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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 12:00

 

Il y a  quelques jours déambula un dragon dans la cour. Un dragon magnifique et tout autant inoffensif.

De petite taille pour un "dragon", le triton marbré n'en est pas moins le plus gros des tritons avec une autre espèce, le triton crêté. D'ailleurs à tous deux, ils se partagent globalement l'hexagone avec le marbré en moitié sud-ouest et le crêté au nord-est schématiquement. Justement mon secteur se trouve en zone de contact entre ces deux populations d'amphibiens. La nature veut d'ailleurs qu'ils puissent s'hybrider pour donner le triton de Blasius. Après quelques mois passés dans la mare en phase de vie aquatique pour se reproduire, ce triton marbré est passé en phase de vie terrestre jusqu'au printemps prochain.

 

 repertoire-10 6053

 

 

Ainsi sans doute encouragé par les giboulées des jours derniers, il n'a pas hésité à s'activer en pleine journée alors que la nuit ,sans les rayons du soleil, lui est d'ordinaire plus favorable. Durant ces vagabondages, comme la salamandre, il se nourrit de divers invertébrés.

Merci à cette belle espèce (tout comme aux moins belles) d'enrichir la vie sur le domaine des Lutins.

 

 

  

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 19:20

 

 

Une nuit ce joli papillon nocturne est entré à la maison attiré par la lumière.

 

Je n'avais jamais vu cette espèce joliment colorée ou plutôt si, dans l'après-midi je l'avais déjà rencontrée. En passant la tondeuse sur la zone civilisée autour du bâti, mon regard fut attiré par l'animal qui avait échappé à la machine infernale. En le ramassant je vis qu'il était encore entier et vivant, bien qu'inerte. Je le déposai dans la haie la plus proche pour qu'il se remette de ses émotions et soit tranquille face à un autre quelconque danger. Le fait de toujours tondre en règlant la hauteur de coupe au maximum pour limiter la casse sur la petite faune semblait ne pas avoir été inutile.

 

Bien que je n'échappe pas à ce comportement, je m'interroge toujours sur notre manie de ne pas supporter un brun d'herbe qui dépasse quelques centimètres. L'application de cette méthode de coupe me donne d'une certaine façon meilleure conscience, espèrant ainsi me démarquer du clan des nevrosés de l'herbe folle. Règler la machine plus bas, surtout pas, comme je dis toujours, autant dans ce cas étendre une moquette... verte qui évitera la tonte et d'ailleurs empêchera l'herbe de pousser.

 

Ainsi, surprise et joie à l'arrivée de cet insecte cette fameuse nuit. Etait-ce le même? Je le suppose. Heureux qu'il ait bien survécu aux lames.

 

repertoire-10 5955

 

 

Etonnant hasard de le revoir alors que cette espèce inconnue m'avait fasciné plusieurs heures auparavant. A moins qu'il ne soit simplement venu me rassurer sur son sort et me remercier de toujours tondre en règlant le monstre aux lames meurtrières à la hauteur maximale....

 

(Je n'ai pas pris le temps d'une petite recherche pour être moins ignorant. Si donc quelqu'un connait ce clown nocturne, je suis preneur.)

 

 

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 22:35

 

 

    Heureusement pour lui, il n'est plus là pour voir cela.

 

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Le seul pied de "Sceau de Salomon" existant sur le domaine se trouve en limite d'une prairie. Les agneaux s'y amusent souvent, d'autant qu'un petit relief les attire.

On piétine et on croque, plus par curiosité d'ailleurs que gourmandise. Mais le résultat est là.

 

 

 

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Heureusement, quelques tiges naissant derrière la clôture semblent épargnées....jusqu'à maintenant.

 

J'espère que cela durera car je trouve cette plante printanière assez remarquable.

   

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 12:43

 

Offrir une certaine liberté à ses animaux domestiques c'est aussi concevoir qu'en parallèle quelques dangers puissent les menacer.

La "viande vivante" que représente l'animal élevé peut attirer la convoitise de prédateurs naturels qui selon l'accessibilité des ces proies et le contexte d'élevage (région, lieu, type d'élevage, période de l'année....) sauront en profiter.  

 L'agneau ou le mouton d'Ouessant malade peuvent craindre exceptionnellement le renard. Et tout ovin, encore bien plus rarement car ces animaux sont bien moins communs et de répartition limitée géographiquement, les super-prédateurs que sont le lynx, le loup ou pourquoi pas, bien que d'une probabilité moindre encore l'ours (un superbe site à visiter, "la Buvette des Alpages" link).

Il est bien évident que selon les risques réels encourus, l'éleveur doit prendre soin de mettre ses moutons hors d'atteinte et en particulier la nuit.

 

Enfin on gardera à l'esprit que chiens errants, parasites, maladies, manques de soins et bipèdes négligeants font bien plus de ravages dans les élevages...

 

 

En seize ans, jamais de renard chapardeur chez les Lutins. Cela peut arriver un jour et je suis intellectuellement prêt à cette éventualité

 

Par contre, la colonie de pigeons domestiques des lieux connaît régulièrement ses drames. Protégée des prédateurs terrestres par un système déjà présenté dans un autre article, il n'en va pas de même face aux rapaces. Régulièrement la Nature prélève son du "en nature" en paiement de mon autorisation à m'obstiner à vouloir faire déborder le monde du domestique sur celui du naturel.

