la vaccination du cheptel français pour tenter d'éradiquer les maladies.
Les choses devant être faites avant fin avril, mes moutons ont bénéficié de leur première injection aujourd'hui même. Une seconde injection devra avoir lieu dans trois semaines.
Etant au travail, je n'étais pas présent lorsque la vétérinaire (pas une novice) est venue opérer. Elle n'avait pas voulu ma liste de repères boucles, sans doute pour vérifier d'elle même aucun trafic à ce niveau et surtout se couvrir en ce qui concerne le document qui laissera trace de son opération. Cela lui aurait pourtant bien simplifié la vie et m'aurait assuré de la rigueur que je suis en droit d'attendre dans cette démarche tout autant sanitaire que commerciale.Résultat quand comme d'habitude elle a dû faire vite et dans le stress, et qu'il fallait ensuite courir ailleurs (6000 animaux faits ces dernières semaines):
 un animal oublié, un autre qui a subi deux injections et trois autres dont les numéros ne correspondent pas, sans compter ceux dont le numéro n'apparaît pas.
D'où mon agacement face à tout cela car la rigueur n'y est pas et que mon document n'a qu'une valeur partielle, sans compter mes interrogations sur une vaccination correcte des animaux.
Il me faut donc à mon initiative voir pour que tout rentre en ordre.
Pour couronner le tout, une facture de 125 euros passés pour 35 moutons dont seulement à peine 8 euros de vaccin. Le reste correspondant au déplacement, la vacation, la main d'oeuvre (injections) et sans oublier la TVA.
En supposant un coût identique la fois prochaine pour le rappel, il me faut concevoir que cette vaccination obligatoire (mais aussi choisie pour ma part) pour 35 animaux se chiffrera à 250 euros.......!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

L'an dernier déjà, j'avais trouvé la note salée. A qui profite tout cela. Je parle d'un travail approximatif, ces dépenses...toujours pas à moi ni à mes Ouessant à qui je ne peux garantir d'être réellement correctement vaccinés.
On n'est jamais mieux servi que par soi-même. J'aurais préféré faire une vaccination précise (point de vaccination repéré sous la laine épaisse) et rigoureuse de par moi-même dans le calme, en connaissant mes animaux et leurs boucles, et avec un souci d'aseptie présent (je ne parle pas du principe d'injection à la chaîne mené dans ces circonstances...). Mais que voulez-vous, ce n'est pas possible; il faut passer par le vétérinaire pour donner l'illusion que les choses sont bien faites et en règle....Et puis ça ne ferait pas marcher le commerce...10 centimes d'euros par dose....15 euros pour mon troupeau au lieu de 250.
Il me faut me convaincre que je dois ainsi contribuer à relancer l'économie et contrecarrer la crise sans doute....

" Ah! Ma pauvre Houston! Y vaut mieux qu't aies pas connu tout ça....!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"
Partager cet article
Repost0
15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 23:02
L'herbe la plus mauvaise de l'année est en train de repousser. Ce regain de printemps est tout aussi appétant  que mauvais pour le système digestif des animaux habitués durant l'hiver à une nourriture moins riche en certains éléments  et surtout moins hydratée.

Après avoir éliminé d'autres causes possibles de diarrhées (parasites ou maladies), dans la mesure du possible, il vaut mieux remettre l'animal atteint de coliques à un régime plus sec à base de foin. Ce dernier lestera la panse tout en réensemençant  la flore microbienne digestive. Il est d'ailleurs bon et judicieux que les moutons puissent avoir tout au long de l'année du foin à leur disposition afin de réguler d'eux-mêmes leur alimentation.

Ces diarrhées ne peuvent qu'être ponctuelles et ne pas durer bien longtemps, mais en cas contraire on s'en inquiètera, surtout si les animaux ne sont pas vaccinés (entérotoxémie).
Une remise à l'herbe progressive sur plusieurs jours s'impose quand les animaux en ont été privés ou  encore en cas de changement de pâture.

Enfin certains Ouessant ont "le ventre" plus ou moins solide et quelques sujets peuvent présenter des diarrhées chroniques dues à une sensibilité particulière à l'herbe verte.

Une fois le problème réglé, il faut nettoyer la croupe en coupant la laine souillée avec de bons ciseaux. On évitera ainsi les mouches, leurs pontes et d'autres problèmes graves qui pourraient suivre: miyase....(asticots dévorant l'animal).
Partager cet article
Repost0
12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 23:01
Se complaire entouré du vivant c'est aussi devoir se trouver confronté à la mort, les deux étant intimement liés.

Les nouveaux-nés sont là ou arrivent, mais d'autres nous quittent pour une raison ou une autre. Et  plus il y a d'animaux dans le troupeau plus la probalité de la mort rôde et plane: maladie, vieillesse ou encore comme ici accident.

