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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 22:01
Difficile en cette période d'échapper aux agneaux...

Mais....

que ce soit seul sur touradon

à plusieurs sur ces mêmes laîches

sous l'oeil inquiet de maman

en bandes enhardies

sur souche

sur bloc ferreux

sur aménagement (Merveille et Scorpio, saison 2008)

sur une "vieille branche"

ou pour se reposer,
les agneaux aiment grimper par jeu, ce qui construit réflexes, musculature, locomotion, coordination.
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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 22:01
C'est un vétérinaire qui m'apprit ce terme alors que je consultais pour une météorisation d'une agnelle, il ya une dizaine d'années.
Femelles comme mâles, il peut arriver que les moutons brumixent, c'est à dire qu'ils grincent des dents. Je n'ai pas trouvé ce mot dans le dictionnaire et l'ai rencontré sous une autre orthographe dans un éctrit. Je pense qu'il s'agit d'un terme du milieu de l'élevage. Si quelqu'un connait l'origine de ce vocabulaire, merci de m'éclairer.

Après quelques recherches, j'ai trouvé que la bruxomanie correspond aux grincements de dents. On peut donc supposer que le mouton bruxime et non brumixe. (Merci à Francesca pour ses précisions sur l'éthymologie).

Quenouille grince des dents (mais cela ne s'entend pas ici) à cause de son mal de ventre, conséquence de diarrhées d'herbe de printemps.

Ouranos bruxime également, comme souvent en fin d'après-midi, après s'être laissé aller à son appétit gargantuesque toute la journée.

Le mouton grince des dents généralement quand il n'est pas très bien. Cela peut être à cause d' un mal plus ou moins important: une maladie, une blessure, une digestion laborieuse, une fin de gestation,....mais aussi une simple impatience dans une situation inconfortable: transport, animal parqué en attente...Toujours est-il, la manifestation d' un mal être léger voire plus grave si cela persiste.
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 22:01

Si le premier jour d'existence de l'agneau est surtout consacré au repos et aux tétées pour se remettre de l'épreuve de la naissance et prendre des forces, chaque journée qui passe est l'occasion de mille et une découvertes.

Dans ses explorations, le jeune utilise tous ses sens pour appréhender les éléments qui composent son environnement, mais aussi sa bouche et ses lèvres comme nous le ferions de nos mains. Le museau, en plus de pouvoir renseigner sur les odeurs est un véritable organe tactile.

 Se hasarder, dès les premiers instants, à mâchouiller un brin d'herbe est plus de la curiosité car ce n'est qu'après deux semaines que l'agneau est capable de manger, ruminer et digérer cet aliment.


Bigoudène (dix jours) est en train d'apprendre par elle-même pourquoi l'éllebore fétide, même en jeunes pousses, ne figure pas au menu de ses aînés qui la délaissent.

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 23:01
Comme pour beaucoup de jeunes animaux, ce qualificatif de mignon peut être attribué au petit du mouton.

Avec environ, le plus souvent, ses  25 cm au garrot et autant en longeur (sans compter la tête), pour un poids de 1 à 1,6 kg, le nouveau-né du Mouton d'Ouessant type ancien l'est sans aucun doute particulièrement, "mignon".

Bigoudène des Lutins du Montana, agnelle de 24h, née de Pangée (et Grichka), le 22/03.

Toujours Bigoudène, de face...

...puis de profil....Bien mignonne.....

Sur le caractère mignon:
Konrad Lorenz, un des pionniers de l'éthologie (science de l'étude du comportement animal) explique très bien ce qui caractèrise les individus que l'on qualifie de mignons.
Modèle réduit de l'animal adulte, avec pour la tête  un racourcissement de la face et un front particulièrement bombé. Si on rajoute une certaine maladresse, un regard innocent et quelques cris de détresse, il y a là tout le coktail pour en faire craquer plus d'un et surtout plus d'une. Ce caractère mignon ou encore poupon est un élément important de ce qui incite les humains à ressentir une sorte de besoin réflexe de protection vis à vis du petit être, qu'il soit humain ou encore animal, si la nature a donné à ce dernier les caractèristiques ci-dessus.
Ainsi le souriceau pourra attendrir autant que l'éléphanteau, mais l'agneau avec une tête ronde se rapprochant de celle du bébé humain fera l'unanimité.
Les humains, pas toujours conscients de ce phénomène, sont allés instinctivement jusqu'à créer (en sélectionnant) des animaux à face de poupon et membres raccourcis pour satisfaire ce besoin d'animal-baigneur. Les exemples dans les races de chiens et de chats sont nombreux....