C'est bien normal. Je l'accepte, préférant le spectacle de pigeons libres qui se grisent de vols enivrants à celui de volatiles zombies qui se morfondent sur le perchoir de leur prison.  

 

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Quel convive est venu cette fois se servir, comme cela arrive régulièrement?

L'autour dont je connais l'aire à une paire de kilomètres?

Le faucon pèlerin surpris parfois dont la nidification serait un scoop sur mon secteur?

La femelle épervier qui semble avoir élu domicile avec son tiercelet sur un de mes bois?

 

Comme ceux qui sont à poils, que ces seigneurs vivent et enrichissent le monde du vivant en occupant dans la nature la place qui est la leur! Étaler mon élevage sur leur univers ne m'autorise pas à me mettre en quête de leur extermination (d'autant qu'il est bon de rappeler que les rapaces sont des espèces protégées par la loi).

Dommage pour ce pigeon, mais sa mort laisse place à une nouvelle vie, celle que donnera le couple que je vais autoriser à se reproduire en compensation.

 

Élever en demeurant en harmonie avec son environnement, plus qu'une volonté....une évidence.

L'artificiel  du domestique ne doit pas prendre la place du naturel et légitime...

L'intelligence est bien qu'ils puissent à la rigueur vivre côte à côte si on persiste à vouloir donner une existence au domestique.

 

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:01

 

 

Signe qu'un jeune mouton d'un an a son système digestif perturbé par une consommation abondante de la nouvelle herbe qui se met à pousser? 

 

 

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Non.

Petite lecture de l'image.

Indice du passage d'un bel hérisson durant la nuit sur la prairie.

Celui-ci faisant ses besoins tout en marchant, il laisse sa trace qui s'étale dans le mouvement.

Notre visiteur nocturne se déplaçait même de gauche à droite (sur la photo). "Le geste" se lit dans la "composition de l'artiste".

Avant expulsion totale, son bagage a cèdé de par son propre poids et de par une alimentation molle et terreuse à base uniquement de lombrics, seules proies disponibles en ce début de renouveau....

Elémentaire mon cher Watson!!

 

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 13:04

 

La génétique des couleurs de toisons ovines est bien étudiée, mais il demeure beaucoup à découvrir et à mieux comprendre les phénomènes comme l'expriment les spécialistes.

 

Mon intérêt d'amateur dans ce domaine m'a amené à la même curiosité face au mouton d'Ouessant et depuis quelques années de nouveaux éleveurs m'ont emboîté le pas afin de sauvegarder toutes les richesses que le patrimoine et l'histoire de ce mouton nous offrent.

 

Cependant mon regard en ces domaines fut d'abord longtemps aiguisé dans mon enfance face aux volailles, cobayes et autres petits animaux d'élevage.

 

Charmé par les plumages des pigeons, j'ai toujours aimé me construire face aux résultats obtenus dans les naissances de ces oiseaux domestiques. Une belle bande anime toujours le ciel des Lutins et ce petit article en passant me permet de leur donner un peu la vedette.

 

 

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 Trente degrés de plus ce samedi comparé au précédent. Mais il en faut plus pour dégeler la mare figée sur une belle profondeur. Venir se désaltérer au point d'eau n'est donc pas encore un plaisir possible à nouveau. Jusque là on trouvait son eau dans les neiges fondantes du toit et les gouttières. 

 

 

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  Joli de face comme de dos.

 

 

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  Ou même de profil.

 

 

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Joli au point d'attirer un courtisan dans son bel habit blanc!

 

Dans sa saine curiosité, Darwin s'était penché sur cette espèce (le biset domestique) face aux mystères du monde du vivant qui le préoccupaient, s'interrogeant sur le pourquoi en accouplant deux sujets de plumages différents il pouvait en obtenir des jeunes d'une coloration encore autre.

 

A mon niveau, pas question de me prendre pour un Darwin, mais découvrir ces facettes du monde par mes propres observations renforcées par les connaissances scientifiques qui se sont depuis construites, c'est un véritable bonheur.

 

 

 

 

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 15:01

 

La taille des haies n'est jamais une intervention anodine pour la faune qui vit dans ce milieu.

Celle-ci subit un véritable cataclysme lorsque lames et broyeurs bouleversent son environnement, quand ce ne sont pas des vies et des nids qui sont anéantis.

Ainsi préconise-t-on de ne pas entreprendre cet entretien avant le mois de juillet afin de ne pas perturber la nidification des oiseaux qui bat son plein au printemps. Cependant des reproductions plus tardives ont lieu et l'idéal serait d'agir à l'automne au plus tôt.

Personnellement, je n'interviens que lorsque je suis assuré que les divers hôtes possibles ont quitté la haie. Les indices pris en compte sont les observations directes ainsi que l'évolution météorologique qui détermine l'entrée en hibernation de certaines espèces. 