Roussine qui était gestante s'est  retrouvée étouffée, en faisant tomber sur elle au niveau du cou le banc de pierre auquel elle s'est frotté avec sans doute trop d'acharnement. Depuis treize ans ce banc était là et tout se passait bien.
Aujourd'hui Roussine n'est plus là pour embellir la troupe de sa personne et avec elle s'en va l'espoir qui germait en son ventre.....le banc de pierre n'est plus là non plus!
Partager cet article
Repost0
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 23:02
Comme j'ai souvent pu y faire allusion ou le mentionner, la laine présente bien des inconvénients chez le mouton et peut-être plus chez le Ouessant avec sa toison à longues mèches.

Tout s'y accroche du moment que aspérité existe, quand ce n'est pas le mouton qui se retrouve accroché lui-même au risque de périr dans cette denière situation.

Quenouille et sa traîne se demande ce que je lui veux. L'aider tout simplement.

Depuis plusieurs jours, un branchage, qui devait traîner sur la prairie et qui ne présentait pas spécialement de rameaux crochus ou épineux puisque c'est du charme, s'est retrouvé emmêlé dans la laine.

Après capture, il s'avèrait que l'intervention était indispensable car jour après jour, cela n'a fait que s'entortiller davantage.
Comme quoi, il est bon de visiter le plus souvent et régulièrement possible son troupeau car, parfois (les anecdotes que je pourrais racontées sont nombreuses), un animal peut vite se trouver en difficulté voire périr...

Dans le phénomène velcro, il faut particulièrement craindre les ronces (à couper systèmatiquement car en plus appétantes pour leur feuillage), les épineux, les pointes de fil métallique des grillages,....La pluie peut arriver suivie du froid et, dans l'immobilité et la fatigue après avoir voulu se libérer, le mouton d'Ouessant piégé peut mourir si on ne le découvre pas assez tôt, et en particulier pour un jeune animal. 
Partager cet article
Repost0
9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 23:01
Il existe différentes causes de boiteries. Je ne développerai pas là celles liées à diverses maladies ou blessures(article futur...) mais celles plutôt anodines auxquelles on peut remédier en un instant, car finalement bien bêtes...

Gel un jour, dégel le lendemain, la boue qui se glisse alors entre deux onglons peut y rester scellée, geler et former un agglomérat qui handicape l'animal dans sa marche et parfois le blesser un peu si cela perdure. Il suffit donc d'attraper son mouton et enlever  la boue gelée pour que tout rentre dans l'ordre en quelques secondes.
Le même type de mésaventure peut arriver en été avec de la boue qui a ensuite, cette fois , sèché.

Sinon , il m'est arrivé de déloger un morceau de coquille de noisette bien coincé ou encore un caillou...
et une fois, gag, une bague (malheureusement pour moi sans valeur) perdue durant les générations passées des lieux et remontée du sol avec les intempéries et le piétinement.

L'antérieur droit de Noisette est un peu surélevé, car son poids qui y porte lui fait mal, si elle pose sa patte. Simplement de la boue gelée dont je l'ai libérée.
Partager cet article
Repost0
7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 23:01
Les adultes ont 6 mois de repousse de laine et les jeunes (non tondus la première année) ont une toison de 6 à 10 mois.
Si la laine est une mutation favorable à l'animal en mauvaise saison, elle peut présenter quelques inconvénients. Une petite inspection régulière est la bienvenue au niveau de l'arrière train pour déceler, sous la queue et l'arrière des cuisses, les salissures d'un dérangement intestinal passé inaperçu ou encore l'humidité pourrissante causée dans la toison de ces zones par l'urine et les pertes, chez les femelles.
Ce n'est pas systèmatique, mais un toilettage s'impose parfois pour une question d'hygiène et de bien-être du mouton. Chez la brebis Ouessant à qui, en plus, on ne coupe pas la queue puisque la race appartient aux populations ovines à queue courte, cette mini tonte localisée peut aider à une copulation réussie, sinon rendue plus difficile par l'excès de toison...Enfin, même si le risque se présente surtout au retour des beaux jours, on évitera ainsi que les mouches ne pondent dans les souillures (myiase: développement d'asticots qui dévorent l'animal...).
Chez le bélier, la laine longue autour du pénis à laquelle se mêlent urine et boue (lors du coucher) peut nécessiter d'être taillée mais sans couper les poils prolongeant le sexe qui, eux, permettent l'égouttement.

Sur ce cliché, une agnelle et une brebis ayant bénéficié d'un petit entretien qui s'imposait.
Partager cet article
Repost0