Toujours est-il que même mignon, l'agneau Ouessant change vite et le deviendra moins. Certes, il restera fort sympathique mais ce ne sera plus le poupon des premiers jours. Donc, comme pour tout autre animal, avant de se lancer dans une acquisition, parce que sous le charme de l'agneau, il faut bien prendre en considération que l'on s'engage pour 10, 12 ans et parfois plus de certaines contraintes pour satisfaire la vie de ses petits protégés.
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 23:01
Enfin! Depuis deux jours, Ibex s'autorise à me donner des coups dans le creux du genou lorsque je lui tourne le dos. C'est le signe qu'il me considère comme un des siens et j'apprécie particulièrement cet honneur. Je pourrais même dire que cela me touche (dans les deux sens du mot) beaucoup.

En effet, comme je l'ai déjà expliqué en d'autres occasions, les béliers aiment vivre ensemble et s'apprécient énormément (sauf pour une histoire de brebis...). Ma présence régulière avec mes animaux font que je fais partie du décor et suis assimilé à un membre du troupeau,  jusqu'à un certain point pour les brebis, mais de façon plus conséquente pour les béliers.

Cette sympathie avec ces derniers fait qu'ils viennent frotter leur front et leur larmier à la jambe afin d'y déposer leur odeur et dire, en quelque sorte, "tu fais partie de mon territoire et tu m'appartiens". C'est d'ailleurs ce que fait un chat lorsqu'il se frotte à nos jambes.

Là où le problème commence, c'est que le front est armé de cornes bien dures que nos tibias n'apprécient guère, surtout si le bélier prend un peu d'élan.

Pour Ibex, le temps est donc venu de l'éduquer et lui "expliquer" les choses pour des relations réussies avec les humains. A chaque coup, je lui tends la main pour lui montrer que s'il veut venir à moi, il le peut. Alors, je le caresse sous le menton pour lui faire percevoir que mon contact est une situation et une relation agréable et qu'il peut me faire confiance. S'il tente un coup, je lui mets une PETITE baffe sur le côté du museau. Nouvelle approche, nouvelle caresse....et ainsi de suite...ou baffe. Le tout dans le calme, pour installer cette confiance malgré tout.
Ne pas poursuivre l'animal qui se sent menacé alors, mais au contraire le laisser venir à soi de lui même quand il est d'humeur. Et puis toujours réagir comme expliqué auparavant pour qu'un coup ne reste pas un coup sans suite d'éducation, car alors le bélier peut comprendre que c'est un comportement qu'il peut s'autoriser quand vous passez . Je n'ignore pas non plus l'animal qui vient à moi et lui montre au contraire qu'il existe et que je le considère par une petite caresse sous le maxillaire, même rapide si je suis pressé.

Par contre, ne jamais jouer avec lui ou le  caresser sur le front. Ce geste est assimilé aux coups que les béliers se donnent entre eux, même par sympathie. Car alors, à ce jeu, l'humain sera toujours perdant puisqu'il est moins bien armé et surtout de mauvaises habitudes risquent de se créer avec des problèmes de coups violents et réguliers . Et dans ce dernier cas, on accuse toujours l'animal bien sûr et on finit toujours par s'en séparer d'une façon ou d'une autre alors que le responsable est l'éleveur.

A noter qu'un bélier qui n'a pas d'autres mâles avec lui pour se défouler de temps à autre a plus de chance de chercher à le faire avec son éleveur ou encore avec l'agneau nouveau né de l'unique brebis. Content d'avoir enfin un copain ou un jouet cela peut tourner mal.

Et puis cetains béliers ont plus de caractère et nécessitent un peu plus de poigne et patience. Mais il faut toujours définir que le chef c'est "moi" (soi) même si cela demande un peu plus de temps.

Au passage, le décompte des segments de pousse du cornage est facile sur Ibex, avec celui de première saison jusqu'à la partie claire, puis de seconde jusqu'à la fin de partie sombre au niveau du crâne, et enfin un anneau clair rosé de la nouvelle pousse. Un bélier de deux ans donc.

Ce dimanche soir, avant d'écrire ces quelques lignes, je me suis assis au soleil couchant au milieu du troupeau. Les brebis indifférentes ont continué leur vie. Une ou deux curieuses, toujours les mêmes, sont venues grignoter les plis de mon pantalon. Les jeunes mâles ont poursuivi leur rumination
Par contre, un, puis deux, puis trois.... six béliers adultes sont venus au contact dans la douceur pour savourer quelques caresses et s'ennivrer de nos instants d'émotions réciproques, pour finir par se coucher à mes pieds après s'être bousculés de l'épaule afin d' avoir chacun sa dose de caresses. Les minutes semblent alors interminables et trop courtes à la fois, mais une chose est sûre, magiques.
Ibex qui a déjà pas mal compris que, finalement, les béliers c'est comme les enfants ou les gens: on les apprécie véritablement quand ils sont bien élevés, est venu chercher quelques secondes d'osmose en passant par là.