 

 

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  Par exemple, il me fallut attendre décembre pour rabattre cette haie basse qui borde un enclos de Lutins mis à reproduire. Les petits passereaux nicheurs l'avaient désertée depuis longtemps, mais je pris en compte les joyaux sans plumes qui font à eux-seuls la richesse du lieu.

 

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 L'automne chaud exceptionnel fit que les rainettes arboricoles étaient encore actives en novembre et donc branchées dans les arbustes. Certaines n'hésitant pas d'ailleurs à faire entendre leurs clameurs.

 

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Le minuscule muscardin apprécie également ce secteur, construisant son nid dans les ramifications. Il m'est déjà arrivé de trouver des jeunes au nid en octobre, aussi je sais qu'il ne faut pas se hâter de tailler.

(Ici un adulte dans son nid d'hibernation, au sol contrairement au nid de reproduction)

 

Si le bonheur est dans le pré, il est également dans ce qui le borde. Pour témoins ces deux joyaux vert et or parmi d'autres petites merveilles.

 

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 18:14

 

Beau temps toute l'année au-dessus des Lutins et hier encore. Bien que la course du soleil soit bien basse à présent, l'ambiance était printanière avec 18 degrés à l'ombre.

 

Au point que jour après jour, de petits signes montrent que la faune s'y perd un peu pour certains de ses membres. Le hérisson se fait encore écraser, la libellule surprend dans son vol acrobatique, le bousier se hasarde entre les sabots, la coccinelle met une minuscule touche de couleur, le papillon régulier de chaque midi rappelle les journées estivales pourtant bien loin, ...

 

La flore a également ses marginaux et le regard est encore surpris par leur présence. 

 

 

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 Le pissenlit poursuit son cycle jusqu'à maturité de ses graines et n'hésite pas à tenter encore des floraisons.

 

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 La pervenche éclate en zones ombragées.

 

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 La marguerite ne passe pas inaperçue.

 

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 On se pince en rencontrant le bouton d'or.

Et bien d'autres espèces moins en couleurs, grandes berces, pâquerettes, ... mettent une touche fleurie en cette fin novembre. 

 

Pourtant la Creuse n'est pas le Midi ...

 

 

 

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L'abondance et la grande variété des champignons (n'ayant pas encore connu les gelées) sont pourtant là sur le tapis de feuilles mortes pour nous rappeler que l'heure de l'automne avait sonné.

Sans oublier les grandes vagues de grues migratrices qui par milliers claironnent dans l'azur.

 

Drôle d'automne printanier tout de même!

 

   

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 18:26

 

Enfin de la pluie, cette nuit, sur ma commune! Depuis une paire de mois j'attendais cette arrivée; je ne peux donc que m'en réjouir. De plus avec des températures douces, l'herbe va repousser un peu même si la durée du jour a fortement diminué.

 

Je ne suis pas le seul à savourer cette humidité, les amphibiens également. Cette nuit, ces batraciens payaient pourtant de leur vie leurs vagabondages sur les routes. Sollicités par la météo à s'activer, mais aussi saisissant l'événement pour se rendre sur leur lieu d'hibernation, beaucoup de crapauds et grenouilles ont été transformés en de petits tas de hachis parsemant les bitumes. Mais comment leur expliquer de ne pas traverser et de ne sortir encore moins un vendredi soir (ou samedi soir), moment rituel pour les humains dans leurs bolides de s'animer plus qu'à l'ordinaire....  

 

 

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Cette grenouille agile, heureusement loin de tout trafic sur mes pâtures, n'a pas subi le triste sort de ses soeurs. Sur mon secteur, cette espèce de grenouille est étrangement bien plus fréquente que sa cousine la grenouille rousse, cette dernière étant pourtant bien la plus commune en France.

 

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 18:03

 

 Avec le grand soleil de la veille, dernier jour d'octobre, la petite faune de l'été encore vivante fut prise d'un élan d'activité dans un dernier sursaut (avant la mort prochaine pour certaines espèces).

Guêpes et frelons se gavent des raisins encore présents sur les treilles, voire grignotent la fibre du bois dégradé des piquets de châtaignier des clôtures pour fabriquer encore du papier pour leur nid.

Grillons et bousiers trottinent dans l'herbe.

Plusieurs espèces de papillons interpellent le regard dans leur ballet presque oublié. Certains d'eux, petits jouets mécaniques obstinés, en profitent pour reprendre leur migration vers le sud.

Plus étonnant encore, une grande libellule fait son apparition, en pleine forme, dans le couchant.

J'ai comme l'impression que c'est à qui pourra surenchérir car une rainette ose chanter à plusieurs reprises...

 

Tout ce petit monde semble décalé alors que la migration automnale des oiseaux bat son plein par ce temps clément.

 

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Quelques rares criquets engourdis se montrent résistants, comme cherchant à éviter, sous les derniers rayons du soleil, l'agonie pourtant certaine. Sans eux les prairies  semblent déjà bien vides. Heureusement, ils ont pris soin d'assurer leur descendance, pour l'été prochain nous rappeler alors que le bonheur est bien toujours dans le pré si nous devions l'oublier durant les quelques mois qui viennent.

 

 

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