La pénombre et le froid tombant, je me suis relevé et ai enjambé tous ces copains qui n'ont pas bougé d'un centimètre, un signe de confiance de plus. Heureux de ces instants, j'ai laissé les Lutins couchés à la place qu'ils avaient choisie pour la nuit, et ai regagné la maison en espèrant pouvoir en vivre d'autres tout aussi magiques pendant longtemps encore...  
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 23:01
Le mouton est un curieux. Que ce soit par méfiance ou pour découvrir quelque chose de nouveau: situation, bruit, animal, visiteur....Il redresse alors la tête, relève les oreilles et même celui qui ne connaît pas spécialement le Ouessant, peut lire dans ses yeux un sentiment d'étonnement, d'intrigue ou d'inquiétude.
Il faut dire que quand on figure au menu d'autres espèces, il est bon de savoir ce qui se trame autour de soi.
Mais la curiosité est également bien ovine.
 Ici, Désirée des Lutins du Montana observe attentivement les abords de la mare où elle vient boire.
"Qu'est-ce qui remue donc là?"....
Ce ne sont que quelques grenouilles rousses qui, sortant de leur hibernation, profitent de la fonte de la glace sur la rive pour venir respirer et repèrer les lieux pour pouvoir s'accoupler. En effet, ces batraciens sont les premiers des anoures à se reproduire et les eaux encore partiellement gelées de février ne freinent pas leurs ébats.

Il y a là de quoi intriguer une brebis Ouessant... 
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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 23:01
Avant de prendre un jour un peu de temps pour parler du comportemental du bélier, je passe très vite ce cliché pour casser un peu leur mauvaise réputation. On lit ou entend tant de choses à leur sujet qu'on ne peut que constater une grande incompréhension de ces messieurs.

Les bélers sont très liés et, comme leurs ancêtres mouflons mâles, vivent en troupes. Quand vous aurez fait reproduire vos animaux, courant mars remettez tous vos béliers ensemble s'ils étaient séparés et une semaine après acceptez qu'ils rejoignent les brebis. La vie du troupeau est un enchantement quand c'est un véritable troupeau et avoir des animaux épanouis en est un autre (ça se voit, je pense). Merci pour eux.
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 23:01
Malgré ses onze mois passés, Merveille "colle" encore bien maman Nuxi, aimant savourer une proximité qu'elle ne sait pas encore  lui  être bientôt refusée...

...car de son côté cette mère au ventre bien plombé rompra prochainement le cordon ombilical psychologique d'avec sa fille de l'an passé , commençant à se préparer intérieurement à être nouvelle mère, une fois de plus, pour une nouvelle agnelle (ou agneau?).
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 20:14
Ce mercredi 04 avec le redoux et sa dizaine de degrés au-dessus de zéro, après encore une période de gel,est une aubaine que tout le vivant du quartier saisit.
La grive draine s'égosille au haut du sapin, survolée par une bande de grues qui migrent vers leurs origines, quelques mésanges charbonnières entonnent leurs ritournelles dans les haies et même une abeille réveillée s'autorise une petite excursion avant que quelques papillons nocturnes ne l'imitent à la nuit venue.
 Du côté des Lutins, quel plaisir de voir ses animaux reprendre un peu plus goût à la vie. Les corps et les faciès se détendent (Grichka semble "sourire"). L'élan de vie les rend plus actifs et détail qui ne trompe pas, l'émotion de bonheur les envahit à nouveau en les entraînant dans quelques cavalcades, cabrioles et poursuites qui semblaient faire partie d'un certain passé, oublié depuis plusieurs mois.
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 23:01
Parler avec son front est chose courante dans quelques affrontements entre béliers, mais aussi parfois entre brebis.

Pourtant, il n'est pas rare d'observer des instants qui semblent plus être de la fusion entre deux individus quel que soit leur sexe. Sans heurts, par simplement rapprochement, souvent la tête un peu basse, les deux animaux peuvent passer de longues minutes dans une sorte de béatitude comme si pour eux le temps s'arrêtait.

J'ai remarqué également en certaines circonstances, ces instants où le mouton semble comme hypnotisé par la présence toute proche d'un animal qu'il connaît et ne craint pas (un lapin du domaine, une poule naine,...) et semble là encore dans cet te sorte d'état second en se penchant légèrement vers lui comme s'il voulait que cela dure, dure encore....

Et le bélier en confiance, le fait souvent avec son berger. Quand ils sont plusieurs, c'est à qui pourra avoir ce privilègepour s'en "délecter".

Que peuvent rechercher  Désirée et Esmeralda dans ces instants d'immobilité?
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